Gilmore Girls, suite et fin !

J’en termine avec « Gilmore girls », que j’ai enfin fini de regarder ce week-end.

J’ai détesté le dénouement et j’ai été très déçue par les fameux cinq derniers mots.

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L’automne aurait pu parfaitement fermer les portes. Lorelai renonce d’elle-même à son trip « Into the wild » (le livre, pas le film) après une épiphanie : elle veut finalement épouser Luke. Je leur ai amèrement reproché de ne pas assez s’aimer, mais il faut bien reconnaître que sa déclaration à son amoureuse est plutôt touchante. C’est l’un des meilleurs moments de cette saison pour moi.

Emily choisit de vendre sa maison et d’aller s’installer au bord de la mer. Comme je la comprends…

Pour donner un semblant d’ouverture joyeuse et boucler la boucle, ou le cercle vicieux : Lorelai se décide enfin à agrandir la Libellule et demande de l’argent à sa mère, qui lui impose de venir passer des vacances avec Luke dans sa jolie maison des Hampton.

Rory trouve enfin sa voie, enfin ce n’est pas gagné, en devenant écrivain et en rédigeant les aventures des « Gilmore girls », concluant le tout avec une jolie mise en abîme.

Mais, c’était sans compter le véritable pouvoir de nuisance des filles Gilmore.

Alors, non, Lorelai ne plante pas Luke devant l’autel, comme l’a légitimement craint Emily, et nous aussi pour être tout à fait honnête. Elle décide simplement de se marier en catimini la nuit qui précède son mariage, afin de causer à nouveau de belles et profondes dissensions entre elle et sa mère, qui sera certainement vexée par ce geste impulsif et nul.

En vrai, j’ai bien compris que les scénaristes avaient déjà eu du mal à réunir le cast, et surtout Mélissa McCarty, venue juste le temps de produire beaucoup de gâteaux de mariage, et qu’il était donc probablement impossible d’organiser pour le couple phare une cérémonie digne de ce nom. Mais, le mariage pouvait être éludé ou placé au second plan, sans que Lorelai n’en fasse à nouveau qu’à sa tête. Ca rappelle le tristement célèbre Max-Medina-Gate.

Bref, donc le mariage est avancé inutilement, et surtout la pauvre Rory, encore visiblement amoureuse de Logan, annonce à sa maman qu’elle est enceinte. Hop, cinq derniers mots, et fureur de la téléphage qui écrit ces quelques lignes.

Qui est le père ?
Probablement pas Dean, qui a enfin trouvé la femme de sa vie et lui a fait plein de jolis enfants. Pourtant, Rory tente bien de le déstabiliser en lui faisant une improbable déclaration chez Doz.
Certainement pas Paul, le pauvre garçon qu’elle oublie perpétuellement, et qui finit par la plaquer. Bien fait, Rory !

Pourquoi pas Jess, qui semble encore amoureux d’elle et déjà prêt à l’éditer ?

Sans aucun doute Logan avec qui nous l’avons vue batifoler durant quatre épisodes.

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J’allais oublier le wookie avec qui elle a couché à New York. Chewbacca est peut-être le père. Ca serait mon hypothèse préférée.

Est-ce que j’ai envie de voir une suite à cette suite ?
Honnêtement non.

En dehors des habitants de Stars Hollow, aucun protagoniste important ne reviendrait pour cette énième saison, non ?

Et puis, à quoi bon ? Lorelai est mariée, elle a de chouettes projets. Emily commence à refaire sa vie. Et, on se fout de Rory.

Le retour déprimant des filles Gilmore

Avant de retrouver les filles Gilmore, je l’avoue, j’adorais l’idée que mes personnages préférés des années 90/2000 se réunissent pour un retour forcément gagnant sur mon petit écran.

Comme beaucoup, j’ai longtemps espéré que les « Friends » acceptent de se retrouver à New-York, que Buffy revienne à Sunnydale, ou que Joey, après avoir divorcé de Pacey, aille retrouver en barque le beau Dawson, désormais installé chez ses parents après son échec cuisant à Hollywood. Bon, dans le deuxième cas, il me semble que la ville a été rasée de la carte et que la bouche de l’enfer a été scellée, mais j’imagine qu’un New Sunnydale, une ville nouvelle et démoniaque, aurait pu voir le jour.

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En retrouvant Lorelai, méconnaissable, je remercie les « Friends » d’avoir refusé de se plier à l’exercice. Monica version 2016 est aussi défigurée que sa consœur de Stars Hollow, et retrouver Ross et Rachel en mode vieux couple ou en divorcés fâchés m’aurait sans doute déprimée.

La vérité, c’est que nous n’aimons pas voir vieillir nos héros. Buffy est parfaite à 20/25 ans. Elle serait déprimante en vieille chasseuse de quarante ans, qui commence à se demander si elle n’est pas passée à côté de sa vie à force de sauver le monde.

Je pourrai multiplier les exemples à l’infini, mais j’en viens au fait.

J’attendais beaucoup, sans doute trop, du retour des « Gilmore girls ». En voyant la bande-annonce, mes yeux se sont embués et je me suis exclamée « ils sont tous là » ! Aujourd’hui, je me dis juste qu’ils sont « tous vieux », que les acteurs qui ont une vraie carrière ne feront qu’une brève apparition (Milo / Jess ou Melissa / Sookie), et qu’en fait je préférais les savoir heureux dans la dimension parallèle des séries terminées, où les personnages revivent en boucle les mêmes aventures sans jamais se lasser….et vieillir, j’insiste lourdement sur ce point.

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C’est déjà suffisamment pénible d’avoir bientôt quarante ans, et des inquiétudes sur son avenir professionnel, sans avoir à se taper en plus ceux de Rory.

Rory a toujours été un personnage pénible. Rory est d’ailleurs la cause de 90% des abandons de « Gilmore girls » par les gens qui ont essayé la série. Sa pote Paris, qui est pourtant une pimbêche psychopathe, a l’air sympathique à côté de Rory. Cette gamine super douée oblige sa pauvre mère à se réconcilier avec ses parents pour pouvoir entrer dans une école privée hors de prix, puis faire Yale, alors qu’elle a toujours voulu intégrer Harvard, et pourtant à 32 ans, Rory n’a toujours pas trouvé sa voie. Elle erre donc de Stars Hollow à Londres, en passant par New York et Hartford. Elle tente en vain de décrocher des piges, fait la fine bouche quand GQ lui demande un reportage pas si idiot que ça au final, et reprend la Gazette de sa ville natale, sans faire plaisir à personne. Je me demande bien pourquoi elle fait sauter le poème.
Sa vie sentimentale est un échec aussi retentissant que sa vie professionnelle. Mais, on a vraiment très envie de lui rappeler, que c’est elle qui a dit non à la demande en fiançailles de Logan ! On se demande aussi ce qu’elle a bien pu foutre depuis le moment, où elle avait heureusement choisi de suivre la campagne de Barack Obama pour un site web.

Comme, je n’ai pas vu encore le dernier épisode, j’ignore si elle s’en sort sentimentalement. Mais, j’imagine bien qu’elle va encore faire souffrir ce pauvre Dean, après avoir tellement contrarié sa petite maman, qu’elle a choisi de partir randonner.

J’en viens justement à sa pauvre petite maman, en pleine dépression depuis la reprise de la série.

On ignore si c’est la mort de son père, son auberge qui n’a pas progressé d’un pouce en dix ans, ou sa relation boiteuse avec Luke, qui la déprime le plus. A mon avis, c’est un bel ensemble. Figée dans l’ambre, ce qui a laissé des traces sur son visage depuis une décennie, Lorelai se réveille à 48 ans pour voir que sa vie est un peu ratée. Rien de comparable avec celle de sa fille mais quand même.

Il aurait fallu que les scénaristes aient le courage de la faire rompre avec Luke. Ce couple ne fonctionne pas. Le manque d’alchimie entre les deux protagonistes sautent aux yeux à l’écran. Posez-vous une simple question : à quel moment les voit-on s’embrasser ou même se toucher ? Je veux bien qu’ils forment un vieux couple, mais ça ne donne pas envie de croire à l’amour éternel de les voir ensemble.

Ceux qui s’en sortent le mieux, ce sont finalement Kirk et Taylor, qui ont réussi à accomplir de grandes choses pour la ville.

J’imagine que je reviendrai dresser le bilan de l’ensemble après avoir vu le dernier épisode, mais je ne suis pas forcément très pressée.

Mes retrouvailles avec les filles Gilmore

J’ai démarré en douceur le visionnage des nouveaux épisodes de « Gilmore gilrs » hier. Je suis désormais partagée entre la tentation de tous les regarder très vite pour savoir où ils vont me mener, et celle de les faire durer au risque d’être spoilée

Justement, je préviens que ce post comprendra des informations au moins sur le premier épisode de la nouvelle saison de la série, et un peu sur le deuxième que j’ai sérieusement entamé.

Autant le dire tout de suite, j’ai été conquise par ces retrouvailles.

La série reste fidèle à elle-même. Les Gilmore causent, causent, causent et causent.

J’ai bien noté que le visage de Lorelai avait changé. Je ne l’ai jamais trouvée très jolie, et là elle ne s’est clairement pas arrangée. Dommage, le temps aurait peut-être pu lui donner du charme. Il faut passer outre ce premier choc.

Lorelai n’a toujours pas appris à communiquer avec sa mère, malgré la disparition de Richard, dont la présence est étrangement palpable dans le premier épisode. Elle tient toujours la Libellule, comme elle peut depuis le départ de Sookie. Une absence qui s’éternise a priori. L’apparition en guest de Melissa McCarthy est très, très attendue. Elle est surtout toujours en couple avec Luke. En dix ans, ils ont oublié de se demander s’ils voulaient des enfants. J’imagine que le scénaristes se sont retrouvés face à ce dilemme cornélien : pouvaient-ils consciemment nous introduire un chiard dans la série sans mettre les fans en état de choc ? Donc Lorelai a désormais 48 ans, et elle s’interroge sur ses envies de maternité. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Rory, elle, semble être devenue journaliste pigiste. Ca arrive même aux meilleures. Son (seul) fait de gloire est d’avoir été publiée par le New Yorker, ce qui fait la fierté de son beau-père. Elle a largué son appartement et ses cartons chez Lane, Paris, sa grand-mère, sa mère, et dans son pied à terre londonien. L’un des excellents ressorts comiques du premier épisode vient du petit ami de Rory, Paul, que tout le monde, y compris elle, oublie. Cette vanne me semble un rien empruntée à « Arrested development » et à Ann, la terrible petite amie de Georges-Michael, mais ça passe. Je ne sais pas d’où elle tient l’argent pour faire tous ses voyages, mais elle travaille avec Alex Kingston, convertie pour l’occasion en hystéro totale.

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Quant à Emily, elle gère son deuil comme elle peut et continue de se déchirer avec sa fille. Mais, elles travaillent désormais sur leur relation en allant voir chaque semaine une psy.

Comme je le disais, ma première impression est très bonne.

J’ai presque dû me retenir d’applaudir à chaque apparition d’un personnage récurrent de la série. L’entrée en scène de Paris est, à ce titre, absolument géniale. Lane est moins gâtée, elle aura peut-être plus de chance par la suite. Kirk est mis en valeur dans ses nouvelles aventures entrepreneuriales- la création de Öööber, son service éphémère de voiturier – comme dans ces réalisations artistiques (son nouveau court-métrage). On ne s’attend pas à ce que Rory entretienne à nouveau une liaison avec Logan, par ailleurs fiancé, ce qui va pose problème, on le sent.
Taylor continue à tenter d’améliorer Stars Hollow notamment avec un tout à l’égout, et son idée de gay pride, qui avorte faute de gays dans la ville, m’a bien plu.

Les références à la culture populaire qui émaillent les épisodes font vraiment plaisir. Mon seul bémol, il y en a peut-être parfois un peu trop.

Ce qui marche le mieux, c’est le sentiment de prendre le cours de la vie des personnages comme si le temps avait réellement passé. Alors certes, Luke et Lorelai semblent un peu figés dans leur relation, et c’est finalement Emily, qui en parle le mieux en les comparant à des colocataires. Lorelai ne supporte pas cette réflexion, mais elle ne corrige pourtant jamais sa mère sur ce point.

La relation mère-fille reste tendue, et le nouveau malentendu qui oppose les deux femmes suite aux déclarations de Lorelai lors de funérailles de son père n’arrange rien. Mais, j’y crois. Elles n’ont jamais résolu leur problème et tout ce qui les oppose remonte à la surface suite à cet événement tragique. Plus que la relation assez Bisounours (j’espère bien que les choses vont se corser) entre Rory et sa mère, c’est ce rapport qui m’intéresse, parce que je le trouve vraiment très réaliste et qu’il me parle.

Voilà, ce post est évidemment à suivre, parce que j’ai hâte de passer le reste du printemps, l’été, et l’automne avec les filles Gilmore.

Gilmore girls, The Crown… les rares bonnes nouvelles de novembre

Mon humeur est donc maussade et je cherche des raisons de me réjouir. L’arrivée des téléfilms de Noël depuis la mi-octobre n’en est absolument pas une par exemple, surtout que les chaînes tournent avec le même stock depuis dix ans. « Une fiancée pour Noël » a déjà dû passer 95 fois.

Le retour de la « Villa des cœurs brisés »
C’est officiellement ma nouvelle télé-réalité favorite. Le concept est tellement bidon, que ça confine au génie. Des candidats de télé-réalité viennent se faire (love)coacher par une spécialiste blonde de l’amour qui tire ses cheveux en arrière. Ils sont célibataires depuis 90 jours, 25 jours, 365 jours, ou 80 jours, et ils ont besoin de comprendre pourquoi toutes leurs relations échouent. J’ai quelques hypothèses de mon côté : Ils font de la télé-réalité, ne sortent qu’entre eux ou presque, et papillonnent. Mais bon, qu’importe, la love-coach est là pour leur proposer des exercices dignes du très lointain « Starting Over » de TF1.

Dans les épisodes précédents, Anaïs devait ainsi porter sur son dos des pierres, sur lesquelles apparaissait une inscription représentant les maux qui pèsent sur sa vie. Elle pouvait ainsi se figurer le poids que représentaient ses soucis. Vincent, qui ne sort qu’avec des femmes trophées, avait pour défi de draguer une nana à l’aveugle. La love-coach n’a même pas poussé la logique jusqu’au bout en lui proposant de rencontrer une agrégée de philosophie portant des lunettes, ce qui doit être le début de la « thonitude » pour le jeune homme.

Bref, ça ne sert à rien, mais c’est sympa, surtout parce que le choix des candidats est calibré pour plaire à un maximum de monde avec des piliers du genre (Anaïs, Eddy, ou Vincent), mais aussi des petits nouveaux.

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La nouvelle saison de « Gilmore girls »
Je ne peux pas dire que je l’attendais. Je n’ai jamais imaginé que la série reviendrait pour quatre épisodes inédits. Du coup, c’est un peu un rêve. Les critiques sont bonnes, j’ai hâte de me faire une idée.
Retrouver Stars Hollow est un véritable enchantement. Je veux savoir ce que Rory et Lorelai ont fait durant ces DIX dernières années. J’espère que la ville est restée isolée du monde. Je suis curieuse de savoir comment Emily gère son deuil, si les Hep Alien vivent de leur musique, si Lane et Zach ont d’autres enfants, si Sookie est toujours avec son ignoble époux, si Kirk sort toujours avec la pauvre Lulu, si Christopher a retrouvé quelqu’un ou s’il va encore foutre le bordel dans le couple de Lorelai…et bien sûr où en sont Lorelai et Rory.

« The Crown »
Je rentabilise enfin mon abonnement à Netflix, qui propose depuis quelques mois les meilleures séries du moment. Après « Stranger things », « Penny Dreadful » et « Black Mirror », me voilà devenue accro à « The Crown », ce qui n’a rien d’illogique puisque j’aime le Royaume Uni et ses reines. J’ai déjà appris plein de choses sur Elisabeth II et l’histoire anglaise. Si je devais comparer cette série à quelque chose d’existant, je me référerais à « Borgen » pour le côté petites manipulations entre amis et femme forte.

Question existentielle

Je me suis toujours demandé pourquoi les personnages de séries ne terminaient jamais leur repas. Ils commandent des tonnes de trucs super appétissants et notamment des hamburgers qui font rêver et ne les mangent jamais.

C’est extrêmement frustrant.

Gilmore girls demeure la pire série de la création dans ce domaine. Lorelai ne mange jamais les petits déjeuners que Luke lui sert.

Pourquoi ?

Cette photo n’a strictement rien à voir mais je l’ai trouvée par hasard en tapant « Gilmore girls rory and Lorelai eat » et j’ai eu envie de la partager.

Celle qui dit du mal de sa mère sur son blog

J’ai aujourd’hui décidé de parler d’un sujet qui concernera au moins la moitié de mon lectorat, voire plus, mais pour en être certaine il faudrait que je lance une étude sur le sujet (qui me lit ?), ce qui serait une brillante idée, bien que je ne sois pas sûre que les questions sur l’orientation sexuelle de mes lecteurs seraient valides, les relations mère / fille.

Si je devais faire une série, et j’avoue que l’idée me trotte souvent dans la tête ces derniers temps, je la centrerais sur ça. Certains ont bien créé « Brothers and sisters », pourquoi pas « Mère est filles » après tout.

Monica et Judy Geller

Abby Lockhart et sa monstrueuse maman bipolaire
Meredith et Ellis Grey
Lorelai et Rory Gilmore…
Emily et Lorelai Gilmore.

Vous remarquerez au passage comme la seule présence de la mère dans la série conditionne dans chaque cas le destin de l’héroïne.

Je termine sciemment ma courte énumération par les filles Gilmore, car on peut dire tout ce qu’on voudra, aucune série n’a jamais abordé aussi justement les complexes relations sur lesquelles je désire me pencher aujourd’hui. Lorelai ne veut surtout pas donner à sa fille l’éducation qu’elle a reçue de sa mère, et pourtant Rory est rattrapée par son milieu, enfin celui de ses grands-parents au grand dam de sa petite maman.

Je ne vais pas taxer la mienne d’être une Emily Gilmore, car ça serait un peu injuste et que ceux qui la connaissent pourraient me le reprocher. Mais ma mère est loin d’être facile.

Hier, dans une conversation, elle a réussi un combo absolument historique qui lui vaut une note artistique et technique parfaite : me culpabiliser parce que je travaille trop, me culpabiliser parce que je suis précaire et que finalement si je travaille trop c’est de ma faute, me rappeler que quand j’aurais fini de trop travailler et bien je n’aurais plus de boulot – à ce moment là, le public était débout, standing-ovation, mieux qu’une quadruple boucle piquée – et enfin conclure gratuitement la conversation sur l’idée que je vais certainement grossir, que mon appartement est minuscule (n’exagérons rien), me rappelant ainsi que j’ai rompu et que ça lui fait du mal (à elle surtout, parce que moi tout ça, je gère évidemment).

Pourtant, ma mère n’est pas un monstre, et Emily Gilmore non plus, pas plus que Judy Geller, même si elle a inventé l’expression « faire sa Monica ».

Je l’ai déjà raconté sur Facebook, mais si j’omets d’appeler ma mère durant 24 heures, parce que je travaille trop dans mon appartement minuscule suite à ma rupture voulue essentiellement pour faire souffrir ma mère, qui bientôt aura mal à l’estomac et/ou une tendinite un peu à cause de moi, elle m’appelle paniquée persuadée que je suis morte dans ma douche et que personne ne l’a prévenue, ce qui n’est pas sympa au passage – message personnel à la Personne qui aurait du la prévenir que j’étais décédée d’une glissade.

Bon, il y aussi Buffy et Joyce Summers, bon leur relation n’est pas non plus totalement idyllique au départ, mais elle accepte bien la déviance de sa fille chérie, qui aime et tue les vampires.

J’invite mon lectorat féminin à lâcher ses commentaires sur ses complexes relations avec sa petite maman, et mes amis lecteurs à m’aider dans ma quête des relations mère / fille complexes.

A choisir, je veux Lorelai Gilmore, comme mère !

[Ca n’a presque rien à voir avec le sujet du jour mais je viens de découvrir ce Tumblr exceptionnel. Je suis au moins d’accord sur deux points, Luke et Lorelai ne communiquent pas ou mal et Drella manque beaucoup à la série après sa disparition inexpliquée.]

[NDLA : Il est quand même remarquable que « ma mère » est déjà un tag / libellé à elle sur ce blog…]

La grande famille

La série aurait pu s’appeler « Brothers et sisters », si le nom n’avait pas déjà été pris. Elle compte d’ailleurs, comme cette fiction boudée par TF1, quelques stars qui connaissent ainsi « une seconde chance ». Mais, du coup, elle s’appelle « parenthood », « parentoude » en poc. De mon côté, j’ai eu envie de la visionner car elle marquait le grand retour dans une série de Lauren Graham (alias Lorelai Gilmore). Comme le signalait Flounette dans les commentaires de mon précédent billet, « Parenthood » est une série extrêmement attachante. En un épisode à peine, nous avons été, ma moitié et moi, complètement happées par les intrigues et séduites par la famille Braverman.

Chez les Braverman, tout, ou presque, tourne autour d’Adam, admirablement campé par le génial Peter Krause, qui est en passe depuis « dirty sexy money » et grâce à « parenthood » de devenir l’un de mes acteurs de série préféré (et non je n’ai pas vu « six feet under » gnagnagna…). Adam est marié à une magnifique blonde, totalement WASP mais trop cool quand même, avec qui il a eu deux enfants : la super parfaite et trop équilibrée (mais non en fait) Haddie et le génialement attachant Max. Dès le départ, on comprend que le petit Max, tout mignon qu’il soit, a un sacré problème. Il ne veut notamment aller à l’école qu’habillé en pirate. Ses parents apprennent très vite, du moins au démarrage de la série, parce que le gamin a déjà 7 ou 8 ans, qu’il est atteint du syndrome d’Asperger, ce qui bouleverse leur vie très rangée. Mais, même avec ce problème, baptisée habilement leur « situation » en anglais dans le texte dans le cinquième épisode que j’ai vu hier, Adam continue de résoudre les problèmes de ses frères et sœurs et d’être à leur écoute.

Adam a une sœur Sarah (Lauren Graham), dont le retour dans le foyer familial marque le début de la série. Sarah a épousé un chanteur de rock, évidemment drogué et instable, dont elle a eu deux enfants, deux ados plus ou moins infernaux, Amber et Drew.

Sarah et Adam ont un frère, Crosby, un éternel ado qui travaille dans un studio d’enregistrement et qui répugne à s’installer avec sa copine. Crosby découvre qu’il est le papa d’un petit Jabbar, le prénom amuse beaucoup ses frères et sœurs, dont il va devoir apprendre à s’occuper sans demander perpétuellement l’aide de sa famille et surtout d’Adam.

Le tableau de famille se termine ou presque – il nous reste les parents cependant – avec la petite sœur, brillante avocate et grande réussite de la famille, Julia, qui a des gros problèmes relationnels avec sa fille, pas assez battante à son goût et surtout trop proche de son père.

Les parents, Zeek et Camille, réunissent, à chaque épisode, la fratrie lors de repas conviviaux et enjoués.

« Parenthood » a énormément de qualités.
D’abord, cette série est extrêmement bien jouée. Peter Krause est absolument fabuleux dans son rôle de père de famille solide qui doit affronter tour à tout la maladie de son fils adoré, qu’il aimerait tellement voir parfait, et la révolte de sa petite fille idéale, lassée de voir que tout tourne toujours autour de son petit frère. Lauren Graham, et je le dis sans parti prix, est excellente dans le rôle de la mère de famille célibataire un peu paumée face à la gentille révolte de ses ados qu’elle aime plus que tout au monde. Sarah est moins bavarde que Lorelai mais tout aussi percutante. L’interprète de Julia est extraordinaire dans son côte battante parfaite qui encaisse très bien en l’intellectualisant que sa fille ne l’aime pas. Enfin, et c’est assez rare pour le souligner, les gamins et les ados sont parfaits et très justes. Mention spéciale au petit Max, qui est extrêmement touchant et qui ne peut pas laisser indifférent.

« Parenthood » a en plus ce petit côté second degré qui élève une série sympa au rang de bonne série. Le propos n’est pas toujours extrêmement drôle mais les répliques sont justes et les dialogues souvent plein d’humour.

Si je devais lui trouver des défauts, je dirai simplement que le monde des Braverman est un rien trop idyllique. L’ado rebelle a un cœur d’or. La « situation » de Max est certes difficile à gérer mais avec l’aide d’une famille sympa, on s’en sort toujours… Mais je n’en suis qu’à l’épisode 5 de la première saison et tout est encore possible.
De plus, pour apprécier « Parenthood », il faut tolérer les fictions où il ne se passe presque rien à la « Gilmore girls ».

Mais de mon côté, si vous n’êtes pas un monstre de cynisme mort à l’intérieur, je vous conseille « parenthood » car la série vous fera beaucoup rire et parfois bêtement monter les larmes aux yeux, même si vous avez un peu honte d’être émue à l’idée qu’Adam joue les pères de substitution pour Drew, le fils de Sarah, dans de mignonnes séances d’entraînement de baseball.
 
D’après wikipédia, Parenthood a été acheté par TF1.