Les mystères de l’amour, une série qui porte vraiment bien son nom

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Hier, j’ai donc regardé « Les mystères de l’amour » histoire de me convaincre que cette histoire entre José et Nicolas n’était pas un mirage collectif. Il a bien fallu se rendre à l’évidence, les deux grands amis ont bien couché ensemble pour de bonnes raisons en plus. Bénédicte est effectivement insupportable et je veux bien croire qu’elle a les pieds froids et Nicolas a eu le cœur brisé par Jeanne, qui s’est étrangement tirée avec Jimmy, ce qui est vraiment une humiliation de taille pour le guitariste du groupe. Et puis, coucher avec son meilleur ami, sans avoir bu une goutte d’alcool, juste parce que sa copine est un petit peu chiante, et que les filles sont toutes « des chiennes », c’est normal, presque logique, et surtout pas du tout traumatisant. 

 Enfin sauf pour les téléspectateurs apparemment…

A la limite, je n’ai même pas envie de revenir sur l’invraisemblance du propos, ni sur son bien-fondé, les scénaristes, enfin le scénariste, y’en a-t-il vraiment un d’ailleurs…des « Mystères » semblent nous envoyer un message clair, désormais tout peut arriver, Annette et Monsieur Girard ont couché ensemble, Nicolas et José aussi, on peut difficilement envisager pire – en dehors d’un plan à trois Hélène, Laly, et Giant Coucou…

 Je constate juste, en voyant le dégoût unanime provoquer par ce rebondissement, que le téléspectateur a du mal à supporter qu’on fasse n’importe quoi avec ses héros d’enfance. Les séries AB ont eu beau de jamais avoir été très bien jouées, ni très réalistes, ni forcément toujours de bon goût – les filles, comme dans le Miracle, préparent toujours le petit déjeuner pour leurs amoureux volontiers infidèles – on ne badine pas avec le destin d’Hélène et de ses compères. C’était déjà limite que Nicolas et Hélène vieillissent – enfin Hélène ne vieillit pas, elle se ringardise – et aient une vie amoureuse indépendamment l’un de l’autre.

 Il faudrait peut-être aujourd’hui enlever la garde des personnages AB aux personnes qui conçoivent le Mystère de l’amour. Vraiment…

Les joies d….e la télé d’Orange

Je ne voudrais faire peur à personne, mais je crains que Christian ait des problèmes de drogue. Hier, dans « Hélène et les garçons », la petite bande se rendait compte qu’il avait taxé des sous à tout le monde et Nicolas semblait fort soucieux à son sujet. Seule Linda L., qui plane toujours à 15.000 pieds au dessus du sol, pensait que peut-être « il voulait s’acheter oune trouc qui lui faisait plaisir ». Heureusement pour elle, Linda s’est rattrapée par la suite en proposant la meilleure interview de Mylène Farmer au monde….sinon j’aurais pu penser qu’elle était un peu conne.


[La première question me laisse sans voix déjà…elle a peut-être demandé des trucs à Christian finalement.]

En parlant d’addiction, je me réveille tous les matins à 8 heures et je bois mon café au lait désormais devant « Premiers baisers » sur AB1. Je dois encore me taper François, Suzie et Suzon, et Debbie, en attendant que la vraie star de la série, Virginie Desarnauts évidemment, daigne enfin y faire son apparition.

Je me rends compte que je n’ai strictement rien à raconter dans ce post et que mon hommage à Linda Lacoste, bizarrement rare à la télévision depuis ce morceau de bravoure, ne suffit pas. Je balance donc en désespoir de cause le single de Manuela Lopez, qui fera plaisir à Pierre, à défaut d’autre chose.

Mon nouvel ordre télévisuel

Ce soir, c’est « Koh Lanta » et c’est vraiment la première chose que j’ai du dire au réveil à ma moitié. Je le vais le signaler souvent dans les semaines à venir mais cette émission de télé-réalité est vraiment ma favorite de toutes…ce genre de remarques pourrait inviter à un classement mais là pas du tout. Depuis que je suis en pré vacances – je continue à travailler en refusant poliment toute nouvelle mission sous des prétextes évasifs ce qui fait que j’ai quand même pas mal de temps devant moi et que de toute façon je procrastine – je regarde encore plus que d’habitude la télé en journée. Comme ma femme travaille, elle, je peux me jeter devant mon petit écran le matin…Avec ce nouveau rythme de vie, je remercie chaque jour la déesse TNT d’être entrée dans ma vie et j’ai un peu changé de chaînes favorites sur ce réseau. En ce moment, je regarde essentiellement en journée TMC, France 4 et surtout NRJ 12.

Le matin, j’attaque avec « Hélène et les garçons ». NRJ 12 qui a déjà récupéré « Friends » a mis la main sur la deuxième série la plus culte des années 90. Ce qui me frappe en regardant ce fleuron de la production AB, c’est que finalement, ce n’est pas tellement si pire. Quand on compare « Hélène et les garçons » à ce que France 2 avait désigné comme le « Friends » à la française, « le Groupe », la série des années 90 paraît limite géniale. De toute façon, force est de constater que « le Groupe » a tout piqué en moins bon à Hélène et ses compagnons. Ainsi la relation conflictuelle entre Johanna et Christian a été complétement copiée pour aboutir au même type de liaison entre Barbara et Jérémy.
Pourtant si Nicolas, José et les autres pointent à l’ANPE, Jérémy, Barbara et les amis ont tous rebondi dans le show bizz. Mais tel n’est pas le sujet.
En ce moment, je redécouvre les tous premiers épisodes de la série culte, ceux qui comptent encore le casting de base : Etienne, Cricri d’amûr, Johanna, et Cathy.
Entendons nous bien quand je m’accorde à trouver généreusement la série « pas tellement si pire », je me cite dans le texte, je ne crie pas non plus au génie. Les intrigues sont risibles et la série se résume à son titre puisqu’elle raconte littéralement les aventures d’Hélène et de garçons. Hélène et ses copines ont trouvé trois amoureux à la cafét’. Occasionnellement, elles vont en fac. En général, elles passent leur existence à la cafét’ à boire des jus d’orange, du sirop, des sodas ou des diabolos quelque chose. Comme elles ne travaillent pas, quand trouveraient-elles le temps d’ailleurs puisqu’elles sont à la fac, à la cafét’ ou avec les garçons au garage, je me demande qui sont les malheureux qui financent leurs frais de boisson démentiels. Les pauvres parents Girard doivent être sur la paille… Les garçons, eux, vont aussi à la fac, flirtent avec les filles à la cafét mais en plus ils ont une activité artistique, ils forment un groupe sans chanteur qui joue les mêmes morceaux à longueur de journée.
Comme ça évidemment ça n’a l’air de rien, mais dans les années 90 la série est devenue un phénomène de société et Hélène une idole.
Devant le vide intersidéral, certes parfois distrayant de l’ensemble, on peut se poser plein de questions à ce sujet. Je n’ai aucune réponse sensée à apporter, je l’avoue.
Hélène est gentille, c’est à peu près à ça que se résume son caractère. Dévouée, elle n’hésite pas à annihiler des années de féminisme en proposant à Nicolas de recoudre la poche trouée de sa veste bleue, grand mal lui en prend d’ailleurs parce qu’elle trouve la lettre d’une autre dans sa poche. Drame vite dénoué quand elle apprend que la veste appartenait au préalable à son frère, *applaudissements hystériques du faux public soulagé*.
Pas de quoi casser trois pattes à un canard, des personnages fades qui correspondaient certainement à certains canons de l’époque, des intrigues insipides et des dialogues indigents, pourtant c’est étiqueté culte et moi je regarde tous les jours.

Sur France 4, je me délecte de « c’est comme ç@ » le genre de séries qui a justement du être vendu par France 2 comme l’anti « Hélène et les garçons » pour preuve il y a un beur dans le casting. « C’est comme ç@ » aborde plein de thématiques complexes : l’homosexualité féminine, la mort prématurée, la criminalité adolescente… Mais l’ensemble est à peu près aussi toc et ringard qu’« Hélène et les garçons ». Il faut dire que le réalisme de la chambre d’étudiantes des copines d’Hélène – nickel chrome – n’a rien à envier à celui des existences des héros de « c’est comme ç@ », l’un des ados est auteur de bd déjà publié et partiellement célèbre, une autre vit dans son propre appartement avec un mec qu’elle a trouvé mignon, le beur de service est champion de kart et apprenti DJ, le petit minet de la bande se tape sa prof de philo qui ne remet jamais en cause leur relation alors que tout le lycée ou presque est au courant.
La seule différence avec « Hélène et les garçons », c’est que les héros ne sont pas très gentils les uns avec les autres et sont profondément antipathiques pour le téléspectateur.
C’est nul, qu’importe je n’en manque pas un épisode.

Fort heureusement je redresse parfois la barre avec « Spin City » qui sent pour moi les vacances. Canal + qui diffusait jusque là cette antique série sur le staff du maire de New York la programmait en effet souvent en bouche-trou durant la période estivale. France 4 en balance 4 épisodes par jour, dont 2 rediffs, dans un ordre complétement aléatoire. A ma grande surprise, hier, Michaël J Fox qui était le premier bras droit du maire avant qu’il se découvre très malade a repris la vedette à Charlie Sheen qui l’a remplacé.
Là pour le coup, je n’en manque pas un mais j’en suis heureuse.

TMC a épuisé les « Hercule Poirot » et nous balance désormais des « Miss Marple », qu’importe je continue à prendre les épisodes en cours et à les apprécier pour l’ambiance. D’ailleurs, si les aventures du Détective belge se déroulaient à la fin des années 30, celles de la vieille dame perspicace se situent dans l’immédiat après guerre et sont aussi très intéressantes de ce point de vue. On y découvre ainsi la nouvelle place des femmes dans la société, un peu à la manière de « Ronde de nuit » de cette chère Sarah Waters.

Je conclus ce panorama TNTesque avec mon grand bonheur d’hier soir, le visionnage du début de la « Bachelorette » saison 2 avec Meredith recalée du « Bachelor » dan le rôle titre. Parmi les 25 concurrents qu’on lui présente, tous des tafioles qui recherchent la mère de leurs enfants et chialent à moitié quand Meredith ne leur file pas de rose à mettre à leur boutonnière, il y a essentiellement des grands bruns carrés, avec une mâchoire à angles droits et un cou plus gros que leur tête (il faut le voir pour le croire). J’admire Meredith qui s’y retrouve parmi ses prétendants, pour moi elle est la victime d’une attaque de clones.

Ah oui, quand même un mot sur la TNT qui ne crée rien décidément et recycle tout, quand on allume NRJ 12 qu’on zappe sur France 4 ou TMC, on a vraiment l’impression de regarder la télé dans les années 90.