Come-back

J’avoue que je n’ai pas suivi la destinée des ex protagonistes de « Friends » avec attention. J’ai du tomber parfois sur une comédie romantique mettant en scène Jennifer Aniston ou lorgner sur son baiser dans une série arrêtée depuis avec Courteney Cox (pas de quoi casser trois pattes à un malheureux canard d’ailleurs).

Pourtant, je garde une tendresse particulière pour l’un d’entre eux, Matt Leblanc (nu) – j’ai appris hier qu’en anglais, ça se disait Matt LeblanK, ce qui est fascinant -, au point que quand « Joey » a été diffusé sur France 4, j’ai regretté de ne pas avoir laissé sa chance plus tôt à la série qui m’a paru plutôt réussie, sans être équivalente à « Friends » évidemment.

Si je ne suis pas la carrière des ex de « Friends », celle de Matt Leblanc, excepté « perdu dans l’espace » évidemment m’intéresse un peu plus. J’ai donc été ravie d’apprendre qu’il jouait dans un nouveau « show » plutôt bien côté en plus. Grâce à mon ami niçois qui a joué les Père Noël en décembre, ce qui n’est pas très original, je vous l’accorde, je peux profiter de la pénurie de séries que je suivais avant de m’endormir pour jeter un œil à « Episodes ».

Avant d’en venir de façon assez succincte à une série que je viens de découvrir, je voudrais évoquer le choc que j’ai eu en découvrant Matt avec des cheveux gris. Alors, certes, Matt devait avoir 30 ans quand j’en avais à peine 23 (oula pire que ça puisque Matt est même plus vieux que mon frère…), mais je croyais qu’il avait passé un pacte avec Dieu pour ne pas vieillir. Je vous rassure cependant, l’âge lui va bien et ses kilos superflus semblent avoir disparu.

Outre Matt Leblanc, « Episodes » met en scène un couple de londoniens ce qui me convient évidemment parfaitement aux prises avec l’industrie californienne du divertissement. Ils ont connu le succès en Angleterre avec une série que les américains se proposent d’adapter et malheureusement comme dans les meilleures leçons d’anglais de sixième ou de quatrième, selon le stade auquel vous avez commencé l’apprentissage de la langue de Joey, une fois sur place leurs illusions « clashent » avec la réalité. Ils se voient notamment imposer Matt Joey Leblanc, dans son propre rôle, comme acteur principal de leur série so british, qui ne va pas le rester longtemps.

Pour le moment, au bout de deux malheureux épisodes, la mayonnaise prend bien et j’ai hâte de voir la suite, même si le pauvre Matt est pour le moment loin d’être à son avantage.

Histoire d’oser la littérature comparée, je dirais qu’il y a un petit côté David Lodge, et plus précisément « changement de décor », dans les aventures de ses deux anglais à L.A.