« Et surtout un bon réveillon »

Cette année, les chaînes de télévision nous font des cadeaux de Noël. Et j’avoue que je trouve l’idée super. Nous avons eu une belle année bien pénible et nous aspirons tous à nous détendre devant le petit écran.

M6 a par exemple programmé Zootopie. Depuis que je paie pour avoir à ma disposition tout le catalogue Disney (je suis abonnée à Disney+), j’interdis à ma Bulle-Sociale de regarder un Disney à la télévision. Mais c’est quand même très chouette de programmer ce film absolument génial en prime.
Les Disney à Noël, c’est une tradition que j’ai toujours adorée.

TF1 a diffusé I Love You Coiffure. Dans Quotidien, ils ont dit que c’était génial et que c’était « le cadeau de Noël de TF1 aux téléspectateurs ».
Bon, j’ai tenu une heure en me demandant ce que je faisais là, en maudissant toute la promotion magnifiquement orchestrée autour de cette fiction adaptée des sketchs de Muriel Robin et j’ai même eu mal pour elle. Mais l’attention était là et je la salue. Même si c’était vraiment pas bien et on a le droit de l’écrire.

J’ouvre une parenthèse.

Ce n’est pas systématiquement Twitter le problème. C’est aussi que parfois, pas toujours mais quand même, les téléspectateurs peuvent dire sans attendre une hypothétique publication dans le journal des lecteurs de leur magazine préféré qu’un programme télé n’est pas à la hauteur de leurs attentes. L’audience ne fait pas tout.

Cette longue litanie de sketchs manquait de rythme, c’était mal joué et très poussif. Vanessa Paradis, bras ballants face à Muriel Robin qui faisait toute seule son speech dans un sketch rebaptisé « le Mariage », était le parfait exemple du problème de cette fiction. Je n’ai pas tenu jusqu’à L’addition qui devait être le climax de la soirée.

Et mon dieu, que ça m’a fait mal de voir L’amnésique aussi mal mis en valeur. Ce sketch est une montée en puissance vers la folie la plus totale. Ca ne fonctionne pas retranscrit en une séance d’analyse chez le psy. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres…

Je pense qu’avec un effort d’écriture, ça aurait pu être top.

Autre carton d’audience…. le retour tant attendu de Fais pas ci, fais pas ça. Choquée par l’ultime épisode du Mandalorian (j’y reviendrai très vite), limite en PLS, j’ai zappé son existence. Je me suis donc dit hier, premier jour de relatives vacances, que j’allais le rattraper et découvrir le magnifique cadeau de France 2 à ses téléspectateurs.

@France 2

Premier constat : 1h50 !
1H50 !
110 MINUTES !
C’est quoi ce format ?
Le même qu’I Love You Coiffure au passage…

J’ai essayé, vraiment essayé. Je n’ai pas tenu une heure.
J’ai trouvé ça mortellement ennuyeux. Dénué de rythme. Sans intérêt. Pas drôle.

En 2020, les Lepic sont toujours confits dans leurs traditions de Noël absurdes, mais Fabienne rêve d’aller fêter Noël à Las Vega (elle ne dit pas le s final, c’est drôle) pour voir son idole Céline Dion sur scène. Leurs enfants, intoxiqués depuis l’enfance, refusent d’être privés de dinde aux marrons.
D’ailleurs, que sont-ils devenus ces enfants ?
Soline a super bien réussi sa vie en Chine et gagne un max de pognon, ce qui ne rend pas plus fiers que ça ses parents, qui espéraient tellement pour elle, et Christophe est un loser. Quant à Charlotte, j’ai dû arrêter avant qu’on évoque sa vie privée et son homosexualité.

Du côté des Bouley, Denis rêve d’un Noël écolo appuyé en cela par sa mini Greta Thunberg, Salomé devenue archi écolo sous l’influence de son petit papa. Evidemment, ça rend dingue Valérie, qui aimerait pouvoir consommer en rond. Denis n’a pas de situation, il s’est lancé dans un nouveau projet absurde et sa femme l’entretient. Eliott est toujours à l’opposé de ses parents avec ses valeurs conservatrices.. Pour coller à 2020, il est devenu germophobe.

Fais pas ci, fais pas ça s’est interrompu pendant des années pour nous ressortir les mêmes gags éculés sur les différences entre la famille bobo écolo et la clan droitisant traditionnel. Pour faire passer la pilule, on a un peu actualisé le logiciel. Salomé et Denis offrent des huches à pain à toute la famille, car c’est le seul produit 100% Made in France à leur disposition. Renaud, lui, n’a pas bougé. J’ai souri quand Fabienne parle avec l’accent québécois. Ca donne une idée du niveau.

Je vais vous confier quelque chose de personnel. Si je ne fais plus Noël en famille depuis dix ans. C’est parce que je ne supporte pas la bûche de Noël aux marrons, que je crains les ambiances familiales pesantes, que je sature des grands discours de mon père sur le nucléaire, les écolos, l’Allemagne, les Normaliens, le féminisme et l’éternelle discussion politique qui tourne mal et fait vriller tout le monde.
Alors retrouver à la télé des familles dysfonctionnelles prisonnières de leurs habitudes dans une fiction longue et pas drôle, cette année, ça ne me disait rien.

Sans mettre la pression à personne, j’espère que mes vrais cadeaux seront meilleurs.

Dix points pour dire tout le mal que je pense de la saison 4 de Dix pour cent

C’est peut-être un détail pour vous, et pour 99,9% des lecteurs de ce blog, mais vendredi les candidats de l’émission de NT1 (TFX, ça va….) ont trouvé les 10 couples parfaits in extremis. Je dois être la seule personne au monde à m’être demandé si, sur un malentendu, ils n’avaient pas opté pour les bonnes combinaisons dès la 1ere cérémonie ( 2e ou le 3e). Et si finalement, ces matchs parfaits existent vraiment.
De toute façon, je regarde aussi l’émission pour voir Elsa Fayer, qui mériterait tellement plus de présence à l’écran que le Loto et deux télé-réalités par an sur TFX !

Mais tel n’est pas le sujet du jour ! Jeudi, j’ai eu un énorme coup de barre et je me suis dit, quitte à avoir la flemme, autant terminer Dix pour cent. Heureusement que j’ai vraiment profité d’un moment très creux de mon existence pour ça.

Le dernier épisode ne m’a absolument pas réconciliée avec la série.

1- Mais pourquoi est-elle aussi méchante ?
Elise Formain a donc coulé ASK en deux temps, trois mouvements. L’agence n’allait déjà pas très, très bien depuis le départ de Mathias, mais un simple enregistrement a suffi à provoquer une hémorragie de talents assez notable pour que la boîte coule. J’y reviendrai largement. En revanche, on ignore tout des motivations de cette personne. Il aurait peut-être fallu contextualiser cette haine avec un flashback, même comique. Parce que là, une vengeance de cette ampleur a dû être causée par une humiliation de taille. On lui a refusé d’intégrer ASK ? Et surtout, pourquoi en veut-elle autant à Andréa ? Ben on ne saura jamais. A moins que la série ait un préquel…

Tu es vraiment un ancien si tu te souviens de cette pub et si tu as bu de l’Orangina rouge !

2- Pourquoi fallait-il tuer Jean Gabin ?
C’est la seule chose qui m’a arraché des larmes dans cet épisode : la mort de Jean Gabin ? Pourquoi avoir tué le chien d’Arlette, c’est un grand mystère pour moi ? Enfin si j’ai une petite idée et elle n’est pas très glorieuse. Si Jean Gabin a été tué pour amener le gag avec Jean Réno, c’est vraiment moche.

3- Pourquoi cette faillite d’ASK en deux temps, trois mouvements ?
A l’image, on passe donc d’un moment où ils sont suffisamment chez ASK pour créer une illusion de fourmilière en activité, puis le lendemain hop la boîte a coulé, on va fermer, il n’y a plus personne. On liquide ASK sans se soucier de toutes les petites mains qui vont se retrouver au chômage et même des talents plus mineurs qui ne vont plus avoir d’agent. Chez ASK, on se bat, jusqu’à un certain point. On vous rassure, Camille va les récupérer grâce à l’agence qu’elle va créer avec son père.

4- Pourquoi Hicham prend-il ça aussi bien ?
On passe d’un moment où Hicham explique qu’en gros il n’a plus de liquidités parce qu’il a racheté les parts de Mathias, à celui où il décide d’arrêter les frais. Le mec est zen et boit le champagne avec ces gens qui lui ont coûté une fortune, le sourire à la bouche. Alors, j’y ai vraiment réfléchi. Mettons qu’il soit un investisseur ultra fortuné, qui a des quantités de billes ailleurs, et qu’il relativise, mais à ce point…

5- Pourquoi Gabriel s’en sort-il aussi bien ?
Tout le monde perd son job, mais Gabriel, le mec le plus inutile d’ASK qui a grandement contribué dans la saison 3 à sa fragilité économique, retrouve un job en or dans une super agence d’artistes, parce que… Ben, pourquoi au fait ? On en revient à Elise, dont on ne saisit toujours pas les motivations.
Couler ASK pour récupérer Gabriel, sacré plan de buse !

6- Pourquoi Andréa s’en sort-elle aussi mal ?
A la fin de la saison 2, Andréa aurait dû devenir agent aux Etats-Unis. Au lieu de ça, elle est tombée enceinte et ensuite tout est allé de Charybde en Scylla pour l’héroïne de la série. Elle adorait le cinéma, bossait comme une dingue par passion pure, passait ses nuits à lire des scénarios et à la fin de la saison 4, son plan de carrière est de rencontrer sa fille et de reconquérir Colette (COLETTTE !!!!!!). Encore une série qui n’aime pas ses personnages et ne les comprend pas. Je ne tiens pas compte de la mise en abyme finale que je trouve juste simplette.

7- Pourquoi la série se termine-t-elle aussi mal ?
On a bien compris l’idée : il fallait en terminer avec ASK. Détruire l’agence pour ne pas se donner la possibilité de faire une suite. J’aurais trouvé mille fois plus intelligent que l’agence s’en sorte et continue son activité, quitte à être rachetée et à mettre dehors son équipe, sauf quelques traîtres.
Au final Dix pour cent est juste la chronique d’une entreprise qui fait faillite. Dans la saison 1, son créateur meurt bêtement la fragilisant, un contrôle fiscal n’arrange rien ; dans la 2, un investisseur rentre dans la société pour la reconsolider ; dans la 3, un associé majeur se barre ; dans la 4, elle coule. Tous les liens créés entre les agents et leurs talents n’auront servi à rien. Tout ce qu’on a vu était vain.

8- Pourquoi Colette ?
Il me manquait un point, je l’avoue, mais la question se pose !

9- Pourquoi la série a la carte ?
C’est un grand mystère pour moi. Tout le monde a encensé ce final bancal, souvent ennuyeux et globalement bien moins drôle que les saisons précédentes. La série a perdu progressivement son charme en se refusant, je me répète, à égratigner les artistes.
Et ce plantage m’en rappelle un autre. Fais pas ci, fais pas ça était une excellente série méconnue, mal programmée en fin d’après-midi, le samedi. Et puis, la série a été propulsée en prime, ce qui a scellé son déclin progressif pour très mal se terminer. Comme Dix pour cent, elle a perdu sa showrunneuse en cours de route, ce qui n’a pas été sans conséquence.

10- Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?
J’ai compris !
Depuis le départ Colette et Elise, couple diabolique, fomentaient un plan pour se venger d’Andréa, qui les a humiliées toutes les deux quand elle était une véritable tombeuse. Elles se sont adjoint les services d’Hicham, dont le rôle a dépassé leurs espérances, puisqu’il a mis Andréa enceinte. Il ne leur restait ensuite qu’à saper progressivement la confiance en elle de leur victime pour arriver à leurs fins en utilisant le servile Gabriel et le diabolique Matthias. Je crois que c’est la meilleure explication à cette fin et à l’ensemble de la série. Inutile de me remercier !

95%

Il me reste un épisode à regarder pour conclure Dix pour cent. Comme prévu, la série qui devait s’arrêter aura bien une suite et j’ai bien du mal à m’en réjouir. Je me suis ennuyée ferme devant les trois derniers épisodes. Quand je me mets frénétiquement à jouer à Candy Crush devant une série, c’est rarement bon signe. Désolée !

J’ai réfléchi à ce qui me posait problème. J’ajoute que j’avais certainement trop d’attentes pour cette saison finale.

1- Le format
C’est long une heure. Vraiment…

2- Le rythme
C’est vraiment long une heure quand on s’ennuie. Je suis désolée, ok c’est bien filmé, ok c’est bien joué, ok c’est rigolo, mais c’est rigolo par moment et le reste du temps, ben, moi, je m’ennuie. Pourtant j’aime les séries bavardes, mais là j’ai l’impression de revivre mes moments d’égarement estivaux devant Maigret.

3- Les personnages
Camille m’ennuie presque autant que son père, Mathias. Je ne crois pas en sa rédemption. J’ai envie de le gifler dans les trois-quarts de ses apparitions et je pense que cette promo que les acteurs ont fait visiblement de mauvaise grâce a contribué à mes le rendre antipathiques. Je regarde certainement trop France 2, mais je les ai vu partout se faire encenser.
Je ne parle même pas de Gabriel que je voudrais secouer. Je me contre-fiche de son triangle amoureux. Quant à Camille, on a renoncé à lui faire avoir une vie sentimentale depuis qu’elle a failli coucher avec son demi-frère. Du coup, elle est juste là pour être le pivot des intrigues des autres. D’ailleurs, elle ne rayonne pas de gaieté dans cette quatrième saison, la pauvre.
La série repose donc sur les épaules d’Andréa et du seul autre personnage véritablement intéressant de cette quatrième saison, Elise, la vilaine agente pas du tout lesbienne (mal visé, Poc). C’est le seul protagoniste que je trouve un peu intéressant, avec la bien trop rare Arlette.

4- Les stars
Ca valait vraiment le coup de faire apparaître Mimie Mathy, Muriel Robin (en misandre….sans déconner), Nathalie Baye et surtout, surtout Rayane Bensetti (la caution populaire, jeune et branchée, j’imagine) pour dire que quand même les stars se bousculent dans la série (y compris les jeunes du coup). En dehors de ça, j’ai trouvé les célébrités qui ont eu le droit à « leur » épisode parfaitement soporifique, comme le reste. L’épisode avec Sigourney Weaver est sans doute (je n’ai pas encore vu l’ultime) le meilleur des cinq. Mais bon, ça reste fade et surtout jamais irrévérencieux. Je sauve la scène où Camille et Andréa évoque leur fausse liaison avec Bernard Verley. Tous les épisodes auraient dû être à ce niveau. J’attendais tellement mieux de celui avec Sandrine Kiberlain, que je trouve drôle moi dans les quelques minutes de son stand-up. Il aurait fallu assumer qu’elle soit vraiment nulle.
Globalement, la série se fait plaisir en accueillant les plus grands et puis quoi ? Rien, je m’ennuie. (On va le savoir.)

5- Les intrigues
Pareil, rien de fou… L’agence va mal, l’agence va mieux et l’agence va couler. Le moment où la méchante agente enregistre Andréa est d’une rare subtilité. Vous avez compris au troisième plan sur son téléphone qui enregistre la conversation, qu’elle enregistre la conversation. Parce que moi, oui ! Colette s’est barrée, laissant Andréa livrée à son bébé et elle s’en tire plutôt bien. Je m’attendais à ce que sa fille se retrouve à l’assistance publique après son abandon à la crèche.
J’ai déjà parlé de la rédemption de Mathias, qui me laisse aussi froide que son histoire avec Noémie, qui frise souvent l’hystérie (désolée). Quant à Sofia, elle prend la grosse tête et puis redescend, ouf ! Je ne parle pas de Hervé, qui est la caution bons mots de l’ensemble et qui a une plutôt jolie intrigue avec sa nouvelle carrière d’acteur.

Bref, j’en arrive à la conclusion que la série a la carte, parce que cette saison 4 est vraiment loin d’être exceptionnelle et loin d’atteindre le niveau de la première. Le problème vient peut-être de moi. Mon revisionnage de Buffy m’a rendu allergique à tout ce qui est dénué de vampires et de rythme peut-être.

2%

J’ignore si c’est mon niveau d’attente qui était trop élevé ou mon humeur pas assez bonne, mais je suis vraiment restée sur ma faim devant les deux premiers épisodes de la saison 4 de Dix pour cent. Je regrette même de ne pas avoir regardé Le meilleur pâtissier à la place, car la revisite des barres chocolatées avait l’air bien plus alléchante.

Rien à voir, mais elle est bien cool ma nouvelle Pop !, non ?

Je ne sais pas ce qui ne marche pas ou plus sur moi. J’avais adoré la première saison, j’étais très réservée sur la deuxième et j’avais apprécié la troisième. Mais là, clairement, j’ai trouvé les enjeux très faibles.

1- Les guests
On a surtout l’impression qu’ils sont là pour se faire plaisir et donner du lustre à la série. L’intrigue autour de Charlotte Gainsbourg était archi faiblarde. Oulalala elle ne veut pas jouer dans un film de SF débile écrit par son meilleur ami. Clairement, il ne fallait pas trop égratigner la star. A se demander si quelque chose de plus fort n’a pas été réécrit. Et en plus, Charlotte, elle est trop, trop sympa. Elle signe le plâtre de la débutante. Il y avait peut-être autre chose à faire en surjouant son côté timide. Les seuls moments que j’ai trouvés un peu inspirés, c’est quand elle a du mal à se faire entendre. Ca aurait sans doute été convenu d’insister là-dessus, mais au moins on aurait joué avec son image.
Même chose pour Mimie Mathy, dont j’ai trouvé la présence limite aussi humiliante que ce qu’elle reproche à ses agents. Je n’ai pas compris pourquoi elle avait piqué un écran plat chez ASK. Il faudra m’expliquer.
Dans le deuxième épisode, c’est la même chose : Franck Dubosc a du mal à jouer avec un acteur qui monte et le méprise et à la fin ils s’aiment bien. D’accord… Nathalie Baye fait une apparition pour le fun. OK ? Mais moi, je m’ennuyais ferme devant ma télé.
J’espère que Sandrine Kiberlain va relever un peu tout ça, la semaine prochaine.

2- La vie des agents
Gabriel a trouvé une meuf et Sofia est jalouse. C’est tellement peu subtil que ça frise le grotesque. Mathias a décidé de devenir producteur grâce à tout le pognon qu’il a récupéré en vendant ses parts d’ASK et a emmené Noémie avec lui. Leur histoire est devenue ennuyeuse. Va-t-il assumer que c’est sa meuf désormais et que son ex femme dirige Savoir et torture une américaine à Paris ? Camille ne sert à rien, ce qui ne change guère, et Hervé est drôle. Il est toujours là pour dire le bon mot.

3- Les petites phrases
On va dire que c’est bien écrit et certes elles sont drôles ces petites phrases. Ca ne rattrape cependant pas deux heures d’ennui relatif. Si vous voulez savoir de quoi je parle, elles étaient toutes citées, hier, sur Twitter.

4- L’agence
ASK va mal à cause du départ de Mathias, mais devrait retrouver des couleurs dès mercredi prochain avec l’arrivée d’une nouvelle agente, transfuge de l’agence rivale, probablement lesbienne, car elle a une coupe au carré et porte des tailleurs. Hicham râle un peu, mais à sa place je serais un peu plus inquiet pour mon investissement. En vrai si l’agente au carré et au tailleur est vraiment lesbienne, ça craint !

Vous le sentez arriver le truc qui m’a bien, bien posé problème dans les épisodes d’hier ?

5- Andréa
Le problème de Dix pour cent, c’est que la série repose énormément sur les épaules de Camille Cottin et de son personnage. Et là, Andréa a bien du mal à gérer de front sa vie de couple, d’agente et de nouvelle patronne d’ASK. Du coup, elle porte un pull atroce pendant 80% des deux épisodes, néglige sa femme et sa fille, et n’est plus vraiment très douée dans son boulot. En bref, elle est chiante et la scène où elle va dans le nord manger des tonnes de nourriture chti n’est pas drôle. Il y a une boulette d’Avesnes sur le plateau de fromage, une spécialité odorante au goût remarquable. Pourquoi ne pas passer plus de temps sur ce repas absurde ? Je m’attendais à la voir vomir, moi. Je ne sais pas…
A la limite, on s’en fiche. Mais on en revient toujours au problème de la saison 2 : pourquoi a-t-elle couché avec Hicham et surtout gardé un enfant dont elle ne voulait visiblement pas et dont elle se désintéresse ? Pourquoi est-elle encore avec Colette ? C’est malaisant son désintérêt pour sa meuf et son gosse à la longue. Je comprends que Colette se barre et je le sens vraiment venir l’épisode Trois hommes et un couffin la semaine prochaine.

Je sauve quand même la meilleure invitée de l’épisode, Fabienne Pascaud de Télérama !

Je regarde certainement bien trop de séries américaines efficaces sur les plateformes pour supporter à nouveau une série français qui se traîne. J’irai au bout bien sûr et je reviendrai dire que j’ai eu tort la semaine prochaine s’il le faut, mais là bof quoi !

Si j’osais, je vous dirais que Capitaine Marleau ce n’est pas pire.

La minute vieille

Vous allez dire que mon âge m’obsède, mais j’ai parfois le sentiment d’avoir pris dix ans dans la vue ces six derniers mois. Pas physiquement, je reste superbe – du moins je ne suis pas trop dégradée – et j’ai très peu de cheveux blancs. Mais dans la tête, j’ai 72 ans décidément (j’ai donc pris 29 ans).

Je ne suis pas non plus aidée par l’actualité. Hier matin, j’ai appris le décès de Mack Mackenzie (Kevin Dobson), le procureur intègre de Côte Ouest. Il formait l’un des couples les plus sympathiques de l’histoire des séries avec sa femme Karen. Il était surtout le père de Paige (l’immense fantasme de mon adolescence tourmentée).


Paige est devenue Edie Britt dans Desperate Housewives et j’ai perdu une partie de mon innocence déjà à cette occasion.
Et Mack Mackenzie est mort à 77 ans !
J’espère que Greg Sumner va bien… (ouf, oui, a priori mieux que Mack.)
Je vais me vanter mais j’ai vu le dernier épisode de Côte Ouest.

Je sais surtout que j’ai pris un méchant coup de vieux quand je garde un écran allumé pendant la journée afin de conserver un oeil sur le Tour de France. Vendredi, j’ai fait pire, j’ai regardé le Tour parce qu’il passait dans ma région et plus précisément dans la ville où je suis exilée. J’ai même monté le son pour entendre Franck Ferrand parler des curiosités touristiques du coin.
Hier, j’ai récidivé parce que le Tour de France a pénétré sur l’île de Ré (« ma belle adorée »). Bon, j’étais surtout curieuse de savoir comment ils allaient passer le péage du pont. Spoiler alerte, ils sont passés par la sortie et non par l’entrée…
A titre indicatif, mes parents et ma tante s’étaient installés en terrasse sur la fameuse île pour regarder l’arrivée. J’ai donc plus 76 ans que 72 ans…

Au-delà de ça, ce spectacle m’apaise. Et je sens bien qu’un lourd atavisme pèse sur mes épaules.

Quand j’étais petite, mes grands-parents m’avaient acheté le numéro de Pif dédié à la compétition. J’arborais fièrement la casquette qui allait avec.

Tous les après-midis de juillet, ma mamie branchait la télé sur le Tour. On ne loupait pas une étape, ni un commentaire de Jean-Paul Ollivier sur les charmes de nos belles régions ! Je suivais donc le Tour, je n’avais pas tellement le choix en même temps, c’était ça ou rien. Enfin si, l’ennui encore plus profond !
J’ai suivi les victoires de Bernard Hinault et Greg Lemond. Je sais qui est Sean Kelly.
Va savoir pourquoi, j’ai eu un faible pour Claudio Chiappucci.
Va savoir pourquoi je me souviens de son nom.
Va savoir pourquoi je l’ai googlé et maintenant ce crush m’inquiète avec le recul.

Trop fort

Je suis très reconnaissante à France 2 d’avoir maintenu une diffusion de Fort Boyard cet été, étant donné la situation sanitaire. Ca ne semblait pourtant pas gagné au printemps.
Je ne peux concevoir un été sans Fort Boyard.

(L‘écran se brouille. Vous allez avoir le droit à un flashback…)

Quand l’émission a vu le jour, il y a 30 ans, j’avais déjà 13 ans (je vous laisse faire l’addition) et pourtant ma mère a eu l’étrange idée de m’interdire de regarder Fort Boyard, car elle jugeait le programme « débile » (ou quelque chose du genre). Je venais donc de passer les quatre dernières années de mon existence à regarder quasi H24 Club Dorothée (à l’époque, le programme jeunesse avait envahi la grille de TF1. On voyait Dorothée le mercredi toute la journée, durant l’ensemble des vacances scolaires et même le dimanche matin, sans compter la quotidienne.), mais dans un étrange sursaut de conscience, ma mère jugeait que Fort Foyard allait nuire à ma croissance intellectuelle. J’ai donc été interdite pendant de longues années de jeu d’aventure sur France 2.

Cette interdiction a certainement forgé ma passion pour l’émission.

Pour être tout à fait honnête, c’est surtout l’arrivée d’Olivier Minne à la tête du programme qui m’a définitivement rendue accro. Il est le meilleur maître du Fort de l’histoire selon moi. J’ai par exemple totalement zappé les années Jean-Pierre Castaldi et je m’en réjouis.

Un rythme (re)trouvé
Après quelques errements, la prise du Fort sur deux jours a été le pire, l’émission a trouvé un rythme de croisière très plaisant ces dernières années. La volonté marquée de vouloir écrire des histoires autour des personnages est parfois un peu agaçante et rallonge inutilement la sauce, mais on va dire que ça fait partie du charme du programme.

Depuis quelques années, le Père Fouras n’est plus simplement un sage enfermé dans une vigie qui pose des énigmes. Il est devenu le maître du Fort et les boyards que renferme la citadelles sont les siens. Il voit donc d’un mauvais oeil que des célébrités plus ou moins connues viennent lui piquer son pognon chaque année. Et quelque part je le comprends… Il gagnerait du temps à lâcher les tigres dès que l’équipe des Miss franchit le seuil de son domicile maritime. Mais le jeu serait moins drôle…

Des personnages (parfois trop) nombreux
La mythologie du Fort repose donc désormais sur l’histoire de ce vilain radin qui garde son argent pour lui. Pour protéger son magot, il s’est entouré de plein de personnages, dont le nombre et la pertinence varient chaque année.
Rouge et sa soeur Blanche restent les piliers d’épreuves qui ne me fascinent guère. Pourquoi avoir conservé la cage, c’est un mystère pour moi. Ca ralentit le jeu… Elle permet aux candidats de gagner trois clés en réalisant des épreuves athlétiques sans grand intérêt. Et en général, ils échouent. A quoi bon du coup ?
Cyril Féraud a réalisé son rêve en intégrant le programme en tant que Ken Humain. Je n’ai vu qu’un fois son épreuve. Difficile de juger !
Willy Rovelli a quitté son restaurant pour ouvrir un bar clandestin. Malheureusement, il semble plus aisé de boire des horreurs que de les manger. Du coup, les candidats vomissent moins et c’est dommage.

Des cellules renouvellées
Mais les personnages restent accessoires, ce sont les cellules ou les aventures qui comptent. Elles se renouvellent chaque année en conservant un socle commun. Les jarres qui étaient un peu mon épreuve préférée ont disparu et je le regrette, mais ainsi va la vie du Fort.

Le petit reproche que je ferai à cette saison tournée visiblement un peu en urgence, c’est justement la relative redondance des épreuves. Depuis le début de l’été, on a beaucoup vu la cellule de l’araignée – on a compris que le costume était rigolo et humiliant, mais bon au bout de la troisième fois, bof… – celle de la laverie aussi avec chute du candidat quasi obligatoire, la cabine téléphonique qui s’envole et fait hurler le malheureux enfermé dedans, et bien sûr la cabine abandonnée (Père Fouras propose une énigme à une pauvre candidate coincée dans une cabine téléphonique remplie de mouches qui se fait arroser d’insectes plus immondes les uns que les autres).
Heureusement, samedi dernier, nous avons eu le droit à la tête chercheuse, l’une de mes favorites, horriblement ratée par le candidat humoriste inconnu de moi.

Autre petit regret, autrefois, les équipes étaient constituées de candidats avec un rôle attribué : l’homme fort, l’acrobate… ce qui permettait une meilleure diversité des cellules. Aujourd’hui, les plus difficiles voire les quasi impossibles ont presque toutes disparu et on sait en général par avance lesquelles vont être gagnées. Heureusement on a parfois de bonnes surprises.

Je termine sur un dernier bémol : les animaux.
J’ai 43 ans (et oui, je sais) et j’ai plus de mal qu’à 12 ans et même 25 ans, voire 33 ans, avec les animaux utilisés dans les épreuves. Sans faire mon Hugo Clément (nooooooooon, et bien si, en slip, nu, en boxer, en couple, amoureux), je ne suis pas toujours heureuse de voir un pauvre crapaud malmené alors qu’il serait plus heureux dans son habitat naturel (la crapaudie ?).
Mais je sais que les animaux sont consubstantiels à l’émission, qui perdrait énormément sans eux. Je bâillonne donc POC de 43 ans pour qu’elle ne nuise pas au plaisir de POC de 8 ans.

Mon émission préférée de l’été
Tous ces bémols ne m’empêchent pas d’être au rendez-vous tous les samedis soirs à 21h15 et de me régaler devant ce qui reste, pour moi, le meilleur programme de l’été et certainement le meilleur jeu de la télévision française.

En plus, depuis quelques années, il y a eu un énorme changement : les candidats qui participent au jeu sont sincèrement motivés et se battent pour gagner les clés. Ils ont souvent connu le programme enfant ou des enfants qui adorent l’émission ce qui les pousse à se dépasser. Ca ajoute à la qualité du divertissement.

Et oui, je m’époumone devant mon écran pour encourager les candidats du jour. Je peste quand ils sont mauvais. Je leur indique où est la clé. Je les prie de sortir (sors, sors, mais putain sooooooooooooooooooooooooors !). Je suis un peu émue et fière par procuration quand ils réalisent un chouette exploit. Je tremble quand vient le moment de bien indiquer le mot clé sans se tromper, parfois en plaçant des boulets sur les lettres.

Et certainement, en mon très fort intérieur, une petite POC de 8 ans rêve de participer un jour à Fort Boyard.



Ne retiens pas tes larmes… ça commence aujourd’hui

Avec l’âge, je suis devenue extrêmement sensible. J’ai facilement les larmes aux yeux et je pleure rapidement. Ce qui me fait le plus souvent sangloter, ce sont les animaux. Il suffit que je zappe sur Docteur Cath (la vétérinaire belge tout terrain qui a le droit à sa propre télé-réalité diffusée sur la 22, tôt le matin) pour tomber sur un animal sur le point de trépasser et c’est immédiat, je chiale. Je ne connaissais pas Woofy, le gentil bouledogue de 13 ans, quelques secondes auparavant, et apprendre son décès me fout un sacré coup. Si c’est un chat, c’est pire. Si c’est un chat qui appartient à une personne âgée, c’est terminé. Bon, en général je zappe pour me préserver.

Ca fonctionne aussi avec Une saison au zoo. Je ne me suis pas remise du décès d’un adorable petit singe. Le transfert d’un animal peut aussi m’émouvoir.
Le top, ce sont les vidéos Dodo avec le petit chat chétif accueilli dans une famille aimante / le gosse qui retrouve son chien perdu depuis des semaines.

Que des trucs normaux donc…

Et il y a une émission qui me fait pleurer quasi quotidiennement depuis le début de l’été, c’est Ca commence aujourd’hui. France 2 a décidé de nous diffuser deux heures de best-of pendant les après-midis estivaux et ça tombe bien, j’ai loupé plein d’émissions ces derniers mois.

J’étais une inconditionnelle de Ca se discute et une dingue de Jour après jour, alors forcément je suis la cible rêvée pour Ca commence aujourd’hui.

Le monde a changé. L’émission de Faustine est donc dix fois moins trash que celle de Jean-Luc Delarue. On est plus dans l’émotion que dans le voyeurisme. Au final, ça revient à peu près au même, mais la pilule passe mieux.

Chaque jour, Faustine Bollaert accueille dans son émission des personnes qui viennent témoigner sur un sujet, le plus souvent lié à l’amour ou à la famille. Les thématiques alternent entre grave et plus léger.

Désormais, mon moi de 71 ans prend ses précautions en s’armant de mouchoirs avant de s’installer devant France 2 à 14 heures. Dans le sud-ouest, il fait déjà approximativement 32° dehors, donc j’ai toutes les excuses du monde pour me déshydrater devant la télévision.

Il faut dire que Faustine Bollaert est absolument parfaite dans son rôle. Elle excelle dans l’art d’amener ses invités à se confesser. Elle est dans la compassion sans jamais perdre le cap de l’interview. Parfois, elle se déplace pour consoler les témoins et j’émets des « ohhhhh » devant mon écran. Et surtout dans Ca commence aujourd’hui, il y a souvent des invités surprises. Monique recherche son amie de toujours perdue de vue depuis 45 ans et hop elle débarque en plateau, et moi je suis liquide. Michel a perdu sa soeur de vue depuis dix ans et elle le rejoint. On ne s’attendait pas à la voir là, parce qu’elle vit à La Martinique. Et moi, je pleure, je pleure…

Je suis particulièrement sensible aux émissions sur les familles décomposées qui se réconcilient ou se retrouvent sur France 2 et à celles sur les secrets de famille.
J’aime aussi les sujets sur les histoires d’amour improbables et les mariages qui ont capoté au dernier moment, car j’ai quand même mauvais fond.

Grâce à Ca commence aujourd’hui, j’ai appris que Caroline Drancourt était devenue sophrologue, après avoir mené une brillante carrière de chanteuse, d’éleveuse de chevaux et d’avocate. J’ai hâte d’avoir des nouvelles de Jess. J’ignore ce qu’il advient d’elle depuis qu’elle n’est plus édile de Saint-Tropez. Car comme dans les bonnes années de Ca se discute, les célébrités viennent aussi se confier à Faustine sur des grands moments de leur existence ou leur nouvelle vie.

Et pour conclure ce magnifique post, j’emprunterai les mots d’Amel Bent : « ne retiens pas tes larmes, pleurer ça fait du bien… »

Vis ma vie de confinée ! (Je regarde Affaire conclue à la maison)

Nous allons bientôt arriver au moment où les chaînes n’auront plus rien dans leurs cartons à nous proposer. Alors histoire de temporiser, elles s’adaptent !

Quotidien propose ainsi une formidable émission raccourcie tous les soirs. Le talk-show a su se renouveler pendant cette drôle de période et la formule est vraiment plaisante. Je suis assez fan de la séquence avec les couples curieusement et je trouve qu’Alison Wheeler n’a jamais été aussi drôle. Il se peut aussi que je sois moi-aussi un peu au bout du rouleau. C’est aussi comme ça que j’ai appris que les chaînes proposaient désormais une grille dite « dégradée« .

affaire conclue

France 2 pense par exemple à ses téléspectateurs et a adapté sa meilleure émission à la sauce fait maison (on pourrait dit cheap, mais bon je reconnais l’effort). Et honnêtement si vous avez envie de rire en ces temps difficiles, Affaire conclue à la maison est certainement une très bonne piste.

Nous avons donc Sophie Davant et ses oreillettes depuis le salon de sa maison en Normandie (c’est elle qui l’a dit hier en commentant la météo sur place, son ancien dada), qui contacte via Skype un vendeur quelque part dans le monde. Celui-ci se présente, raconte (un peu trop) sa vie et montre son bel objet. Un commissaire priseur confiné nous en dit plus, à son tour, sur sa nouvelle vie avec ses enfants, puis expertise l’objet. Deux acheteurs bien tentés par l’objet interviennent enfin pour tenter de l’acheter (sous réserve qu’ils le reçoivent un jour et qu’il soit conforme à la description).

C’est hilarant parce que le petit décalage de quelques secondes, auquel on est bien habitué pour l’interview d’un envoyé spécial, ou désormais d’un spécialiste médical ou d’un homme politique, fonctionne beaucoup moins bien dans une émission de divertissement. Il y a un petit côté Intervilles-Guy-Lux-Je-ne-vous-entends-pas, qui rend le propos très décalé.

Dans ces circonstances, mener de vraies enchères est quasi impossible. La production a donc songé à une solution de circonstance : les acheteurs font leur proposition sur un papier blanc (de taille et de couleur pas encore super homologuées) façon Vitrine du Juste Prix. Et on sent bien d’ailleurs que Caroline Margeridon s’est inspirée du jeu culte de TF1 parce que, hier, elle nous a claqué la proposition à 1501 euros pour tenter de damer le pion à sa collègue, qui de toute façon était 500 euros en dessous. Contrairement au Juste Prix, il faut avoir le prix le plus haut pour emporter l’enchère et non se rapprocher le plus possible de l’estimation de l’expert.

Vous vous imaginez bien que dans ces circonstances, je me suis remise en quête de l’objet idéal pour apparaître moi-aussi devant ma collection de Pop ! dans l’émission. (Oui, parce que les gens choisissent en général un fond qui les met en valeur.)

Ne me reste qu’à trouver l’objet parfait et à faire le deuil des câlinous de Caroline, qui ne vont pas avec la distanciation sociale imposée par les circonstances de toute façon…

Mon rêve de conclure une affaire (ma passion pour Affaire conclue)

Loin de moi l’idée de me vanter, mais j’avais largement pronostiqué l’immense succès d’Affaire conclue. Il faut dire que l’émission de brocante de Sophie Davant est selon moi la meilleure proposée actuellement sur le petit écran. Non, je n’exagère pas ! J’essaie de ne pas en louper un épisode et pour tout vous dire, mon rêve est d’y participer.

L’expertise
J’ai déjà choisi mon experte. Je veux que ça soit Patricia qui estime mon objet. Celle que Sophie Davant a toujours plus ou moins envie d’étrangler quand elle parle. Je suis injuste, elle a envie de tous les tarter, sauf Harold peut-être, dont elle se moque ouvertement.
Patricia est précise, Patricia est bavarde, Patricia me fait penser à ma mère.

Quand Sophie me demandera si je suis collectionneuse, je lui dirai, que oui bien sûr. Elle me demandera de quoi, je lui répondrai de figurine Pop!. Elle ne connaîtra pas, j’entamerai un exposé sur le sujet; interrompu au bout de dix secondes d’un lapidaire « d’accord ». Je comprendrai alors qu’en fait elle s’en fout.

Le pass !
Ensuite, une fois que Patricia aura réalisé l’expertise de mon objet, Sophie me demandera dans quoi je compte investir la mirifique somme potentiellement récoltée. En Pop ! bien sûr. Elle rira, me dira que je suis restée une grande enfant. J’acquiescerai, un poil vexée, avant de me diriger vers la salle des ventes, le pas assuré. Au passage, je ferai une bonne blague avec un jeu de mots de circonstance sur mon objet.

La salle des ventes
Une fois sur place, je remettrai mes petits sachets de violettes de Toulouse aux acheteurs. Comme tout le monde, je me serai ruinée pour l’équivalent du prix de mon objet en cadeaux qui ne feront plaisir à personne. Je dirai à Caroline Margeridon que je l’adore pour qu’elle me fasse un gros câlinou et me dise que je suis super, qu’il ne faut rien changer.

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France 2

Le retour à la réalité sordide
Bon, le seul écueil dans ce magnifique rêve, c’est que je n’ai AUCUN objet à vendre. Je collectionne les figurines Pop! que Micromania reprend 3 euros, même pour un collector absolu. (Je sais, c’est moche, vous n’aimez pas ça, vous n’avez jamais rien vu de plus affreux dans vos vies. Vous pourriez vous couper les nerfs optiques façon Shyriu pour ne plus jamais en voir, etc…)

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Mes dernières acquisitions

Les seules choses que j’ai chinées dans ma vie sont un Ernest bonne nuit qui parle encore et un Qui est-ce ? version de mon enfance. Je sens bien que Julien Cohen ne va pas m’en proposer plus que 10 centimes d’euros et que Caroline se contentera de me faire un gros câlinou d’encouragement parce que je suis chou (et encore).

J’ai élaboré des stratégies. La principale étant de subtiliser un objet à mes parents, ce que font 90% des vendeurs de moins de 30 ans chez leurs grands-parents pour aller à l’émission.

Le souci est que je suis honnête et qu’en plus ma mère est capable de m’appeler dix jours après un séjour dans la maison de vacances pour me demander où j’ai mis le coussin beige du canapé. Il y douze coussins beiges sur le canapé, tous identiques et beiges, que j’envoie valser pour tenter de me dégager une place dessus. Donc en général, j’ignore où est le coussin beige. Elle m’a fait le coup aussi pour une taie d’oreiller et une chaîne.

Bref, je ne suis pas près de me faire rabrouer par Sophie Davant et féliciter par Caroline. En attendant, je rêve devant mon écran…

Adjugé !

Bien avant que tout le monde se rue devant Affaire conclue, la meilleure émission télé du moment et de loin, j’avais pronostiqué son succès (auprès de mes dix lecteurs).

 

affaire conclue

 

Les enchères à la télévision ont toujours été ma grande passion.

L’émission Un trésor dans votre maison n’a pas eu le succès qu’elle méritait sur M6, mais qu’importe 6ter (numéro 22 sur votre télécommande, lointaine cousine de M6) diffuse dès potron-minet tous les épisodes existants du programme. Vous pouvez donc aisément rattraper votre retard.
Je ne désespère pas que la chaîne réalise qu’elle a de l’or dans les mains avec cette émission et la remette à l’antenne avec un léger lifting.

J’ai eu ma phase box à vendre. J’ai fait la Californie, le Texas, la Grosse Pomme, Londres, et même de façon très courte la banlieue parisienne sur C8 avec un certain Julien Cohen (déjà) et aussi Alexandra Morel. Les chaînes de la TNT diffusent moins Storage Wars et rares sont les inédits.

Bon, après, il y a eu les containers abandonnés sur les docks et les bagages égarés.

Et puis, bien sûr, sans enchères, mais avec négociations, Pawn Stars sur la numéro 17, qui a un nouveau nom.

En un mot, j’étais programmée pour adorer Affaire conclue et ça n’a pas loupé dès le départ.

Et pourtant, j’avais une petite dent contre Sophie Davant, qui datait de son épouvantable animation de Fort Boyard. La piste de Xapatan n’avait rien arrangé.
Mais voilà, on vieillit et aujourd’hui non seulement je trouve que Sophie Davant est une formidable animatrice, mais en plus je ne l’ai jamais trouvée aussi belle. Ce qui me rapproche de 80% des vendeurs mâles de plus de soixante ans de l’émission, mais je refuse de m’inquiéter à ce sujet.
Il faut dire que Sophie Davant fait assez peu de concessions. Si elle trouve le vendeur pénible ou son objet moche, elle ne se gênera pas pour lui faire comprendre. A côté de ça, elle sait se montrer compatissante quand le participant est plus fragile.
Et puis bon, attention minute obsessionnelle de POC depuis le 5 août 2018, j’ai apprécié qu’elle médiatise la mort de sa petite chienne, parce que ça rend le chagrin des maîtres inconsolables un peu moins tabou et décalé. Fin de la parenthèse de la honte !

En plus de Sophie, il y a les experts. Chacun sa spécialité, chacun sa personnalité…
Ils nous apprennent plein de choses sur les objets avant de décréter implacables qu’ils valent 5 euros, mais que ça peut faire mieux en salle des ventes. J’exagère. Ils sont parfois super enthousiastes.

Mais les vraies stars du programme, ce sont les acheteurs. On les appelle désormais par leurs prénoms : Alexandra, Anne-Catherine, Julien, Pierre-Jean ou Caroline. Les vendeurs ont leurs petits chouchous et sont limite accablés quand c’est un nouveau qui leur achète leur objet, même à un prix délirant.

Vous vous en doutez, je rêve de participer à Affaire conclue. Mais j’ai l’intuition que ma collection de Pop ne me vaudrait que des railleries de la part de Sophie, de l’expert et des vendeurs. Par conséquent, il faudra que je négocie âprement avec les anciens intellectuels de gauche, devenus les Macronistes acharnés, en un mot mes parents adorés, pour qu’il me confie un objet rare/ancien, afin que j’aie une chance de rencontrer Sophie.

J’aimerais vendre mon objet à Alexandra ou Caroline. J’en attends une centaine d’euros et c’est pour acheter tout plein de Pop.