Secret Story and Bluff

Hier avec ma moitié, nous avons eu à l’issue du Secret Story un passionnant et néanmoins houleux débat. En découvrant les larmes d’Emilie et la colère de Jonathan suite à l’un des nombreux subterfuges de la production, j’ai estimé que cette année elle allait peut-être trop loin. Ma femme, devenue finalement plus fan de la saison que moi, m’a rétorqué qu’il me suffisait d’éteindre mon téléviseur pour me priver de ce spectacle que j’estimais dégradant. Là, en assumant mal ma mauvaise fois, j’ai décrété que je regardais parfois la télévision par intérêt purement journalistique et scientifique. J’avais un argument récent de poids, puisque j’ai visionné un épisode de « Total Wipe Out » de A à Z pour ensuite pouvoir légitimement assassiner le programme sur le Post.

Rassurez-vous mon dégoût pour le programme décadent de TF1 ne m’a pas empêché de me taper le prime et d’être vraiment très mal pour Majia, la seule candidate normale du programme, qui a été abondamment torturée par la prod et ses camarades cette semaine et qui a du en plus balancer en direct live son histoire douloureuse de survivante d’une des plus grandes catastrophes du tout jeune siècle.
Note pour plus tard pour la prod : L’année prochaine, il faudra trouver un candidat qui a survécu au 11 septembre pour faire au moins aussi bien.
Par ailleurs, toutes les combinaisons sexuelles ayant été envisagées, elle doit se mettre dès aujourd’hui en quête d’un hermaphrodite (et non d’une « Mère Aphrodite », FX. Je remercie au passage NoOneisinnocent de m’avoir rapporté cette perle).


Le prime terminé, je n’avais pas sommeil et j’ai décidé de jeter enfin un œil par intérêt journalistique donc à « Love and Bluff, qui de nous trois ? », l’émission animée pour l’été par Flavie.
Je l’ai déjà écrit mais j’adore l’idée que l’ex de Benji passe après lui en pleine nuit quasiment dans la grille de TF1.

Vous connaissez certainement le principe de l’émission un homme ou une femme passe une journée avec trois prétendants. L’un d’eux est en couple hétéro, l’autre gay et le dernier est célibataire.

Première observation, en comparaison de la version américaine, il est aisé de discerner les imposteurs du célibataire et j’ai trouvé immédiatement dans les deux épisodes d’hier le gay et la lesbienne. Dans la version américaine, faute de son peut-être, je me trompais dans la majorité des cas.

Outre ce détail, l’émission s’illustre par son archi cheaperie.
Nous avons une unité d’action – des rendez-vous chiantissimes entre des gens qui ont vingt minutes pour apprendre à se connaître lors d’une activité pas trop coûteuse (promenade en calèche à Paris, bal dans les locaux de l’émission…) – quasi unité de lieu – la capitale ou l’étrange demeure qui sert de décor au programme – et unité de temps – une petite journée.
J’ai été particulièrement intriguée par le fameux bal que j’évoquais plus haut. Avec des tenues style Empire, le candidat et sa prétendante ont du faire semblant de valser pendant 15 minutes sur une estrade d’un mètre carré.
La séance photos ne valait pas mieux : un appareil photo numérique, des déguisements et hop à Créteil !
On sent que les fastes du Bachelor n’étaient pas de mise pour une chaîne qui va mal financièrement.

Quant aux réflexions des candidats, elles valent évidemment leur pesant de cacahuètes. Le nain à la belle auto a ainsi décrété hier que Gwendolyne, déçue par les hommes, était forcément la lesbienne de la bande. Il s’agissait en fait de la piercée Charlotte ce que j’avais vu venir à des kilomètres. Sa copine n’aurait en revanche pas pu sauvegarder les apparences…

Bref, on comprend que la une réserve ce chef d’œuvre au troisième partie de soirée et Flavie, élégante comme jamais – ses prestations dans « Saga » étaient de la gnognotte à côté – ne devrait pas rester longtemps à la présentation de cette nullité absolue.

Les grandes questions de Naël !!!!!

Dans le dernier post de l’année, j’ai choisi de beaucoup m’interroger…

Pourquoi Casper Van Dien est-il autant présent sur nos petits écrans durant la période des fêtes ?
Je reconnais qu’il est plastiquement fascinant et qu’il a tourné dans des chefs d’œuvre comme « starship troopers », que seuls les gens vraiment bien ont vu au cinéma, mais de là à nous l’imposer autant de fois à la télévision durant 15 jours. Hier, je l’ai croisé dans le téléfilm à l’intrigue fascinante que j’ai toujours rêvé de voir. Un journaliste déchu, un peu comme moi, s’aperçoit en analysant les photos des plus grandes catastrophes du XXème siècle qu’un homme louche s’y trouve à chaque fois ce qui est trop fort puisque ça implique qu’il ait au moins cent ans et qu’il ne vieillisse jamais d’un pouce. J’ai été un peu déçue, je l’avoue, par l’explication finale sur le détour opérator (ce post n’est qu’une gigantesque private joke, désolée…) du futur qui en fait envoie des voyageurs dans le temps sur les plus grands événements des siècles passés. Casper échappe de peu à la mort dans la pire catastrophe aérienne du siècle et le plus meurtrier des accidents de métro qui auraient du avoir lieu, à deux jours d’intervalle. J’ai lâché l’affaire avant la fin.

Pourquoi les dinosaures semblent avoir le même pouvoir festif que Casper Van Dien selon les programmateurs du petit écran ?
Avec la rererediff de Dinotopia que je n’ai toujours pas regardé, la six attend peut être que je cède pour arrêter de nous le ressortir tous les ans, le fabuleux « prehistoric park » et un truc du même acabit sur France 3 un après midi, j’ai rarement vu autant de sauriens gigantesques et disparus dans mon petit écran. Je le reconnais, j’adore ça et j’en profite mais bon des animaux morts dans des circonstances apocalyptiques, vraiment peu sympathiques et certainement très dangereux ce n’est pas super Noëly ça…

Pourquoi Claire Keim est allée s’humilier à « qui veut gagner des millions » spécial célébrités plutôt que de montrer ses seins ailleurs ?
Bouh la honte, pour une association méritante et à cause des chromosomes masculins ou féminins (je ne sais plus), Claire Keim et Franck Dubosc sont retombés à 1500 euros. J’ai eu mal pour eux…

Qui écrit les formidables enchaînements de Flavie ?
Hier, j’ai regardé « les disques d’or » et compris en cours de route qu’il s’agissait des gens qui avaient le mieux vendu cette année. On a toujours l’impression que Flavie se lance sans filet mais à l’arrivée c’est fascinant. Un exemple parmi d’autres, « Roch Voisine a triomphé ( ????) cette année avec le tube ( ???) « ne reviens pas », heureusement qu’il ne l’a pas fait ». Je vous promets qu’elle a quasiment dit ça. « Il est venu ce soir en caravane, Raphaël est parmi nous ». Bon celui là peut être pas… « Olivia Ruiz traîne des pieds mais pas pour venir ici… », celui là non plus mais elle aurait vraiment pu vraiment.

Qui coiffe Flavie Flament ?
Je croyais que le carré avec une frange et non une mèche, comme les mauvaises langues le prétendent, était l’apanage de ma maman (et de Chantal Goya un peu), qui l’arbore fièrement depuis au moins un quart de siècle et voilà que Flavie se l’approprie, peut être pour le remettre à la mode…

Pourquoi jusqu’à ce jour je n’avais pas eu le bonheur d’entendre la voix bourrée de Meredith en VO ?
L’histoire ne le dit pas mais qu’est ce que c’est bon.