Adulescente (un post sur Riverdale)

Je ne sais pas trop comment, ni pourquoi, mais j’ai décidé de regarder « Riverdale ». S’il y a une série dont je ne suis pas la cible, c’est bien celle-là. D’ailleurs, Netflix s’est bien gardé de me la recommander.

riverdale

Par quoi commencer…

L’intrigue peut-être.

Dans une petite ville américaine comme les autres, où il y a un lycée et Luke Perry devenu adulte, un adolescent est porté disparu, puis retrouvé assassiné, ce qui, selon le narrateur, va bouleverser tout le monde.

« Riverdale » compte tous les poncifs d’une série américaine pour adolescents : des lycéens populaires, des parents plus ou moins normaux, des pom-pom girls, des joueurs de football américain, une cafétéria, un jeune homme solitaire et cynique, et même le journal du lycée toujours prompt à révéler des scoops que personne n’a eu avant lui.

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Je publie uniquement cette photo pour satisfaire mon lectorat qui aime les garçons musclés.

Le souci c’est que je n’ai pas encore réussi à trancher : Faut-il prendre « Riverdale » au second degré, ce qui expliquerait que les acteurs jouent comme des patates et que les intrigues soient aussi bizarrement mauvaises, ou s’agit-il d’une vraie série avec des ambitions, auquel cas c’est vraiment mauvais ?

[Du coup, j’ai un peu enquêté (bon, j’ai tapé le nom de la série sur Google et interrogé mes contacts Facebook plus avertis que moi) et je n’ai pas trouvé de réponses réellement tranchées. Alors ok, la série est adaptée de « Archie Comics », mais comme elle n’est pas aussi volontairement caricaturale qu’un « Scream Queens » par exemple, je ne suis toujours pas réellement fixée.]

« Riverdale » me fait penser à un smoothie mélangeant dans un gros blender scénaristique « Dawson », « Les Frères Scott », « Gossip girl », « Scream », « Smallville » et « Pretty little liars ». C’est tellement caricatural, que j’attends bientôt l’apparition d’un vampire, d’un loup-garou, ou d’une sorcière.

Ce qui me fait penser que la série est une énorme blague, c’est l’étrange obsession des scénaristes pour les cheveux roux. L’intrigue démarre avec la disparition mystérieuse du jumeau roux de la reine du lycée, qui a les cheveux aussi flamboyants que son frère. Le personne principal, Archie, arbore une teinte capillaire assez étrange, orangée-cuivrée. (Là, il semblerait que les cheveux d’Archie soient roux dans la bd, donc je m’incline.)

Il y a sans doute un message derrière ça, mais je ne le perçois pas encore.

Pour le côté « Dawson », nous avons donc deux ados, hyper complices depuis l’enfance, Betty et Archie, qui se découvrent des sentiments l’un pour l’autre. Enfin, Betty, comme Joey, est amoureuse d’Archie, qui lui préfère, comme Pacey, une professeur de musique très séduisante. Bon, le souci, c’est que la prof de musique a l’air plus jeune que son élève et qu’on lui a mis des lunettes pour lui donner un côté intello, qui fait plutôt secrétaire cochonne.

Pour le côté « Scream », il y a le crime évidemment, le narrateur un peu dark qui a été l’ami du héros (la ressemblance avec Audrey est certainement purement fortuite, en plus là c’est un garçon), mais qui est aujourd’hui devenu un paria, et l’héroïne blonde à qui on donnerait le bon dieu sans confessions mais qui a un côté sombre, qui fait un peu peur (Emma donc).

Pour le côté « xoxo Gossip Girl », on mise sur Veronica et Betty, devenues V(i) et B(i) dès le troisième épisode.

Vous allez me dire : tu te moques, tu te moques, mais tu regardes.

Oui, je sais, mais c’est calibré pour me plaire, même si Netflix ne le sait pas a priori. J’ai été bercée depuis ma vieille adolescence par les séries avec des collèges, des lycéens vêtus de teddy ou de tenues de pom-pom girls, des histoires d’amour impossibles entre les héros, et oui, je l’avoue, j’aime ça. Comme en plus, cette chouette ambiance de petite ville américaine sans histoire est bouleversée par un meurtre, je veux en savoir plus sur l’identité de l’assassin.

Et puis, je sens bien qu’il y a une volonté de bien-faire et même des parti-pris intéressants. Les lycéens sont très peu connectés, les portables et les ordinateurs sont très peu présents à l’écran. A quelques détails près, la série est relativement intemporelle, ce qui me la rend bizarrement sympathique.

Bon, en vrai, j’attends de voir si B va se rendre compte qu’elle est attirée par V, et laisser tomber Archie pour la brune sulfureuse.

Pour avoir Archie, il suffit de prendre Stefan…

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..de le mélanger à Dawson…

dawson…d’ajouter un zeste d’Addison…

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et voici Archie, tada !

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En vrac…

Il va falloir s’habituer, jusqu’à la mi-février au moins, à ce rythme très aléatoire de postage.

Je vous livre en vrac quelques informations capitales, et je vous promets de livrer un Télé POC demain, et de passer mon week-end à écrire des posts d’avance…(comme tout bon personnage de série qui se respecte, j’ai croisé le doigts dans mon dos en le disant).

J’ai procédé à des arbitrages et posté mon billet sur Downton Abbey sur le Plus. C’est à un ou deux détails près celui que j’avais écrit pour le poster ici. J’ai même gardé l’allusion obscure au film Titanic et la référence à Friends. Je préfère poster un lien, sur lequel vous allez me faire le plaisir de cliquer, plutôt que de mettre le début et de vous inciter à migrer pour lire la fin.
Pour compenser, je vous invite à procéder à ce test digne des meilleurs magazines féminins pour savoir quel personnage de Dontown Abbey vous ressemble le plus. Je suis Matthew Crawley, ce qui est cool quand même. En tout cas mieux que ma femme qui est….Bates !
Quand j’étais jeune, je faisais des tests pour amuser mes amis. Si ça vous dit, je tenterais de retrouver mon élan de l’époque et j’en mettrais ici. Qu’en dites-vous ?

Cette semaine, en séries, j’ai regardé Gossip Girl, essentiellement parce que le beau Chuck joue dans le nouveau film de Clint Eastwood dédié à Hoover. Le film m’a fait penser à Booth de Bones et à sa foi indéféctible dans son pays et son agence. Ca me rend presque le personnage moins antipathique. Le film mettait en scène plein d’autres personnages de séries, plus ou moins obscurs : Chuck donc, le père de Jordan dans « preuves à l’appui », assez fugitivement le héros du spin-off de Bones (enfin je crois), et Léonardo Di caprio qui a quand même commencé dans « quoi de neuf docteur ». Quant à Gossip Girl, le rebondissement de mi saison est tellement navrant que je n’ose même pas en parler. En revanche, l’avant-dernier épisode de Desperate housewives en date m’a pas mal émue… Je deviens sensible avec l’âge décidément.

Ce post n’est pas très intéressant mais devrait prendre sa pleine mesure avec la révélation que m’a faite ma mère avant-hier au téléphone.
Ma mère est abonnée à Philosophie Magazine.
Ma mère passe ses journées à écouter France Culture.
Ma mère aurait pu à une place près intégrer Normal sup…
Ma mère m’a avoué, mercredi soir, qu’elle adorait une série diffusée par la 4 et que j’allais hurler.

 Le temps de réaliser que pour ma mère la 4, c’est France 4, elle venait de m’avouer que Samantha (oups) la faisait beaucoup rire.

Sinon, je le déplore, mais je n’ai toujours pas vu la première partie des portraits de la septième saison de « l’amour est dans le pré ».

xoxo (Quand POC tente de se mettre à Gossip girl…)

Pause réglementaire des séries oblige, il faut bien trouver quelque chose à se mettre sous la dent en attendant la reprise (de « Vampire diaries » hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii). Hier, taquine, je me suis lancée un défi à moi-même : pas cap de t’enfiler deux épisodes de « Gossip girl » à la suite.

Ben si cap’ du coup…

Je connaissais la série pour l’avoir regardée sur TF1 et j’en étais restée à l’idée que la plastique avantageuse de Blake Lively conjuguée aux intrigues amoureuses de la série suffisaient à la rendre supportable. Seulement en français, je ne m’étais pas rendue compte que la majorité des acteurs jouaient comme des patates.

[Photoshop, elle jamais…]

Note pour plus tard : « Gossip girl » est supportable en VF uniquement.
Prenons le beau Chuck par exemple…. Le réalisateur a du lui indiquer qu’il devait être mystérieux et un rien effrayant. Du coup, pour incarner le jeune homme au caractère le plus ambigu de la série, il susurre, ce qui lui donne un air assez vipérin. A chaque apparition de Chuck, j’ai l’impression de voir Triste Sire à l’écran et je préfère l’original.
Cette cinquième saison compte une guest de choix, Liz Hurley, qui vient jouer les redoutables cougars et s’envoie donc le joli Nate, ex amant de toutes les filles du crû. Liz, qui s’appelle Diana dans la série, entend surtout damer le pion à Gossip Girl en sortant les potins avant elle. Mais la voyant interpréter le rôle de la redoutable et diabolique patronne de presse à l’accent anglais ridiculement ampoulé, j’ai surtout compris pourquoi Liz n’avait pas eu une carrière franchement retentissante en dehors de son histoire avec Hugh Grant. Elle joue mallllllllllllll.
Il me restait donc à me délecter de la plastique de Blake, qui a, n’en déplaise à ses fans, horriblement mochi. Elle porte des jupes extrêmement courtes, Ally McBeal power, et surtout elle ferait bien de faire un soin à sa crinière car elle a les cheveux terriblement secs.

Bref, je m’ennuierai ferme devant « Gossip Girl », si ce n’était pas aussi nullement divertissant. En cette saison 5, Queen B. va épouser le prince Louis de Grimaldi (comme la famille de Monaco). Je ne sais pas où ils ont trouvé le charismatique acteur, probablement français, qui joue Louis, mais il s’est mis courageusement au diapason du jeu navrant de ses confrères. S’il n’était pas d’une famille princière, on imagine mal que Blair pourrait s’intéresser à ce type horriblement fade et sexy comme une endive, qui porte des vestes froissées et mal taillées pour se rendre aux soirées de gala. Tout le suspense de la saison repose pour le moment sur l’idée que Blair pourrait finalement préférer au dernier moment Chuck à Louis, même si elle est enceinte du frenchy. 

Le seul élément vraiment intéressant pourrait finalement venir de Dan, qui a renoncé à se couper les cheveux par mesure de protestation contre la nullité crasse du propos. L’intello de la bande, l’outsider de l’Upper East Side, a écrit un livre dans lequel il balance sur ses petits camarades, ce qui lui vaut d’être mis sur la touche par son groupe d’amis. Du coup, pour le moment ses perspectives de recoucher avec Serena, sont nulles

J’ai lu quelque part que l’un des créateurs de la série indiquait aux fans que s’ils l’avaient arrêtée, ils le regretteraient tant cette saison 5 est fabuleuse. De mon côté, je me réjouis d’avoir zappé sommairement les quatre précédentes, si elles étaient moins bien.

xoxo poc la téléphage…

En l’absence momentanée des « Frères Scott », le samedi, je tente de me mettre à « Gossip Girl », quand j’y pense essentiellement. Mais il faut bien l’admettre, même si « Gossip Girl » se laisse regarder, la série n’a rien inventé et n’est qu’une pâle copie délocalisée à Manhattan de « Beverly Hills ».

Alors, certes, dix voire vingt ans ont passé depuis que les jumeaux Walsh ont quitté le Minnesota pour débarquer à Los Angeles, mais les intrigues sont toujours les mêmes. La blonde pique toujours le mec de la brune, et inversement. Un rebelle fait toujours un peu des siennes et les parents, qui devraient pourtant servir d’exemple, sont parfois foireux. Bon, à la décharge de « Gossip Girl », la série s’adapte à son époque et avait misé pour démarrer sur une bonne idée : la présence de la fameuse gossip girl – rhoooo, j’apprends à l’instant que c’est Kristen Bell AKA Veronica Mars, Gossip Girl, mais ils le savent les héros de la série ? -, qui délivre tous les secrets du lycée sur son blog et qui accessoirement sert de narratrice. Le gadget de la voix-off désincarnée est sympa, je l’aime bien aussi dans « desperate housewives ». Mais en dehors de ça, rien de neuf sous le soleil. Les intrigues de « Gossip Girl » reposent essentiellement sur les quiproquos et les malentendus entre les protagonistes, qui malgré les prouesses technologiques des nouveaux réseaux sociaux ne savent pas communiquer entre eux, ce qui fatiguent à la longue le téléspectateur. De plus, dans BH comme dans « Gossip Girl », des vieillards de 25 ans tentent à grande peine de nous convaincre qu’ils ont 17 ans et ça ne passe toujours pas (vous allez me rétorquer que B. n’a que 24 ans, je vous connais, et que S. en a 23, gnagnagnagna).

Pour les intrigues, dans le genèse de la série, S a piqué Nate à B, qui lui en a voulu. Mais elles se sont finalement réconciliées, quand la jolie blonde a succombé aux charmes de ce paysan de Dan, qui habite à Brooklyn, mais comme la mère de S a été la maîtresse du père de Dan, ces deux-là ont du se séparer avant de ressortir ensemble puis de rompre à nouveau, tandis que B. flirtait de son côté avec Chuck, le demi-frère de B, et vilain de l’histoire.
A une autre époque, cette pute de Kelly avait piqué Dylan à Brenda avant de sortir avec son frère Brandon. La mère de Kelly avait épousé le père de David, qui est devenu le petit ami de la meilleure amie de Kelly.

Sinon, comme la roue tourne, Kelly Rutheford, ex Megan de « Melrose Place » campe aujourd’hui la mère de S., et non sa sœur. C’est moche de vieillir.

Bref, rien de neuf sous le soleil…

[NDLA : Ma femme regarde « Gossip Girl » pour « les jolies robes » des filles – elle le niera, mais c’est la vérité. De mon côté, j’assume de visionner cette série à cause de Blake Lively (nue).]

Un samedi de folie…

J’ai passé la journée d’hier à me demander pourquoi j’avais loupé « Marni et Nate » dans « KD2A » alors que je m’étais réveillée en temps et en heure. Je crois que mon petit cerveau n’a jamais réussi à assimiler que dans un Etat séparé de l’Eglise depuis 1905 toutes les chaînes de télévision bouleversent leurs programmes pour la venue du Pape. Qu’à cela ne tienne, à 14 heures, j’ai regardé la deuxième partie des essais de la Formule 1 et tenté de capter l’enjeu de l’utilisation des pneus pluie et de la charge d’essence dans les monoplaces. J’ai surtout remarqué que les commentateurs ne cessaient de se contredire et je me suis demandé s’ils allaient en venir aux mains avant la fin des qualifications. Denis Brogniart, au lieu de se soucier de désigner le gagnant de « Koh Lanta », était dans les stands à interviewer les parents du français de l’étape.
A 17 heures, un peu en retard et fidèle à mon « Télé POC », j’ai visionné « Gossip girl ».
[Pour celles et ceux qui désirent vraiment savoir ce qui a pu m’arriver entre 14 heures et 17 heures, j’ai bricolé et regardé un vieil épisode de « l’Instit » sur France 2.]
J’ai décidément du mal à être sensible à cette série qui pour l’instant ne repose que sur une intrigue centrale S. (Serena, la jolie blonde) a couché avec Nate, le petit ami un peu minet de Bi (Blair), sa meilleure amie de toujours. Bi en veut donc à mort à S., qui ignorait jusqu’à hier que Nate avait été assez peu discret et avait révélé la vérité à sa copine. J’ajoute à cela que Bi qui est prude refuse de forniquer avec son mec. En parallèle, deux gentils candides fauchés, un frère et une sœur, essaient d’intégrer pour des motivations différentes avec un succès contrasté le milieu de S. et Bi. Le garçon a succombé aux charmes de Serena et sa sœur, elle, flashe tout simplement sur les paillettes. J’ai du mal à saisir pourquoi Nate est ami avec Chuck qui a manqué la semaine dernière de violer la petite sœur du soupirant de Serena.
Bref, premier point, nous sommes dans du marivaudage adolescent classique avec toujours les mêmes gimmicks agaçants, Serena est une traînée alors que Nate est pardonné pour sa coucherie. Le gentil garçon fauché n’encaissera d’ailleurs pas que Serena ait trahi sa meilleure amie. Le vilain Chuck est un garçon dépravé et à moitié violeur ce qui ne semble choqué personne dans la bonne société. Enfin, « gossip girl », la voix off, n’apporte rien. Elle se contente de résumer ce que nous venons de voir à l’écran. Je savais que le public américain ou adolescent ne brillait pas par son intelligence mais est-il franchement nécessaire de lui resituer à chaque instant l’intrigue ?
Ma femme a trouvé l’ensemble glauque. J’ajouterai en bonne mère la pudeur, que la série est franchement immorale.
Mais comme je l’indiquais la semaine dernière, ça ne casse décidément pas trois pattes à un canard. Il faut lire « moins que zéro » de Bret Easton Ellis qui est un petit chef d’œuvre sur le sujet.

Heureusement à 17h45, j’ai eu confirmation que Laure était en prison – je me retiens de chanter « Laure en prison » sur l’air de la chanson des Wampas – pour avoir assassiné Caro, sa meilleure amie de toujours. Laure, comme Marc Lavoine, a tout oublié et pense même être responsable de cet odieux forfait. Fort heureusement, Jessica apparemment guérie de son cancer, est convaincue de son innocence est bien décidée à sortir Laure de prison.
Je n’ai pas tenu le coup très longtemps devant cet épisode.
J’ai juste eu le temps de me demander si Audrey, la fille de Jessica pouvait vraiment avoir le même âge que celle adoptée de Laure. Je n’arrive pas à me souvenir qui de Paolo ou de Baptiste est le père ce qui m’aiderait à lui donner un âge approximatif. Nous avons même songé un instant que cette fille sortie de nulle part était la clé vers un univers diabolique confiée à Super Jessica, la pourfendeuse des injustices.
Enfin, ma femme en voyant Laure attacher ses draps entre eux m’a demandé si elle allait tenter de s’évader. J’ai donc été obligée de lui signaler que certes « sous le soleil » n’était pas une série réaliste mais à ce point. Le docteur Olivier a essayé de se pendre dans sa cellule mais allait super bien deux minutes plus tard pour recevoir Jessica au parloir. Ouf…
Bref, je ne sais pas si l’erreur judiciaire a été levée, je l’espère.

Le reste de la soirée a été passée en commémoration champagnisée qui m’ont fait oublié que nous étions samedi et qu’il n’y avait pas « Fort Boyard ».

Samedi de rentrée

Je n’ai pas commenté la rentrée télé parce que je l’ai un peu loupée et que globalement elle m’indiffère. J’ai donc profité de mon samedi pour juger des nouveautés du week-end et j’en ai retenu trois.

« KD2A » a eu le bon goût surprenant de rediffuser « Marni et Nate », vu la teneur du premier épisode que je n’avais encore jamais vu, je serais vraiment surprise que cette programmation perdure.
« Marni et Nate » est un véritable OVNI. La série raconte l’histoire d’amour improbable entre Marni, une ergothérapeute franchement barrée, et Nate, un vendeur de disques complétement toqué qui n’exploite pas ses capacités intellectuelles hors du commun par choix. Marni vit avec un clown en fin de vie, « le clown », qui habite dans un placard de son appartement et qui lui a été légué avec l’appartement. Nate a des tonnes de particularités que les peu nombreux épisodes de la série, qui n’a bizarrement pas connu le succès Outre-Atlantique, nous dévoilent progressivement.
Du point de vue de l’humour absurde et volontiers noir, « Marni et Nate » se place dans la lignée des films des Frères Farelly. Si cette série existe en dvd, j’investirais sans hésiter. En tout cas, je vous la recommande chaudement.

« Gossip Girl », par contre, ne m’a pas franchement retourné. J’ai trouvé le premier épisode plaisant mais guère détonnant.
L’idée de se placer du côté des pauvres petits enfants riches avait déjà été exploitée largement par « Beverly Hills » ou plus récemment par « Newport Beach » et en regardant ce premier épisode j’ai eu l’impression de visionner une série déclinée du magnifique « sexe intentions » avec SMG.
En revanche, j’ai bien aimé l’idée que « gossip girl », la narratrice qui intervient en voix off et dont on ignore l’identité, soit une blogueuse mais j’attends de voir ce que ça apportera à l’intrigue. D’ailleurs, je trouve que la thématique du blog a jusque là, enfin depuis « Docteur Doogie » était sous-exploitée par les scénaristes de série, même si Barney (décidément, il a repris le flambeau de son ancienne incarnation) le personnage « legen – wait for it – dary » de « How I met your mother » en a un. [NDLA : fuyez la diffusion de la série en VF sur NT1, c’est un véritable massacre. Les doublages sont minables et de toute façon les gimmicks de la série « suit up » notamment… sont intraduisibles.]
Je reconnais que l’héroïne blonde, qui accuse bien ses 30 ans, est magnifique.
Mais globalement, si j’ai envie de me délecter d’un pamphlet sur la pauvre jeunesse riche américaine, je préfère dévorer un des premiers romans de Bret Easton Ellis. Le potentiel de la série est donc frèrescottesque ce qui est bien mais pas top non plus mais en tout cas très bien adapté au samedi après-midi.

« Panique dans l’oreillette » est un programme de plus pour cirer les pompes d’invités plus ou moins en promo. Le gadget de l’oreillette le rend légèrement plus actuel que « vivement dimanche » mais il ne faut quand même pas crier au génie non plus. L’innovation géniale des invités cachés proches de la vedette en goguette qui balancent des secrets très policés sur elle n’apporte pas grand-chose au schmilblick. La première a été plutôt agréable à regarder grâce à Florence Foresti qui est typiquement la bonne cliente rigolote. Mais, je ne pense pas être scotchée à ce programme à l’avenir, je verrai certainement en fonction de l’invité.

Je prépare un très long bilan sur « Secret Story 2 » que je mettrai en ligne probablement demain.
Les trois semaines à venir s’annoncent franchement chargées pour moi et je ne promets donc rien d’exceptionnel au niveau du rythme de postage sur ce blog.