Dix conseils séries pour supporter le reconfinement

Même si je suis certainement l’un des êtres les plus casaniers que la terre ait porté, ce reconfinement (qui donnera lieu à un re-déconfinement du coup ?) me mine.
Et pourtant, mon lieu de vie actuel a été aménagé ces derniers mois pour survivre à un éventuel reconfinement. Mais il ne compte, malgré mes efforts, toujours pas de jardin, ni de vue mer.
Comme me disait ma maman avant que je parte passer un examen, haut les coeurs ! (Du coup, c’est le moment d’écouter la chanson de Fauve ? Pas Hautot, hein ? Vous vous souvenez de Fauve ? Sans blague ?)

L’histoire étant un éternel recommencement, voici dix conseils séries, toujours totalement subjectifs, pour passer le confinement. Je vous interdis de dire que je me répète. Il n’y a pas d’ordre !

Mon nouveau mantra…

1- The Good Place (saisons 1 à 4 sur Netflix)
Oh une série qui parle de la mort en pleine pandémie, comme tu es drôle, Poc ! Certes, mais ce n’est pas son unique sujet (quoique…), elle vous permettra aussi de réfléchir au sens de la vie (« J’ai trouvé le sens de la raison qui m’entraîne » lalalala) et peut-être de vous intéresser à l’éthique. J’en suis restée personnellement à la série, mais rien ne dit que ce deuxième confinement ne sera pas celui qui me mènera vers la philosophie.

2-Dark (saisons 1 à 3 sur Netflix)
J’ai déjà tout dit sur Dark, qui est certainement la série qui m’a le plus secouée ces 5 dernières années. Je vous envie de la découvrir, je vous envie de pouvoir la regarder d’un trait. Pensez à prendre des notes quand même et prévoyez une grande feuille blanche pour dresser les différents arbres généalogiques !

3- The Boys (saison 1 et 2 sur Amazon)
Des têtes qui explosent, des supers-héros bien tordus, des effets spéciaux qui déchirent… voilà de quoi bien, bien se changer les idées

4- Gilmore Girls (saisons 1 à 7 sur Netflix et quatre épisodes supplémentaires non indispensables)
Pour se vider la tête, rien de tel que d’écouter Lorelai parler et encore parler en buvant du café chez Luke dans la très chouette bourgade de Stars Hollow. Ce monde parallèle si proche du nôtre et en même temps si lointain devrait apaiser vos nerfs un peu à vif. Et puis bon, prendre fait et cause pour Lorelai contre sa mère vous permettra de canaliser votre énergie négative.

5- Buffy contre les vampires (saison 1 à 7 sur Amazon)
C’est mon petit plaisir quotidien, redécouvrir les aventures de Buffy et du scooby-gang en VO ! Entendre les blagues et les références à côté desquelles j’étais passée durant toutes ces années, découvrir des morceaux d’intrigues qui résonneront à nouveau par la suite, noter les obsessions de Josh Whedon… J’ai presque envie de prendre des notes en regardant Buffy.

6- Community (mais vraiment que les saisons 1 à 3 sur Amazon ou Netflix)
Petit bijou de série qui s’étiole à partir de sa quatrième saison pour virer à l’immense n’importe quoi durant les deux dernières, mais les trois premières valent tellement le détour.

7- American Horror Story (saison 1 à 9 sur Netflix)
Je vous envie de découvrir cette série. Vous pouvez vous référer à mon classement pour les regarder, les prendre dans l’ordre, piocher au hasard selon vos préférences, plutôt le cirque et ses monstres, l’hôpital (et ses fantômes) psychiatrique et ses horreurs, les années 80 et ses meurtres sanglants

8- Family Business (saisons 1 et 2 sur Netflix)
C’est plus drôle que Dix pour cent, mieux joué que Joséphine Ange Gardien, moins chiant que Maigret et plus réaliste qu’Emily un Paris. Un bonheur de série française…

9- Friends (saisons 1 à 10 sur n’importe quelle chaînes de la TNT)
Pour revoir les têtes de bébés des acteurs dans la première saison, attendre dix saisons pour que Ross et Rachel finissent ensemble, parce que ça reste drôle même au dixième visionnage et surtout parce que c’est léger.

10- Mandalorian (saison 1 et bientôt 2 sur Disney +)
C’est LA série qui m’a réconciliée avec l’univers de Star Wars après la troisième trilogie. (On peut aussi profiter du confinement pour regarder I, II, III, Solo, Rogue One, IV, V et VI). C’est beau, c’est bien, et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Je vais essayer de penser à dix conseils lecture et à dix émissions à ne pas manquer. On va y arriver, je vous le promets !

Les personnages de série avec qui personne ne souhaiterait être confiné

Je ne sais pas s’il faut choisir le moins pire de la liste ou au contraire le plus terrible. A vous de voir !

Et comme d’habitude, je suis curieuse de connaître vos propositions.

Gibbs (NCIS)
Il n’est pas très drôle, ni très sympathique. Sa rigidité militaire n’est pas propice à de belles journées de détente.
Une qualité quand même ? En tant que militaire, il peut être utile en survie, quand vous aurez terminé vos 5 kg de pâtes.

Aaron Hotchner (Esprits criminels)
Il rit quand il se brûle et un dangereux serial killer veut sa peau. Je ne sais pas ce qu’il vous faut…
Une qualité quand même ? Il doit avoir de chouettes histoires à raconter pour se faire bien peur avant de dormir.

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Meredith Grey (Grey’s anatomy)
Elle est égoïste, sinistre et elle a au moins trois gosses (j’en étais restée à deux).
Une qualité quand même ? Toujours la même, elle est médecin, ce qui est cool pour les hypocondriaques (comme moi).

Angel (Buffy contre les vampires)
Il est déprimant ! Il porte le malheur du monde sur son visage. En plus, c’est un vampire, qui pourrait bien avoir un petit creux cloîtré avec vous.
Une qualité quand même ? Il pourrait nous apprendre plein de trucs sur Buffy et vu son âge avancé, il doit avoir une tonne d’anecdotes savoureuses à partager.

Sheldon Cooper (The Big Bang Theory)
Il n’a pas vraiment le sens de l’humour et sait tout sur tout. En plus, il est maniaque.
Une qualité quand même ? Pour ceux qui ont arrêté les sciences prématurément, c’est un puits de savoir, mais pas de pédagogie !

Janice (Friends)
En vrai, il y a pire, mais je me mets dans la peau de Chandler. J’imagine très bien l’épisode où Chandler et Monica doivent passer plusieurs semaines confinés et se retrouvent coincés avec Janice suite à un hasard scénaristique.
Une qualité quand même ? Je suis sûre qu’elle est très rigolote.

Jean-Pierre Stephens (Ma sorcière bien aimée)
Un type qui empêche sa femme de s’épanouir en tant que sorcière est forcément impossible à vivre. Il faudra lui faire à manger, s’occuper du ménage et lui amener son whisky à heure fixe.
Une qualité quand même ? Son épouse ?

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Le clown (American Horror Story saison 4)
Il est horriblement flippant et vaguement psychopathe.
Une qualité quand même ? Il n’a pas toujours été comme ça, la vie lui a joué de mauvais tours.

Le Docteur Cox (Scrubs)
J’ai hésité entre lui et Gregory House, mais ce sont quasiment les mêmes au final. Il est arrogant, agressif, un peu alcoolique… Dire que j’ai oublié JD dans la liste des personnages avec qui je voudrais me confiner.
Une qualité quand même ? C’est un gentil au fond (et il est médecin).

Pierce Hawthorne (Community)
Il est raciste, misogyne, homophobe, à moitié fou…. La coupe est pleine, je n’en jette plus.
Une qualité quand même ? Il est drôle; mais à petites doses, ce qui décidément ne s’accommode pas avec le confinement !

Robert Goren (New York : section criminelle)
Il est atrocement flippant. Il vous fera avouer vos pires secrets avec son regard inquisiteur.
Une qualité quand même ? Il est psychologue.

Tooms (X Files)
Il faut vraiment vous expliquer ?
Une qualité quand même ? Il est très souple. Ne me demandez pas à quoi ça peut servir pendant le confinement…

Tom Scavo (Desperate housewives)
Parce que je le déteste. C’est le pire personnage de séries de tous les temps avec Jean-Pierre. Il ne lui manque qu’une Endora pour lui pourrir la vie.
Une qualité quand même ? Lynette ?

Rachel Berry (Glee)
Elle est insupportable ! En plus, elle risque de vouloir revisiter tout le répertoire des comédies musicales de Broadway à la bouche.
Une qualité quand même ? Son côté juke-box humain.

Lydia Grant (Fame)Parce que vous êtes prévenus, chez elle, ça se paie en une seule monnaie, la sueur et qu’on a juste envie de glander devant la télé pendant le confinement.
Une qualité quand même ? Un peu d’exercice ne peut pas vraiment nuire pendant le confinement.

Alison Dubois (Medium)
Le confinement m’angoisse suffisamment pour ne pas en rajouter avec quelqu’un qui voit des gens qui sont morts et qui généralement ne vont pas bien.
Une qualité quand même ? Tous ces fantômes, ça fait de la compagnie.

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Rory Gilmore (Gilmore girls)
Une mademoiselle je-sais-tout égocentrique ! Je ne lui pardonnerai jamais d’avoir trahi sa mère.
Une qualité quand même ? Sa mère ?

Homer Simpson (Les Simpson) 
J’ai hésité avec le turbulent Bart. Mais un type qui picole toute la journée sur son canapé n’est pas une compagnie rêvée pour un confinement, si ?
Une qualité quand même ? C’est quand même sympa de picoler toute la journée sur le canapé .

Ted Mosby (How I met your mother)
Il est au panthéon de mes personnages de série honnis. Je ne veux pas connaître l’histoire de sa rencontre avec la mère de ses enfants, surtout si c’est pour apprendre qu’il s’est remis avec Robin à la fin ! Je ne suis pas intéressée par l’architecture non plus.
Une qualité quand même ? Aucune !

 

 

Avec quel personnage de série aimeriez-vous être confiné ?

Sur un concept complètement piqué ici, mais avec une liste totalement personnelle de noms, voici mon grand sondage : avec quel personnage de série aimeriez-vous vous confiner ?

(Je prépare le contre sondage : avec qui n’aimeriez-vous vraiment pas vous confiner ?)
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Lorelai Gilmore (Gilmore Girls)
Avantage : Elle est drôle, elle adore la junk food, elle parle tout le temps.
Inconvénient : Elle parle tout le temps.

Janet

Janet (The Good Place)
Avantage : Elle exauce tous les voeux. Elle sait tout, mais vraiment tout. Elle est hyper sympa…
Inconvénient : Je sèche…

Friends

Monica Geller (Friends)
Avantage :
Elle est maniaque. Elle vous aidera à vous lancer dans un grand plan de nettoyage chez vous et s’occupera de désinfecter les courses.
Inconvénient : Elle est mauvaise joueuse, les jeux de société peuvent très mal tourner avec elle. Planquez les fourchettes !

River Song (Doctor Who)
Avantage : Elle est sympa, elle est débrouillarde, et elle voyage dans le temps.
Inconvénient : Elle ne tient pas en place.

Rachel Green (Friends)
Avantage : Elle est facile à vivre et sympathique.
Inconvénient : Elle est un peu superficielle.

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Samantha Jones (Sex and the city)
Avantage : Elle a bon fond, elle est rigolote et elle a plein de trucs à raconter.
Inconvénient : C’est une obsédée sexuelle. A deux, ça peut vite devenir lourd.

Bette Porter (The L Word)
Avantage : Elle est lesbienne et canon. Elle danse et soude super bien. C’est une femme forte, qui gardera la tête froide en toutes circonstances.
Inconvénient : Elle ne respire pas la joie de vivre.

Emily Prentiss (Esprits Criminels)
Avantage : Elle saura quoi faire quelle que soit la situation. Elle est cultivée et bien éduquée.
Inconvénient : Elle n’est pas super fun.

Samantha Stephens (Ma sorcière bien aimée)
Avantage : C’est une sorcière ! Elle peut exaucer tous nos voeux.
Inconvénient : Jean-Pierre risque de lui coller au basques. On lui préférera du coup sa cousine, Serena.

Max (2 Broke Girls)
Avantage : Elle est drôle, elle est douée en pâtisserie et surtout c’est une vraie new-yorkaise, elle sait donc se sortir de toutes le situations.
Inconvénient : Elle est trop franche.

Ron Swanson (Parks & Recreation)
Avantage : Il est doué de ses mains et pourra enfin vous réaliser l’étagère à Pop! dont vous rêvez.
Inconvénient : Il est un peu taciturne.

Buffy Summers (Buffy contre les vampires)
Avantage : Elle est sexy. Elle saura vous protéger si les choses tournent mal.
Inconvénient : Elle est sans doute un peu rigide.

Angela Bower (Madame est servie) et sa mère Mona
Avantage : Pour l’ambiance à la maison et le confort du foyer !
Inconvénient : Ils sont déjà nombreux dans la famille, pas sûr que vous trouviez une place.

Thomas Magnum (Magnum)
Avantage : Il est sympathique et il possède une magnifique moustache. En plus, il y a pire que Hawaï pour se confiner.
Inconvénient : Il est très poilu, les poils sur le savon c’est un peu dégueu.

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Adrien Monk (Monk)
Avantage :
Il est maniaque, le virus ne franchira pas le seuil de votre porte.
Inconvénient : Il est maniaque à l’excès et ne supportera pas que vous mettiez les pieds sur la table basse.

Jess Day (The New Girl)
Avantage : Elle est distrayante. Elle aura des idées originales pour des travaux manuels.
Inconvénient : Elle doit être extrêmement saoulante à la longue et je préfère Schmidt.

Carol Hathaway (Urgences)
Avantage : Pour les hypocondriaques, elle sera d’une compagnie rassurante.
Inconvénient : Je la soupçonne d’être sinistre.

 

 

Who wants to live forever (la fin de The Good Place)

Voilà, c’est fini ! The Good Place est arrivé à son terme. Je pense que si on m’avait filmée pendant ce visionnage, on m’aurait vu m’effondrer doucement, sourire bravement, éponger mes yeux, me remettre à pleurer, dire un faible « non », me mettre à sangloter…

Ca fait deux heures que c’est fini et j’ai toujours du chagrin. Cette fin me hantera longtemps. Il me faudra quelques Jeremy Bearimy pour m’en remettre.

Jeremy Bereamy
Ma vanne préférée de The Good Place (NBC)

Je m’interrogeais hier : une série peut-elle réussir sa sortie ?
The Good Place  a prouvé qu’une série pouvait être géniale de bout en bout, à condition peut-être de choisir sa date de fin et de s’y tenir.

 

[La suite ne contient pas de gros spoils, mais au cas où passez votre chemin si vous n’avez pas vu ce dernier épisode !]

De bout en bout, The Good Place aura mélangé avec brio culture populaire avec des références drôles et plaisantes et culture (éthique et philosophie) tout court. L’apparition de Ron Swanson dans ce final n’est qu’une des cerises sur ce magnifique gâteau, avec celle de Phoebe dans le précédent épisode.

Les scénaristes auraient pu se contenter d’amener Eleanor, Chidi, Tahani, Jason et Michael à The Good Place. Ils auraient fait le job, on leur aurait été reconnaissants et on serait passé à autre chose. Mais non, ils ont voulu amener de la profondeur à tout ça.

« L’éternité, c’est long surtout vers la fin. » Les créateurs de The Good Place ont fait leur cette sentence pour offrir une issue forte et émouvante à leurs personnages.

Les héros de The Good Place étaient déjà morts. La série a réussi l’exploit de leur offrir une vraie fin.

L’histoire sans fin / une série peut-elle bien se terminer ?

La série que j’ai préférée ces deux dernières années s’est terminée pour toujours hier soir. Je ne sais pas quand et comment je vais regarder cet ultime épisode de The Good Place. J’en attends tellement… On en reparlera bien sûr.

Mais bon, on ne va pas se mentir, toutes les séries (ou presque) ont raté leur sortie, non ?

Welcome
NBC

(Cet article n’est absolument pas exhaustif… Je n’ai pas regardé toutes les séries de la terre et je ne parle que de celles dont je me suis souvenue au moment d’écrire ces lignes.)

On reste sur sa faim…
Les plus anciens ont connu ce qu’on a appelé la grande grève des scénaristes. Si certaines séries y ont bravement survécu, d’autres se sont éteintes à cette occasion et on ignore à jamais ce qu’il est advenu des personnages. Désormais, ils errent dans les limbes des personnages à la destinée amputée.

Un exemple, un seul !
Las Vegas… Dany et Delinda se marient au Montecito.
La suite, ben rien, on ne saura jamais. Las Vegas est une victime collatérale de la grève des scénaristes. (Ugly Betty, il me semble aussi.) Dans mon souvenir, la noce se faisait canarder, mais Allociné ne dit pas du tout ça. En tout cas, Delinda était sur le point de vivre un accouchement difficile.

Je ne parle même pas des séries annulées. Je fais partie du club des gens qui se demandent encore pourquoi John Doe voyait en noir et blanc et qui était la seule personne qu’il distinguait en couleurs.
Si, si, je vous jure… (Grâce à Wikipédia, je sais désormais pourquoi il savait tout. J’en reste sans voix.)

Ca vaut aussi pour le Caméléon. Les téléfilms ne nous ont pas tout dit sur Jarrod et Le Centre.

Et de celles abandonnées par les chaînes, Eden et Cruz ont-ils été heureux ensemble un jour à Santa Barbara ?
Je ne crois pas, parce que j’ai regardé les résumés sur Internet.

Il y a aussi et surtout celles qui auraient mérité mieux.
Je vais me référer à mon dernier souvenir de série qui s’éteint : The Middle.
J’aimais bien The Middle. Je m’étais beaucoup attachée à la famille Heck. Chacun ses tares. Mais j’ai trouvé le dernier épisode vraiment décevant.
Globalement, une série ne devrait jamais projeter ces personnages dans l’avenir. (Bon, Malcolm a plutôt bien réussi, mais l’avenir était assez proche.) Donc savoir que Sue s’est mariée au super pote de son frère et qu’Axl a une vie de merde, adulte, ça ne me satisfait guère. C’est le syndrome épilogue d’Harry Potter ou de Desperate Housewives !

Encore pire, les Frères Scott que je regarde actuellement sur TFX l’après-midi. (Qui a une vie de merde ?) La série avait eu une première « bonne » fin. Tout le monde était heureux, tout allait bien. Brooke avait enfin ses bébés. Et ils ont choisi de revenir pour une ultime-ultime saison dans laquelle tout les personnages sont en souffrance. Fausse bonne idée, vrai raté !

Celles qui se sont vraiment plantées.

Dans la case raté, les exemples sont innombrables. Lâchez-vous !

La pire dans le domaine demeure, à mon goût, How I met your mother.
Récemment Télérama a voulu réhabiliter How I met your mother. Là, je ne comprends pas le projet. La série devient dramatiquement nulle à partir de la saison 5, mais tend en fait vers un climax de nullité : sa fin. Apprendre que depuis le début on parle d’une mère morte parce que Ted veut en fait se retaper Robin, c’est vraiment atroce. On peut parler de trahison à ce niveau.

Les séries parties trop tard
Ben oui, il faut savoir finir parfois. Hop, hop…
Là, c’est facile pour moi. Urgences s’est terminée vers sa 25ème saison (alors j’exagère, je précise qu’Urgences s’est arrêtée après 15  saisons, ce qui est beaucoup déjà), sans qu’aucun membre du cast original n’ait survécu (n’est ce pas, Grey’s anatomy !). Dans le dernier épisode, une ou deux stars viennent jouer les guests. Je ne l’ai jamais vu.

Idem pour Scrubs qui n’était plus que l’ombre de son ombre sans Zach Braff.

Les séries que j’ai débranchées de moi-même
Grey’s anatomy s’est terminé dans mon coeur avec le départ de Cristina.

Quelques belles sorties pour terminer… (allez oui, ça existe !)
Friends forcément. Le dernier épisode est une véritable réussite. Ross et Rachel se retrouvent et chacun des amis dépose ses clés de l’appartement de Monica sur le comptoir. On apprend que Ross a vécu chez Monica et cette seule anecdote aurait fait un épisode génial, tout comme Chandler et Monica élevant des jumeaux, Phoebe en femme mariée…
Depuis, tout le monde ne parle plus que du retour de la série.

Buffy, Sunnydale est engloutie. Fin de l’histoire.

Côte Ouest, tous les personnages (survivants) se retrouvent dans le quartier où tout a commencé. Véritable fin de génie !

Lost, naaaaaaaaaaan je déconne !

Je compléterai un jour ce post avec The Big Bang Theory et Modern Family.

Et pour conclure ce post, comme on reboote tout aujourd’hui, les fins finissent par manquer de sens. Du coup, si on pouvait faire la suite de John Doe et me donner mes réponses. Idem pour Las Vegas !

Mon panthéon des séries

Sur mes 42 ans d’existence si je ne devais retenir que maximum dix séries, pour lesquelles opterai-je ?

Je n’ai bien sûr pas tout vu, je n’ai même quasi rien vu de la masse de séries existantes et ceci n’est qu’un point de vue entièrement subjectif.

Plutôt que de juger mes choix, je vous invite si vous avez envie et que vous lisez ceci à me donner les vôtres !

 

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Lost
Même si aujourd’hui il est de bon ton de cracher sur Lost à cause de la fin de la série, je reste persuadée qu’il fallait juste savourer le voyage plutôt que s’attacher uniquement à la destination. C’est LA série qui nous a poussées, mon ex copine et moi, à passer des heures sur Internet à chercher des réponses à toutes les questions que nous nous posions (et que nous nous posons encore) et  à émettre tout un tas d’hypothèses, qui se sont avérées fausses pour 99% d’entres elles.
Je reste marquée par le bunker qui s’illumine à la fin de la saison 1, comme par le « Not Penny’s boat » ou le « Not in Portland« . Cette île qui bouge, ça peut sembler ridicule et dérisoire, mais elle nous a passionnés et s’il y a UNE série que j’aimerais revoir sans rien en savoir, c’est bien celle-là.

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Friends
C’est la seule série dont j’ai vu tous les épisodes au moins deux ou trois fois, bien plus pour certains. Il ne se passe pas une semaine sans que je l’évoque pour illustrer un moment de ma vraie vie. Elle me fait encore rire. Je peux citer certains passages par coeur.
Alors bien sûr on peut l’étudier avec un regard critique, ne pas ou ne plus l’apprécier… mais pour moi c’est de loin la numéro 1 dans mon coeur.

La croisière s’amuse
Petite Poc a passé des heures et des heures à regarder les passagers d’un paquebot faire d’improbables escales à Puerto Valarta. Dès le générique qui présentait les guests du jour, j’étais embarquée. La série était légère, mais traitait parfois des sujets plus graves. Je la choisis comme flamboyante représentante de toutes ces séries des années 80 qui ne valaient certainement pas grand-chose, mais qui m’ont fait passer de bons moments devant mon petit écran quand j’étais petite.

 

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Buffy contre les vampires
La trilogie du samedi de M6 a marqué une génération. Il existe encore, aujourd’hui, des réfractaires qui pensent encore que cette série racontait simplement les histoires d’une blondinette capable de mettre une raclée aux suceurs de sang. Les autres savent. L’arrivée de Dawn dans la saison cinq est de l’un de mes plus mémorables souvenirs de téléphage. Once more with feeling est dans le top 10 de mes épisodes de série favoris de tous les temps. La relation entre Buffy et Spike m’a fait vibrer et je l’assume.

American Horror Story
Je me suis très longtemps tenue éloignée de tout ce qui pouvait me faire peur. Avec AHS, je me suis en quelque sorte totalement rebootée. J’ai aimé la maison hantée, adoré l’asile et Hotel es une petite claque dans ma vie de simili sériphile. Cette série me hantera longtemps, je le sens et ce n’est pas terminé.

The good place
Presque la perfection pour moi… C’est drôle, malin, extrêmement bien joué, profond. Ca parle d’une chose qui me terrifie (la mort) en jouant avec des tas de concepts éthiques et philosophiques. Je n’attends même pas la quatrième saison pour trancher et savoir que cette série restera à jamais essentielle dans ma vie.

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Scrubs
C’est une jolie série d’apprentissage qui n’a pas assez fait parler d’elle en France, je trouve. Elle a raté sa sortie, comme beaucoup, mais sur l’ensemble c’est une série que je pourrai revoir à l’infini. Là encore, on rit beaucoup mais on pleure aussi pas mal. Je suis par ailleurs une fan inconditionnelle de JD.

Parks and Recreation
Alors ok la saison 1 était ratée. Ca arrive ! Mais cette série est un véritable monument. Elle compte quand même à son générique Amy Poehler et Aziz Ansari (Master of None, rien que ça). Le personnage de Ron Swanson mérite à lui-seul qu’on la visionne. Il m’a réconciliée avec les moustachus. Et puis bon, rien que pour voir Chris Pratt quand il n’était pas taillé en super-héros. Ca vaut le détour.
Pour tout ça et surtout pour une scène d’anthologie sur la patinoire qui reste pour moi l’une des plus drôles toutes séries confondues, Parks and Recreation est forcément dans mon panthéon.

 

 

 

Celle qui a un train de retard (partie 1)

Ce week-end, Friends a eu 25 ans et ça tombe bien ces jours-ci, mon blog a eu 15 ans.  Friends demeure pour moi la meilleure série de tous les temps. Ca n’a rien d’objectif, mais c’est ainsi. Je vais donc me lancer dans un petit cycle de classements autour de ma fiction favorite. Je vais attaquer par….

LE TOP 5 DES MEILLEURS COUPLES (LE NUMÉRO 2 VA VOUS ÉTONNER !) 

5- Chandler et Janice
Parmi les coups de génies de Friends, on compte la manière dont Janice sortait dans chaque saison de sa boîte. Et puis, une femme qui impose qu’on s’exile au Yemen pour la fuir mérite bien une place dans mon classement.

4- Richard et Monica
Bien que j’adore Tom Selleck et le couple qu’il forme avec Monica, je ne le mets pas plus haut par respect pour Chandler. Mais quand même, sans déconner, rompre pour une histoire d’enfant avec Magnum. Je ne comprendrai jamais.

3- Ross et Rachel
Alors certes, ils ont terminé ensemble, elle est son homard, et ils incarnent aujourd’hui l’image DU couple mythique, mais je n’ai jamais vraiment compris ce qu’ils fichaient ensemble. J’en arrive au numéro 2, qui expliquera tout et impliquera que vous allez perdre à jamais tout respect pour moi (tant pis).

2- Joey et Rachel
Voilà un couple harmonieux physiquement et intellectuellement. Ross est un scientifique borné, Joey est un rêveur qui a éternellement 16 ans. C’est beau comme ils s’aiment. En plus, leur relation provoque la fameuse scène des fajitas de Ross, ce qui suffirait presque à expliquer cette deuxième place, non ? Le fait qu’ils n’arrivent pas à coucher ensemble reste pour moi le pire rebondissement de la série. Il fallait se sortir de ce mauvais pas qui a déplu aux fans, mais la manière n’y était pas, désolée.

1- Monica et Chandler
J’ai lu récemment que les scénaristes ne croyaient pas au couple au départ. Ils sont pourtant parfaits ensemble. La révélation de leur idylle entraîne quelques unes de mes scènes préférées de Friends, mention spéciale à la danse de la séduction de Phoebe. Je me serais passée de leur stérilité en revanche… juste plombante.

Pour info, Mike et Phoebe compte parmi mes relations honnies.

How I met your friends (pourquoi je n’ai pas aimé la saison 2 de Friends from college)

Pour des raisons qui m’échappent désormais, j’avais gardé un plutôt bon souvenir de la première saison de Friends from college, la série proposée par Netflix. J’ai donc été ravie de constater que la chaîne de streaming avait lancé sa suite en ce début d’année.

J’aurais peut-être dû être plus attentive aux signes. La série n’avait pas eu des retours critiques phénoménaux en 2017 et cette deuxième saison n’a pas fait l’objet d’une énorme promotion.

Mais qu’importe, j’aime les séries courtes qui comptent des épisodes de moins de quarante minutes. Et Friends from college répond parfaitement à ce cahier des charges. On pourrait presque dire que c’est sa seule qualité.

 

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Alors de gauche à droite : Marianne, Nick, Lisa, Ethan, Sam et Max (Netflix)

J’aimerais pouvoir vous résumer parfaitement la première saison, mais mes souvenirs sont flous.

En gros, ce sont cinq amis d’université qui se retrouvent à New York à la faveur du retour du couple formé par deux d’entre eux, Lisa et Ethan. Il s’avère qu’Ethan, auteur désœuvré, couche depuis des années avec Sam(antha), son ex de la fac. Il est aussi resté proche de Max, qui est son agent littéraire. C’est d’ailleurs lui qui le pousse à essayer d’écrire (enfin) un roman à succès en s’inspirant des livres pour ados. Après de multiples tentatives, il publie un ouvrage mettant en scène des centaures. Dans la bande, il y a également Nick, un type fortuné au charme assez british, et Marianne, une actrice ratée, un peu fantasque.

A la fin de la première saison, tous les secrets volaient en éclats. La bande apprenait que Sam et Ethan couchaient ensemble depuis une éternité et au passage la petite liaison de Lisa et Nick était dévoilée.

La saison 2 reprend grosso modo un an plus tard. Lisa et Ethan sont séparés. Le bouquin écrit par Ethan poussé par Max, qui lui a filé la majorité de ses idées, a été publié et rencontre un succès prometteur. Max, qui s’était remis avec son compagnon dont il s’était séparé durant la première saison, parce qu’à raison il ne supportait pas ses amis, va finalement l’épouser. Samantha est encore en couple avec son mari, mais ça ne va pas durer. Lisa s’est retrouvé un mec, un avocat insignifiant et presque débile. On se fiche de ce que fait Marianne et Nick va avoir une histoire avec une riche héritière new-yorkaise, un genre de B. qui aurait mal tourné.

Et là se nouent les intrigues d’une saison 2 vraiment, mais vraiment, ratée. Alors, j’ai bien compris que Friends from college doit se voir comme une comédie douce amère sur la fin de la trentaine et les illusions perdues. Mais j’ai déjà ma vie pour ça ! Et surtout, les personnages sont trop caricaturaux pour qu’on se projette.

Lisa décide de tomber enceinte de son avocat transparent. Avant cela, elle couchaille avec son ex. Et puis elle se rapproche de Nick qui est fou d’elle et qui largue, pour ses beaux yeux, sa splendide héritière.
J’avoue, j’ai eu mal pour Cobbie Smulders (Robin dans How I met your mother), qui est abonnée au rôle de la meuf dont on ne comprend pas pourquoi elle rate sa vie alors qu’elle a autant d’atouts. Lisa est une Robin bis en encore moins gâtée. Chaque scène où elle apparaît est un profond moment de malaise. Dans la première partie de la saison, elle est humiliée en permanence par l’existence même de la liaison de son ex mari. Quand elle pourrait reprendre son destin en main, elle ne fait que des choix absurdes, ABSURDES ! Et oui, parce que si elle tombe enceinte, c’est du fameux Ethan après un petit coup malencontreux dans un garde-meuble. Charlie, l’amoureux transi, a bien du mal à l’encaisser et nous aussi. Rien ne nous est épargné, et même pas la scène où Lisa se rend compte à l’échographie qu’elle ne peut pas être enceinte de Charlie après avoir accepté sa demande en mariage. Ne parlons pas de Nick qui pensait pouvoir faire sa vie avec elle.

Samantha est une merveille d’élégance et de beauté, mais elle est amoureuse de ce tocard d’Ethan, qui la plante dans le dernier épisode à l’aéroport, pour rejoindre son ex à l’échographie. Elle se remet donc avec son ex mari qui va lui pardonner ses incartades.

Max est le pauvre type intégral. Il donne l’impression d’épouser son beau docteur car il en a peur. Quant à sa relation avec Ethan, elle est toute pourrie. Il l’exploite sans vergogne en lui volant ses idées. Et quand enfin, il se décide à reprendre la main, il s’avère être un écrivain raté.

Nick ne sert à rien, sinon à être une porte de sortie sympathique pour Lisa, qui lui préfère donc son ex, qui l’a trompée toute sa vie.

Et la série passe carrément à côté de Marianne, juste là pour recueillir les confidences de ses amis toxiques qui ne la méritent pas. Comme les scénaristes se rendent compte à deux épisodes de la fin qu’elle ne sert à rien, ils tuent son petit ami particulièrement gratiné dans un accident insensé de base-jump.

Ethan se classe dans le top 5 de mes personnages de série honnis pas très loin de Tom Scavo (Desperate housewives), qui reste à mes yeux le pire de tous.

Alors une saison 3 où Lisa serait enceinte, trompée par Ethan qui reviendrait à Samantha parce que son ex femme s’avérerait insupportable en cloque, n’est pas nécessaire. Il faut laisser Cobbie tranquille maintenant !

Autre variante, Sam serait enceinte également d’Ethan, qui doit faire un choix entre son ex maîtresse et son ex femme avec Max qui devient un écrivain torturé et se fait larguer par son horrible médecin.

Vous l’avez compris, je ne recommande pas du tout cette deuxième saison de Friends from college. Alors oui, elle passe le temps plus agréablement qu’un détartrage, mais le dernier épisode peut rendre vraiment fou le téléspectateur ! Et au moins, un détartrage c’est utile pour vos dents.

 

Friends

Le mois d’août est venu et comme chaque année désormais, c’est le moment où ma relation avec Netflix se consolide.

Mercredi soir, j’ai regardé Ferris Bueller, et n’en déplaise aux grincheux, j’ai trouvé le film extrêmement regardable, drôle, et presque un peu profond. J’avais oublié qu’on y voyait un tout jeune Charlie Sheen, Jennifer Grey avec son véritable nez (vous saviez, vous, que sa carrière avait été brisée par la chirurgie esthétique ?), et Alan Ruck, que vous avez aperçu dans un tas de séries et de films, sans vous souvenir qu’il était un adolescent tourmenté dans ce chouette film des années 80, et sans connaître son nom surtout.
Si vous avez une chaude soirée d’été à combler, je vous recommande La folle journée de Ferris Bueller, qui était le film culte de mes 8 ans grâce à mon meilleur ami.

Mais, ce n’est absolument pas de Ferris Bueller dont je voulais vous parler. Avant de partir en vacances, j’avais commencé à regarder sans réelle conviction Friends from college. Et, à ma grande surprise, j’avais plutôt adhéré à une série qui ne semble pas recueillir un méga accueil critique et public. Je l’ai terminée hier avec regret et j’espère vivement qu’il y aura une saison 2. Bon, désormais avec Netflix, il faut rester prudent…

Bon, pourtant, la série part avec un gros handicap : les personnages sont assez antipathiques, et mon premier mouvement a été de me dire que je m’en fichais, comme de l’an quarante, de leurs petits soucis de privilégiés. Elle compte aussi d’énormes moments de malaise,  ce qui m’insupporte en général.
Mais bon, le format, la présence de deux acteurs que j’aime plutôt bien – Cobbie Smulders (Robin dans How I met your mother, que j’ai peu vue depuis l’arrêt de la série) et Fred Savage des Années coup de coeur – ont fini par me pousser à m’attacher un peu à Friends from college.

La série, comme son nom l’indique, narre les aventures de personnes qui se sont rencontrées à la fac et qui ont plutôt bien réussi dans la vie. Enfin, tout est relatif.
Ethan est devenu auteur à moyen succès, sa femme Lisa, avocate. Leur pote Max est éditeur et représente les intérêts d’Ethan. Nick, l’ex de Lisa, est rentier. Sam a épousé un homme riche et Marianne se paie un bel appartement en jouant dans des pièces sans queue, ni tête.

Pour les intrigues, Ethan couche avec Sam, son ex, plus ou moins depuis qu’ils ont quitté la fac, ce qu’évidemment Lisa ignore. Sa carrière d’écrivain va mal, et il se lance, avec son ami Max, dans l’écriture d’un roman pour ado, qui aura pour héros des loups garou. Max est gay et vit avec Felix, un type très bien, qui ne supporte pas ses anciens amis, et en visionnant les premiers épisodes, on le comprend et on le plaint.  Marianne est décalée.

J’ai compris en regardant le dernier épisode, hier, pourquoi j’avais apprécié cette série. J’y ai vu une très lointaine suite de Friends. Des Friends qui auraient un peu mal tourné… La suite tant attendue, qui a bien fait de ne jamais voir le jour, parce que Monica et Chandler seraient malheureux en couple, que Ross serait en dépression après sa rupture avec Rachel, et où Phoebe resterait elle-même. Marianne est d’ailleurs une assez parfaite synthèse de Joey et Phoebe.

Si vous avez passé l’année à ne rien regarder, je recommande en priorité la splendide saison 2 de Master of none, sur laquelle je n’arrive pas à mettre des mots tellement elle m’a scotchée, et puis la première surtout si vous n’avez jamais visionné la série. Mais, si vous avez envie de ne rien attendre d’une série, tentez peut-être Friends from college. Sur un malentendu…

 

 

Le retour déprimant des filles Gilmore

Avant de retrouver les filles Gilmore, je l’avoue, j’adorais l’idée que mes personnages préférés des années 90/2000 se réunissent pour un retour forcément gagnant sur mon petit écran.

Comme beaucoup, j’ai longtemps espéré que les « Friends » acceptent de se retrouver à New-York, que Buffy revienne à Sunnydale, ou que Joey, après avoir divorcé de Pacey, aille retrouver en barque le beau Dawson, désormais installé chez ses parents après son échec cuisant à Hollywood. Bon, dans le deuxième cas, il me semble que la ville a été rasée de la carte et que la bouche de l’enfer a été scellée, mais j’imagine qu’un New Sunnydale, une ville nouvelle et démoniaque, aurait pu voir le jour.

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En retrouvant Lorelai, méconnaissable, je remercie les « Friends » d’avoir refusé de se plier à l’exercice. Monica version 2016 est aussi défigurée que sa consœur de Stars Hollow, et retrouver Ross et Rachel en mode vieux couple ou en divorcés fâchés m’aurait sans doute déprimée.

La vérité, c’est que nous n’aimons pas voir vieillir nos héros. Buffy est parfaite à 20/25 ans. Elle serait déprimante en vieille chasseuse de quarante ans, qui commence à se demander si elle n’est pas passée à côté de sa vie à force de sauver le monde.

Je pourrai multiplier les exemples à l’infini, mais j’en viens au fait.

J’attendais beaucoup, sans doute trop, du retour des « Gilmore girls ». En voyant la bande-annonce, mes yeux se sont embués et je me suis exclamée « ils sont tous là » ! Aujourd’hui, je me dis juste qu’ils sont « tous vieux », que les acteurs qui ont une vraie carrière ne feront qu’une brève apparition (Milo / Jess ou Melissa / Sookie), et qu’en fait je préférais les savoir heureux dans la dimension parallèle des séries terminées, où les personnages revivent en boucle les mêmes aventures sans jamais se lasser….et vieillir, j’insiste lourdement sur ce point.

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C’est déjà suffisamment pénible d’avoir bientôt quarante ans, et des inquiétudes sur son avenir professionnel, sans avoir à se taper en plus ceux de Rory.

Rory a toujours été un personnage pénible. Rory est d’ailleurs la cause de 90% des abandons de « Gilmore girls » par les gens qui ont essayé la série. Sa pote Paris, qui est pourtant une pimbêche psychopathe, a l’air sympathique à côté de Rory. Cette gamine super douée oblige sa pauvre mère à se réconcilier avec ses parents pour pouvoir entrer dans une école privée hors de prix, puis faire Yale, alors qu’elle a toujours voulu intégrer Harvard, et pourtant à 32 ans, Rory n’a toujours pas trouvé sa voie. Elle erre donc de Stars Hollow à Londres, en passant par New York et Hartford. Elle tente en vain de décrocher des piges, fait la fine bouche quand GQ lui demande un reportage pas si idiot que ça au final, et reprend la Gazette de sa ville natale, sans faire plaisir à personne. Je me demande bien pourquoi elle fait sauter le poème.
Sa vie sentimentale est un échec aussi retentissant que sa vie professionnelle. Mais, on a vraiment très envie de lui rappeler, que c’est elle qui a dit non à la demande en fiançailles de Logan ! On se demande aussi ce qu’elle a bien pu foutre depuis le moment, où elle avait heureusement choisi de suivre la campagne de Barack Obama pour un site web.

Comme, je n’ai pas vu encore le dernier épisode, j’ignore si elle s’en sort sentimentalement. Mais, j’imagine bien qu’elle va encore faire souffrir ce pauvre Dean, après avoir tellement contrarié sa petite maman, qu’elle a choisi de partir randonner.

J’en viens justement à sa pauvre petite maman, en pleine dépression depuis la reprise de la série.

On ignore si c’est la mort de son père, son auberge qui n’a pas progressé d’un pouce en dix ans, ou sa relation boiteuse avec Luke, qui la déprime le plus. A mon avis, c’est un bel ensemble. Figée dans l’ambre, ce qui a laissé des traces sur son visage depuis une décennie, Lorelai se réveille à 48 ans pour voir que sa vie est un peu ratée. Rien de comparable avec celle de sa fille mais quand même.

Il aurait fallu que les scénaristes aient le courage de la faire rompre avec Luke. Ce couple ne fonctionne pas. Le manque d’alchimie entre les deux protagonistes sautent aux yeux à l’écran. Posez-vous une simple question : à quel moment les voit-on s’embrasser ou même se toucher ? Je veux bien qu’ils forment un vieux couple, mais ça ne donne pas envie de croire à l’amour éternel de les voir ensemble.

Ceux qui s’en sortent le mieux, ce sont finalement Kirk et Taylor, qui ont réussi à accomplir de grandes choses pour la ville.

J’imagine que je reviendrai dresser le bilan de l’ensemble après avoir vu le dernier épisode, mais je ne suis pas forcément très pressée.