Bas les masques !

Il semblerait que je me sois très légèrement emballée dans mon avant-dernier post avec Mask Singer. J’ai reçu des une plaintes à ce sujet de mes mon lecteurs.

Il faut dire que le concept était prometteur et que le premier prime était plutôt pas mal. Le deuxième a un peu douché mon enthousiasme.

Je rappelle le concept : des stars déguisées en animal chantent devant un jury d’enquêteurs qui a pour mission de les démasquer.
Lors de la première émission, Marie-Jo Perec est sortie du costume de la panthère.

Marie-Jo Perec est une immense championne d’athlétisme qu’on n’avait vue chanter une fois seulement auparavant (merci à mon indic), ça va, ça passe !
Pour le deuxième prime, Sheila s’est défaite du costume de l’écureuil. C’est bien aussi.

Mais quelque chose (les fuites peut-être) me dit que ça va se gâter, ou du moins que ça ne va pas aller en s’arrangeant dans la wahouitude des personnalités démasquées. Il aurait suffi que je regarde le nom des candidats américains pour me calmer aussi.
Les indices sur le paon à base de film nommé aux Oscars, de sauvetage de la vie de de Kate Hudson ou de grandes amitiés avec les stars hollywoodiennes ont accouché d’un nom plutôt surprenant. Je vous laisse googler, je ne souhaite pas spoiler.

Pendant ce temps-là, les enquêteurs continuent à nous envoyer du rêve : « je pense que c’est Barack Obama sous le costume de la fourmi »…

Et comme si ça ne suffisait pas, il faut que je sois vraiment honnête, le prime est rasoir au possible. Je me suis tapée vingt ans de télé-crochet avec de moins en moins de plaisir et maintenant je mate des émissions avec des célébrités qui ne chantent pas super bien en playback déguisées en ANIMAUX. Je frise le burn-out (la burnoute) téléphage.
A 22h30, je ne rêvais que de me glisser sous la couette avec Netflix. Mais j’espérais encore découvrir que l’écureuil était Dorothée, ce qui impliquait que j’avais eu raison d’aimer et de croire en cette émission. Autant dire qu’à 23h20, je faisais sévèrement la gueule !

Parce que sincèrement, il suffirait de presque rien pour que Mask Singer fonctionne mieux. Je ne demande pas des stars internationales (Dorothée et même Bernard Minet m’auraient suffi. Loana était overbookée ?), mais des visages qui sortent un peu de l’ordinaire juste.

Et puis surtout le direct aurait permis d’ajuster les choses avec le jury, pour lui dire simplement d’y aller mollo avec les noms balancés afin de ne pas trop vendre de rêve.

Maintenant je me console avec ça !

Goldorak go !

En cette rentrée télévisée, j’avoue que je n’attendais qu’une chose, et ce n’est ni le retour de « Touche pas à mon poste », ni celui de « C à vous » et encore moins celui du « Grand journal » mais bien l’arrivée sur Mangas de « Goldorak ».

Cette année, j’avais envie que ma rentrée soit une rentrée Récré A2.

« Goldorak » c’est plein bons moments de ma petite enfance partagés avec mon grand frère, dont je ne garde finalement que de vagues souvenirs : un joli robot, Actarus, un monsieur dont la tête s’ouvre pour laisser place à une espèce de vilaine sorcière, la fameuse face cachée de la lune où se planquent les vilains…


J’étais donc sincèrement curieuse de découvrir le premier épisode de la série et de voir si j’accrochais, quelque chose comme 30 ans après ma découverte du dessin-animé.

Bon, il faut s’habituer au départ à l’animation très modérée et un peu saccadée, et aux dialogues surréalistes, mais je suis plutôt ravie dans l’ensemble de mes retrouvailles avec le prince de l’espace. J’avoue que par moments j’ai craint d’avoir fait des micro-siestes fulgurantes tant les scènes s’enchaînent mal, mais c’est certainement pour que l’action ne connaisse pas trop de pauses… 

Il faut dire que j’avais oublié, ou plutôt jamais su, plein de choses. Le premier épisode m’a ainsi permis d’apprendre qu’Alcor était un ingénieur de la NASA, qui se passionne pour les OVNI, et qu’Actarus, qui est pourtant un prince, se fait passer pour un simple palefrenier, qui s’habille comme Jo l’indien pour que personne ne le démasque. J’ignorais également qu’il était le fils adoptif du Professeur Procyon, qui a décidément un doublage trop classe, qui vieillit bien. Je ne me souvenais pas non plus du côté gentiment écolo et humaniste de la série.

La première rencontre entre Alcor et Actarus est digne pour moi de celle de C3PO et R2D2, et on sent bien que ces deux-là partagent déjà plus qu’une amitié fraternelle. Enfin, ce n’est que mon interprétation qui me vaudra certainement le courroux des puristes.

L’émotion m’a saisie au métamorphose….et à la sortie de Goldorak de la cascade. Le revoir pousser les trois boutons aussi…



Quant au premier combat qui oppose le robot pour l’instant sans nom avec Golgoth 1, c’est un genre de best-of du genre puisqu’Actarus emploie le fulguropoing, les astéro haches, et le cornofulgure…

L’histoire ne dit cependant pas pourquoi le monsieur qui tient le ranch du Boulot blanc est d’aussi petite taille …ce qui me travaille autant à 6 ans, qu’à 36 ans.

J’ai hâte de découvrir la suite surtout pour retrouver Vega et ses amis, et la face cachée de la lune qui continue à me fasciner. J’imagine que Golgoth 2 donnera plus de fil à retordre à Goldorak que Golgoth 1 vaincu en deux cornofulgures, trois mouvements.


Je m’interroge cependant sur les conséquences physiques qu’auraient vraiment le combat plutôt dynamique de monstres de plusieurs tonnes sur notre planète. Si quelqu’un a une réponse à ce sujet…
Et je crois qu’Actarus est le vrai héros de mon enfance décidément…

POC raconte… Dorothée !

Comme je n’ai absolument aucune idée de post parce que je travaille trop (je vous interdis de ricaner, je suis susceptible en ce moment) – pour tout vous dire j’ai du retard dans l’apparition divine de « Grey’s anatomy » sur mon pc, je n’ai même pas acheté le der des der des romans de JK Rowling et je n’ai pas pu regarder « change ta chambre ce matin » – je vais vous parler du sujet majeur du moment : le retour de Dorothée.
Ca tombe bien, en plus ce post sera publié un mercredi, jour des enfants.

Ce midi, dans « l’édition spéciale », Anne-Elisabeth Lemoine s’est moquée de Dorothée et j’ai trouvé ça injuste. Ca m’a mise presque aussi en colère que, quand petite, mon frère me racontait qu’il avait entendu Dorothée dire, alors qu’elle ne se croyait pas filmée, qu’elle détestait les enfants ou quand les pseudos grands de l’école primaire, à la cantine demandait à l’adorable petite fille que j’étais à l’époque si je préférais « Chantal Goya, Douchka ou Dorothée », comme si la question se posait.
Dorothée a bercé mon enfance. Je l’ai même aperçue (d’après mes souvenirs vagues) dans le fameux film de Truffaut, où elle a joué. J’ai connu Dorothée au moment où elle animait « Récré A2 ». C’était l’époque magique de « Tchaou et Grodo » (« petit chien errant, car les hommes ne veulent pas savoir qu’il est encore un enfant »), « Pacman », « les Maîtres de l’univers », « Candy », « Albator », « Goldorak »…Dans ces temps reculés, William Leymergie chantait (« gentil petit bonhomme poursuivi par les fantômes…»). Clémentine était coincée dans son fauteuil roulant, sauf dans ses rêves bleus. Cabu dessinait Dorothée avec son grand nez sur un paper-board. Dorothée reprenait avec ses amis des hymnes populaires. Charlotte Kady et Marie Dauphin étaient les amies de Dorothée, pas encore caricaturées en travelos dans « pas de pitié pour les croissants ».
Ensuite, Dorothée a quitté Antenne 2 pour la une. A l’époque, il n’y avait pas de sites consacrés aux médias, je ne sais donc pas si c’est l’appât du gain qui l’a amenée à faire ce choix grave. N’empêche que le temps d’antenne de Dorothée a augmenté exponentiellement. Elle a commencé à squatter le mercredi en intégralité, les fins d’après-midi, et même le dimanche matin avec « pas de pitié pour les croissants ». Vous imaginez le nombre d’heures que l’enfant téléphage que j’étais a passé en compagnie de Dorothée, Ariane, Jacky, Corbier, Patrick et les autres…
Je n’ai pas rêvé d’appartenir à son club mais en revanche j’aurais adoré jouer au « splish, splash, splosh, vlan ! ». Pour mémoire, il fallait citer plein de noms de séries diffusées dans le « Club Dorothée » pour voir un animateur se prendre une tarte à la crème. Mon meilleur ami avait reproduit artisanalement le jeu. Il écrivait sur une ardoise magique, comme à la télé, le nom de trois séries et il enlevait un papier à chaque fois que je trouvais. J’aimais moins « le jeu de l’A B C », qui était beaucoup plus aléatoire. L’enfant candidat devait désigner A, B, ou C pour voir un ami de Dorothée se faire arroser. Si l’eau ne coulait pas, le pauvre gosse repartait bredouille sous les moqueries cruelles de complices secs de notre idole.
Bon, l’adolescence est ensuite arrivée, Dorothée a fait parler des dromadaires dans ses émissions et les séries AB ont gangrené la grille de TF1.

Grâce aux émissions de Dorothée, j’ai découvert « les mystérieuses cités d’or », « Candy », « les maîtres de l’univers », « les chevaliers du Zodiaque », « Mask », « GI Joe », « les Cosmocats », « Georgie »…
J’ai possédé le single de « Maman » et un album entier illustré par Cabu de ses tubes.
Je peux encore chanter de mémoire « Allo, allo monsieur l’ordinateur », « le groupe », « y’a de la bagarre au saloon », « Nicolas et Marjolaine »…
Il m’arrive de chantonner malgré moi « c’est la fête au village » ou « la merguez party » des Musclés. Le nom des cinq Musclés est d’ailleurs gravé à jamais dans mon esprit.
Je me souviens également du tube « le nez de Dorothée » (« le nez de Dorothée restera cette année dans sa valise… ») et je me souviens du clip où elle allait, énervée, gronder ce bon vieux Corbier pour cette chanson satirique.

J’ai toujours été un peu amoureuse de Dorothée alors que je ne l’ai jamais été de mon autre idole passée, Mylène Farmer… Dimanche, je regarderais donc probablement pour la première fois l’émission de Michel Drucker.