Au revoir l’Enfant !

Parmi les très jolies choses que nous aura apportées 2020, il y a, à n’en pas douter, la deuxième saison de Mandalorian.

C’était vraiment chouette vendredi de se sentir moins seule, après avoir séché ses larmes, en lisant les commentaires sur Twitter de ceux qui venaient de voir l’ultime épisode de la saison 2.

Je ne vais pas vous raconter l’intrigue, soit vous l’avez vue, parce que ça vous intéresse, soit vous ne la regarderez jamais, parce que Star Wars ce n’est pas votre tasse de thé. Je vais cependant essayer de convaincre les indécis en vous disant pourquoi Mandalorian, c’est vraiment bien.

1- C’est beau…
Les décors, les planètes, l’image….

2- C’est contemplatif
Pas de dialogues inutiles, c’est certain.

3- C’est merveilleusement joué
Je l’ai déjà dit ici, mais il faut le faire pour être expressif sous un casque. Et quand le casque tombe, c’est le téléspectateur qui ne voit plus rien, tant il chiale comme un putain de veau. Outre le merveilleux interprète du Mandalorian, on retrouve quelques guerrières vraiment badass et ça fait plaisir. Et par exemple Ming-Na Wen que j’avais déjà adorée dans Urgences. Et bien sûr, on adore Gina Carano,  Carasynthia Dune, rescapée de la défunte Alderaan.

4- L’univers (étendu) Star Wars
Inutile d’avoir obtenu un doctorat en Guerre des étoiles pour comprendre Mandalorian, vous saisirez à votre échelle les allusions qui vous parlent, essentiellement celles qui se réfèrent à la trilogie ancestrale dans mon cas. Les férus de l’univers étendu verront plein de trucs que je n’ai pas compris, mais qu’importe ça n’empêche pas de se régaler.

5- L’empire contre-attaque
La série répond bien plus à mes interrogations sur ce qu’est devenue la galaxie après la chute de l’Empire, que l’immonde et inutile troisième trilogie. Et c’est un joli bordel… Esthétiquement, le film reprend les codes, les décors et les costumes des films originaux et ça suffit à mon bonheur.

6- Le meilleur personnage de série vu depuis un moment et son adorable créature
Le Mandalorian était formidable dans la saison 1, il est absolument fabuleux dans la deuxième. J’ai commencé à pleurer quand il a ôté son casque dans l’avant-dernier épisode afin de retrouver Grogu, je n’ai pas cessé de pleurer depuis qu’il l’a enlevé pour lui dire adieu.

7- Grogu
On ne va pas se mentir. Grogu est LA trouvaille des deux premières saisons. J’ai déjà 528 Pop! à son effigie (trois seulement, ça passe…). Je regretterai longtemps de l’avoir découvert un peu après l’univers, quand Disney+ est enfin arrivé en France.

8- En finir, il faut savoir
J’aurais adoré que le Mandalorian passe son existence à résoudre des problèmes sur des tas de planètes de la lointaine galaxie accompagné de son acolyte vert à grandes oreilles, mais la série aurait fini par me lasser (du moins, j’imagine). Il fallait trouver une nouvelle famille à Grogu, même si me brise le coeur. La suite sera certainement plus sombre pour le lonesome cow-boy. Enfin, je demande à voir et je n’aurai qu’un an à patienter…

9- Le retour du Jedi
Je vous entends grogner d’ici. Gnagnaga effets visuels à la con, c’est moche, ça ne sert à rien. N’empêche, qui pouvez venir chercher Grogu pour que ça soit la fin idéale du personnage ? Hein, qui ? Ben, oui, Luke forcément… Et bien sûr, ça laisse des tas de questions en suspens. Je pense personnellement que l’histoire de Grogu est terminée (bouhouhouhouhou). Et je ne suis vraiment pas convaincue que Luke soit le meilleur maître pour l’adorable créature vu le mal qu’il va faire à Ben Solo quelques années plus tard, mais c’est ainsi. Grogu se consolera avec le toujours craquant R2D2 déjà prêt à devenir son copain. Si Disney veut lancer un spin-off, je suis d’accord !

10- Et on fait quoi maintenant ?
(Je voulais un numéro 10 !) Je n’aurais rien contre, un nouvel acolyte. Et j’ai réfléchi. Un Gungan qu’on n’a pas vu depuis un moment dans la galaxie serait un formidable associé pour le Mandalorian. En plus, il ajouterait une touche de comédie bienvenue. Je plaisante… (Il me fallait un numéro 10.) Mais je vois bien un adorable Bébé JarJar. Allez ! Il nous reste plein de pain sur la planche avec le darksaber. Je ne suis pas très inquiète pour la suite.

Mes 15 chansons Disney favorites

Noël approche, on a le moral dans les chaussettes, alors voici mes 15 chansons Disney préférées pour vous accompagner en emballant les cadeaux !

La numéro 1 risque de vous surprendre !

15- Pinocchio – When You Wish Upon a Star
Je déteste ce film et le mot est faible ! Mais cette chanson, c’est toute la magie Disney concentrée en quelques minutes.

14- La Reine des neiges – Libérée délivrée
Comment ai-je pu simplement penser à ne pas la faire figurer ? Je reste pourtant très peu fan du film (décidément).

13 – La Belle et la bête – Je ne savais pas
L’un de mes Disney (récents) préférés !

12- Mulan – Une fille à aimer
Une belle et tardive découverte.

11- Le Bossu de Notre Dame – Charivari
Je m’étais pris une telle claque visuellement que je l’ai vu deux fois en salle. Si, si…

10- Aladdin – Prince Ali
Encore un film que j’aime peu, mais je m’incline face à la qualité de la chanson !

9- La Belle et le clochard – La chansons des Siamois
Nous sommes dans le registre de la madeleine. C’est certainement l’un des premiers films que j’ai vus en salle avec Taram (que je reverrai un jour).

8- Les Aristochats – Des gammes et des arpèges
Certainement mon Disney favori avec les 101 dalmatiens (malheureusement dépourvu de toutes chansons) et un souvenir affreux du collège. J’ai eu un 4 en solfège sur cette chanson.

8′- Les 101 dalmatiens – Cruelle diablesse
J’ai écrit qu’il n’y avait pas de chanson dans les 101 dalmatiens, j’ai oublié cette improvisation de Roger au piano. Pourtant quand j’étais petite, j’avais la cassette audio du dessin animé (pas la VHS, non) et je l’écoutais en boucle.

7- La Petite Sirène – Kiss the girl
J’ai découvert récemment (pendant le confinement sur Disney +) La Petite Sirène et j’ai adoré ce film, injustement décrié. Il compte au moins deux chansons cultes, dont celle-ci.

6- La Belle et la bête – Gaston
La Belle est la bête est un excellent Disney, qui compte en plus l’une des meilleures BO. Ce n’est pas la dernière fois que le film apparaîtra dans ce classement. Accessoirement, j’ai commandé un chaton noir pour Noël que je veux appeler Gaston.

5- Mary Poppins – Chem Cheminée

4- Le Roi Lion – L’histoire de la vie
Et donc je vais faire mon coming-out, je n’aime pas du tout le Roi Lion, mais si cette chanson et ces images ne vous font pas frissonner, je ne peux rien pour vous. Vous avez perdu votre âme d’enfant…

3- La Belle et la bête – C’est la fête

2- La Petite Sirène – Les poissons
La chanson la moins vegan de la terre, qui est encore mieux en VO. Je peux la chanter pendant des heures. Je n’ai d’ailleurs plus le droit de consommer du poisson, du poisson à cause de ça.


1- Hercule – N’avoue jamais !
Très mauvais Disney, mais excellentissime chanson !

En bonus-track !
Ce n’est pas une chanson, mais ce sont mes personnages préférés !

Le retour (de flamme) de la Force

Parmi les joies du confinement, il faut bien le dire, il y a l’arrivée tant attendue de Disney + en France. J’en profite pour voir enfin tous les dessins-animés que j’ai loupés dans ma longue existence. J’ai commencé mon rattrapage par La Petite Sirène, que j’ai adoré, je ne m’y attendais pas du tout. Il se peut que je chante « les poissons, le poissons » en boucle depuis. Le prochain film sur ma liste est La Princesse et la Grenouille, suivi certainement de Basile, détective privé.

Mais, évidemment, ce qui me réjouit le plus pour le moment, c’est de déguster (« les poissons, les poissons »), désormais à un rythme hebdomadaire, les nouveaux épisodes de Mandalorian.

Un peu comme pour Rogue One, je n’attendais rien, ou du moins pas grand chose, de cette série inspirée de l’univers Star Wars. J’étais même carrément sceptique, me rendant à l’avis que Disney allait essorer la franchise jusqu’à la moelle pour se faire du pognon. Et, non, je suis emballée !

Nous avons consommé à vitesse grand V ses premiers épisodes disponibles au lancement et le sixième, en ligne depuis vendredi, nous a laissées sur notre faim. Il était extrêmement réussi, peut-être le meilleur jusque-là.

Je ne suis pas une spécialiste de l’univers Star Wars, loin de là. Je suis juste née en 1977 et ce film a marqué ma vie, comme celle de tout bon Xennial, qui se respecte (je généralise exprès). Je rêve d’enrichir ma collection de Pop! avec cette figurine et celle-ci. Ceci n’est absolument pas un message subliminal pour un 13 mai qui approche à la vitesse de la lumière pour une personne à qui j’en ai déjà subtilement parlé en attirant son attention à plusieurs reprises sur la beauté de ces figurines. Bref… j’adore Mandalorian et pas uniquement grâce à Bébé Yoda (dont la Pop! sera bientôt en ma possession).

The Child

Moins de Skywalker, plus de fun
Mandalorian s’inscrit subtilement dans l’univers Star Wars en se détachant des Skywalker, comme quoi c’est possible, et en faisant des références à l’existant mais sans qu’il pèse trop sur le propos. L’apparition du conducteur de vaisseau prison avec son look 70’s / première trilogie m’a enchantée, tout comme le passage sur la planète Tatooine. Bon, ok, j’aurais voulu voir les deux soleils évoqués, mais ça aurait été trop facile certainement. Nous sommes dans la galaxie après la chute de l’Empire. On sent bien que la Nouvelle République galère encore à s’imposer et que c’est toujours le far-west, un peu comme avant en somme et puis après aussi certainement.

Le Rebelle dans l’espace
La série a un petit côté fiction des années 70 et 80. Un héros banni erre dans l’univers avec son enfant adoptif et relève des missions pour subsister. La menace rôde partout autour de lui, mais il s’en sort à chaque épisode et trace sa route. Il pourrait monter sur sa moto ou errer le long d’une route poussiéreuse du coeur de l’Amérique. Là, il s’envole avec son vaisseau spatial. Impossible pour lui de se poser auprès d’une jolie éleveuse de crevettes bleues. C’est un peu Le Rebelle, Bruce Banner / L’incroyable Hulk ou l’Agence tous risques à lui tout seul. D’ailleurs, la musique du générique final a des accents de l’époque.

Dans l’espace, personne ne vous entend parler
Moi qui adore les séries bavardes, je suis une inconditionnelle de Gilmore Girls après tout, je me surprends à aimer ce héros taiseux et ces épisodes quasi silencieux. Tour de force inattendu, le héros masqué est d’ailleurs extrêmement expressif.

Une programmation payante
La stratégie de Disney + de distiller les épisodes au compte-goutte me semble déjà très payante. Bon, d’abord, parce que ça empêche de s’abonner à la chaîne uniquement pour binge-watcher la série durant la quinzaine de jours de gratuité, mais aussi parce que ça fait du bien de découvrir une série à l’ancienne avec une véritable attente et une frustration à la fin. En ces temps de confinement, un rendez-vous régulier avec un truc qui fait plaisir, ça n’a pas de prix. 

 

24 heures chrono chez Mickey !

Au moment où j’écris ces quelques lignes, j’ignore qui a été éliminé de « Pékin Express » – le montage laissait penser que les vieux étaient sur la sellette, quand je me suis endormie « comme un plot » (©Laure du « Loft 1 ») -, qui a quitté « la Nouvelle Star » hier soir, bien que je craigne que le public et ses boules quiès aient osé virer l’extraordinaire Lussi, et l’issue finale de « Lost », et pour cause après cinq ans de bons et loyaux services, ma live-box encore siglée « wanadoo » a rendu l’âme à mon retour du paradis sur terre.

J’ai été tenté de demander à Madame Orange avec qui j’ai été rigoureusement impolie qui avait été éliminé de « la Nouvelle Star », mais je crois que tout le monde l’ignore à Bangalore (cette localisation exotique me fait toujours songer à Rory personnellement…). Je l’ai même soupçonnée de me retenir au téléphone avec « son test » sur un machine débranchée, alors qu’il doit s’agir de la procédure standard.

Mais telle Mylène, je m’en fous, ma tête est encore au pied du château d’une certaine princesse et fait la fête avec « la nouvelle génération ». Je suis prête à participer à un « tellement vrai » sur les addiCtions les plus risibles, même si je persiste à penser que même à 33 ans, quand on aime, on ne compte pas. En plus, à ma décharge, jamais personne ne m’a vue me compromettre avec des oreilles ou un chapeau. Je suis accro à Mickey, mais sobre…

Voici en presque 24 heures chrono, le récit de mon séjour….
5h00 : En sortant de chez moi, je shoote dans un crapaud mort. Quel sinistre présage à quelques heures de mon arrivée dans un endroit justement féerique !
7h30 : Le sosie de Jérémy Michalak, le grand comédien du « groupe » de France 2 prend place à quelques centimètres de moi, de l’autre côté du couloir du wagon 16 dans le TGV. Il semble immédiatement fascinée par ma femme et moi, et un rien timbré.
9h30 : Tout excité, ce garçon qui me voit ouvrir un œil me demande si le badge là est à moi. Quel badge, me direz-vous, je me pose la même question. Philippe, chef de bord de son état, a perdu son insigne sur moi, j’ignore comment. Ne m’appelant pas Philippe et n’ayant pas encore endossé de hautes responsabilités à la SNCF encore, j’affirme au sosie timbré de Jérémy Michalak que non ce badge ne m’appartient pas. Il se lance donc à la poursuite du contrôleur pour le lui rendre.
10h25 : Le faux Jérémy descend à Saint Pierre des Corps et nous sommes soulagées.
11h54 : Plus de six heures après notre départ, fraîches comme des roses, nous posons le pied en terre disneyenne. Bon, ok, à Marne-la-Vallée Chessy…
12h30 : Nous mangeons vite fait dans le Starbuck du Disney Village histoire de reprendre des forces avant d’attaquer le combat.
12h50 : Mon sourire fend largement mon visage, je remonte Main Street, la vie est belle…
12h51 : Je blêmis, le petit train de la mine est en rade, comme les pirates et l’attente est longue pour le Star Tour.
12h52 : Je reprends du poil de la bête. Nous allons quérir un fast-pass pour le petit train, qui a été remis en branle depuis, puis nous enchaînons avec la première attraction, la maison hantée.
13h10 : Un petit tour de Pirates…
13h30 : Grâce au fast-pass, nous zappons la queue et vive Big Thunder Mountain
14 h00 – 17 h00 : Nous enchaînons ensuite sans encombre les attractions… Je redécouvre le Star Tour, qui sera bientôt rénové, et la nausée qu’il provoque immanquablement chez moi. Tant pis, j’adore les clins d’œil à Star Wars et les sensations fortes qu’il me procure. Nous traînons dans les boutiques. Nous nous photographions allègrement. Nous refaisons le petit train grâce à un fast-pass.
17h00 : Encore vaillantes, nous nous lançons à l’assaut du deuxième parc pour réaliser mon rêve : enfin faire un tour de crush-coaster. L’attraction est en panne. Il y a du monde dedans, autant dire que damned tout est encore à refaire. De dépit, nous nous replions sur la tour de la terr, non, le roller coaster d’Aero…, non, nous préférons les tapis volants d’Aladin.
17h30 : Ces sensations fortes nous ont épuisées, nous nous replions vers l’hôtel et nous découvrons avec surprise que nous avons hérité d’une chambre avec vue plongeante sur le lac et le Bay Club.
18h10 : Il n’y a pas de vestiaires privatifs dans la piscine de l’hôtel New York chez Mickey. Il faut donc se désaper avec plus ou moins de pudeur dans une ambiance très « union libre » – l’émission sur l’Europe de Christine Bravo – devant ses congénères européennes. Qu’importe, la piscine est ouverte et chauffée. Nous nous affalons finalement sur un transat et nous soufflons enfin.
19h00: Nous allons manger dans le restaurant le plus sauvage de Disney Village sous le regard d’un éléphant ombrageux. Dans un style très « Gilmore girls », une mère et sa fille américaines dînent à nos côtés. La plus jeune des deux porte un tee-shirt siglé kapa – phi – delta. Ma femme menace de tarter le prochain chiard qui la bouscule pour tripoter la trompe de l’éléphant. La Lorelai Gilmore blonde lui jette un regard totalement approbateur, elle parle donc français…
20h20 : Aucune gifle à déplorer, nous rentrons nous coucher, enfin comater devant « Pékin Express ». Mathieu et Cécilia sont imbattables et les amoureux du web, impayables.
22h10 : Nous sombrons dans le sommeil.

6h25 : Le réveil sonne. Si on veut bien s’amuser, il faut se lever tôt.
7h00 : La journée débute avec l’attraction favorite de ma femme : le buffet de petit déjeuner pantagruélique de l’hôtel.
8h00 : Repues, nous nous dirigeons vers le parc.
8h10 : Je daigne monter sur les cheveux du Carrousel de Lancelot, et nous enchaînons avec Peter Pan par deux fois, puis les tasses.
9h00 : Je tente d’enregistrer la ritournelle entêtante des petites poupées de « it’s a small world » dans le but inavouable d’en faire ma future sonnerie de mon portable. Mon plan échoue… Ma femme qui l’apprendra en lisant ses lignes va s’en féliciter doublement du coup.
9h20 : Nous rendons visite au dragon du château. Seules en sa compagnie dans son antre, nous croyons l’espace de quelques secondes qu’il est réel. Des européens gueulards rompent la magie.
9h30 : Après un passage indispensable, le huitième de la matinée, aux toilettes, nous nous rendons à toute allure dans « l’autre » parc pour, je l’espère, enfin étrenner le crush coaster.
9h40 : Il y a déjà la queue à l’extérieur…
9h40 et 40 secondes : Non, ouf, en fait l’attraction n’était pas ouverte encore.
9h41 : Je fonce dans le tas et ça y est, je découvre ENFIN l’attente pour le Crush Coaster. Les deux geeks devant nous s’amusent à effrayer ma femme.
9h54 : Les deux geeks en ont pour leur argent. Ma femme hurle à s’en casser la voix dans sa carapace. L’attraction est au-delà de mes espérances.
10h09 : Après une pause au pied de la tour de la terreur, nous rentrons dans le « vrai » parc.
10h15 : Le petit train est en rade pour changer. Nous nous rabattons sur la maison hantée. A notre sortie, nous fonçons chez les Pirates.
10h50 : Big Thunder Mountain refonctionne, nous prenons un fast-pass qui marquera la fin de notre aventure.
11h00: Nous prenons en photo Bourriquet et Coco Lapin, puis nous mangeons un panini avant de nous rediriger vers « Frontierland ».
12h20 : Un petit tour sur le Mark Twain pour patienter…
12h40 : Notre dernier tour de Big Thunder Mountain marque la fin du voyage féérique. Atomisées de fatigue, nous nous dirigeons vers la dernière attraction de la journée : six longues heures de TGV…
20h50 : Je constate que la live-box a rendu l’âme.

Désormais, je suis officiellement une pro du parc. Nous avons réussi grâce à des timings parfaits à nous jouer du monde. La foule était quand même assez importante pour un jour de semaine, mais rien de comparable toutefois aux vacances d’été par exemple. La réussite d’une visite chez Mickey tient vraiment à l’organisation : prendre les bons fast-pass, faire les bonnes queues… Personnellement, je refuse de patienter plus de 30 minutes pour une attraction. C’est épuisant, surtout quand il fait chaud, et frustrant. Les heures de magie en plus pour les personnes qui séjournent dans un hôtel permettent justement de parer au problème de l’attente. A 8 heures du matin, Fantasyland est vide, l’occasion de faire et de refaire les tasses, Peter Pan, ou Dumbo. Discoveryland est également partiellement ouvert et les plus téméraires peuvent en profiter pour faire et refaire Space Mountain, également accessible.

Nous avons également découvert le train circulaire, qui permet d’aller à un point à un autre du parc sans s’épuiser, malheureusement comme pour le reste, il faut faire la queue…

Si je voulais être provocatrice, je vous déconseillerais d’emmener vos enfants chez Mickey. En 24 heures, je n’ai pas croisé un bambin souriant et heureux d’être là. Ils sont perpétuellement frustrés de ne pas avoir eu le ballon, la glace, d’attendre… Ils ont chaud, faim, soif…Les parents excédés deviennent horriblement agressifs. Bref, il n’y a guère que les lesbiennes qui sourient chez Mickey. Je le sais d’autant mieux que j’ai croisé nos doubles en allemandes, vieilles et obèses, qui semblaient aussi joyeuses que nous.

Au niveau des attractions, le Crush Coaster est un véritable enchantement, à la fois très beau et extrêmement spectaculaire. Il surclasse désormais très légèrement dans mon cœur Big Thunder Mountain. Je conseille également les attractions sympathiques et sans grande attente que sont la maison hantée et les pirates. Pour se reposer, un petit tour sur le gros bateau blanc qui évoque « Tom Sawyer » et qui est d’ailleurs baptisé le « Mark Twain » ou un voyage en train circulaire permettent de prendre l’air loin du bruit de la foule. Au petit matin, tous les manèges de Fantasyland et Peter Pan en priorité sont à faire.

En vieillissant, je suis de moins en moins accro aux très grosses attractions que sont Space Moutain – je suis ressortie de mon dernier voyage vers la lune couverte de bleus ce qui m’a calmée durablement – ou l’ascenseur de la terreur, mais c’est une question de goûts et de couleurs. Enfin, pour les amateurs de kitsch, je recommande chaudement « it’s a smallworld ».

POC in Wonderland

Devant le succès public de mes derniers posts, acclamés par des dizaines de commentateurs qui se battaient pour avoir l’honneur d’apporter leur pierre à ce magnifique édifice que sont les pages roses – deux commentaires, dont un de moi, sur les dîners du 1er avril, j’ai manqué de défaillir… – j’ai décidé de faire glisser la ligne éditoriale de ce blog, désormais il parlera de cinéma et de littérature exclusivement. Je suis d’ailleurs tentée de former un club lecture auquel j’imposerai le choix du premier ouvrage, « Bellefleur » de Joyce Carol Oates, simplement parce que j’aurais l’avantage puisque j’en suis à la moitié de cet impressionnant roman.

Aujourd’hui, je vais attaquer la nouvelle ligne éditoriale de ce blog en évoquant le film que je l’ai vu mardi au cinéma, « Alice au pays des merveilles de Tim Burton » produit par Walt Disney.

Mes lecteurs fidèles savent que je vais rarement au cinéma, honte sur moi… En revanche, depuis quelques temps même si j’en parle peu, je me rattrape en dvd (plein de posts en perspective donc).

Bref, j’ai donc été interloquée en apprenant que désormais les films étaient en 3D et que donc il fallait payer 1 euro de plus pour les voir (afin de financer la remise à niveau du Gaumont toulousain certainement) et encore 1 euro pour acheter les jolies lunettes qui ne servent en aucun cas à protéger les yeux du soleil, mais qu’en revanche on peut conserver toute sa vie (à condition toutefois d’en prendre soin).

Cette petite aventure au cinéma m’a donc coûté la bagatelle de 11,80 euros.

Qu’importe, je ne voulais pas manquer « Alice au pays des merveilles de Tim Burton », comme je n’avais pas loupé « Charlie à la chocolaterie de Tim Burton » d’après Roald Dahl.

Pour le résumé, on va faire simple. La petite Alice a bien grandi et désormais c’est une femme, enfin une jeune fille, un peu spéciale, qui fait de drôles de rêves et qui a souvent des remarques décalées surtout pour l’Angleterre victorienne dans laquelle elle évolue. Sa petite maman partiellement ruinée après le décès du papa adoré de la gamine entend lui faire souscrire un mariage arrangé afin de retrouver un statut enviable dans la société. Mais la gamine n’a pas très envie d’épouser son rouquin de promis à la digestion difficile, elle préfère donc suivre un lapin blanc en costume jusque dans le trou d’un arbre et se retrouver « au pays des merveilles ».

Le reste de l’histoire est finalement accessoire. Alice doit tuer un monstre pour sauver le pays des merveilles de la tyrannie de la Reine Rouge à la tête hypertrophiée, en chemin elle ne cesse de changer de taille et de tenues. En évoluant dans le « wonderland », elle va croiser tous les personnages cultes du roman de Lewis Carroll mais surtout du dessin animé de Disney : le chenille bleue, le chat du Cheshire, le chapelier fou et ses amis… Elle assistera même à une partie de croquet vite expédiée de la reine rouge.

Visuellement, même si je suis en désaccord profond avec ma moitié sur ce point, le film est un enchantement pour qui (petit bémol) adhère à l’esprit Disney évidemment. Le château de la reine rouge ressemble à s’y méprendre à celui de la Belle au bois dormant qui se dresse fièrement au milieu du parc Disneyland Resort Paris par exemple. La table du chapelier fou est, elle, plus directement ancrée dans l’esprit burtonien.

Alice est bien dans son rôle et en découvrant la « petite » Alice, on regrette presque que Tim Burton n’ait pas ou Disney n’ait pas permis à Tim Burton de…réaliser un remake ou simplement sa version de l’authentique « Alice au pays des merveilles » avec une petite fille qui fout un peu les jetons.

L’intrigue, je l’ai déjà dit, est accessoire.

Bref, si on aime beaucoup Walt Disney, on peut adhérer en s’accrochant à bout de bras à son âme d’enfant à ce film. En revanche si on attend du Tim Burton, on est franchement déçu, car en dehors de la présence de Madame (Helena Bonham Carter toujours fabuleuse en Bellatrix ou en Reine Rouge) et du poteau de Tim (Johnny Depp). L’esprit burtonnien ne souffle clairement pas sur ce film et on se prend à rêver de qu’il aurait pu faire s’il avait été vraiment libre (j’imagine).

Un « la belle au bois dormant » est déjà annoncé et je serai curieuse de le découvrir cette nouvelle adaptation, mais j’aimerais que la prochaine fois Tim Burton donne un peu plus de lui-même dans le film, comme il l’avait fait pour « Charlie à la chocolaterie » sans que ça dénature l’histoire.

Et la 3D dans tout ça ?

Euh, ça vous passera avant que ça me reprenne. A la place de l’UGC de Toulouse, je ne me lancerais dans des dépenses somptuaires pour une technologie qui est très, très loin d’être au point et qui apporte assez peu.

Bon, j’ai oublié de glisser un passage dans mon résumé sur le fait qu’Alice pense rêver alors qu’en fait a priori non, puisque elle garde le stigmates de sa visite au Wonderland – des griffures – dans le monde réel. Si j’ajoute ce chapitre impromptu, c’est uniquement pour brailler « ce n’était qu’un rêve, ce n’était qu’un rêve » alors que non en fait…

[NDLA : Ce post est entièrement illustré avec les clichés que j’ai pris l’été dernier chez Mickey. L’ignoble fée SNCF m’empêche de retourner dans mon Wonderland à moi alors que j’entends bien découvrir la nouvelle génération avant la fin du mois de juin…]

Une rencontre inattendue chez Mickey

Six mois se sont écoulés depuis ma dernière visite au monde merveilleux de Mickey, il était donc temps que je profite des aubaines économiques proposées par Disneyland Resort Paris et que je retourne dans l’endroit que je préfère au monde (et oui devant l’île de Ré et Londres). En ce moment, dès que je voyage, je tombe miraculeusement sur les célébrités qui ont animé mon année. Alors après Soan dans le TGV, j’ai rencontré…, je laisse planer le suspense insoutenable quelques secondes et je vous plante le décor.

J’avais bêtement oublié que le monde merveilleux de Mickey en plein mois de juillet est loin de ressembler à son univers au mois de décembre hors vacances scolaires et en semaine. J’ai donc été stupéfaite en voyant le monde qui arpentait les allées du parc. Mais, le premier jour, le visiteur est vaillant. Nous avons donc réservé nos fast-pass – désormais limités à une attraction – à Peter Pan et attaqué les 60 minutes de queue pour le petit train de la mine. Après avoir subi les élans photographiques d’un couple narcissique et avoir opté pour la partie de la file où ils ne seraient pas, je n’ai pas pu m’empêcher de tiquer sur le visage de la jeune fille qui nous précédait dans la queue. Un peu comme pour Soan, j’ai abondamment réfléchi et me suis demandé si notre contact avait été professionnel ou personnel avant de percuter que la petite nana qui écrivait fiévreusement ses cartes en avançant dans les multiples détours de la file n’était autre qu’Alexia de « Pékin Express ». Je faisais la queue derrière la fille de Jacky de Fonsorbe. Il m’a fallu un peu de temps pour en arriver à cette conclusion et j’ai du lui jeter beaucoup de regards obliques pour être sûre de mon fait. Alexia, malgré son expérience de « Pékin Express » n’a pas grillé tout le monde dans la file en arguant qu’il s’agissait d’une course et qu’elle allait perdre si elle ne prenait pas le petit train avant les autres. En revanche, elle a démontré son grand sens pratique en profitant de la longue attente pour rédiger toutes ses cartes postales. Je sais parce que j’ai jeté un regard indiscret qu’elle a écrit à Fonsorbe mais je ne sais pas si la carte était adressée à son papa rusé comme un sioux. Au bout de 50 minutes en descendant les escaliers qui mènent à l’embarcadère, je me suis exclamée qu’on arrivait enfin et que je n’y croyais plus, ce à quoi Alexia m’a répondu en souriant qu’elle non plus. Nous n’avons pas pris le même train toutefois et c’est tant mieux puisque nous étions en tête derrière la locomotive.

En dehors de cet événement notable, et malgré la foule, le séjour a été merveilleux, comme toujours. Je brûle déjà d’envie d’y retourner. Pour faire synthétique, je vais regrouper mes impressions en deux catégories « Pifou », Glop glop et pas glop glop.

Glop glop
L’hôtel
Après avoir testé le New York, mon favori jusque là, nous avons étrenné le Bay Club. Sa situation géographique dans le parc est idéale. Il est isolé de la ruche, mais suffisamment près du Disneyvillage pour que nous puissions nous rendre au parc à pieds. De plus, il donne sur un joli lac très bucolique. En plus, le confort made in Disney est là. Nous avions choisi cet hôtel pour sa piscine et nous n’avons pas été déçues. Elle compte à la fois un grand bassin extérieur et une piscine intérieure vintage en forme de paquebot à découvrir absolument.
Le parc ancestral
Il vieillit bien et j’ai été enchantée de revoir le château en intégralité sans les échafaudages qui le défiguraient depuis deux visites. Les attractions, Peter Pan et le train de la mine en tête pour moi, sont toujours aussi géniales. Malgré le monde, ou grâce au monde, nous avons découvert de nouveaux endroits du parc et fait quelques jolies croisières sur le Marc Twain, le gros bateau type Tom Sawyer, et le Racoon, un rafiot qui navigue lui aussi sur la rivière.
Les heures de magie en plus
Depuis les 15 ans du parc, les résidents des hôtels disposent de deux heures en plus le matin pour accéder à certaines attractions, essentiellement celles de Fantasyland, et quelques attractions de Discoveryland, dont Space Mountain ou Buzz Lightyear. En nous levant à 6h30, mercredi matin nous avons eu l’illusion durant une petite heure que le parc nous appartenait…

Les pas glop glop
Le parc des Studios
Je ne comprends pas pourquoi ce parc a été délocalisé aussi loin de son ancêtre. Sa magie n’opère jamais sur moi et je lui préfèrerai éternellement son grand frère. Je m’y suis rendue pour essayer de faire enfin le Crush Coaster mais les 90 minutes d’attente dès l’ouverture du deuxième parc m’ont incité à rebrousser chemin. En plus, par déveine, nous sommes tombées un jour où le Roller coaster d’Aerosmiths, la seule chose qui rachète à nos yeux ce parc, était fermé.
Je ne suis pas une adepte de la tour de la terreur non plus donc je suis retournée bouder dans le vrai parc.
Mon grand âge
Je sens que je vieillis quand j’ai déjà mal partout rien qu’à la perspective de monter dans Space Mountain. Par conséquent, je m’épargne cette torture et je préfère refaire un tour de Peter Pan.

« Glop-glop » et « pas glop-glop » (un hommage à Pifou)

(Quand j’étais petite, je lisais Pif. Mon frère construisait pour moi la machine à fabriquer des oeufs carrés et en attendant que mes pois sauteurs du Mexique ne mutent, je parcourais les bd dans le magazine et découvrait donc les aventures de Pifou …)

Parmi les bonnes nouvelles du moment, les glop-glop donc…

– Dans la rubrique conso…
J’ai réservé mes places pour retourner dans le monde magique de Mickey, en région parisienne, avant Noël. Nous en avions envie et une promo étonnante sur le séjour durant cette période nous a convaincues de transformer l’essai. Je ne cesse de me justifier en ce moment auprès des gens qui m’entourent à ce sujet et qui sont légèrement goguenards.
Ma mère m’a suggéré de me faire plaisir plutôt que de gâcher mon argent ainsi. « Achète des vêtements, des choses qui te font envie… ! » Maman, j’ai déjà investi dans mon portable, je ne suis pas encore tout à fait en guenilles et pour les livres j’étudie enfin la possibilité que le bouquiniste soit un bon plan. Ma belle-mère, elle, m’a suggéré de passer le permis. 1) Mon séjour, même à deux chez Mickey, est loin de couvrir ce genre de dépenses. 2) Ca ne me paraît pas tendance d’acheter une voiture aujourd’hui mais je peux me tromper évidemment.
Si j’avais envie de m’agacer, ce qui n’est fort heureusement pas le cas, je rappellerais aux gens qui m’aiment que j’ai passé un été pénible et que deux jours de vacances dans un parc dédié à l’oubli à un prix défiant toute concurrence si ça me fait plaisir après tout, ce n’est peut-être pas si mal.

Pour les fans des lieux, nous allons séjourner à l’Hôtel New York, un « 4 clés », à 5/10 minutes à pieds – selon les sources – des deux parcs. Ma femme qui adore Noël a hâte de découvrir l’univers très, très kitch, forcément, du parc à cette période. De mon côté, j’ai envie de me venger de notre dernier séjour légèrement gâché par les caprices de la SNCF.
Parmi nos projets, faire énormément « le roller coaster d’Aerosmiths », tester enfin « le Crush Coaster », retourner dans « Space Mountain » tant pis pour mon cou, et pour la première fois en tandem essayer « Peter Pan ». L’histoire ne dit pas encore si nous succomberons à la tentation de l’ascenseur de la terreur à nouveau…

(Lors de notre dernière visite à Marne-la-Vallée Chessy, le beau temps n’était pas de la partie.)

Pour les toulousain(e)s, j’ai trouvé ENFIN après des années de quête des « pingouins » en vente libre dans une boutique du centre ville. Pour ceux qui ignorent ce que sont « les pingouins », je ne peux pas grand-chose, ceux qui savent mesureront la force de cette information.
Où ??? Me direz-vous ?Dans une boutique qui vend de la nourriture anglaise dans le centre-ville, Rue de la Colombette, et qui recèle plein d’autres trésors si on aime les sucreries britanniques ou même les spécialités culinaires du pays.
Sur la photo, vous remarquerez le petit détail qui tue, c’est un pingouin qui nous invite à mettre l’emballage à la poubelle.

Mais où est Charlie, enfin Scarlett ?

– Dans la rubrique culture
J’ai terminé, analphabète fan de la star ac’ que je suis, hier soir, le dernier roman de David Lodge, « la vie en sourdine » et je le conseille à celles et ceux qui aiment l’auteur, aux autres aussi d’ailleurs.

J’ai visionné longtemps après sa sortie en salle grâce à mon lecteur dvd, « Juno », que j’ai adoré. Il faut dire que le film partait pour la téléphage apprentie sériphile que je suis avec des atouts, Jason Bateman et Michaël Cerra de « Arrested development » et Jennifer Garner (juste magnifique et si juste) de « Alias ». Mais le film a tellement d’autres qualités, dont des images absolument magnifiques et une histoire si tendre mais pas du tout niaise… J’ai également adoré la musique.

J’ai une famille plutôt chouette, même si je suis une ingrate, qui se précipite au salon du livre du Mans pour avoir un autographe de mon idole – (je vous laisse réfléchir quelques secondes)… – Ségolène Royal., dans son dernier bouquin. Ma petite maman va, elle, harceler, Martin Winckler pour lui parler de moi (pour mémoire) ce qui est plutôt adorable, et me ramener là aussi un autographe.


Du côté du moins bien, pas glop-glop donc…

Une humeur de dogue inquiétante mêlée à une accablante paranoïa dévorante… Si je me fie à la dernière saison de « Grey’s anatomy », les changements d’humeur et de tempérament ne sont jamais bons et augurent une horrible tumeur au cerveau. Si je fais appel au « Docteur House », il s’agit forcément d’un lupus ou d’une maladie auto-immune. Il se peut aussi que ça soit simplement les hormones, je suis une faible femme, ou la perspective du gros moins bien de la semaine…

Ma réunion mensuelle, devenue semestrielle, mais dont le rythme pourrait bien s’accélérer si une personne qui me déteste sans raison et qui est méchante un peu comme l’Orangina rouge en son temps « parce que…….. » tenait à m’embêter. Cette femme me fait songer à Emily Gilmore dans la série, « Gilmore Girls », aucun moyen de discuter, de transiger ou juste de se faire entendre par elle. Elle a su se faire détester de moi, ce qui est une maigre consolation parce que quoi qu’il arrive demain, je dois l’écouter pendant minimum 1 heure me faire des suggestions voire des reproches sur un travail qui roule sans elle mais dont il faut absolument qu’elle se mêle.
En parler ne me libère même plus…

– A côté de ça, j’ignore dans quelle case le mettre, mon frère a décidé de prendre ma place sur le Post, le fourbe et il est prêt à tout pour ça…

Rhoo, avec ce post, on se croirait limite sur un blog… mais entre les lignes ça parle de télévision, non ?

Il était une fois (Part II)

ACTE V

Tristes et désemparées

Où nos héroïnes désespérées en oublient de raisonner…

Je sors donc de la gare SNCF, complétement désespérée. Un départ prématuré vers Bordeaux implique que nous ne puissions pas du tout profiter du deuxième jour du séjour et que nos vacances soient déjà gâchées. J’ai maudit sur cinq générations tous les cheminots grévistes et fidèle à moi-même en situation de crise appelé ma petite maman qui, toujours efficace, m’a délivré LA solution à laquelle complétement désemparée, comme ma moitié d’ailleurs, je n’avais pas encore songé. Nous devions, le lendemain, nous rapatrier sur Paris et trouver un train direct allant jusqu’à la ville rose. Aussitôt dit, aussitôt fait, grâce au numéro mis en place par la compagnie de chemin de fer, j’ai appris qu’un TGV idéal circulait à 14h10, mon indic parisienne que je remercie au passage, m’a tracé par sms le trajet à emprunter pour rejoindre Montparnasse au plus vite avec les transports franciliens, et j’ai donc pu m’effondrer, presque soulagée dans mon lit King Size. Au préalable, comme c’était vraiment la soirée de la loose et que je l’avais prophétiquement annoncé, Cristila et Delphine, mes deux favorites de « Pékin Express » ont été éliminées du jeu. De rage, je n’ai même pas regardé la rediff hier.

ACTE VI

Suite et fin du séjour magique…

Où nos héroïnes se conduisent en bonnes françaises et chipent ce que leurs poches peuvent contenir de lotions dans le couloir de leur prestigieux hôtel

Le lendemain matin, reboostées par une nuit très réparatrice de sommeil, nous avons foncé dès 7h30 dans la magnifique salle à manger de l’hôtel pour petit déjeuner merveilleusement au milieu des familles bruyantes à côté d’une fenêtre surplombant le parc. Je me suis retenue de glisser dans mes poches les miniatures de pots de confiture et j’ai profité à fond du buffet.
Au passage, nous avons croisé Dingo, omniprésent dans le parc, Bourriquet (avec qui j’ai posé sans rougir) et Tigrou.

Rassasiées, nous avons profité de l’option offerte durant le quinzième anniversaire et attaqué le grand parc dès 8h15 sous une pluie déjà battante. Malheureusement et j’en informe au passage les futurs visiteurs, seules les petites attractions de Fantasyland et de Discoveryland sont accessibles de bon matin. Qu’à cela ne tienne, nous sommes reparties pour un tour de tasses, nous en avons profité pour faire les boutiques alentours et acheter plein de souvenirs plus ou moins utiles et surtout pour la première fois avec ma femme nous sommes montées dans Dumbo, l’attraction volante pour les tous petits. Ma chérie, pourtant saine d’esprit, a hurlé à chaque fois que je faisais mine de faire décoller un peu trop l’éléphant de peur que le bras articulé ne se détache et que nous terminions dans les annales du parc comme les premières mortes dans une attraction de Fantasyland. Ces émotions passées, nous nous sommes, sur les conseils d’une charmante cast-member, orientées vers la partie futuriste du parc, faisant au passage moult photos de nous sous la flotte. Là bas, nous avons inauguré ensemble l’orbitron. J’ai eu la présence d’esprit d’y monter seule pour pouvoir bien en profiter.
Pour les novices, l’orbitron est un petit manège mettant en scène des vaisseaux spatiaux qu’on peut à loisir faire décoller dans la mesure des possibilités du bras articulé de la machine. C’est l’équivalent futuriste et un rien plus impressionnant de Dumbo.
Ma femme a prouvé ses aptitudes de protectrice de la galaxie dans Buzz l’Eclair. Dans cette attraction très colorée et franchement amusante, les visiteurs doivent shooter l’ennemi du Ranger de l’espace avec un pistolet laser. Les scores de chacun des joueurs apparaissent sur un écran dans la nacelle. Ma moitié, qui a du truquer le compteur du bidule, m’a battu à plates coutures de 1000 points.


Les achats et ces attractions terminées, nous avons foncé vers Adventureland à son ouverture pour se refaire un petit coup de Pirates des Caraïbes, de la maison hantée et du petit train.
Le cœur lourd nous avons commencé à partir à reculons vers la sortie mitraillant au passage les characters en maraude (Gepetto, Pinochio, Frère Tuck, Baloo,…). Ma femme a posé à côté, et non pas franchement avec, Mary Poppins, qui n’a pas daigné lui jeter un regard. Je suis restée prudente avec Frère Tuck qui m’a un jour assommé d’un coup de ventre rebondi.

Avant de quitter notre hôtel, nous avons agi en bonnes françaises et ma femme a (raisonnablement) pillé le (très tentant) chariot des femmes de chambre pendant que je faisais le guet dans le couloir. J’ai honte d’en être fière mais il n’y a pas de petites économies quand on veut ramener des cadeaux du parc.
La dernière attraction de la journée, la ligne A du RER nous a paru plutôt morne. Les cast-members parisiens ont été assez hostiles dans un style moins amusant que les grooms de la tour de la terreur mais finalement nous s’est bien terminé…et nous sommes rentrées légèrement plus tôt que prévu mais totalement satisfaites.

Bilan, si nous n’avons exceptionnellement pas fait Space Mountain pour cause de trop fortes émotions la veille dans la Tour de la terreur, nous y retournerons forcément un jour. De toute façon, il y aura pour moi une huitième fois puisque je n’ai pas testé le roller coaster de Nemo en rade quand nous sommes allées dans le parc des Studios, ni Peter Pan (en réparation durant notre séjour).

Mes petits conseils d’experte ès Parc Disney qui en est seulement à sa septième visite :

– Le site internet de Disneyland Paris propose des promos vraiment intéressantes (-40%) pour une nuit d’hôtel et deux jours d’entrées dans les deux parcs à certaines dates prédéfinies. Parmi les hôtels, deux des plus beaux sont proposés à la location ainsi (Le Bay Club et le New York), évidemment seul petit bémol vous ne choisissez que la période (les dates sont imposées) mais pour 40% (j’insiste) de réduction ça en vaut franchement la peine.

– Si vous tombez dans une période d’affluence, préparez à l’avance à l’aide du plan un petit parcours parmi les « grosses » attractions que vous désirez faire en priorité et allez chercher des fast pass pour gagner du temps. Le système fonctionne vraiment très bien… Mais globalement, par rapport à mes débuts chez Mickey, alors que j’y suis allée en plein été l’avant dernière fois, je peux vous dire qu’on attend quatre fois moins qu’avant aux grosses attractions. En revanche, en pleine saison, Fantasyland et ses manèges amusants sont partiellement inaccessibles. Il faut se lever tôt ou rester tard pour en profiter.

– Globalement, oubliez tous vos complexes et laissez vous aller…

N’hésitez pas à danser dans les toilettes avant de vous demander opportunément si une caméra de sécurité n’y est pas placée et si vos performances ne risquent pas de se retrouver sur youtube.
Chantez dans les poupées en vous assurant que vos voisins de derrière n’ont pas de caméra ! Jetez-vous dans les bras des characters pour la photo au risque de bousculer un enfant au passage !
Ces visites sont l’occasion unique de retrouver son âme d’enfant et je trouverais dommage de bouder son plaisir.

[NDLA : Le blog devrait reprendre le cours normal de ses programmes dès demain…]
[PS : La six programme un inédit des aventures de Super Nanny ce soir]

Il était une fois… (part I)

En préambule, pour celles et ceux qui débarqueraient, il ne s’agit pas du tout d’un publireportage, même si je risque d’être très peu critique avec le parc Disney, mais juste du récit d’un séjour merveilleux dans un parc vraiment extraordinaire. Celles et ceux que ça rassure pourront penser que je suis gravement atteinte par un syndrome aigue de Stockholm, comme ma petite maman par exemple.

ACTE I

Le périple

Où nos héroïnes rencontrent le sosie sexuellement indéterminé de Dudley et songent un instant qu’elles n’arriveront jamais à destination

Nous partîmes aux aurores de la ville rose, les yeux encore clos, les paupières chargées de sommeil pour rallier en TGV directement Marne La Vallée. J’oublie vite le passé simple qui me donne déjà des sueurs froides. Installées dans le train, nous nous sommes dit que nous avions fait le plus pénible, nous réveiller à temps, charge maintenant à la compagnie de chemin de fer de nous amener à bon port dans un temps qui nous a un instant fait douter du sens des lettres G et V dans les initiales TGV. Comme d’habitude, car nous sommes de petites veinardes, nous nous sommes retrouvées installées de force dans le carré où personne ne peut déployer ses jambes sous peine d’écraser les pieds de son voisin. En semaine, nous nous sommes rassurées en songeant que nous n’aurions pas de vis-à-vis et bingo dès Agen, soit une heure après le départ, deux des membres de la famille Groseille en villégiature dans le Sud-Ouest et désireux de rejoindre leur Nord natal se sont installés en face de nous. Courageuse, ma femme s’est tirée pour dormir ailleurs tandis que moi je me retrouvais insomniaque à 6 heures du matin obligée de contempler mes compagnons de voyage. L’alcoolisme fait des ravages dans ma région natale… Après avoir tenté de déterminer le sexe du gros être assis en face de moi, j’ai eu envie de lui faire avaler son portable doté d’une sonnerie « rires de bébé » avec option je tonne plus fort si on ne décroche pas très vite qui a réveillé tout le wagon à chaque fois que le jeune homme-femme ne se saisissait pas assez vite de son téléphone. Une fois qu’il l’avait en main, ça donnait très fort avec ton bourru « OUAIS ? » et une conversation à base de grognements. Nous pensions avoir tout vu mais arrivés en région parisienne le couple mère-fils, apparemment, a fait péter la bouteille de Kro pour se désaltérer sous nos regards pourtant stupéfaits. Comme si ça ne suffisait pas à nous stresser, après avoir passé Massy, notre TGV s’est arrêté 15 minutes sans explication au milieu de la pampa pour une « tâche de service » et est, panique chez le couple toulousain, REPARTI DANS LE MAUVAIS SENS.
Nous sommes les seules à avoir stressé en pensant :
1) que le chauffeur avait devancé la grève et pour rigoler rentrait à Toulouse
2) que nous étions tous pris en otage et destinés à nous écraser violemment contre une cible stratégique.
Bizarrement, blêmes et tremblantes, alors que ma moitié venait de dire que nous ne serions pas à Marne la Vallée avant 18 heures, nous sommes arrivées en temps et en heure à destination.
Là mi-épouvantée, mi-lassée par le voyage, j’ai entrepris de bousculer tout le monde, y compris ma femme pour sortir au plus vite et profiter du rêve rapidement !

ACTE II

L’arrivée

Où nos héroïnes réalisent que tous les George ne sont pas aussi gentils que Bambi O’Maley

Arrivées à l’hôtel, évidemment magnifique et tout, et tout, mais j’y reviendrai, nous sommes tombées sur George.
Il faut savoir, si vous n’êtes jamais allé chez Mickey, que tacitement – j’imagine que c’est stipulé dans leur contrat de travail – tous les « cast members », les membres du personnel du parc si vous préférez, sont over-aimables. Nous avons donc été surprises de tomber sur le sarcastique George, qui nous a accueillies en nous parlant d’AZF parce que nous venions de Toulouse, ce qui a légèrement altéré, l’espace d’une seconde, la magie. Nous avons appris que notre chambre n’était pas prête (ohhh) mais que nous pouvions larguer notre sac (ouaiiiiiiiiiiiiis). Si tôt dit, si tôt fait, nous pûmes repartir (retour du passé simple) à l’assaut du parc.

Acte III

A l’assaut du Parc

Où nos héroïnes constatent vite qu’il pleut et que les converse ne sont absolument pas des chaussures résistantes à l’eau de pluie.

Il a fallu très vite s’en rendre compte mardi à Paris et dans ses environs, il pleuvait à vache qui pisse. Qu’importe, nous en avons pris notre parti, après tout c’était notre première fois à toutes les deux sous la pluie.
Deuxième élément, si j’avais programmé nos congés hors vacances scolaires FRANCAISES, j’avais oublié que le parc avait une dimension européenne voire mondiale, et comme l’a souligné ma femme, nous avons du tomber en plein dans la semaine Sainte espagnole vu le nombre d’ibères présents dans le parc.
Mais bon qu’importent les écueils, nous étions décidées à nous amuser.
De toute façon, la magie Disney opère très vite. Elle me gagne personnellement dès que j’aperçois le château de la Belle au Bois Dormant. Là, je déplie le plan et j’avise.
Nous avons attaqué par une attraction encore inédite pour notre couple (comprendre nous l’avons déjà faite chacune de notre côté) « la maison hantée », une valeur sûre, qui correspondait à notre envie de démarrer en douceur. Les alentours de l’attraction sont absolument magnifiques et plongent parfaitement dans l’ambiance. La suite et notamment tout le passage dans des fauteuils mouvants au milieu des automates est étonnante. Nous en avons profité pour avoir notre première minute culturelle. La thématique des lieux, une mariée à qui vraisemblablement on a jeté un sort et qui est restée ainsi que sa maison bloquée pour l’éternité au jour de ses noces assez funèbres, nous a fait songer à la triste aventure de Miss Havisham dans « de Grandes espérances» de Dickens, jusque dans le détail du gâteau couvert de toiles d’araignées. On a des lettres ou on n’en a pas.


Sorties de l’attraction, nous nous sommes précipitées vers l’antre des Pirates des Caraïbes chez qui nous devions déjeuner. J’avais réservé la veille une table pour deux au Blue Lagoon, réputé pour être le meilleur restaurant du parc. Nous avons pour le plus grand plaisir de ma moitié navigué dans les eaux tropicales des Caraïbes avant de manger. Le cast member a proposé comme nous étions deux filles seules de nous vendre aux enchères, ce qui m’a fait rire jaune, je l’avoue. Par hasard, nous avons hérité d’une très bonne table juste à côté de l’eau et nous figurons donc sur de nombreux clichés de vacanciers désireux de prendre en photo le chouette restaurant accolé à l’attraction.Pour la nourriture, rien à dire, nous avons très bien mangé, à des tarifs évidemment prohibitifs mais j’ai envie de dire que c’est le jeu…


Après le repas, bien lestées, nous avons jugé bon de foncer dans « Fantasyland » pour faire un tour de « tasses d’Alice ». Cette attraction est sympathique car colorée et assez interactive, les personnes qui ont l’estomac fragile peuvent tourner gentiment et le plus kamikazes, votre guide pour commencer, ont le choix de bricoler la molette au milieu pour faire tourbillonner leur propre tasse. Je suis ressortie relativement pâle en me demandant si j’avais opté pour la bonne option sur ce coup là. Encore secouée certainement et déphasée par un léger tournis, je me suis précipitée dans « it’s a small word », l’attraction hypnotisante à base de poupées chantantes, que tout le monde fait à un moment ou un autre sans l’assumer ensuite.


Puis nous avons foncé dans l’attraction qui reste à jamais ma favorite « Big Thunder Mountain », le petit train de la mine. Ce n’est évidemment pas la plus impressionnante, mais elle est drôle, remuante et surtout suffisamment longue pour que nous en ayons eu pour notre argent.
Déjà trempée, mes converses faisaient floc floc depuis le premier quart d’heure de la visite, un peu épuisées, nous sommes allées découvrir notre chambre dans le palace rose de l’entrée du parc. Nous sommes retombées sur George au passage et une personne aimable a proposé de monter notre sac à dos et la petite poche contenant notre petit déjeuner dans notre chambre, ce que nous avons accepté volontiers.
La chambre devait être aussi grande que mon tout premier appartement. La décoration, axée sur la thématique Disney, était limite sobre et même pas too much. Nous avons fait le tour des choses à voler / des accessoires proposés. Très vite, le guide sadique qui ne sommeillait plus en moi, a remis notre binôme en marche, au pas de course, direction le Parc des Studios.

ACTE IV

Quelle est cette demeure étrange qui surplombe le parc ?

Où nos héroïnes réalisent que finalement, elles auraient mieux fait d’opter pour les escaliers

Là, j’émettrai peut être une de mes rares réserves. Si le parc historique est vraiment charmant, son annexe manque gravement d’identité. En y pénétrant, on a vraiment l’impression d’être dans une galerie commerciale puis de découvrir une série de hangars qui hébergent les quelques attractions du second parc. Evidemment, la tour de la terreur, très impressionnante, qui se dresse désormais dans le parc, lui donne un certain cachet. Mais si on la voit bien de l’extérieur, notamment lorsqu’on est dans les hauteurs des rocheuses du train de la mine, je trouve qu’on met un peu de temps à la discerner au milieu du reste. J’arrête là cette micro critique.
Aussitôt dans le parc, nous avons foncé vers le Roller coaster d’Aerosmiths et là j’ai senti cruellement que j’avais vieilli car j’ai beaucoup, beaucoup souffert et eu assez peur. C’est sans doute pour ça que nous n’avons pas réattaqué tout de suite, ce que je regrette finalement. Au lieu de ça, j’ai entrepris de convaincre ma moitié de tester avec moi la nouvelle attraction du parc.
Nous avons convenu que j’essayais une fois et que si je sortais en vie et pas trop traumatisée elle me suivrait. Bizarrement, quand je suis revenue 20 minutes plus tard, plus pâle que Gollum, totalement flageolante, elle m’a cru quand je lui ai dit que ce n’était pas franchement très impressionnant.
La Tour de la terreur, tout un poème. Vous me signalerez qu’avec son nom, j’aurais pu songer qu’il s’agissait d’un indice chez moi sur la dureté de l’attraction.
Le talent de Disney, outre ses attractions archi chiadées aux décors chaque fois surprenants, est de savoir créer une ambiance particulière autour de chaque attraction (ou presque). Ainsi chez Aérosmiths, nous sommes accueillis dans la file d’attente par des reliques de rockers souvent parafées et même par le groupe qui dans une salle d’enregistrement prépare les subtilités de l’attraction à venir. Les wagonnets des montagnes russes ressemblent à de puissantes voitures américaines et durant tout le voyage remuant nous sommes accompagnés par la musique à fond la caisse du groupe.
Dans la tour de la terreur, nous sommes projetés à la fin des années 30, l’époque du drame, d’abord grâce au décor. Les Américains sont plus forts que nous en séries, en cinéma mais aussi en création d’atmosphère. Je ne sais pas où ils sont allés chercher tous les objets des lieux. La première fois, votre regard glisse sur l’ensemble mais si on s’y attarde on n’est jamais déçu. Après avoir été accueilli par un groom légèrement crispant, un de ses camarades nous fait pénétrer dans la bibliothèque où le décor achève d’être planté grâce à la présentation de l’attraction. Ca y est, nous sommes les protagonistes d’un épisode de la quatrième dimension. J’adorais cette série, enfant. Nous montons ensuite des marches pour nous rendre bêtement dans un ascenseur de service et là le show continue. Les grooms sont absolument délirants. Ils sont drôles, complétement effrayants, ou totalement loufoques, parfois même les trois. Nous pénétrons ensuite selon le bon vouloir de nos nouveaux amis dans un espace assez confiné, l’ascenseur, où nous sommes placés face à un mur.
Et là….c’est parti pour le show, comme dirait Nâdiya, mon idole.
La thématique de la quatrième dimension est à nouveau mise en valeur. En 1939, des gens moins inconscients que nous car ils ignoraient ce qui allait leur arriver alors que nous en avons une vague idée ont pénétré dans un ascenseur de l’hôtel par une nuit d’orage et sans le savoir ils ont fait un saut….dans la quatrième dimension. A notre tour d’être les victimes, en ce soir d’orage (bon là il faut de l’imagination malgré la pluie battante) du même phénomène. Rien qu’en le racontant, les sensations me parcourent à nouveau le corps. Elles sont extrêmement impressionnantes. Les chutes brutales alternent avec les remontées tout aussi violentes. A la fin, j’étais prête à crier grâce. Petite particularité de l’attraction, une fois en haut, un panneau s’ouvre, vous réalisez à quelle hauteur vous êtes et hop saut dans le vide.
Deux fois, dont une finalement avec ma moitié, et j’ai juré que non, non, plus jamais ça, vraiment… Je suis trop vieille.
A 18 heures, décalquées littéralement de fatigue, nous sommes reparties pour un tour dans l’autre parc, où nous avons bizarrement échoué dans « Pinocchio », une première pour chacune. Au passage, nous avons arpenté les boutiques. Avant la fermeture du parc, nous nous sommes engouffrées dans Disney Village pour obtenir assez vite, nous l’espérions, une place au Rainforest.
Il faut que je signale maintenant qu’être en couple dans un parc infesté de familles est finalement souvent un avantage. Les groupes avec enfants sont souvent basés dans Fantasyland et pour manger les tables de 2 sont rarement occupées. Nous nous sommes donc attablées vite dans un décor totalement kitsch, de forêt amazonienne infestée de bêtes sauvages. Nous avons mangé raisonnablement bien pour un prix complétement abracadabrant.
Prises d’un doute, malgré tout sur nos chances de voyager le lendemain, nous avons décidé de profiter de la proximité de l’hôtel avec la gare pour aller nous renseigner sur notre train. Et là patatra, nous avons appris que notre TGV ne circulait plus.

Pour seule solution de repli, nous avions un départ le lendemain à 9 heures…

(A suivre…)

Un début d’explication…

(Cliquez ici…. pour vous mettre dans l’ambiance)


Et si finalement POC s’était simplement trompée d’hôtel et avait fait sans le savoir un saut dans la la quatrième dimension….

En tout cas, selon toute vraisemblance, cette peluche géante n’est pour rien dans cette disparition…

Je me méfierai plus du tigre qui errait dans son hôtel, malgré son aspect bonhomme et débonnaire…

….ou du lion qui la pistait dans le parc en toute simplicité avec sa couronne.

A suivre…