No Télé POC today

C’est samedi et comme à chaque fois que la fièvre blogueuse me saisit, j’aurais dû vous proposer un Télé POC. D’autant que maintenant je peux, puisque je me suis abonnée à Télérama.
Sauf qu’on m’a chipé mon exemplaire de la semaine, la faute, je pense, à la jolie couverture avec Scarlett J. J’habite pourtant un immeuble cossu, j’adore la sonorité de ce mot, où normalement les gens ont les moyens de s’offrir l’hebdomadaire. M’enfin le temps que je menace mes voisins et que je dépose une main courante, il sera de toute façon trop tard pour télépoquer.
Sachez juste qu’il y a l’Amour est dans le pré lundi soir et probablement un truc en rapport avec l’immobilier mardi sur M6.

Mais ce soir, c’est surtout le moment du retour de Fort Boyard en prime sur France 2 !

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Depuis 25 ans, je crois, ma fanitude de l’émission ne s’est jamais démentie. Elle a beau causer la stupeur chez mes amis et plus qu’amies, je persiste et je signe.

Il m’arrive de hurler « sors, sors » comme si ma vie en dépendait, d’être sincèrement attristée devant la nullité des candidats partis à l’assaut du Fort, de me lamenter de leur méconnaissance des cellules (« mais merde, ça fait 25 ans, bordel !), de me lancer dans des digressions sur le fait que celle-là attention c’est une cellule à prisonnier et que la production veut se débarrasser d’un aventurier moins performant, ou que dans celle-là il n’y a eu que 12 vainqueurs en 25 ans…

Alors, certes, j’ai été un peu désarçonnée par le virage du côté obscur du Père Fouras, qui, avec l’âge, est devenu près de ses boyards et ne veut désormais plus les céder même pour une bonne cause, mais de toute façon c’est toujours mieux que l’époque où les candidats passaient une nuit interminable sur le Fort ou que la saison où on a tenté de remettre des anonymes dans un dispositif totalement hermétique.

Seul bémol, les cellules interactives bloquées à l’époque de « Hugo Délire », oui je sais, je me répète, mais pour tout le reste, je sais que je vais passer une super soirée.

La vie change mais la passion demeure, la preuve en quelques posts : ici et ici

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Ouhou POC regarde la télé (sur l’air des Chtis quelque part dans le monde)

Je n’aurai pas été très loquace sur mon blog cette année, ce qui ne signifie pas forcément qu’il est arrêté.

L’année télé se termine, ce qui signifie, youhou, le retour dès demain de « Fort Boyard », sans la Boule malheureusement, celui dans une vingtaine de jours de « Secret Story » (et non je ne me lasse pas),  et le come-back inattendu à l’écran très prochainement, de, en deux briques, Néfertiti (Cléopâtre) – PépitaPyramide ( !!!!!) évidemment. Pour fêter ça, j’ai presque envie de m’inscrire dans un club avec des amis de mon âge.

En attendant, (je travaille) et je m’abêtis devant « Les Anges de la télé-réalité » et un peu aussi avec (ouhouhou) « Les Chtis et les Marseillais ».

Je suis avec passion le dossier Shana et Thibault, et l’histoire entre Julien brun (pour le différencier de Julien blond, le petit plaisantin) et Vanessa aux lèvres pulpeuses (son épithète homérique).
Il semblerait que Thibault ait dragué Vanessa avant son arrivé à la villa des Anges alors même qu’il avait remis le couvert avec Shana, ce qui fait bien plaisir à Julien (brun) qui est ravi de sortir avec une fort belle femme. C’est vrai que Julien (brun) parle un peu comme un gendarme du sud-est.
Quant à Julien (blond), la frustration sexuelle certainement, l’oblige systématiquement à retourner la chambre de cette pauvre Frédérique, un transfuge âgé et un rien excessif de « Koh Lanta », qui du coup pique des crises d’hystérie terribles.

Chez les Chtis, Adixia (d’où vient ce prénom ?) a trahi sa « famille » en flirtant avec Paga (d’où vient ce prénom ?), qui est un Marseillais. La chef de file du mouvement des Chtis, et son fiancé Jordan, lui en tient absolument rigueur.

Je suis vraiment fascinée par ces programmes où des gens s’énervent très fort et très vite en un quart de seconde pour une vaisselle pas faite.

Pendant ce temps-là, sur M6, ça ronronne dans le pré, avec des épisodes qui durent 2h30. Deux heures trente pour décider ce qu’on va acheter au supermarché….

Voilà pour aujourd’hui…

Catherine Laborde a laissé les boyards au Fort !

Comme chaque année, au risque de récolter encore moins de commentaires que sur un post dédié à « Pékin Express » et donc de tomber dans des chiffres négatifs, il faut que je parle de « Fort Boyard ».

Hier soir, je découvrais pour la première fois la nouvelle saison de l’émission, qui pour une fois, et il faut bien le souligner, ne diffère quasiment pas de la précédente. La production a même conservé les salles multimédias dignes de « Hugo Délire », qui auraient paru modernes en 1995 et qui sont au-delà du grotesque en 2012.
S’il fallait donc s’intéresser à quelque chose pour ce deuxième épisode de la saison, qui est le premier pour moi, c’est le casting. En dehors de Sheryfa Luna, qui avait déjà fait l’émission, de Gaël Leforestier qui doit maintenant intervenir sur France 4, et de footballeurs inconnus, l’émission recevait une véritable star sur ce blog et ailleurs : Catherine Laborde de la météo de TF1 (pourtant). Elle n’était ni nue, ni pieds nus, ni en cuir, et contrairement à ce qu’ont pu imaginer certains pervers gérontophiles que je ne citerai pas (mais qui ont un blog), elle n’a pas écrasé sa poitrine sur les cylindres. Elle aurait sans doute préféré d’ailleurs, car Catherine souffre d’une phobie terrible des insectes, des serpents, et de toutes les bêtes du Fort apparemment, ce que la production a évidemment noté.
Mais pour ne pas brusquer la vedette de la chaîne rivale, la présentatrice météo star a été gâtée. Ainsi pour rattraper son équipe en crise, elle a été invitée à rejoindre la cellule des jarres. S’il y a bien une épreuve de « Fort Boyard » que j’aimerais faire, ce sont les jarres. Je pense en plus que c’est la préférée des enfants. L’attitude de Catherine L. qui a purement et simplement refusé de plonger ses mains dans les jarres, sous prétexte qu’elle ignorait ce qui pouvait bien y grouiller, a donc été d’autant plus décevante. Elle a continué ses caprices plus tard pendant les aventures.
Je ne sais pas si Catherine L. est entièrement responsable du fiasco de son équipe, qui n’a pas brillé dans la collecte des clés, qui a été lamentable durant celle des indices, et qui a buté bêtement sur le mode code, n’arrivant même pas à faire couler les pièces, mais elle n’a certainement pas contribué à arranger les choses. Felindra a du coup du placer elle-même les boulets sur les lettres pour prouver que le mot fonctionnait, tout cela en plus de son boulot ordinaire de gestion des tigres.
L’équipe du jour aurait mérité de leur servir de repas.

Le plus ironique, c’est que Catherine L. défendait une assoc’ dont sa sœur est la marraine, qui est repartie piteuse avec les 3000 euros de lot de consolation.

Top Chef : Cauchemar en cuisine pour…. (Qui ne sera pas finaliste ?)

Hier, « Top chef » a proposé l’un des demi-finales les plus nazes de l’histoire de la télé-réalité toutes disciplines confondues. Les quatre candidats encore en course étaient supposés s’affronter sur une série d’épreuves extrêmement difficiles. A l’issue de chacune de ces étapes, un top chef était susceptible d’être qualifié immédiatement pour la finale. Résultat, à 23h30, aucun des quatre concurrents n’avait réussi à franchir la ligne d’arrivée, et ils se sont tous affrontés lors d’une dernière chance très classique.

Le message de M6 est clair : le niveau est très élevé cette année, ce que j’en ai retenu moi diffère vraiment.

Cauchemar en cuisine

Pour la première épreuve de cette longue soirée de cuisine, les quatre top chefs étaient censés réaliser une préparation digne du Meilleur Ouvrier de France. Un défi qui a semblé immédiatement effrayer Tabata qui a participé au concours l’an dernier et s’est cassé les dents, au point de faire un semblant de dépression ensuite. Pour juger des capacités en cuisine des candidats, Philippe Etchebest « Monsieur Cauchemar en cuisine », mais surtout Meilleur Ouvrier de France depuis le début du siècle, avait été convoqué par l’émission. Sur les quatre plats réalisés, le chef étoilé devait n’en choisir que trois. C’est la nouvelle lubie de la production. Norbert, lucide, « je suis plus bof que mof », a été éliminé par le juré star. Ensuite, pour qu’un candidat l’emporte, il fallait qu’il décroche à la fois la voix de Cyril Lignac, désormais extrêmement légitime avec sa première étoile (ça a plus de gueule que le flocon quand même), et celle de Monsieur Etchebest. Et là, je crie un peu au scandale, Cyril Lignac a loué les qualités de la réalisation de Tabatah, alors que Philippe Etchebest a désigné Jean comme gagnant. Le plat de Jean semblait pourtant avoir des fragilités rédhibitoires et franchement je ne suis pas loin de penser qu’il y a eu tricherie éhontée de la production sur ce coup là.

Qu’importe, il restait au moins deux occasions pour Tabata de se qualifier.

Le cross-over de l’extrême entre « MasterChef », « Koh Lanta » et « Fort Boyard »
Les candidats étaient invités à séjourner dans le palace où Stéphanie grande gagnante de « Top chef » saison 2 est aux fourneaux. Après avoir passé une soirée de rêve à se prélasser dans des draps de soie, les concurrents ont été réveillés par la jeune femme qui les a invités, en toute modestie, à revisiter « son plat signature ». Mais avant cela, façon « MasterChef », les candidats ont été invités à une reconnaissance risible des produits, dans lequel Cyrille, pourtant chef étoilé, n’a pas été foutu de reconnaître des pommes, des abats, des spécialités régionales puis des tomates. Chaque épreuve ratée enlevait du temps dans la salle du trésor, pardon en cuisine. Jean a été le seul à conserver 1h30 pour sublimer « le plat signature » de Stéphanie, Tabata n’a eu qu’une heure, Norbert 45 minutes et Cyrille 13 secondes, pardon 30 minutes.
Malgré cela, Cyrille a eu la voix des chefs et Norbert celle de Stéphanie.
Pof, encore un coup pour rien, personne n’a été qualifié.

La croisière s’amuse
Pour l’ultime épreuve avant….ben quoi d’ailleurs…on ne sait pas, enfin l’ultime épreuve qualificative, les candidats devaient retravailler le buffet minable réalisé par des apprentis pour un couple de milliardaires sur leur yacht. Jonathan et Jennifer, les justiciers milliardaires, n’étaient pas contents de leur sort gustatif, aux chefs de réaliser une bouchée à la charcuterie, une bouchée au poisson, une bouchée au fromage et une bouchée sucrée, qui déchirent à partir d’un buffet de Campanile. Bon, là, ça a été un peu un massacre puisque les candidats ont attaqué presque à la main des tartes au citron et dézingué une abondance de nourriture excessive. Le couple de milliardaires, qui n’étaient pas vraiment les Hart finalement, a tout trouvé très bon, et désigné à nouveau Tabatah comme gagnant du défi, mais malheureusement pour elle, les chefs lui ont préféré Jean.

Et là, moi j’ai dit stop, et j’ai bien fait, car je crois que je serais devenue hystérique devant mon téléviseur en découvrant qu’au terme d’une soirée où elle avait prouvé par deux fois ses qualités Tabata a été éliminée.

Autant dire que je me contre-fous de savoir qui de Jean, Cyrille ou Norbert va l’emporter la semaine prochaine au terme d’un marathon culinaire qui sera forcément insupportable.

Quand vient la fin de l’été…(et de Fort Boyard)

Au risque de faire le post de trop sur « Fort Boyard », je profite du dernier épisode d’hier pour faire un bilan de la saison et exprimer ma profonde déception sur son issue.

Je n’attendais pas grand chose de la dernière équipe de l’année l’équipe, formée par Rebecca Hampton de « plus belle la vie », qui reste à jamais pour moi la femme qui invitait les protagonistes de « y’a que la vérité qui compte » à aller découvrir la vérité au fond du couloir en compagnie de ce pauvre Sam, aussi muet que Passe-partout dans « Fort Boyard » d’ailleurs, Laurent Kérusoré de la même série culte, Bruno Guillon, animateur radio, Antoine de Maximy, l’homme de « j’irai dormir chez vous », d’un comique dont le nom m’échappe et d’une animatrice de France 2 que je n’avais jamais vue. Dès le départ, j’ai été frappée par la bonne entente de l’équipe et son humour potache assez distrayant, qui changeait un peu de cette saison marquée par des candidats de mauvaise volonté.

L’équipe a presque réussi à décrocher les 7 clés, à une près cependant. Laurent Kérusoré m’a impressionnée en triomphant de la cellule pourtant physique des étriers, tandis qu’Antoine de Maximy m’a bluffée également en s’emparant aisément de la clé après avoir arpenté à grande vitesse la corniche extérieure du Fort, une cellule pourtant destinée à faire un prisonnier. D’autres ont essuyé de cuisants échecs, à l’image de Bruno Guillon, qui s’est chié dans la pourtant réputée plutôt facile cellule du tourniquet, le pauvre est tombé et a du se faire mal, ou de Rebecca Hampton, qui a été meilleure dans les jarres que l’ex Miss France trouillarde, mais qui a échoué à un cheveu aux cylindres.

De mon côté, à l’exception notable de l’intervention par deux fois de l’atroce cellule interactive, dont je suis prête à demander la suppression par pétition, j’ai été ravie de revoir mes cellules favorites : les jarres donc, les cylindres (mais simplement pour tenir mes statistiques de victoires, rien de pervers là dedans), la menotte (épreuve sadique pour garder prisonnière une candidate sans intérêt notable) la ventouse rebaptisée le musée, et même la lutteuse dans l’argile.

Les candidats ont par la suite continué avec brio leur « Fort » en ne laissant aucun prisonnier à l’espèce de mix de fantôme de l’opéra et d’Hélène Rollès qui hante la salle blanche…et les choses se sont plutôt bien passées durant les aventures. J’ai revu avec plaisir les brancards, une épreuve aussi hilarante qu’angoissante pour les candidats qui reçoivent dans un espace confiné des scorpions et des mygales sur le corps.

[Christophe Beaugrand a adoré inaugurer cette année l’aventure du brancard.]

L’équipe de « plus belle la vie » a cependant laissé quelques plumes lors de sa confrontation avec les maîtres du temps dirigés désormais par le Père Fouras et tout s’est aggravé avec la quête du mot code. Pourtant avec quatre indices, ils auraient du trouver facilement, mais comment souvent la profusion d’indications les a troublés et il faut le reconnaître le mot code, « niveau », n’avait rien d’évident. Ils ont donc échoué sans même pénétrer dans la salle du trésor, la honte…

Je m’attendais à un final feu d’artifice et j’ai été bien déçue.

Pour la partie bilan, il faudrait vraiment que la production dope ses candidats pour qu’ils affichent un peu plus d’enthousiasme et d’envie dans découdre dans le Fort. Ils ont peut-être hésité cette année à dépouiller un vieillard. Quelle drôle d’idée en effet que de souligner que l’or du Fort est celui du Père Fouras, qui cherche juste à protéger ses biens…

Du côté des épreuves, à l’exception très notable de la cellule interactive, qui aurait eu sa place dans l’émission quand Karen Chéryl présentait « Hugo Délire », les trouvailles de cette cuvée 2011 (« les brancards », « le téléphone »…) sont excellentes.

Sors, sors !!!!! (énième post sur Fort Boyard)

Je n’ai qu’un regret télévisuel durant mes quinze jours d’absence dans ma forteresse de solitude : avoir manqué Moundir à « Fort Boyard ». J’étais donc ravie hier soir de regarder mon émission culte de l’été, certes sans l’aventurier de l’amour, mais avec Natacha Amal, Didier Gustin, deux footballeurs et le représentant français du concours de l’Eurovision 2011. Bon, décidément je regrette Moundir…

J’ai un faible pour la nouvelle mouture de « Fort Boyard », que je trouve plus rythmée que les autres tentatives de renouveler le genre, le pire ayant été atteint quand les pilleurs du Fort passaient une nuit sur place.
Cependant, je suis frappée par la relative mauvaise volonté des candidats cette année.
Dans le premier épisode avec les Miss et Christophe Beaugrand, j’avais trouvé les « célébrités » volontiers râleuses et pas très volontaires et hier Amaury Vassili et Natacha Amal ne se sont pas montrés particulièrement intéressés à l’idée de gagner le jeu. Le chanteur a refusé d’avancer dans une épreuve à cause des rats, ce qui n’est pas super bonhomme comme attitude et a donc fait perdre trois minutes d’aventure à son équipe, tandis que Natacha Amal a carrément demandé si le jeu était terminé après la salle blanche. Interloqué Olivier Minne lui a rappelé qu’il fallait encore trouver des indices pour déchiffrer le mot code pour actionner le mécanisme qui permet à Felindra de tourner la tête de tigre depuis presque vingt ans. Voyons…

On en reviendrait presque à l’éternel débat interrompu juste l’an dernier sur ces célébrités qui ne connaissent rien aux règles du jeu et qui s’en tamponnent le coquillard et qui feraient mieux d’être remplacées par des anonymes.
Didier Gustin, de son côté, n’a pas pu nous saouler longtemps avec ses imitations démodées de Chirac et VGE, car, nouvelles règles obligent, il a été fait prisonnier jusqu’à la fin ultime du jeu.

Dans les autres mauvais points de cette saison, je suis obligée d’évoquer cette salle futuriste (version années 80) interactive où les candidats sont notamment invités à jouer à une version fortboyesque du « Simon ». C’est non seulement moche mais totalement démodé.

A l’inverse, j’adore l’épreuve du téléphone qui renouvelle agréablement celle de la vigie. Un candidat entend dans une cabine téléphonique l’énigme du père Fouras alors que des cafards géants lui tombent dessus. C’est absolument hilarant, tout comme la géniale épreuve des cuves. Le participant doit plonger dans de l’eau dégueu pour récupérer l’indice. Elle est facile à réussir mais très sympathique pour les téléspectateurs.
A noter que l’épreuve des cylindres n’a pas été emportée hier. Je tiens les comptes à ce sujet.

Voilà sinon je vous rappelle que vous êtes expressément invités à participer à mon concours de déguisementsous peine de me briser le coeur.

2000ème post ! (Un point sur Fort Boyard édition 2011)

[Mon 2000ème post sera consacré à « Fort Boyard », ce que je trouve plutôt chouette.]
Hier soir, je me suis délectée du démarrage de la 22ème saison du jeu sur France 2.
Chaque année, le Fort change ses habitudes pour que le téléspectateur ne se lasse pas et cette année la nouvelle mouture est franchement réussie à quelques détails près évidemment.

Première nouveauté de taille, je ne sais pas comment vous l’apprendre sans vous heurter, mais le Père Fouras est passé du côté obscur de la Force. Descendu de sa vigie pour s’enfouir dans les profondeurs du Fort, tout un symbole, il défend désormais de son corps chenu de vieillard le trésor des lieux qui lui appartient a priori. Il se charge donc, depuis sa pièce secrète, d’adresser des parchemins à Olivier Minne dans lesquels figurent le nom des cellules que les candidats vont devoir pénétrer. Par conséquent, les épreuves des clés ont enfin un nom « officiel ».
Tout a ses nouvelles fonctions, le Père Fouras préside également le conseil final dans lequel les candidats peuvent gagner mais surtout perdre des minutes dans la salle du trésor.
Il continue cependant à délivrer des énigmes aux candidats dans les deux parties du jeu. D’ailleurs, l’aventure de la cabine téléphonique maudite où des saloperies tombent sur le candidat pendant que le père Fouras lui révèle par téléphone son énigme est absolument hilarante.

Au niveau du jeu à proprement parler, quelques changements également…
Dans la première partie, celle des clés, des jeux réservés jusque là aux aventures ont été intercalés, ce qui est bizarre et pas franchement commode. Je me demande ainsi comment un candidat suspendu dans le vide peut rester prisonnier.
Le temps dans les cellules semblent avoir été considérablement réduit et une alerte clepsydre signale aux candidats qu’elle est sur le point d’être vide.
De nouveaux personnages ont fait leur apparition dans le fort, dont une créature virtuelle qui invite les candidats à danser sur un sol brillant ou à avancer sur des cases invisibles. A la fin des années 90, on aurait crié au génie devant cette technologie, en 2011 on s’interroge sur son a propos. Nous notons également l’arrivée de la dame blanche, qui scelle le destin des prisonniers dans une salle immaculée. En cas d’échec à ses épreuves, ils peuvent rester enfermés jusqu’au bout du jeu.

J’en viens plus spécifiquement à l’épisode d’hier, particulièrement mal programmé puisqu’il était le premier à faire suite à une année dominée par les anonymes. Autant le dire tout de suite, les Miss de Madame de Fontenay, passées et présentes, avec une carrière plus ou moins enviable aujourd’hui, ne se sont pas montrées particulièrement battantes dans les cellules. Alors certes Chloé Mortaud a réalisé un exploit en venant à bout des cylindres relookés façon fête foraine, pour des raisons qui appartiennent à la production. Mais les autres ont eu une attitude franchement déplacée en refusant de participer à des épreuves, en râlant parce qu’elles avaient peur du vide, ou en insistant beaucoup sur le fait qu’elles allaient vomir. Geneviève n’a pas de quoi être fière de ses ouailles. Christophe Beaugrand, propulsé pour l’occasion homme fort et chef d’équipe, a eu beau leur dire que c’était « lourd » à la longue, son argument le plus convaincant, il n’a pas brillé non plus sur le Fort.

Alors, doit-on relancer dès le premier épisode l’éternel débat sur l’utilité de nous infliger encore et encore des vedettes plus ou moins en promo sur le Fort ?
Je ne sais pas, mais j’espère que les prochaines équipes se montreront plus dignes de cette nouvelle saison, car certaines nouvelles épreuves sont proprement hilarantes, comme celle du brancard qui est déjà ma favorite. Un candidat est attaché sur un brancard, tandis qu’un deuxième est assis en dessous de lui dans un petit tiroir façon morgue. Des insectes leur tombent dessus. Le premier concurrent doit les ramasser sur son corps et dépioter comme dans l’antre de l’araignée les indices sur leurs corps, charge au deuxième de tripoter ceux qui lui aurait échappé. Hier Christophe Beaugrand et Chloé Mortaud continuaient de hurler dans leur tiroir bien après que le temps ait été écoulé.
A noter également, le grand retour de la lutte dans la boue…verte !

Plus rythmée, plus drôle, avec certes quelques petits défauts, cette 22ème édition de « Fort Boyard » s’annonce sous les meilleurs auspices.

Quant à mon blog, il franchit, enfin rien n’est moins sûr, on verra ça demain matin, la barre des 2000 billets ! Je compte sur vous pour honorer ce cap symbolique en participant à mon concours de déguisements et en me prouvant ainsi que je fais bien de continuer car tout ceci a un sens (mais lequel ?).

Pour fêter ça, une petite chanson de circonstance, fidèle à l’esprit de ce blog !