Ouf…

Malgré moi, hier soir, j’ai ressenti une certaine pression en découvrant la saison 3 inédite de « Fais pas ci Fais pas ça » pour laquelle je fais de la publicité depuis un mois, voire un an, ou même depuis la première saison diffusée n’importe comment le samedi en fin de journée par France 2. Mais j’ai vite été rassurée, la série est toujours aussi bien écrite et les acteurs du petit Lucas, muet mais vraiment mignon, à Hélène Vincent parfaite en belle-mère pointilleuse, m’ont à nouveau convaincue.

Comme quoi, j’ai envie de le hurler : « c’est possible ». Les français (« bleu, blanc, rouge, je suis [POCPOC] la français[e] ») sont capables de réunir des auteurs pour écrire des dialogues suffisamment subtils pour que les répliques les plus anodines fassent mouche (« le coco » de Renaud, « on va pas se cacher le Mont Blanc avec le petit doigt »…) et caster des acteurs, même les enfants, parce que j’ai des souvenirs presque douloureux de l’apparition de la gamine d’une des « filles d’à côté » certainement la descendante d’un des producteurs tellement mauvaise que ça en devenait surréaliste, qui savent jouer la comédie.

Beaucoup de lecteurs m’ont demandé si on pouvait suivre sans avoir vu les deux premières saisons et évidemment c’est possible, mais les afficionados de « Fais pas ci, fais pas ça », dont je suis (surprise !!!), se réjouissent de constater qu’en plus des qualités que je ne me lasserai jamais de vanter et que j’évoquais précédemment, les scénaristes ont été capables de faire évoluer les personnages. Fabienne s’émancipe peu à peu et est de moins en moins dépressive. Renaud est passé de numéro 3 de sa boîte à numéro 2 quand même. Denis a presque trouvé une carrière. Valérie demeure identique à elle-même, mais son rôle de chieuse professionnelle qu’on a envie de gifler parce qu’on en côtoie tous les jours dans le cadre de sa vie personnelle ou active des comme elles, demeure savoureux. Les enfants grandissent….et se rapprochent.

Les intrigues, bien que parfois totalement loufoques, tiennent totalement la route, et c’est l’une des innombrables forces de la série.

Bon, voilà dans le détail, j’ai adoré le running-gag du bip de Valérie (« y’a maman qui bipe en bas »), et qu’elle songe un instant que Renaud Lepic couchait avec sa fille (le moment où Typhaine entend la présenter à son amoureux est hilarant). J’ai savouré pour la deuxième fois le dénouement façon « la vie est un long fleuve tranquille » du premier épisode et je chantonne encore « c’est l’esprit de Noël » en souriant bêtement en revoyant le visage de Fabienne qui chante les paroles avec conviction. Je voue décidément un culte païen à Valérie Bonneton, mais on va le savoir, qui est simplement géniale en Fabienne qui a fumé un joint. Je l’adore également quand elle indique à Denis Bouley qui veut se débarrasser de sa crèche vivante parce que sa femme « a eu une mauvaise expérience avec un lapin » qu’elle ne peut pas parce qu’elle a déjà sa belle-mère. Je craignais le pire avec le double rôle de Renaud Lepic, qui a su me faire oublier qu’il n’était pas Dany, ce qui est quand même balèze. Son visage dans le premier épisode, quand il pense que son père trompe sa mère, est parfait à chaque plan.

Les épisodes durent 52 minutes intenses sans que l’intérêt ne retombe jamais grâce à deux parties quasiment distinctes qui se tiennent parfaitement.
Chaque épisode se termine sur un petit cliffhanger…et là  j’applaudis, si, si j’applaudis carrément…
J’ai hâte de découvrir Elliot chez le psy qui représente sa mère en éléphant.

Si ces deux épisodes ne vous ont pas convaincus, je baisse les bras. J’attends vos commentaires (forcément) enthousiastes sur le sujet.

Quand Valérie Damidot dépoussière l’Education Nationale, c’est juste n’importe quoi !

Je l’attendais depuis des mois et M6 a enfin réalisé mon rêve, hier, en proposant le premier épisode des aventures de Victoire Bonnot, la CPE de choc et de charme. Si je voulais vous aguicher un peu, je vous signalerais que pour arriver à ses fins, Victoire Alias Valérie Damidot, n’hésite pas à user du chantage et va même jusqu’à empoisonner un élève ! Si vous êtes encore au lycée, vous ne regarderez pas votre CPE de la même façon ce matin, comme je vous comprends. Méfiez-vous de lui ou d’elle, pour votre bonheur, l’Education Nationale va désormais jusqu’au bout…

Hier soir, en visionnant cette sombre daube, je m’imaginais les réactions de mes amis et lecteurs professeurs ou même membre du personnel encadrant des établissements scolaires, qui ont du faire des bonds plusieurs fois sur leur canapé en visionnant la nouvelle fiction de la six.
Victoire n’aime ni les profs, des faignants indifférents au sort des élèves, ni l’assistante sociale, ni le proviseur et encore moins les pions, qu’elle a apparemment licencié pour avoir la main mise sur sa vie scolaire qu’elle gère d’une main de fer. Victoire assure un peu toutes les fonctions dans le lycée. Elle est Joëlle Mazart quand il faut s’intéresser au sort d’un élève, mais aussi simple surveillante quand il faut convoquer un lycéen…

Il faut dire que bien qu’elle n’évolue plus dans sa ZEP, d’où elle a été mutée pour une raison encore secrète, elle a échoué dans un lycée, où il se passe des choses graves… Deux jolies filles, la brune et la blonde, et pour ne pas se casser trop le trognon les scénaristes ont décidé que la brune serait mauvaise et la blonde angélique et vulnérable, se prostituent. Pendant quasiment 1h30, ce qui est vraiment très long, le téléspectateur pense que les deux élèves sont manipulées par un vilain garçon, alors qu’en fait l’une d’elle est tout simplement diabolique. Heureusement que Victoire est là pour le découvrir…
Comme si ça ne suffisait, un élève engouffre des boissons énergisantes et sèche les cours, ce qu’il ne faut surtout pas faire les enfants. Victoire l’apprend en faisant carrément chanter un gamin décidé à tricher et l’invitant pour se racheter à espionner son camarade. Par chance, comme il boit à la fenêtre, Victoire comprend qu’il est accro aux jeux vidéos et qu’il ne dort plus jamais, et que s’il continue, il va mourir tout simplement. Brrrrrrrr… Du coup, elle glisse de l’arachide, à laquelle il est allergique ce qu’elle a découvert en fouillant son dossier médical confidentiel, dans sa salade pour qu’il soit hospitalisé et sauvé, ou pas. A la fin, il tombe quand même dans le coma, parce que personne n’a réagi, mais a priori pas à cause de l’arachide.

En parallèle, Victoire, qui est super, élève, seule, ses deux enfants : Emma, la vraie fille de Valérie dans la vie, et Arthur, un petit gros roux, qu’elle aime moins que sa gamine a priori avec qui elle est trop, trop complice, même si elle passe trop de temps sur msn.

En cours de route, M6 oblige, elle joue à la Wii avec Stéphane Rotenberg, euh non Shirley Bousquet, qui interprète la seule prof sympa du lycée, une scène vitale pour les finances de la production a priori.

J’ai envie de demander sincèrement à Valérie Damidot ce qu’elle est allée faire dans cette galère.

Dans un cadre réaliste, son personnage d’écorchée vive aurait été tout aussi sympathique. Pourquoi, mais pourquoi avoir opté pour un scénario aussi débile…. ?

Je dois quand même noter cette réplique culte. La fille de Victoire est tombée sous le charme de l’intervenant musical du bahut, qui a le double de son âge, et sa super copine lui demande si c’est sérieux, et Emma Bonnot lui jure que oui, alors sa pote lui réplique qu’il y aura surtout le détournement de mineur qui sera sérieux dans cette histoire.

La famille n’a vraiment plus rien de formidable !

J’ai beaucoup commenté à la bouche le première épisode de la parfaitement dispensable saison 8 d’une « famille formidable », parce qu’il m’a globalement accablée. Comme je l’ai indiqué sur le Post, cet épisode est parfaitement résumé par la coach de vie de Jacques et Audrey Beaumont, cette famille est devenue toxique.

Premier signe des temps, Jacques et Catherine sont désormais à la retraite. Jacques Beaumont a donc lâché son restaurant, ce qui semble assez incompréhensible et Catherine s’est envolée vers une contrée imaginaire pour y faire le bien avec Reine, qui ne servirait à rien sinon.
Le reste des intrigues est sans intérêt et n’apporte rien à la famille, en dehors évidemment de la rupture de Julien et de son épouse muette, qui croit bon d’écrire sur un papier que l’ex mari d’Audrey n’est pas le père de sa fille, ce papier atterrit ensuite par un concours de circonstance débile sur le principal intéressé qui décide pour la peine de planter là sa femme et la gosse malade.

Richard est mort évidemment, le regretté Philippe Khorsand ayant succombé à une longue maladie l’an dernier et la série lui rend hommage de la pire des façons. Dans un trucage absurde, Richard discute avec son meilleur pote depuis l’au-delà. D’ailleurs, la sépulture de Richard est laide à pleurer, ce que ne manque pas de faire remarquer un guide du Père Lachaise en passant devant dans l’une des nombreuses scènes qui auraient mérité d’être coupées au montage. En y réfléchissant, je pense que pour réellement rendre hommage à Philippe Khorsand, un des piliers de la série, il aurait fallu que l’épisode se déroule juste après son décès et que la famille le pleure un peu plus. Alors certes quelques mois se sont écoulés depuis sa mort, mais personne chez les Beaumont, en dehors de Jacques, ne semble en être affecté et d’ailleurs tout le monde, même « la grande » Catherine lui tourne le dos. Pas étonnant alors qu’il tombe dans une homérique dépression… Dans sa descente aux enfers, Jacques, alias Bernard Le Coq, est mauvais à pleurer surtout quand il se déguise en femme – on ne comprend pas bien pourquoi, puisqu’il se démasque aussitôt – pour confondre son ancien second indélicat qui lui a volé ses recettes. Il n’est pas plus drôle lorsqu’il joue les bouddhistes d’occasion aiguillé par la coach de vie sa folle de belle-fille, Audrey.

Et les enfants dans tout ça ?

On a envie de tous les gifler.
Nicolas est devenu un vieux pédé, qui désormais peint à ses heures et je vous épargne le vain quiproquo avec son homme, qui aurait pu servir de fil rouge à au moins un épisode au lieu d’être liquidé en cinq minutes.
Audrey est folle et il faut s’y faire. Elle l’est depuis deux ou trois saisons et son cas semble incurable. Si je jouais les psys de bazar, je pense que le fait de ne pas être la fille de Jacques l’affecte et qu’elle souffre également du fait que son ex mari qui n’est pourtant pas un Beaumont lui soit préféré dans la famille.
Mais la pire reste Frédérique, la comédienne n’a plus que la peau sur les os, ce qui n’est pas grave en soit, mais joue surtout plus mal que jamais. Elle hurle comme une poissonnière et aboie sur sa gosse et son mari.
Quant aux pièces rapportées, je vous ai déjà parlé des nouveaux malheurs de Julien.
Sébastien, l’ex de Frédérique obtient enfin grâce à sa mère qui achète un petit asiatique, l’enfant qu’il désire. Cet enchaînement d’événements fait toucher le fond à la série. Le frère du gosse saute sur une mine, Catherine ne parvient pas à le sauver, Reine décide donc de refourguer le gamin à son fils et achète un fonctionnaire pour obtenir ce qu’elle veut. Magnifique…

Au final, nous assistons à un beau gâchis. Les Français (avec une majuscule) avaient réussi à créer une série unique en son genre qui pour une fois n’était pas trop naze. Durant, cinq ou six saisons, avec pas mal de mauvais sur la fin, les scénaristes et le réalisateur ont réussi à tenir le cap, mais depuis trois saisons, tout part à vau-l’au. Je pardonnais à Bernard Le Coq son cabotinage constant, mais là sans Philippe Khorsand, il semble orphelin. Annie Duperey est celle qui s’en sort le moins mal mais si son optimisme semble parfois inapproprié. Quant aux enfants, ils sont plus navrants les uns que les autres, seul Julien sauve à peu près les meubles.

La famille formidable ne l’est plus du tout. On se moque de cette tribu dans l’air du temps et les épisodes à venir n’ont rien de bien allèchant.

« Un fiancé pour Noël » : ceci n’est pas un appel à candidature, mais le résumé d’un téléfilm vraiment très intéressant…

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous narrer le super téléfilm de Noël que j’ai visionné hier. Il s’agissait d’un « fiancé pour Noël », qui aurait aussi bien pu être baptisé « une psychotique pour Noël » ou « un enlèvement crapuleux pour Noël ». Autant vous le dire dès le départ sans le « Noël » du titre, cette fiction aurait pu très bien figurer dans la programmation annuelle anxiogène des téléfilms de l’après-midi de TF1 où je vous rappelle une mère est capable de mandater un tueur pour éliminer son beau-fils uniquement pour récupérer sa progéniture et ses petits enfants.

[Joyeux Noël à mes lecteurs gays et à mes lectrices hétéros !]

« Un fiancé pour Noël » a retenu mon attention essentiellement parce que j’étais immobilisée dans mon lit avec mon ordinateur portable sur lequel je jouais aux Sims et que j’avais la flemme de zapper après mon énième rematage de « Didier ». Mais « un fiancé pour Noël » comptait également un atout de taille qui fait toujours la différence pour une fiction américaine ou canadienne : son casting ! Hier, au générique, nous avions Slater de « sauvés par le gong » (Mario Lopez nu, Mario Lopez torse nu) et Sabrina, l’apprentie sorcière.

Cette fiction terrible raconte l’histoire d’une jeune fille qui est clairement une loseuse, plutôt brillante elle se rêve en peintre mais végète en attendant en jouant les serveuses dans un boui-boui sordide. Ses parents lui décrochent à la veille des fêtes un inespéré entretien d’embauche qu’elle rate comme tout le reste et son fiancé imbus de sa personne, avec qui elle n’a pas couché et qu’elle connaît depuis à peine deux mois, la plaque juste avant sa réunion de famille. Elle est donc SEULE et déséspérée pour Noël, ce qui commence très mal pour un téléfilm de Noël.

Sabrina, passablement mal coiffée au départ, pète donc totalement les plombs et enlève un type qui se trouve juste au mauvais endroit au pire moment et le traîne de force dans sa famille. Quand je vous disais que nous étions à la frontière du sordide…
Le gars effaré (Mario Lopez torse nu) fait tout pour s’échapper mais Sabrina, habile, briefe sa famille sur les névroses supposées de son fiancé.
Evidemment comme nous sommes dans un conte de fée et non dans une fiction anxiogène de l’après-midi, Slater tombe peu à peu amoureux de Sabrina et lui pardonne son côté fantasque, notamment quand il découvre qu’elle a du génie et que sa famille psychotique lui plombe l’existence. Mais entre temps, quand il ne sait pas encore à quel point elle est formidable, il réussit à prévenir sa fiancée qu’il est retenu contre sa volonté en rase campagne par une folle.
Le réveillon de Noël tourne au fiasco dans la famille de Sabrina, malgré la bonne volonté de Slater, quand ses parents apprennent que son frère aîné est gay et que sa sœur a arrêté ses études de droit et pompon sur le gâteau la police débarque pour venir secourir le faux fiancé de la jeune fille.

Je vous avoue qu’à partir de ce moment là, j’ai été légèrement accaparée par la dépression majeure de mon Sim intellectuel qui n’a pas supporté que le directeur de l’école privée refuse d’accueillir Alex, son fils adoré, dans son institution. Il faut dire que j’avais mis le paquet sur le buffet et le cirage de pompes pour l’accueillir mais que ma maison fait un peu pitié, ce qui a semblé le rebuter. Je joue aux Sims pour leur permettre d’atteindre un accomplissement personnel et professionnel, mais je ne joue pas à D&co, alors ma maison est assez laide et pauvrement décorée. Comme la jauge de bien-être liée à l’environnement de mon Sim avait considérablement chuté dernièrement, ma femme avait placé un tapis et un tableau avec un lama dans son intérieur pour qu’il repasse dans le vert, ce qui n’a pas suffi au directeur de l’école privée. Entre parenthèses, la jauge d’environnement vaut bien la note d’animation ou de décoration d’un « dîner presque parfait », puisqu’elle est totalement subjective. Bref, devant le refus catégorique de l’homme influent de faire entrer son fils dans le privé, mon sim a littéralement pété les plombs. Désormais, il parle à un ballon et sa jauge de bonheur est totalement rouge, même si par ailleurs tout est dans le vert. Quelqu’un connaît-il une solution pour parer à cet écueil ?

Quand je me suis remise à mon téléfilm, Slater (Mario Lopez nu) allait épouser sa snob fiancée finalement contre son gré – ce garçon ne sait décidément pas ce qu’il veut – et Sabrina avait choisi d’être elle-même, mais son fiancé d’un soir lui manquait énormément. Fort heureusement, comme dans n’importe quel conte de fées, tout est bien qui finit bien et ces deux là se retrouvent et s’aiment, bien que physiquement Slater soit bien au dessus d’elle.


Dans la version anxiogène du téléfilm, à la fin Sabrina aurait tenté d’assassiner Slater au moment où il allait être retrouvé et secouru par les flics et sa fiancée. Dans le rôle de Sabrina, nous aurions eu Tracey Gold (Carol Seaver dans « quoi de neuf docteur ») et dans celui de la fiancée de Slater, dont nous aurions suivi attentivement les recherches sur un mode dramatique et non comique, Yasmeen Bleeth (nue), qui aurait formé un couple autrement plus logique avec Slater.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite un très joyeux Noël à toutes et à tous en espérant que vous ne soyez pas contraint(e) d’enlever quelqu’un pour fêter le réveillon avec vous et que votre existence ressemble plutôt à un téléfilm des fêtes qu’à une fiction ordinaire…
[NDLA : Il vaut mieux éviter de faire son coming-out le soir du réveillon de Noël…]

Les Clinton de Saint Tropez

Grâce à Virgin 17, qui est le pendant sur la TNT du TF1 des années 2000, je retrouve tous les samedis en fin d’après midi les héros de « sous le soleil ». Moi qui pensais naïvement tout connaître des intrigues de la série, je viens de découvrir que Baptiste et Jessica étaient décidément les Clinton de Saint-Tropez.

Je m’explique…

Avant que Jessica ne devienne l’édile de la station balnéaire culte de la Côte d’Azur (battant à cette occasion le John McCain du Sud de la France incarné par Bernard Ménez), Baptiste, son époux, a occupé cette fonction et durant son mandat, comme l’ex président américain, il a eu une liaison avec une stagiaire brune.

Dire que jusqu’à aujourd’hui j’ignorais ce détail…

Mais Jessica n’a pas été supplantée à la direction de la ville de Saint-Tropez par un candidat charismatique de couleur, elle a bel et bien obtenu la place surclassant ainsi Hilary. Quant à la carrière de Baptiste, j’ignore encore si elle va être affectée par l’événement. En tout cas, comme Hilary, Jessica projette de lui pardonner mais pas dans l’immédiat…

La vie est à nous, quel programme !

J’ai passé le mois de mars et une partie de celui d’avril à courir comme le lapin blanc. Aujourd’hui, je me pose (et je n’aime pas ça) et j’en profite pour reprendre ce blog (il faut revenir maintenant les gens). Par conséquent, en cette veille de samedi que demeure le vendredi, j’ai décidé de vous inviter à regarder une nouvelle série française : « la vie est à nous ».

Il faut savoir qu’apparemment « la vie est à nous » est la suite d’une autre fiction française que je n’avais pas suivie. Comme quoi, louper une saison n’est pas une excuse pour ne pas visionner la suivante (je m’adresse ici évidemment à celles et ceux qui ont refusé de regarder « fais pas ci, fais pas ça » sous ce prétexte fallacieux). Bon, si vous attaquez demain « la vie est à nous », vous n’aurez pas manqué seulement la série préliminaire mais aussi un paquet d’épisodes mais qu’importe la série se bonifie de semaine en semaine.


« La vie est à nous », qui remplace quand même « sous le soleil » en occupant sa case historique, met en scène de jeunes trentenaires qui doivent faire face à tous les questionnements et les problématiques qui se posent à cet âge charnière : amour, travail, logement… Mais bon, comme nous sommes dans une fiction française de TF1 (ce qui finit par faire beaucoup), dans « la vie est à nous », aussi pauvres que soient les protagonistes, ils vivent dans un superbe hôtel particulier du centre de la capitale. Stéphane Plaza (nu) ou Thibault Chanel (nu, torse nu) n’y sont pour rien a priori, ils l’ont trouvé grâce à Nicolas, le super beau gosse de la bande, qui est agent immobilier, et s’ils peuvent se le payer, c’est parce qu’ils coloquent. Comme quoi finalement c’est un peu réaliste cette série !

Le noyau dur de la coloc’ est formé par Marion, Nicolas et Kelly. Deux autres garçons, dont j’ai déjà oublié les noms, étaient là à la base mais l’un d’eux est parti travailler à l’étranger après avoir rompu avec Marion et l’autre a fugué parce qu’il devait des sous à une administration quelconque.


Marion est la tombeuse de la bande. Ne me demandez pas pourquoi parce que je la trouve moyenne physiquement… Elle s’est mariée avec Jérôme, son patron, dans le premier épisode de la « vie est à nous » avant de rompre le jour de leurs noces parce qu’en fait elle était amoureuse d’un des types qui a quitté la série. Depuis, Jérôme la harcèle, ce qui ne l’empêche pas de bosser pour ou lui ou d’avoir de nombreux amants.

Kelly est la meilleure amie de Marion, mais surtout une superbe lesbienne qui couche avec des filles et excite les hétéros. Je suis fan… Elles travaillent toutes les deux dans l’agence de design de ce fou de Jérôme.
Nico(las) est donc agent immobilier. Il a trempé dans de sombres magouilles mais depuis peu il est honnête. Il sort(ait) avec Garance, une jolie brune, qui a tenté d’allumer Kelly, mais leur couple bat de l’aile bizarrement. Nico a tout récemment perdu son père, qu’il entretenait jusque là, de la maladie d’Alzheimer.
En plus de ces trois là, le favori de ma femme, Mathieu, vit épisodiquement à la coloc’. Il est banquier et très porté sur la rêvasserie à l’image de JD de « Scrubs ».

Si je parle de « la vie est à nous », c’est évidemment parce que j’apprécie cette série qui a su se trouver un ton original entre comédie et drame. Les intrigues ne sont pas toujours au top du réalisme (mention spéciale aux complots ourdis par le fourbe Jérôme) mais l’ensemble se tient et est plutôt plaisant. Nous sommes loin de « Friends » ou « How I met your mother » mais la douce folie qui souffle dans cette fiction française impose qu’on y jette un œil quand même.

Sinon, comme le silence a nuit à mon blog, je vais faire ma pute deux minutes, alors :

Nicolas Berger-Vachon nu, torse nu, entièrement nu
Charlie Nune nue, Charlie Nune culotte, Charlie Nune seins nus
Guillaume Delorme nu, Guillaume Delorme torse nu, Guillaume Delorme entièrement nu
Camille de Pazzis nue, Camille de Pazzis culotte, Camille de Pazzis seins nus, Camille de Pazzis seins

Voilà…

(Crédits photos : http://www.tf1.fr/la-vie-est-a-nous/)

Merci la famille formidable va bien

Pendant que beaucoup se lamentait hier devant la nullité de « Clara Sheller », de mon côté je me délectais de la légèreté de la mini-série de M6, « merci les enfants vont bien ».

Le salut de la fiction française pourrait bien venir de ce que nous savons apparemment très bien faire, non pas l’imitation des séries amerloques, que je vénère par ailleurs, mais la saga familiale réjouissante. Il ne faut pas chercher le réalisme, social ou autre, dans ces fictions, mais prendre son plaisir où il est.
Après « une famille formidable » qui a certes énormément décliné depuis trois saisons, M6 nous propose avec « merci les enfants vont bien », le même genre de concept, qui fonctionne extrêmement bien. D’ailleurs, les deux produits se ressemblent énormément.

Une saga familiale
Les Blanchet sont jeunes et beaux, mais ont produit un nombre incalculable de bambins, tous aussi magnifiques que leurs parents. La tribu Blanchet compte au moins quatre aînées évaporées : une magnifique avocate rousse enceinte de l’ex amant de sa mère, une brune piquante qui a eu un enfant avec l’associé de son père et gère maintenant une épicerie bio-équitable, une étudiante en psycho un peu paumée et une autre fille magnifique qui baise avec un Apollon stupide. Les parents Blanchet ont également eu des jumelles, deux peste pré-ados, têtes à claques, un fils obsédé sexuel mais gentil quand même et le petit dernier, Noé, que la maman a porté lors de la première saison.
Les Beaumont sont loin de rivaliser avec seulement leur peste d’aînée qui n’est même pas la fille de Jacques, Nicolas, le pédé galeriste, Frédérique, leur deuxième fille, et les jumeaux. Fort heureusement, la famille Beaumont s’est composée, décomposée et recomposée et les petits enfants, beaux-enfants et autres bâtards font masse autour du couple formé par Catherine et Jacques.

Un lieu emblématique
Catherine et Jacques ont souvent déménagé. A la belle maison familiale des premières saisons s’est substitué l’appartement parisien. Pourtant, la famille se concentre, chaque été, dans un lieu emblématique, la maison du Portugal. Lors de la dernière saison, elle a failli être perdue mais sur le fil Catherine l’a récupérée en se trouvant au passage une nouvelle famille qui grossit les effectifs de la sienne. De plus, le restaurant de Jacques devenu finalement celui de Jacques, de sa fille et de son beau-fils constitue toujours un point de rendez-vous pour tous les membres de la famille, proche ou lointaine.
Les Blanchet disposent, eux, depuis la première saison où ils étaient pourtant passablement fauchés d’un lieu de résidence culte, « les volets verts », où toute la famille vivote plus ou moins. Pas besoin de résidence secondaire, quand on possède déjà une maison de ce type.

Une entreprise familiale

Les Beaumont ont toujours travaillé en famille ou presque. Dès que Jacques a vendu le guide Beaumont et que les enfants ont été en âge de bosser, ils ont logiquement trouvé une place dans le restaurant familial. Frédérique gère la cave de son père. Son mari est le second de cuisine de papa et le garçon de la paire de jumeau s’est découvert, dans la dernière saison, une vocation de cuistot.
Chez les Blanchet, la dernière saison a vu se créer « Système B », la performante société familiale basée aux « volets verts » dont tous les enfants sont actionnaires. Les beaux-fils comptent parmi les cadres de la petite entreprise et l’une des filles aînée en est son avocate en titre.

Une figure parentale emblématique
Dans les deux cas, les choses vont vraiment mal quand le couple parental est en crise. Les Beaumont ont déjà divorcé une fois. Jacques a été à maintes reprises infidèle, Catherine, un peu moins. Du côté des Blanchet, maman a eu une liaison, papa a manqué d’en avoir une. Mais les choses sont toujours rentrées dans les deux cas pour que la cellule familiale amplifiée se reconstitue autour des deux couples.

Un(e) meilleur(e) ami(e) culte
Jacques Beaumont avait Philippe Khorsand comme pote de toujours. Madame Blanchet a Annie Gregorio comme meilleure amie. Dans les deux cas, ces rôles secondaires participent activement au second degré des intrigues.

Pourtant, les deux mini-séries se différencient, malgré leurs nombreuses similitudes sur le ton et les rebondissements.

Paradoxalement, la famille de TF1 est celle qui ose le plus aborder des sujets délicats : la drogue, l’homosexualité, le handicap, la maladie… Sur M6, les Blanchet sont plus traditionnels, mais plus jeunes aussi à plus d’un titre. Leurs enfants sont pour l’instant mariés avant d’avoir des enfants et ne fricotent pas trop à l’extérieur. La série de la six assume en plus complétement son côté léger en osant les rebondissements abracadabrants (la famille formidable aussi en son temps d’ailleurs).
Globalement, je suis heureuse qu’une autre fiction française ose venir concurrencer « la famille formidable » sur ses terres. La mort prématuré de Philippe Khorsand me fait en effet craindre qu’il n’y ait jamais de suite à la saga Beaumont ou des lendemains trop amers.
Ensuite, sociologiquement, on peut se demander ce qui fascine tant le téléspectateur dans ces familles recomposées idéales…