Ne retiens pas tes larmes… ça commence aujourd’hui

Avec l’âge, je suis devenue extrêmement sensible. J’ai facilement les larmes aux yeux et je pleure rapidement. Ce qui me fait le plus souvent sangloter, ce sont les animaux. Il suffit que je zappe sur Docteur Cath (la vétérinaire belge tout terrain qui a le droit à sa propre télé-réalité diffusée sur la 22, tôt le matin) pour tomber sur un animal sur le point de trépasser et c’est immédiat, je chiale. Je ne connaissais pas Woofy, le gentil bouledogue de 13 ans, quelques secondes auparavant, et apprendre son décès me fout un sacré coup. Si c’est un chat, c’est pire. Si c’est un chat qui appartient à une personne âgée, c’est terminé. Bon, en général je zappe pour me préserver.

Ca fonctionne aussi avec Une saison au zoo. Je ne me suis pas remise du décès d’un adorable petit singe. Le transfert d’un animal peut aussi m’émouvoir.
Le top, ce sont les vidéos Dodo avec le petit chat chétif accueilli dans une famille aimante / le gosse qui retrouve son chien perdu depuis des semaines.

Que des trucs normaux donc…

Et il y a une émission qui me fait pleurer quasi quotidiennement depuis le début de l’été, c’est Ca commence aujourd’hui. France 2 a décidé de nous diffuser deux heures de best-of pendant les après-midis estivaux et ça tombe bien, j’ai loupé plein d’émissions ces derniers mois.

J’étais une inconditionnelle de Ca se discute et une dingue de Jour après jour, alors forcément je suis la cible rêvée pour Ca commence aujourd’hui.

Le monde a changé. L’émission de Faustine est donc dix fois moins trash que celle de Jean-Luc Delarue. On est plus dans l’émotion que dans le voyeurisme. Au final, ça revient à peu près au même, mais la pilule passe mieux.

Chaque jour, Faustine Bollaert accueille dans son émission des personnes qui viennent témoigner sur un sujet, le plus souvent lié à l’amour ou à la famille. Les thématiques alternent entre grave et plus léger.

Désormais, mon moi de 71 ans prend ses précautions en s’armant de mouchoirs avant de s’installer devant France 2 à 14 heures. Dans le sud-ouest, il fait déjà approximativement 32° dehors, donc j’ai toutes les excuses du monde pour me déshydrater devant la télévision.

Il faut dire que Faustine Bollaert est absolument parfaite dans son rôle. Elle excelle dans l’art d’amener ses invités à se confesser. Elle est dans la compassion sans jamais perdre le cap de l’interview. Parfois, elle se déplace pour consoler les témoins et j’émets des « ohhhhh » devant mon écran. Et surtout dans Ca commence aujourd’hui, il y a souvent des invités surprises. Monique recherche son amie de toujours perdue de vue depuis 45 ans et hop elle débarque en plateau, et moi je suis liquide. Michel a perdu sa soeur de vue depuis dix ans et elle le rejoint. On ne s’attendait pas à la voir là, parce qu’elle vit à La Martinique. Et moi, je pleure, je pleure…

Je suis particulièrement sensible aux émissions sur les familles décomposées qui se réconcilient ou se retrouvent sur France 2 et à celles sur les secrets de famille.
J’aime aussi les sujets sur les histoires d’amour improbables et les mariages qui ont capoté au dernier moment, car j’ai quand même mauvais fond.

Grâce à Ca commence aujourd’hui, j’ai appris que Caroline Drancourt était devenue sophrologue, après avoir mené une brillante carrière de chanteuse, d’éleveuse de chevaux et d’avocate. J’ai hâte d’avoir des nouvelles de Jess. J’ignore ce qu’il advient d’elle depuis qu’elle n’est plus édile de Saint-Tropez. Car comme dans les bonnes années de Ca se discute, les célébrités viennent aussi se confier à Faustine sur des grands moments de leur existence ou leur nouvelle vie.

Et pour conclure ce magnifique post, j’emprunterai les mots d’Amel Bent : « ne retiens pas tes larmes, pleurer ça fait du bien… »

Mon été devant la télé !

Avertissement ! Ce post est réservé à un public de téléphages avertis. Les journées télé de cette femme pourraient effarer les autres !

Cet été, pour des raisons principalement logistiques et laborieuses, mes vacances seront essentiellement toulousaines. Je m’occupe donc en travaillant un petit peu, en essayant de maintenir 30° de moyenne dans mon appartement (ce qui est vraiment mieux que 35°, ce qu’on réalise à 35° justement), en regardant des séries sur Netflix, en lisant un peu quand même, mais surtout en regardant la télévision. Je commande aussi des choses sur Internet et parfois je sors acheter des fruits.

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La photo est à la fois hors et dans le sujet !

Voilà ma journée télé type !

Réveil entre 6h32 et 9h30 en fonction de la température !
Je sirote mon café au lait devant TV Breizh. Je suis la téléspectatrice, que dis-je la ménagère de moins de cinquante ans, qui regarde TV Breizh. Mais j’ai une bonne raison pour cela, la chaîne (re)diffuse Une famille formidable depuis sa première saison. Nous en sommes à la cinquième déjà. J’attends de passer le cap épineux du moment où la série est devenue irregardable. Pour le moment, ça tient plutôt la route et j’arrive encore à avoir de l’empathie pour les Beaumont dans leur globalité.
Je suis au niveau Beaumont + 10 et au stade où je pourrai écrire des fanfics de la série en faisant réintervenir des personnages improbables qui ont disparu de la smala au fur et à mesure des saisons.
Je prévois ainsi d’écrire sur la relation homo entre Nicolas et son vieux pote Alexis, qui a fait son coming-out lors de la première apparition de la famille sur TF1, ce qui devait être presque culotté à l’époque.

Vers 11 heures, j’alterne C8 et NT1.
Sur C8, il y a une sympathique émission estivale sur des enfants qui ont tué des gens (parents, profs, amis, inconnus…). Je ne m’interroge évidemment pas sur la pertinence de la diffusion d’un tel programme en fin de matinée. Ca aurait été tellement super à l’heure du goûter, mais les plus petits se régalent devant Maigret à ce moment-là… Quand j’en ai marre ou que la pub tombe, je me replie sur NT1 et sa sympathique famille de créationnistes qui ont 19 enfants et qui véhiculent des messages édifiants sur l’absence de sexe avant le mariage ou le rôle de la femme. En général, je (re)zappe en vociférant vers les enfants tueurs.

14 heures, j’échoue devant Faustine.
C’est l’heure du pic de chaleur de la journée alors je suis toute excusée. France 2 nous fait revivre les meilleurs moments de l’émission de Faustine Bollaert. Et là, comme j’ai 68 ans, je me munis de mon mouchoir et je me prépare à pleurer. Faustine est un peu comme un Jacques Pradel bienveillant. Des gens lui confient qu’ils n’ont jamais revu leur amour de jeunesse, leur soeur cachée ou leur père disparu parce qu’ils habitent à 30 km l’un de l’autre et là magie de la télé, après avoir bien insisté sur le fait qu’ils ne se sont JAMAIS vus ou plus depuis TRENTE ANS, elle fait entrer la personne sur le plateau. L’animatrice a les larmes aux yeux, je suis liquide. Parfois, quand le sujet ne s’y prête pas, on revoit juste des images touchantes ou un témoignage tire-larmes.

15 heures, je tombe dans le coma devant le Tour de France.
C’est là que j’ai le plus honte de moi. Je revis mes jeunes années chez mes grands-parents dans les Alpes quand il faisait trop chaud pour sortir et que je regardais le Tour avec ma Mamie en espérant que ça se termine à temps pour voir quelques miettes de Giga. Là je n’attends plus rien, je me passionne pour le cyclisme. Bon, en général, je me passionne surtout pour Tetris sur ma Switch. Je pense passer pro avant la fin de l’année.

18h30, je regarde N’oubliez pas les paroles.
Typiquement le programme que je ne regarde pas de l’année, mais en l’absence des talks, le jeu de Nagui me fait patienter jusqu’à mon programme de la journée !

19h10, c’est l’heure de Demain nous appartient.
J’ai résisté à Plus belle la vie, mais je suis tombée dans Demain nous appartient. Je n’avais vu que des bribes d’épisodes et l’arc Bernard Menez / Véronique Jeannot m’a rendue accro. Bon, Pause café est devenue passablement réac et il faut que je compose avec ça. Je pense que sa carrière dans l’éducation nationale l’a rendue amère, alors je lui pardonne. Ce n’est pas long, ce n’est pas prenant et ça passe bien. Si vous avez une nature addictive, fuyez ! Il faudra voir si cette passion survit à l’été.

20h30, deuxième moment fort de ma journée.
J’adore En famille. Je me suis attachée aux Le Kervelec bien plus que de raison. Vous pouvez en dire tout le mal que vous voulez, je trouve que les scénaristes ont été malins de jouer la carte du saut dans le temps. L’évolution des personnages est cohérente, le côté feuilletonnant marche bien et les acteurs sont bons. Le fait que Chloé affirme sa bisexualité en fantasmant sur une copine de fac n’est que la cerise sur le gâteau. Ca ne casse certainement pas trois pattes à un canard, mais ça me va bien.

Je rassure les âmes sensibles, je ne suis pas ce programme à la lettre chaque jour (si, si en fait). Je vous ferai les primes dans un second temps…

 

Dilemme, la télé-réalité trash de W9 : un pétard mouillé ?

W9 créait hier soir l’événement sur la TNT en lançant le Loft nouvelle génération et complétement décomplexé, « Dilemme ». La chaîne nous avait promis des nains et des bimbos. TF1 allait passer pour un enfant de cœur avec son « Secret Story ». Youpie !

Bilan, je félicite la production pour la façon dont elle a orchestré le buzz autour de l’émission. Lors du live de la Nouvelle Star, mercredi, alors que j’étais pourtant loin d’exulter, j’annonçais que l’ouverture du « Cube », qui n’est pas un loft donc, de « Dilemme » allait être la seconde révolution télé-réalitesque des années 2000 après « le Loft » donc.

Même si j’ai trouvé Faustine Bollaert fabuleuse hier soir et que le principe des dilemmes est plutôt amusant, il faut bien reconnaître, que le soufflé est un peu retombé.

J’avais oublié que W9 n’est pas M6, et que malgré le fabuleux dispositif qu’on nous promet sur le web pour suivre les candidats, l’ensemble fait un peu cheap quand même. A l’image de la pauvre animatrice qui a du recevoir seule sur son estrade à Bry-sur-Marne les quinze candidats qui vont participer à l’émission. Faute de moyens donc, les « dilemmeurs » ont eu le droit à un portrait sur fond vert destiné à montrer combien ils étaient prêts à tout pour cartonner dans le jeu, même pas un petit reportage en famille à se mettre sous la dent. Le public était formé essentiellement de potes des candidats et de leur famille, que la prod avait du amener en mini-bus sur place. Heureusement pour cette première, il ne pleuvait pas.

Pour ceux qui ont loupé l’émission, je vous situe quand même le propos : quinze candidats vont être enfermés dans un cube – a priori minuscule d’après les premiers commentaires des participants, toutefois doté d’une piscine – où ils vont vivre sous l’œil des internautes et des téléspectateurs pendant deux mois. Ils sont scindés en deux clans. Pour gagner un maximum de sous, le but du programme, car les participants sont avides d’argent et de notoriété, ils vont être soumis à des dilemmes cornéliens : poisson ou poulet ? Si tu ne te passes pas de douche pendant une semaine, ton équipe est privée de nutella.
Pour le reste, le principe de l’élimination est le même que dans toute émission de télé-réalité. Les candidats désignent celui ou celle qu’ils aiment le moins, qui sera soumis aux votes du public pour une éventuelle élimination.

Pour vous donner une idée sur les premiers dilemmes du jeu, un candidat est entré nu dans le jeu contre 5000 euros, une autre a abandonné son chien chéri qu’elle ne voulait de toute façon par faire entrer dans l’émission contre la même somme, le sosie belge de Barbie a préféré ses valises au confort de ses camarades de clan qui seront privés de valises pendant 48 heures et la quinzième candidate mystère a été forcée d’accepter d’être coiffée comme Rihanna pour 10 mille euros et la chance de participer à l’émission.

Il va falloir que W9 assume ses promesses maintenant. Le public attend du sexe et des trahisons. Les gamins entrés dans le jeu ont paru bien timides hier, transis de froid dans leur cube, installé à Bry-sur-Marne. Ils paraissaient nettement moins chauds que des secréteurs au même stade du jeu notamment. Il ne suffit pas de dire dans un portrait qu’on est manipulateur et fourbe, il faut assumer après…

J’ai quand même hâte de découvrir la première quotidienne ce soir. Je vous livre au passage mon coup de cœur qui va à la très, très jolie Marie…