Merci Shonda pour Meredith et Cristina

J’ai une relation très passionnelle avec « Grey’s anatomy ». J’ai adoré les premières saisons, au point de compter la 1 et la 2 dans ma dvdthèque, aimé la troisième, moins la quatrième, et laissé le Seattle Grace à son triste sort dans la cinquième et la sixième, pour redécouvrir Meredith et ses potes dans la septième. Dire que ce soap médical en est à sa neuvième saison, ça m’épate. Ce qui me surprend encore plus, c’est que la série retrouve mystérieusement un second souffle. Après des années à stagner, à être une quadragénaire seulement interne, Meredith, en devenant titulaire,  prend enfin un peu d’ampleur et c’est intéressant.


[A PARTIR DE LA JE PENSE QUE JE SPOILE UN PEU TROP LA NEUVIEME SAISON POUR ETRE HONNETE.]



Pourtant la neuvième saison démarrait mal, avec tous ces gens qui sont morts, blessés ou amputés, suite au crash d’un pourtant tout petit avion. D’ailleurs, Shonda Rhimes, qui a de fascinants éclairs de lucidité, l’a fait dire à Cristina, qui s’est cassée dans le Minnesota, tellement elle n’en pouvait plus de cet hôpital maudit, ce n’est pas possible de subir une fusillade, la mort d’un pote, le cancer d’une autre, des caisses de mariages annulés, et maintenant l’effectif décimé par un accident d’avion, et de rester là.
Du coup, pour avancer ENFIN, Cristina est partie se peler dans l’état qui a enfanté Brandon et Brenda, les jumeaux maléfiques.
Parfois, Shonda, qui doit bien s’entourer probablement, à de micros éclairs de génie, dans la saison 3 alors que Meredith agonise suite à sa noyade, Cristina va chez Tout à un Dollar acheter des tonnes de merdes parce qu’elle pète les plombs et fait l’article au barman dubitatif, et c’est magnifique. Dans la saison 9, Cristina se fait un nouveau meilleur ami, le médecin croulant de l’hôpital qui l’accueille et en fait sa nouvelle Meredith. C’est drôle et sensible.

La saison 9 de « Grey’s anatomy » me bluffe, car elle ne met pas en avant, pour une fois, les rapports amoureux débiles et changeants entre McDreamy et le Docteur Grey, ou Cristina et Owen, qui nous ont fait souffrir toute la saison 8, mais la vraie belle histoire d’amour d’amitié entre Meredith et Cristina. Elles sont « la personne » l’une de l’autre. Cette formule me scotche depuis le départ, et qu’importe les mecs autour, les fusillades, les avions qui s’écrasent, et les gens qui meurent, leur relation demeure.


Pour cette relation, et malgré les 49,5 ans de Meredith (je sais qu’en vrai elle a 43 ans), il sera énormément pardonné à Shonda.


[NDLA : Turk et JD forment l’autre couple crypto-gay le plus cool de la création, mais je suis beaucoup moins sensible à leur relation.]

La philo selon Peyton, Meredith, Lucas….et POC

« Les gens qui s’amusent sont dans l’erreur. »

Ce n’est pas une phrase tirée des profondes réflexions de Meredith Grey en voix-off dans un épisode de « Grey’s anatomy », mais bien une citation tirée des pensées de la personne à qui je peine à trouver un nom ici désormais.
 
http://punk-n-dis0rderly.tumblr.com/ Alors hein, qui ?
Je me demande qui est le premier scénariste à avoir eu l’idée de faire philosopher des ados de 15 ans (« Dawson » / « Les Frères Scott ») ou des internes en médecine (« Grey’s anatomy »).

Vous vous imaginez, vous, vous réveiller le matin et commencer à commenter votre vie à la bouche avec une approche extérieure extrêmement pertinente. En même temps, il est probable que dans votre quotidien, comme dans le mien d’ailleurs, vous ne vous posiez pas les mêmes problèmes que Meredith, Lucas ou Peyton. Il est ainsi fortement improbable, que votre père qui ne vous a jamais reconnu tue votre oncle qui s’apprêtait à vous adopter, pour un vieux conflit familial. Enfin, si c’est le cas peut-être que vous vous réveillez le matin en citant Hemingway, Steinbeck ou Faulkner, auquel cas je vous admire.

Comme, il y a désormais un Tumblr pour tout, voici celui des citations de Meredith.
 
Demain, on fera le commentaire composé de celles de Lucas Scott.

De mon côté, comme je me sens plus Peyton – c’est mon côté futur quadragénaire -, je vais bientôt dessiner sur mes murs et réaliser des compils à message, que Rachel, à qui je ressemble plus d’ordinaire, celle de « Friends » pas l’autre tête à claques qui chante, je vais pouvoir citer John Irving, ce qui est bien aussi, et « faire attention aux fenêtres ouvertes ».

Ce post implique plein de débats de fond : quels auteurs citez-vous de tête ? Commentez-vous votre vie à la bouche ? A quel personnage vous identifiez-vous ?

Voilà, c’était la minute Philo selon Philippe de ce blog.
Demain, je parlerai des héroïnes de série qui s’enduisent les mains de crème avant de dormir.

Tout le monde meurt

[ATTENTION ENORMES SPOILERS SUR LE PREMIER EPISODE DE LA SAISON DE GREY’S ANATOMY]



De l’épisode 1 de la saison 9 de « Grey’s anatomy », je retiendrai cette phrase absolument édifiante, digne de la Philo selon Philippe, « dying changes everything ». On a connu Meredith et Shonda, la marionnettiste derrière l’interne, plus inspirée. Je pense en effet que mourir change pas mal de choses. Enfin, je m’avance peut-être.
Mais j’ai fait l’effort de pleurer comme un veau pour la mort lente de Mark Sloan, que je n’aimais pourtant pas des masses. J’avais également écrasé une larme pour Mike dans l’ultime saison de « Desperate housewives », mais juste pour le principe. Rien n’égalera de toute façon la mort du seul Mark de série qui méritait d’être pleuré.
Donc mourir change tout.
Nous retrouvons nos internes x temps après le crash de l’avion. Nous apprendrons incidemment qu’ils ont passé une semaine à se peler dans la forêt et qu’ils ont fini par manger le cadavre de Lexie (non, ça, ce n’est pas vrai). Mark, lui, n’est apparemment pas revenu très en forme de cette petite escapade et se morfond en mort cérébrale dans un lit d’hôpital. Ses collègues le débrancheront à 17 heures, un mois jour pour jour après qu’il se soit retrouvé dans cet état.

Callie va mal, alors bêtement on pense qu’Arizona est morte.
Meredith s’en fout, elle pense à « sa personne », qui n’est pas Derek, mais bien Cristina, qui lui manque depuis qu’elle est partie s’enterrer dans le Minnesota, où les gens sont terriblement gentils. Les internes la redoute désormais et la surnomme « Medusa », ce qui lui va plutôt bien.
Le neurochirurgien a, lui, comme Burke, en son temps des problèmes de main suite à sa blessure. Shonda sait aussi se renouveler.
Bailey est obsédée par son petit ami, ce qui ne cadre pas trop avec sa personnalité, mais qu’importe. Karev voudrait bien mais peut point (ouin, ouin) partir à cause de la disparition d’Arizona. Il s’envoie pour le principe, et parce qu’il est sombre et tordu, toutes les internes.

Mais qu’est-il arrivé vraiment à Arizona au fait ?Est-elle morte ?
Et bien non, surprise, Shonda qui a fait une « Urgences » pendant l’été, un synonyme sériesque de la « burnoute » (burn-out), a décidé qu’elle avait été amputée de la jambe. Youpie !
C’est d’ailleurs ce qui a permis à ses camarades de jeu de survivre dans la forêt.

A titre indicatif, ça, c’est ridicule, Shonda !

 

Bilan, nous avons deux morts, et une éclopée.

J’ai tellement (pas) hâte de découvrir la suite. J’en viens même presque à préférer « Glee ».


A une époque, Meredith disait de jolies choses en préambule des épisodes.

Fin de séries épisode 2 Grey’s anatomy saison 8

Je continue mon cycle de fin de saison avec un point « Grey’s anatomy » saison 8.

Alors d’abord rassurez-vous après des semaines voire des mois d’intox, nous savons que Meredith, Cristina, et Derek seront encore présents dans la série pour au moins deux saisons, ce qui signifie notamment que « Grey’s anatomy » ne s’arrêtera pas avant deux ans, et que la série pourra conserver son nom…
La questions à 1000 euros est aujourd’hui de savoir si « Grey’s anatomy » mérite vraiment deux saisons de plus…
Je m’attaque au spoilage honteux de la saison 8, alors ceux qui ne désirent rien sa voir à ce sujet, passez votre chemin. Merci d’avance !





















Que faut-il retenir de la saison 8 ?
Pour une fois, Meredith et Derek vont bien, plus la peine de s’en faire pour eux. Après le traditionnel pétage de plomb de l’héroïne éponyme en début de saison, le couple a fini, de façon abracadabrante, par récupérer sa fille adoptive et se concentre depuis sur son bonheur. 
Pour équilibrer tout cette joie, Cristina, elle, va mal. Comme je vous l’avais raconté, il y a longtemps, la pécheresse a avorté ce qui a précipité son couple dans le malheur. Owen qui semblait avoir digéré cet affront ne l’a en fait jamais admis et a fini par lui vomir sa rancœur au visage lors du premier anniversaire de la petite Zola Grey-Sheperd. Pour bien la punir, il l’a trompée, ce qui a vraiment miné Cristina. En fin de saison, ces deux là semblent pourtant prêts à se pardonner, sauf si la copine de Meredith quitte l’hôpital évidemment.
Dans le registre des malheureux, Teddy, que personne ne connaît encore et qui de toute façon ne compte pas puisqu’elle ne fait pas partie de la trilogie Grey / Yang / Sheperd a fait une Denny Duquette en épousant un patient qui est mort sur la table d’opération sous le scalpel de Cristina, qu’on avait oubliée de prévenir qu’elle opérait le mari de sa chef. Teddy est triste, mais a priori elle va quitter le Seattle Grace pour se remettre.
Le couple de lesbiennes, Callie-Arizona, Calzona, va bien, merci. Elles sont chiantes à périr, mais après tout pourquoi des lesbiennes devraient forcément être sexys et intéressantes. Shonda l’a bien compris.
Mark et Lexie ont rompu, Lexie est sortie avec Avery, Mark avec une ophtalmo, mais ces deux-là sont faits l’un pour l’autre. On va y revenir très vite.
Avery a fini par dépuceler Kepner, qui a du mal à encaisser d’avoir trahi Jésus. Du coup, elle plante ses exams et rate sa vie. Comme quoi la logique des films d’horreur sur la préservation de la virginité n’est peut-être pas si erronée que ça…Tu n’es plus vierge, tu meurs..socialement, professionnellement voire totalement.
Karev souffre comme toujours. Shonda songera peut-être à s’occuper vraiment de lui entre les saison 9 et 10.

Mais voilà, on avait un peu reproché à « Grey’s anatomy » sa fin de saison 7 un peu trop sage après la tuerie de la six, le sang de Shonda n’a donc fait qu’un tour et elle a décidé de satisfaire ses fans en écrasant un avion. Bon, en apprenant l’info, sur le coup j’avais pensé qu’un Boing allait s’abîmer sur le Seattle Grace ce qui aurait eu de la gueule, mais finalement c’est un petit avion de tourisme comptant la fine fleur de l’hôpital qui s’écrase en pleine forêt.

Le destin de la charmante Lexie est vite pliée. Elle meurt dans les premières minutes de l’épisode. J’ai pleuré comme un veau en entendant Mark lui déclarer sa flamme et lui promettre le mariage. Meredith et Cristina, qui ont resigné pour deux saisons, ne sont que très légèrement blessées. Derek, qui a fait de même, a juste une main très, très abîmée opérée sur place à la pince à épiler et à l’épingle à nourrice par sa femme et sa meilleure amie. Je suis plus réservée sur le sort d’Arizona, lesbienne pas sexy, qui est contrainte de s’opérer la jambe toute seule, tant elle ne fait pas partie de la trilogie infernale, et qui crache quand même un peu trop de sang pour une fille qui va bien. Je suis également inquiète pour Mark qui a fait une tamponnade sur place et qui n’est plus trop motivée pour vivre.

Les stars de la série terminent la saison, livrés à leur triste sort en pleine forêt. Enfin s’il s’agit bien d’une forêt…et si c’était une île après tout avec des ours blancs, d’autres gens fort mystérieux….

Un point sur la sexualité de Stéphane Plaza et les séries de la semaine

Je n’ai pas été très bavarde sur ce blog cette semaine et je m’en excuse. Faute d’énergie, j’ai limité l’accès à mon clavier au strict minimum professionnel.   Pourtant, mercredi après-midi, plusieurs semaines après sa diffusion, j’ai enfin pu découvrir le téléfilm qui mettait en vedette Stéphane Plaza, « l’homme de la situation ». Comme il s’agissait d’une fiction M6, je n’ai pas bien saisi pourquoi le single d’Amandine Bourgeois, de circonstance pourtant, n’avait pas été choisi comme générique ou même comme musique de fond.

Ce que je retiens de cette fabuleuse fiction, quasiment un mois après sa diffusion, c’est que Stéphane Plaza est un plutôt bon, et presque courageux, acteur. Il a quand même osé camper un type absolument infâme et antipathique, irresponsable jouisseur de 36 ans, qui plaque sa dulcinée devant l’autel par manque de motivations, et qui est prêt à abandonner trois gosses à leur sort juste pour son bon plaisir. Bon, si Stéphane Plaza était loin d’être mauvais, Valérie Damidot pourrait en prendre de la graine d’ailleurs, le scenario, lui, était un peu à chier, mais là encore moins pire que n’importe quel « Victoire Bonnot ». On croit peu à « l’homme de la situation », n’empêche que je n’ai pas zappé cette horripilante histoire de maman célibataire coincée avec une chef tyrannique et un « male nanny » tête à claques.

J’en arrive évidemment au cœur du sujet. Cette fiction a surtout servi à lever le voile sur la sexualité de Stéphane Plaza, qui est évidemment 100% hétéro, la preuve il joue avec talent une scène d’amour improbablement acrobatique.

Bien sûr il ne s’agit que de fiction, et Stéphane est un tel acteur, qu’il a pu nous leurrer sur son orientation sexuelle. Nous revenons donc à la case départ… Continuez de googler sa sexualité les gens !

Cette semaine, outre me taper des téléfilms vieux d’un mois, j’ai regardé en quasi simultanée avec l’Amérique, la reprise de « Grey’s anatomy » d’abord. Je suis plutôt pudique des larmes, mais là j’avoue, je n’ai pas pu me tenir. Alors je ne vais rien révéler de l’intrigue, qui, de toute façon, finit par passer au second plan, mais je ne résiste pas au plaisir de faire figurer dans ce post la magnifique chanson, inconnue de moi, de Snow Patrol qui accompagnait mes sanglots.

J’ai également assisté – ALERTE SPOILER LA EN REVANCHE, enfin encore faudrait-il avoir quelque chose à spoiler… – au retour des Frères Scott, pour leur dernière saison. Là aussi, il s’agit d’un événement tout frais de la semaine. En parallèle, TF1 liquide curieusement la saison 8 en quotidienne.

Ce premier épisode était étrangement curieux. En effet, après des premières minutes qui promettent les pires turpitudes aux héros de la série, il ne se passait strictement rien d’édifiant. A chaque fois, je remarque simplement que Brooke a une voix terriblement sexy en VO.
Dans ces images de rien se cachent certainement les ferments du drame (dans le désordre) : le retour d’un Dan plus diabolique que jamais (on dirait du moins), Nathan qui voyage beaucoup et pourrait aussi bien disparaître, quelqu’un qui épie Haley (Dan ?), le somnambulisme de Clay (????), les dettes de Julian et les bébés de Brooke qui sont insomniaques.

Pour autant de ce rien se dégageait une espèce de nostalgie à laquelle les scénaristes ne nous avaient pas habitués.

…. (Motus)

[ATTENTION TRES GROS SPOILER SUR LA SAISON 8 DE GREY’S ANATOMY !!!!!]

L’information est un peu passée inaperçue, sans doute parce que nous, pauvres mortels français, nous ne sommes pas censés connaître les rebondissements de « Grey’s anatomy » saison 8, mais Cristina Yang a choisi d’avorter plutôt que d’avoir un petit bébé avec son mari pourtant adoré.

Cristina n’a pas fait de chute dans les escaliers.

Cristina n’a pas porté l’enfant, neuf mois, avant de le céder généreusement à une famille méritante ou à un couple d’homosexuels, afin de privilégier sa carrière de chirurgien.


Cristina n’a surtout pas cédé à la pression de son époux pour conserver le petit locataire.


J’ignore si le fait que Cristina ait été mariée atténue dans l’esprit très obtus de nos voisins d’Outre-Atlantique la gravité d’un tel acte, mais je le redis, Cristina a avorté dans une série vedette assez peu confidentielle.



Au départ, Owen, son bel époux, y était fermement opposé. Il était prêt à lui faire porter cet enfant (presque) contre sa volonté en lui assurant qu’il s’en occuperait. Mais là, Meredith est formidablement intervenue. Elle a signalé au très monolithique époux de sa meilleure amie, que Cristina se sentirait obligée d’aimer cet enfant et que ça allait gâcher son existence, car elle ne pourrait jamais le faire vraiment bien, parce que son véritable amour est la chirurgie (ahhhhhhhhhhhhh une femme qui fait passer sa carrière avant sa famille, comme j’aime…). Pire que ça, Meredith a usé d’un argument massue absolument confondant, en laissant porter un enfant à Cristina, son mari allait créer une seconde Meredith. Est-ce que le monde mérite vraiment cela ? Owen a décidé, à raison, que non, et a accompagné sa femme dans son avortement.

Pourquoi une deuxième Meredith me direz-vous ?

Cristina, dans son amour de la chirurgie, aurait ressemblé à la terrible Grey Senior qui, par ses errances, a créé un monstre, Meredith donc.


Progressivement, en étant de plus en plus bizarre, et malgré un physique légèrement déformé par la volonté de dissimuler son âge réel, Meredith remonte dans le top 50 de mes personnages favoris.

Revenante

Depuis mercredi dernier, j’ai l’impression de renouer avec une vieille copine, longtemps perdue de vue. Après trois ans de bouderie, je me suis en effet remise sur un coup de tête réfléchi à « Grey’s anatomy ». Les lecteurs les plus fidèles de ce blog se souviennent de ma grande passion pour Meredith, qui avait même hérité du titre enviable de « personnage de série favori » de POC à l’époque de ma folie des classements.

Mais le temps, le cancer d’Izzie, ses relations compliquées avec McDreamy (le docteur Mamour), la mort de George, mon incapacité momentanée à supporter les séries médicales, ma lassitude pour ces mêmes fictions, son grand âge, la grossesse d’Ellen Pompeo et ses conséquences sur le physique de mon fantasme, le départ d’Addison pour une « private practice »…m’avaient poussée à prendre mes distances avec Meredith et ses amis.

[La suite de ce post compte quelques spoilers sur la saison 7 de « Grey’s anatomy ».]

Comme on retrouverait une vieille copine après trois ans sans la voir, je n’ai pas cherché plus que ça à savoir ce qui avait pu arriver dans sa vie avant. J’ai juste su pour la fusillade au Seattle Grace et la blessure de Derek. J’ai vaguement entendu parler de son mariage improbable avec son neurochirurgien sans miser un kopeck sur cette union. J’ai décidé très concrètement de me remettre à la saison 7, après avoir arrêté la série à la fin de la quatre ou au début de la 5, sans chercher à découvrir les nouveaux personnages, ni leurs interactions avec les anciens. Je savais quand même que George était mort et Izzie FBI portée disparue. La fusillade m’a apparemment sauvée de plein de personnages annexes qui sont morts pendant son déroulement.

Au début de la saison 7, Cristina se marie avec un vétéran et ne le plaque pas devant l’autel. Meredith a donc épousé McDreamy et s’avère stérile. Elle pourrait également développer un Alzheimer précoce.
Callie est devenue lesbienne avec une jolie pédiatre, qui s’appelle Arizona.
Kim Raver a rejoint le casting de la série, ce qui me plaît beaucoup.
Voilà presque tout ce que j’avais besoin de savoir, puisque McSteamy (le Docteur Mamour) reste un obsédé, Karev un personnage plus complexe qu’il en a l’air et Lexie, une paumée notoire.

La vie au Seattle Grace reprend donc son cours après un énième traumatisme. Un mec avait déjà manqué de faire exploser l’hôpital avec une bombe dans son ventre, une interne avait manqué de mourir après ce qui s’apparentait à une tentative de suicide, un autre docteur avait, lui, succombé à ses blessures après avoir tenté de sauver une jeune femme d’une mort atroce… La routine donc… De mon côté, depuis sept ans, j’aurais quitté cet hôpital maudit.
Cristina est la plus abîmée par cette nouvelle péripétie, ce qui lui fait retrouver le grain de folie que j’appréciais tant chez elle.

« Grey’s anatomy » demeure « Grey’s anatomy » avec des cas extraordinaires (greffe de deux bras, ablation des seins d’un ado mâle), sa logique du un cas sur les trois sera fatal (mais lequel ?), ses catharsis – franchement vous arrive-t-il régulièrement dans votre vraie vie alors que vous venez de vous engueuler avec votre copain / copine ou que vous avez un problème professionnel de rencontrer quelqu’un qui vit une situation qui n’a vraiment rien à voir mais qui pourrait vous renvoyer par des biais tordus à votre problème vous aidant à le résoudre dans la seconde ? Ben moi pas… -, ses (faux) méchants et (vrais) gentils. Mais voilà, ce soap médical reste totalement addictif et en y remettant le petit doigt, j’ai immédiatement eu envie d’y plonger à corps perdu. Je m’interroge même sur l’opportunité de regarder la saison qui voit le rapprochement de Callie et d’Arizona.
Je suis surprise en bien par l’évolution des personnages et les nouveaux arrivés, qui sont plutôt bons. J’adore que Meredith demeure le personnage le plus « dark » et « twisted » du petit écran, qui demande à un tireur fou de la canarder.

D’ailleurs, je vous laisse car quand je n’ai rien de mieux à faire, je prends quarante minutes pour finir la saison 7 au plus vite.

Instant de grâce

En passant et avant de vous narrer minute par minute mon déménagement, je voulais partager avec vous cet instant de grâce, sur lequel je suis tombée, presque par hasard, hier en défaisant quelques cartons. Cette séquence est sans doute ma préférée, toutes fictions confondues…et même si Grey’s anatomy ne fait plus partie depuis quelques saisons du TOP 5 de mes séries favorites.

Pour ceux qui se posent encore la question, quelques années après, elle a survécu finalement !

[NDLA : Il s’agit peut-être également d’une métaphore de ma situation de fille noyée sous les cartons…]
[NDLA : Pour le teasing, j’ai cru hier que je n’aurais pas la télévision dans mon nouvel appartement !!!!!!!!!!!!!!!]

Un petit détour par Seattle !

Je laisse planer pour une journée le suspense sur mes 10 couples favoris de séries et je spoile la fin de saison 4 de « Grey’s anatomy ».


J’ai traîné pour visionner la fin de saison 4 de « Grey’s anatomy », le précédent season finale m’ayant énormément déçue. Mais la série réussit l’exploit de rebondir dignement après la grève des scénaristes et rachète largement sa pré-fin minable.

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 4 DE « GREY’S ANATOMY »]



Bon, je l’avoue la reprise très gore m’a d’abord désarçonnée. Le premier épisode post-grève commence avec une attaque d’ours féroce, une tumeur au cerveau incurable et nos héros complétement speedés par un concours absurde qui oppose tous les résidents. Mais les choses s’aplanissent par la suite et retrouvent leur rythme de croisière pour se terminer sur un final haletant. Nous avons même le droit le temps d’un épisode au retour surprise de la superbe Addison.

Bon avant de me pencher sur ce que j’ai adoré dans cette saison, je vais faire un petit retour par personnage…

George et Izzie ont finalement renoncé à être amants parce que comme Joey et Rachel, ils sont incompatibles sexuellement. Katherine Heigl n’appréciait apparemment pas de jouer la briseuse de ménage. La première fin de saison se terminait donc sur leur rupture et le déménagement de George qui allait s’installer avec Lexie. La suite de la saison ne les met pas réellement en valeur. George s’active beaucoup pour se faire bien voir des autorités et se rapproche de ses nouveaux camarades. Il s’éloigne ainsi du groupe d’origine. Izzie, quant à elle, retrouve ses prérogatives des premières saisons. Elle redevient la sainte que je n’adorais pas forcément, combattant tous les moulins à vent du Seattle Grace. Je l’aimais plus, je l’avoue, dans le début de saison où son idéalisme était mieux servi.
Dans le season finale, elle aide Alex contre sa volonté et récupère des mains de Bailey la direction du dispensaire qu’elle a financé.

Lexie Grey s’est beaucoup battue en début de saison pour se rapprocher de sa tordue de demi-sœur qui l’intègre partiellement à sa petite existence en pré-fin de la saison et la rejette à nouveau dans les épisodes bonus. Comme son illustre sœur et probablement comme tous les Grey, elle est un petit peu tapée. Elle se découvre ainsi une âme de voleuse pour meubler l’appartement qu’elle occupe avec George, dont elle serait bien secrètement amoureuse mais chuuuuuuuuuuut…
Son personnage monte en puissance, à suivre…

Alex se débat avec les femmes de sa vie. Il couche avec Lexie et l’oublie aussitôt. Son amnésique au nouveau visage revient totalement dépressive lui gâcher l’existence. Même s’il est moins joufflu qu’en début de saison, il n’intéresse clairement pas les scénaristes. On semble nous promettre dans le final « uglybettesque » un rapprochement avec Iz’, orpheline de George, à voir…

Cristina demeure le personnage le plus antipathique du Seattle Grace, même si le docteur Hahn pourrait bien lui voler ce titre. En fin de saison, elle déprime en apprenant que Burke a reçu un prix puis elle revit grâce à sa copine Meredith. Bon, j’y reviendrai dans les points forts de la saison et de la série, mais la scène où elle pète littéralement les plombs en salle d’autopsie en braillant « like a virgin » m’a beaucoup réjouie. En revanche son affrontement un peu infondé avec Hahn me laisse de glace, pourquoi tant de haine ?

Le chief retrouve sa femme dans cette saison (oui on s’en fout, je sais).

Bailey séparée de son mari peine à communiquer avec lui ce qui la rend triste.

Le chirurgien esthétique, MacSteamy/Mark Sloan, se débat avec sa personnalité pénible. Queutard invétéré, il doit faire face à une grève des infirmières qui refusent de travailler avec lui sous prétexte qu’il les a quasiment toutes baisées au sens propre du terme. Il décide donc de tourner la page mais il en est incapable. Callie s’en sert comme d’un jouet sexuel pour fuir sa véritable attirance pour un autre chirurgien de l’hôpital, mais j’y viens.

Callie et Hahn se sont découverts dans cette saison une amitié à la vie à la mort, qui console l’orthopédiste de ses déboires avec O’Malley. Addison, lors de sa visite éclair, fait prendre conscience à Callie que leur relation ressemble vraiment à une histoire amoureuse. Callie s’éloigne donc de sa pote et va baiser McSteamy jusqu’au season finale où elle catharsise à mort grâce à un ado fuit par sa dulcinée sous prétexte que leur relation ne ferait pas bien auprès de leur entourage. Du coup, Callie embrasse à pleine bouche Hahn et moi j’exulte !

J’en viens au couple culte, très mal classé dans mon top 25 des couples. Der’ et Mer’ ont rompu à la fin de la saison 3 mais baisent au début de la saison 4. Leur manque de communication, tous les côtés négatifs – et ils sont nombreux – de la personnalité de Meredith les éloignent. Ils finissent donc par rompre essentiellement parce que McDreamy en embrasse une autre alors qu’ils avaient rompu (ou pas). Alors qu’on croyait leur idylle morte et enterrée, la seconde partie de saison les rapproche autour d’un essai clinique sur des tumeurs au cerveau. Ils tuent ensemble une dizaine de patients et là Derek, lucide, réalise qu’ils ne font jamais rien de bon ensemble. Il a donc des mots très durs pour Meredith mais comme le dernier patient survit à leur expérience, ils se re-aiment. Je caricature à peine.
Bon à côté de ça, Meredith va ENFIN voir un psy. L’héroïne toute cabossée assume enfin son côté sombre. Elle catharsise à son tour autour de la tentative de suicide passée de sa mère, ce qui lui permet de faire une fois pour toute table rase du passé et de profiter donc de leur exploit médical, à Derek et à elle, pour aller le retrouver et lui proposer un engagement ferme avec maison et bébés à la clé peut-être.

J’en viens donc à ce que j’ai aimé dans la saison….

Même si je ne devais pas me réjouir de ça, le rapprochement entre Hahn et Callie me satisfait pleinement. J’espère que cette idylle ne périra pas dans l’œuf et le coup de foudre de Callie pour une femme ne sera pas aussi fugace que celui de Caro de « sous le soleil ».

J’ai adoré également le joli baiser entre deux beaux militaires dont l’un des deux est mort sur la table d’opération des deux bouchers, Mer’ et Der’. Le « don’t ask, don’t tell » de la « Grande muette » américaine est le sujet de toutes les séries en ce moment (cf Tasha dans « The L Word »).

J’ai été conquise par le dernier cas médical spectaculaire de l’année, le gamin qui s’est jeté dans du ciment pour impressionner une jeune fille. Il survit à la désincarcération de son cercueil en béton armé.

Je suis très heureuse que Miranda Bailey, qu’on ne surnomme plus jamais « le Nazi », ait étalé en public sa connaissance sur « Star Wars » justement alors qu’elle soignait le gamin bétonné.
Dans le même registre, j’avais déjà été fan de Cristina qui pète les plombs – elle se réjouissait alors de tout ce qu’on pouvait trouver à 1$ dans un solderie – au moment où Meredith était entre la vie et la mort après sa noyade, et je l’ai adorée en folle chantant Madonna parce qu’elle a apprend que son ex tire seul la gloire de leurs exploits passés.

Le retour d’Addison, le temps d’un épisode, m’a également beaucoup plu.

Enfin, je trouve très audacieux et original d’avoir enfin assumé à mort les tendances suicidaires et autodestructrices de Meredith. J’espère cependant qu’elle ne va devenir gaie à la faveur de son nouveau rapprochement avec Derek. Je l’aime cassée moi, Meredith.

Globalement, même si j’ai des réserves sur les séances de catharsis pas toujours forcément subtils ou sur l’inflation amoureuse de la série, j’aime cette propension qu’ont les scénaristes a distillé par petites touches de la légèreté là où on ne l’attend pas forcément. Par ailleurs, les dialogues ont retrouvé leur force autour de l’insensibilité de Cristina, la folie dure de Meredith ou la gentillesse légendaire d’Iz.
Alors évidemment, c’est une série pour midinettes mais vraiment de qualité supérieure.

L’amour existe encore

[Ce post part de et contient un mini-spoiler sur « Grey’s anatomy », je vous préviens juste au passage si vous tenez absolument à le sauter, je vais le surligner en couleur…]

J’ai donc repris le visionnage de « Grey’s anatomy » et je suis plutôt mitigée. Les épisodes 12 et 13 sont, selon moi, plutôt moyens. La débauche d’hémoglobine et de situations dramatiques m’a même fait songer un peu aux dernières saisons d’« Urgences». De plus, je suis un peu accablée à l’idée que Mer’ et Der’ qui avaient enfin rompu clairement à la pré-fin de cette saison soient sur le point de se remettre ensemble.* Il faudra m’expliquer pourquoi dans les séries américaines que j’apprécie, les scénaristes se sentent obligés de réchauffer un nombre incalculable de fois la même histoire d’amour.
Serait-ce le syndrome Ross et Rachel ?
Dans « Friends », cet éternel retour de flamme de leur idylle avait un sens. Il s’agissait du fil rouge qui sous-tendait 10 saisons. Ross était d’abord éperdument amoureux de Rachel avant de tout gâcher à leur histoire à cause de sa jalousie maladive et de sa propension à ne pas savoir ce qu’est une pause (« mais on avait rompu !!!! »). Au moment où on pensait que tout pouvait s’arranger, ce psychorigide campait sur ses positions (« mais on avait rompu »…on va le savoir) avant de tromper de prénom alors qu’il allait se marier et de finalement épouser Rachel pour de vrai mais par inadvertance (©Maboo). Enfin, après un divorce mouvementé et peu désiré, ces deux là concevaient un enfant et deux saisons plus tard consentaient enfin à se retrouver pour de vrai au moment où Rachel allait quitter l’Amérique pour la France, ce qui n’a de toute façon pas porté chance à Carrie.

Tiens d’ailleurs Carrie…. Elle a également joué à cache-cache pendant six saisons avec Big et comme je n’ai pas vu le film, je reste campée sur les dernières images de la série qui laissent penser que ces deux là sont heureux. Pourtant, elle aurait du épouser, si elle avait eu deux sous de jugeotte, le gentil et solide Hayden, ou retenir Berger, l’écrivain (qui l’a plaqué sur un post-it, je vous l’indique une fois pour toute).

Dans le milieu médical à nouveau, la saison 6 de « Scrubs » ne semblait tendre que vers les retrouvailles de JD et Elliot, pourtant très engagés chacun de leur côté. La copine de JD attend un bébé et Elliot est sur le point d’épouser son Apollon.

Je ne parle même pas de Luke et Lorelai, que j’aurais mariés dès la première saison, tant l’amour que le beau brun bourru voue à la magnifique mère de Rory transpire durant les quatre saisons qu’il met à l’approcher. J’ignore encore l’issue de cette idylle, mes prochaines vacances me renseigneront certainement à ce sujet. Mais ces deux là sont faits l’un pour l’autre et eux seuls l’ignorent, un peu comme Bette et Tina.

Les filles ne font en effet guère mieux. Couple culte lesbien dès la première saison de «The L Word », Bette et Tina s’emploient à tout gâcher – Bette couche avec une travailleuse manuelle, Tina avec une folle puis un homme et se réintéresse à son ex au moment où une improbable et tête à claques artiste sourde débarque dans sa vie – jusqu’à leurs retrouvailles mémorables de la saison 5. Kit et les autres semblent convaincues que ces deux là sont faites l’une pour l’autre mais leur passé guère reluisant m’inquiète cependant.

Et encore, je ne vous parle pas d’Ally et Billy, le sort du couple n’a pu être scellé que par la mort d’un des deux – ou de Joey et Dawson – mais là la brune a fort heureusement fait le bon choix en optant pour Pacey.

Je me demande légitimement donc si la saison 4 de « Grey’s anatomy » débouchera sur des retrouvailles entre Meredith et Derek, qui sont pourtant si différents. Il est plein d’optimisme, elle est morte à l’intérieur. Il ne rêve que d’engagement et elle de fuite. Il est plein de vie, elle cherche à se noyer dès qu’elle passe près d’une étendue d’eau.
Et ensuite, where do we go from here ?
« Friends » a osé l’improbable mariage de Monica et Chandler, mais un couple établi, forcément « boring » a-t-il sa place dans « Grey’s anatomy » ? Meredith aura-t-elle encore vraiment de l’intérêt si elle ne picole plus et qu’elle devient gaie ?« Sex and the city » et « Friends »se sont arrêtés avec les magnifiques retrouvailles de leurs couples cultes unis pour l’éternité. La réponse n’est-elle pas dans la question ? « Grey’s anatomy» risque fort de « s’urgenciser » définitivement en durant trop longtemps. La série touche déjà largement ses limites.
Que vont faire JD et Eliot dans la prochaine saison de « Scrubs » qui est de toute façon la dernière, non ? Enfin, surtout, cette idiote d’Ilène Chaiken sera-t-elle capable de conclure dignement pour toute la vie « the L Word » et laissera-t-elle en paix Bette et Tina qui pourront ainsi élever ensemble leur fille ?

Oui, je l’avoue, ces questions me hantent…
De votre côté, quels sont les couples qui vous ont marqués ou que vous haïssez ?

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