Les (re) joies du célibat épisode 5 (Celui où un épisode de Glee ravit POC)

« L’avantage » d’être célibataire c’est qu’on peutbêtement perdre occuper une soirée en regardant non pas 1, ni 2, mais 3 épisodes de série à la suite pour rattraper son retard. Après « Grey’s anatomy » lundi soir qui m’avait déjà mis en joie, je me suis mise à jour en Glee saison 4 hier.
Je ne suis pas, et c’est un euphémisme, une grande fan de « Glee », même si j’admire un peu la façon dont les scénaristes ont pris le tournant de la fameuse saison 4, qui est parfois celui de la 5, à savoir « mes héros doivent quitter le lycée, comment le gérer ? ».
Donc là je spoile la saison 4 de Glee ! Vous êtes prévenus !



Dans la saison 4 de Glee, le monde est séparé entre les anciens qu’on connaît, Rachel, Finn, Kurt, Blaine, Artie, Brittany et occasionnellement Quinn (qui ne devait pas disparaître ?), Santana, Mercedès (comme Quinn, elle n’était pas censée ne jamais revenir ?), et Puck. Si on se fiche comme de notre première carie (pas Bradshaw, celle des dents) de la destinée des nouveaux jeunes car on est trop vieux pour s’attacher à d’autres ados, celle des anciens nous passionne évidemment. Enfin, n’exagérons rien parce que je me tamponne de la vie de Rachel, de celle de Finn, qui a maigri, c’est vrai, et partiellement de celle de Kurt. Je ne vous parle même d’Artie ou du catastrophique Sam.
De toute façon, la question est simple, Finn et Rachel et Kurt et Blaine sont séparés, quand se remettront-ils ensemble ? C’est le théorème Ross et Rachel. 
Bref, la saison 4 alterne donc entre la vie au lycée McKinley et l’existence des heureux veinards qui ont quitté cet enfer et réussi à s’échapper à New York. Coach Sue qui ne sert plus à grand-chose pose cependant dans l’épisode 413 la bonne question : les anciens ont-ils une machine pour se téléporter vu le temps qu’ils passent dans leur ancien lycée ?

Honnêtement et j’ouvre une parenthèse, à moins d’avoir choisi de devenir prof, depuis que vous avez eu votre bac, combien de fois êtes-vous retourné dans votre ancienne école ? Il n’y a que dans les séries américaines, qu’on est inéluctablement attiré par ses origines scolaires, non ?

Finn, qui est un loser, s’occupe donc du Glee Club et de gâcher la vie de Monsieur Schue et Santana devrait succéder à Sue à sa mort. Quant aux autres, ils débarquent au lycée dès que le Glee Club a besoin d’eux, c’est-à-dire en moyenne un épisode sur deux.

Il fallait trouver un prétexte pour réunir tous les ex de la série et leur offrir un petit retour en arrière. Les scénaristes ont donc décidé de marier enfin Will et  Emma. Enfin, il faudra recommencer parce que là c’est raté, la rousse psychotique ayant planté son amoureux devant l’autel  (je note cette tendance pour mes poncifs des séries d’ailleurs).

Au mariage, Rachel et Finn fricotent ensemble, comme Blaine et Kurt. Santana a le cœur brisé, Brittany lui préférant cette tanche de Sam. Il ne lui reste donc qu’à jeter son dévolu sur quelqu’un d’autre et c’est là que je me mets à vénérer les scénaristes de « Glee ».
Je l’avoue depuis que « Friends » a osé Rachel et Joey ou que Buffy et Spike se sont aimés, je n’avais pas vu couple de série qui me plaisait autant.
Roulements de tambour…
Santana a couché avec Quinn !
Un jour, quand j’aurai du temps, je vous dresserai le top des héroïnes de série que j’aimerais voir coucher ensemble dans un épisode. Santana et Quinn devaient être les premières de ce classement à égalité avec Buffy et Faith. La blonde et la brune dans le monde selon Poc, ça le fait toujours.
Il ne s’agit que d’une expérience initiatique sans conséquence pour la sublime Quinn, mais le résultat est là et il me ravit.
Je me fous donc éperdument de savoir si les ex de la série termineront la saison ou pas ensemble. Comme Santana et Quinn, je savoure l’instant présent.

Les joies (????) du célibat (3) : Je me découvre une passion pour Glee

A force de ne pas être au top, le pire est arrivé. J’incriminerai le manque de sommeil, le stress, un peu le chagrin, et voilà ce matin en regardant le 404 de « Glee », j’ai réalisé que je trouvais ce début de saison excellent.
Je vais me chercher des excuses maintenant.
 
 
 
[A TITRE INDICATIF, JE SPOILE LA SAISON DE GLEE] 

Cette saison se doit de relever un défi de taille : assumer que les personnages majeurs de la série, car ne nous leurrons pas, on s’en fout de Blaine, Artie, Tina et Sam, aient quitté le lycée et soient partis vivre leur vie ailleurs.

Comment faire fonctionner « Glee » hors du lycée ? Comment faire grandir les personnages ? Beaucoup de scénaristes s’y sont cassé les dents avant.
Réussir le virage lycée / faculté, c’est l’enfer, et là pas question de faire un saut de 5 ans dans le temps.

Les choses ont plutôt bien démarré, notamment avec un épisode 2 centré sur les errances de Brittany, qui revivait les pires moments de la carrière de Britney Spears, absolument génial.
Les trois premiers épisodes de la saison posaient les jalons : l’adaptation difficile de Rachel à New-York et l’arrivée de Kurt pour la soutenir, l’absence inexplicable de Finn, la crise de vocation de Will, Blaine qui souffre de l’absence de son amoureux, et Santana qui manque à Brittany, qui en pète les plombs donc.
Toutes les graines semées, l’épisode 4 a fait rompre en une fois, très proprement, quatre couples. La secte coréenne marie à tire-larigot, il faut certainement rétablir un équilibre cosmique.
 

Santana ne peut pas gérer Brittany à distance, et sent bien qu’elle peut avoir des opportunités sexuelles avec d’autres filles.
Blaine, délaissé, a trompé Kurt.
Rachel grandit et Finn reste Finn.
Will veut partir défendre la culture à Washington et Emma ne veut pas devenir une potiche.

C’est simple et pourtant ça dit beaucoup de choses sur le fait de changer et de grandir. Du coup, ça force mon admiration.

Dans un autre état d’esprit, j’aurais peut-être trouvé tout cela parfaitement niais, mais « Glee » retrouve dans cette saison ce qui fait le génie des séries américaines mettant en scène des ados : « Dawson », « Buffy », « Les Frères Scott » (non là je déconne)…à un moment ils grandissent et les choses changent.  Mais, ce n’est pas grave, enfin sauf pour ceux qui restent sur le carreau au Glee club.

Voilà comme j’ai apparemment 17,5 ans, tout ceci me parle très fort.

Pour le moment, aucun retour à la lucidité n’est envisagé. Vous êtes donc libre de rayer violemment ce blog de vos favoris. Si vous me cherchez, je regarde « Le Prince de Bel Air » sur AB1.

[*Sursaut* Je trouve quand même un gros défaut à la saison, je vous rassure, l’arrivée de deux personnages nuls, les Rachel et Finn 2.0, pour que la série ne se perde pas trop. Personnellement, et là j’ai 28 ans à nouveau (………), je ne vois pas l’intérêt de l’introduction dans la série de cette jeune et gentille fille de cuisinièr qui est amoureuse du demi-frère rebelle de Puck. Tina, Artie, et Sam sont tellement nazes décidément qu’ils ne suffisent  même pas pour animer le Glee Club. Je ne vous parle même pas de Unic, que même au top du politiquement correct, je hais. Quant à la nouvelle Quinn, j’ai bien saisi le message, mais je la déteste. Je sais, c’est fait pour, mais elle est moche en plus. Quant à Sue, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.]

Le classement de la haine : Les 10 pires personnages de…Glee !

En ces temps tourmentés, où le simple mot vacances suffit à me faire mordre, j’avais décidé de revenir aux fondamentaux du blog rose, en consacrant un petit top aux personnages de séries du moment que je hais. En réfléchissant à mon numéro 1, celui qui m’a inspiré l’idée même du classement, puis aux suivants, je me suis rendue compte que ce palmarès allait compter à 95% des personnages de « Glee ». Alors autant gagner du temps en élaborant le top des pires personnages de la série.

[Attention ce billet contient énormément des spoilers sur la saison 3 de « Glee »!]

10) Sue Sylvester

Il faut bien le reconnaître, l’intérêt de la saison 1, et peut-être de la 2, que j’ai zappée en grande partie, résidait dans la personnalité hors norme de Sue, qui pourfendait activement le politiquement correct. Mais dans la 3, les scénaristes ne savent visiblement plus quoi faire d’elle. Dernier coup de génie en date : l’idée qu’elle voudrait être mère, ce qui ne colle pas trop avec l’âge estimé de son utérus. Sue m’arrache rarement un sourire et mérite donc une place dans ce classement, et pas uniquement pour le compléter.

9) Sebastian

Ce Warbler était censé venir mettre le souk entre Blaine et Kurt, et les mener très probablement vers une rupture souhaitable. Finalement, il ne sert à rien dans le rôle du méchant, qui abîme Blaine, compromettant ainsi à vie leurs chances de liaison. Dommage parce qu’il est joli garçon pourtant…
8) Les pères de Rachel
Jeff Goldblum a vraiment une vie de merde, en tant qu’acteur, depuis « Jurassic Park ». Il a campé un des pires guests de « Friends » et maintenant il vient jouer les papas pédés de Rachel. On sent bien que les scénaristes l’ont choisi un peu par dépit et qu’ils lui auraient préféré une vraie star (Elton John). L’apparition des deux pères adoptifs de Rachel donnent une image atroce de l’homoparentalité, et explique en outre la personnalité horripilante de leur fille.

7) Quinn

Je pourrais….je devrais tout lui pardonner tellement elle est belle, mais les scénaristes ne l’aiment pas autant que moi et s’acharnent sur Quinn depuis la première saison. Résultat, après avoir été une fille mère manipulatrice, elle se mue dans la saison 3 en reine buzzarde du mal. Elle échoue dans ses tentatives de récupérer sa pauvre fille avec le terrible Puck (et son hideuse crête), et redevient pour la fin de saison (et sa fin de carrière?) une gentille petite catholique vertueuse. Beurk !
6) Sam
Dans une interview, Chord Overstreet expliquait que JAMAIS DE LA VIE il ne reviendrait dans « Glee » après avoir été un peu mis de côté par les scénaristes et que désormais il consacrerait sa vie à SA musique. Entre deux, il a changé d’avis et ramené son immense bouche pulpeuse dans « Glee ». Il continue d’interpréter un blond fade sans intérêt, qui essaie désormais de remettre la main sur Mercedès pour justifier son existence dans la série.

5) Blaine

J’ai simplement envie de lui faire bouffer son nœud papillon et de le salir, ce qui n’est pas bien normal, si ?

4) Finn

Cory Monteith va avoir 30 ans cette année. Tout est dit, non ? Je ne comprends pas comment un type de 30 ans peut jouer à merveille un adolescent de 30 ans qui semble avoir deux neurones qui se battent en duel. Je déteste tout chez Finn, sauf peut-être sa jolie voix, sa soumission à Rachel, sa décision de l’épouser, son physique…

3) Will Schuester
En résumé, l’acteur joue comme une patate et je ne supporte pas son personnage, et à l’instar de Sue, ses cheveux m’angoissent. Je déteste les chansons qu’il force le Glee Club à interpréter depuis la première saison. A la place du principal Figgins, je le virerais avec pertes et fracas. Depuis que j’ai appris qu’il parlait à peine espagnol, alors qu’il l’enseigne, je le méprise.
2) Rachel
Je suis constante dans ma haine de Rachel. Je vomis ce personnage depuis la première saison. Elle a d’ailleurs été écrite pour cela, donc je félicite les scénaristes, pour une fois, car ça fonctionne. La seule bonne nouvelle, s’il y a une saison 4, c’est qu’elle devrait moins y apparaître.
1) Kurt
Je pourrai déverser un camion citerne de slushy sur la tête de Kurt Hummel. Vous allez finir par me soupçonner à tort d’être homophobe – mon meilleur ami est gay – mais plus ça va, plus Kurt est insupportable. Je pouvais compatir quand il était le petit homo martyrisé du lycée, mais là son bonheur me crispe. Avec Blaine, il campe l’un des couples les plus ignobles du petit écran. J’avoue, je ne comprends pas forcément ma montée de haine à son égard, mais je le déteste.

Bon la question qui s’impose un peu à vous et à moi à cet instant est : pourquoi continuer à regarder « Glee » si 95% du casting t’horripile et bien il reste, elle, 

Santana, qui incarne la meilleure lesbienne du petit écran depuis Willow ou Bette peut-être, parce qu’elle n’est pas caricaturale, ni stéréotypée. Bon, la plupart du temps, on en saisit pas bien si elle est vraiment homo, et surtout si elle est avec Britany, mais les scénaristes de « Glee » sont mauvais et elle n’y est pour rien.

De moins en moins Glee(k)

Chaque saison et presque chaque épisode m’éloigne un peu plus de la gleek-mania. Si j’ai réussi à venir à bout de la première saison, je n’ai jamais terminé la deuxième et je me coltine la troisième plus par obligation que par passion. Mais bon, je l’avoue, j’ai été bêtement alléchée par deux titres d’épisodes qui semblaient super accrocheurs : « the first time » et « I kissed a girl ».

[ATTENTION JE SPOILE HONTEUSEMENT LA SAISON 3 DE GLEE !!!!!!!!!]

L’épisode 5 de la saison 3 de « Glee » devait en effet se pencher sur la première fois d’au moins deux des personnages principaux : Rachel et Kurt. L’idée qu’un jeune gay perde sa virginité à l’écran m’intéressait, je voulais savoir comment cette péripétie serait traitée.
Je n’ai pas été déçue du voyage. Il faut beaucoup d’imagination en effet pour penser que les deux garçons qui flirtouillent tout habillés sur un lit sont passés à l’acte. En même temps, je ne sais pas bien à quoi je m’attendais. Je pense que le dépucelage façon Stuart sur Nathan, 16 ans au compteur, dans « Queer as folk » UK aurait causé des émeutes aux Etats-Unis. Si vous n’avez jamais vu la série, je vous la recommande chaudement, au moins dans sa version anglaise, je ne connais pas le remake américain, et surtout cet épisode qui ne laisse aucun doute sur ce qui arrive au petit blondinet. 

Arnaquée une première fois, car la scène entre Rachel et Finn était au moins aussi faux-cul que celle entre les deux petits gays, j’ai quand même visionné l’épisode tournant autour du coming-out de Santana. Dans le précédent, la jeune pom-pom girl était outée par un clip de campagne visant son mentor, Sue, suite à une réflexion de ce gros mollasson de Finn. L’épisode 7 devait donc se pencher sur la réaction de la jeune fille. En dehors de son coming-out à sa grand-mère, rien de bien révolutionnaire à nouveau à l’image, et surtout pas de baiser entre filles.

Pour reprendre un slogan ringard dans « Glee », on parle beaucoup mais on agit assez peu.

En parallèle, les autres intrigues sont presque sunset-beach-démentes. Quinn, qui est belle à mourir, et finalement je vais peut-être ne plus rien attendre de « Glee » et juste regarder la série pour voir la magnifique blonde à l’écran, a vu son personnage se dégrader de saison en saison. La pom-pom girl populaire et jeune chaste, devenue mère prématurément, est passée par une phase de rébellion crade, avant de décider d’ourdir un complot pour récupérer sa fille, adoptée par la génitrice de Rachel, qui l’a abandonnée à la naissance, avec son ex, le père de son bébé. Dans l’épisode 7, elle renonce a priori à ses sombres desseins. Puck, dont les cheveux font de plus en plus peur, est, lui, tombé amoureux de la mère de Rachel et entend élever avec elle sa fille naturelle. Logique…

Face à des ados extrêmement sexualisés, les adultes sont, eux, bizarrement chastes. Will n’a toujours pas réussi, aux dernières nouvelles, à coucher avec la jolie Emma, qui au moins ne souffre plus de TOC et le coach Beiste, femme hommasse un peu monstrueuse mais pas lesbienne (ouf) est également vierge. 

Comme des sociologues se sont penchées, à raison d’ailleurs, sur « Twillight », j’aimerais que quelqu’un de compétent m’explique pourquoi les adultes sont sages dans cette série et les ados aussi débauchés, si je me fie à la morale américaine évidemment.

Dans « Glee », je sauve quand même les trop rares prestations chantées de Santana et la plastique de Quinn, mais on va croire que j’insiste là.


[Il faudra attendre la deuxième minute pour entendre le mash-up d’Adèle qui met Santana en valeur et voir Finn se prendre ce qu’il mérite dans la figure.]

Gleek / Pas gleek

J’ai profité de mes vacances sans télévision pour donner une seconde chance à « Glee ». En boycottant la série, j’ai un peu l’impression de m’exclure d’un gigantesque club mondial d’initiés, c’est ce qui m’a donné envie de poursuivre le visionnage de la saison 1, entamée au début de l’année. De plus, je n’avais pas grand chose d’autre d’inédit à emmener dans ma forteresse de solitude.
« Glee » me rend un peu schizo. Je n’arrive pas à savoir si j’apprécie ou pas la série.

Après avoir réussi à nous en passer durant six mois, en nous remettant à « Glee », nous avons englouti les épisodes au rythme de deux par soirée environ.

Je n’arrive pas à savoir si le plaisir que me procure les parties chantées réussies et les interventions de Sue Sylvester peut me faire oublier des intrigues extrêmement minces et des personnages souvent caricaturaux, et inversement je me demande si le scénario digne de « Sunset Beach » qui peine à rebondir à mi-saison suffit à me gâcher la qualité de certaines prestations musicales et le côté décalé de quelques personnages.

Glee me rend effectivement schizo.

Nous avions arrêté en partie à cause du « sunsetbeachisme » de la première partie de saison donc avec tous ses bébés, vrai et faux, dont l’un n’était pas le père et l’autre non plus finalement parce qu’il n’y avait pas vraiment de polichinelle dans le tiroir de sa femme. Alors que je pensais la série empêtrée à jamais dans ces histoires vraiment pas crédibles, Will saisit en une seconde que sa femme lui ment et l’abominable Rachel apprend à ce pauvre imbécile de Finn qu’il est cocu.
La page est tournée et la série doit remonter la pente.

Là, j’avoue, j’ai craint le pire et j’ai eu raison. Sans grande mission, à part celle de tolérer de partager le toit de cette caricature de Kurt, le brave Finn tourne en rond et devient incolore et on a du mal à trouver Will crédible dans son rôle de tombeur divorcé.

Fort heureusement, la série me bluffe en deux épisodes centrés autour de deux divas. Le spécial Madonna m’a littéralement scotchée. J’ai adoré la fascination de Sue pour la reine de la pop et malgré sa philosophie un peu gentillette, l’épisode tournant autour de Lady Gaga et de la différence et de la tolérance m’a conquise.

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Dans les pires moments de crise, je me dis que j’adorerais voir les protagonistes de « Glee » sur scène. Je ne fais pas partie de la caste qui prétend zapper les scènes musicales pour se consacrer quoi d’ailleurs ? L’intrigue…ce qui fait un peu peur, non ?

Quand je reprends le dessus, je me dis évidemment que si « Glee » était une série réputée drôle ou à prendre au second degré, tout serait différent. Mais, très vite, le succès aidant certainement, les scénaristes ont commencé à ne plus assumer à 100% la géniale Sue, à qui on découvre une sœur « handicapable ». Sue est vraiment très, très méchante, mais…quoi d’ailleurs ? Elle a des circonstances atténuantes ? Elle est bonne finalement au fond d’elle même ? Ca me chiffonne un peu. « Glee » ose un truc en introduisant le personnage de la pom-pom girl trisomique, sur laquelle Brittany copie en maths, peut-être la réplique qui m’a fait le plus rire dans la série, mais recule en se donnant bonne conscience avec Sue, qui n’est finalement pas pourrie jusqu’à la moelle.

[Au risque d’être très peu originale, j’adore Sue…]

Il faut certainement prendre « Glee » pour ce que c’est, une bonne série pour ados avec des passages chantés parfois bluffants, mais sans intrigues très solides, ni personnages très construits. Pourtant, en écrivant cela, j’ai envie de me contre-dire immédiatement et de lui trouver plein de qualités.

Définitivement, « Glee » me rend schizo. La saison 2 m’aidera peut-être à trancher enfin mon opinion.

J’allais oublier que parmi les grandes qualités de Glee, il y a Quinn, que je trouve au-delà de magnifique, et qui pourrait bouleverser mon classement des plus belles blondes du petit écran (s’il existait).

Glee ne suscite pas (encore) mon hystérie

Ma nouvelle vie de téléphage, sans télé ou quasiment, puisque les chaînes hertziennes sont apparemment en grève depuis début 2011, m’oblige à regarder désormais des séries et comme j’ai passé jusque là mon existence, quand les chaînes avaient encore le souci de distraire leurs téléspectateurs avec de bons programmes, à ne pas suivre les séries à la mode, je me rattrape. J’ai donc un an de retard sur tout le monde, et quelques mois d’avance sur les téléspectateurs de M6, dans le visionnage (légal) de « Glee » (puisqu’il s’agit de mon cadeau de Noël importé légalement des Etats-Unis).

Je suis donc confrontée au problème de taille des gens qui ont lu et entendu tellement de bien sur une série nouvelle et qui la découvre avec des a priori extrêmement positifs. Dans ces cas là, on est soit très, très déçue, soit super emballée, mais bizarrement de mon côté je suis juste un peu dubitative. Je crois que j’aurais préféré découvrir « Glee » en temps et en heure sans être chargée d’ondes extrêmement positives au sujet de cette série.
Pour les personnes qui auraient miraculeusement échappé à ce quasi phénomène de société, « Glee » se déroule dans un lycée américain de l’Ohio avec ses pompom girls, ses joueurs de football américain, et ses losers. Comme dans tout bon établissement scolaire, la vie est organisée en castes, les plus populaires, les sportifs et leurs groupies, ignorant la plèbe formée par lycéens « différents ». Au milieu de tout ça, un jeu professeur décide de relancer la chorale, qui donne son à la série, pour concurrencer la très populaire équipe de danseuses du lycée, « les cheerios », qui croule sous les privilèges et les récompenses. La chorale attire évidemment la lie des élèves : la noire obèse, le gay, le handicapé, l’asiatique, la meilleure chanteuse du lycée et son gros nez… mais son responsable décide, pour conserver son existence, de la qualifier dans une compétition nationale de chorales, et mène une opération de prosélytisme à destination des élèves les plus populaires. Il débauche ainsi l’un des joueurs de l’équipe de football…

« Glee » est une série assez déroutante.

D’abord, il faut supporter l’idée que ça chante beaucoup dans les épisodes, façon comédie musicale. Beaucoup de ceux à qui j’en ai parlé ont avoué zapper ses séquences, que je ne trouve pas déplaisantes, ni d’ailleurs enthousiasmantes, mais je n’ignore pas qu’elles ont leurs fans. En même temps, le propos l’impose.
Ensuite, si le propos n’est pas vraiment nouveau, les problèmes de popularité et d’impopularité dans un lycée, on a vu plus original, le traitement du sujet est vraiment sympa.
« Glee » traite d’homosexualité, de sexualité tout court, d’avenir,… Par moment, quand je regarde « Glee », j’ai l’impression de me retrouver devant « les années collège » et à d’autres devant « les frères Scott » et c’est en ce sens également que la série est déroutante.
Ce qui sauve « Glee », c’est évidemment le personnage de Sue Sylvester, qui est tellement génial, qu’on pardonne énormément au reste. Depuis que j’ai découvert Sue, j’ai envie de me promener en survêtement et de dire exactement ce que je pense sur un ton très posé et définitif tout le temps. Sue réhabilite vraiment le survêt’ et je regrette par conséquent de n’en posséder aucun. Mais l’intérêt ne se limite pas à Sue, les grains de folie sont nombreux dans « Glee ». Le personnage de la femme du professeur qui est prête à tout pour avoir un enfant est assez excellent. J’adore quand elle se plaint de travailler « trois jours par semaine » et qu’elle envoie son mari sans scrupule faire des ménages la nuit pour lui payer une imposante baraque pour un môme qu’elle ne porte même pas au final. J’ai hâte de savoir comment elle va se dépêtrer de ses mensonges.

Oui, « Glee » est une bonne série aussi quand elle met en scène une prof toquée et un petit gay, qui va convertir des joueurs de football américains aux chorés de Beyoncé pour rendre son papa fier de lui. Elle m’intéresse également quand elle évoque les problèmes de budget des lycées publics américains, qui obligent son proviseur à de parfois curieux arbitrages.

Mais, « Glee » me pose aussi plein de problèmes. Je me demande comment cette série va pouvoir durer sans devenir la caricature d’elle-même ou être victime de son succès. De mon côté, j’attends de venir à bout de la première saison pour savoir si je suis fan, dubitative ou simplement modérée dans mon amour pour « Glee ».

Je suis également curieuse de découvrir le traitement que M6 va lui réserver. Programmation en prime en VO multilingue ou grand n’importe quoi en journée ? J’ai un début de réponse grâce à Wikipédia, la chaîne opterait pour une programmation en prime au départ puis en seconde partie de soirée. La concurrence scellera le sort de la série, qui pourrait pâtir de son côté « phénomène du web ».
 
J’attends les commentaires des fans de la série pour m’expliquer à quel point je n’y ai rien compris.