Troc

Comme je déménage à nouveau, et que ma vie devrait être adaptée en sitcom douce amère tellement elle est pathétique-cool, je cherche à me débarrasserde certains objets. Les enchérisseurs d’ebay n’en veulent pas, alors à tout hasard je passe une annonce ici.

J’échange contre promesses de bons soins et quand même un paquet de fraises tagada ou de mm’s, voire un dvd décalé dont vous souhaitez vous débarasser :

La saison 2 de Weeds, je ne vous précise pas qu’elle est en bon état (pour des raisons qui m’échappent, je l’ai sortie de son blister, mais jamais regardée, il faut dire que je n’ai pas la première), même si c’est le cas, car à cheval donné on ne regarde pas les dents, ou quelque chose d’approchant.

– EDIT de 13h30 : Les Chroniques ont trouvé preneur déjà !

Un dvd de Queer as folk version UK, qui compte malheureusement les épisodes 6 et 7, et rien d’autre. Si vous le cherchez à la limite…

L’idéal serait que des toulousains soient séduits par ces magnifiques lots. Sinon, je vous enverrai ça au tarif minimum contre promesse d’un échange sympa.

Pour en discuter, envoyez moi un mail à poclatelephage@gmail.com !

Oui mais non…

Un déménagement, dans sa globalité, s’apparente un petit peu (très légèrement) à une gestation, de la conception – la visite et le coup de foudre -, à la gestation (le dossier, la longue attente…), au plus pénible, qui demeure l’accouchement, dans ce cas le déménagement. Ensuite, les heureux nouveaux locataires sont frappés d’un léger baby-blues et sont épuisés durant les premières semaines, entre le défaisage des cartons, le positionnement et le repositionnement des meubles et les dernières démarches à accomplir (inscrire le bébé en crèche relier les lieux au monde EDF, GDF, internet…).

Comme de nouveaux parents, les heureux locataires sont ensuite fiers de présenter le nouveau bébé l’appartement nouvellement occupé à la famille et aux amis et là j’ai remarqué quelque chose de très surprenant.

Les gens qui ont franchi le seul de notre nouveau chez nous se sont évidemment extasiés sur les lieux absolument magnifiques, mais pour la plupart d’une façon assez particulière : « non mais c’est chouette / bien / super », « non, mais vous allez être bien ici »…

Alors, j’en appelle à Patrick Jane, « le mentaliste » de TF1 au Docteur Lightman (« lie to me ») de M6 ou même à Bastien de « Secret Story », je voudrais savoir ce que ça reflète des sombres pensées des gens quand ils commencent une phrase affirmative par un « non ». Je ne peux pas croire un instant que cette tournure soit totalement innocente. Dans le cerveau de ma belle-mère, je le décrypte parfaitement, « ah finalement, elles n’ont pas opté pour un taudis, non mais c’est super ! » mais chez les autres…

J’attends vos analyses et j’en profite pour vous livrer le dernier single de Mylène Farmer dont on peut dire « non, c’est pas si mal » sans trop se tromper !

[NDLA : Par ailleurs, Télérama consacre dans son édition de cette semaine un petit sujet à la tribu des sans télé, comme quoi les grands esprits…De mon côté, je suis toujours candidate pour y travailler, je dis ça, je dis rien…]

A trouvé appartement

En attendant le jour J, l’heure H à l’instant X, qui approche dangereusement, je risque de moins être présente ici, tant le déménagement accapare mon temps et mon énergie, le reste étant consacré à mon travail. J’ai cependant toujours quelque chose à dire…

Hier, la contre-visite des personnes qui vont nous succéder dans l’appartement a été un peu pénible pour taper dans les euphémismes. On ne parlera jamais assez des ravages de « Maison à vendre » sur l’amabilité des gens qui songent à acheter, oups pardon louer un appartement. « Notre » décoration, enfin surtout notre couloir qui manque de sobriété, comme l’a souligné la jeune visiteuse passablement impolie, n’était apparemment pas au goût de la future locataire. Je suis restée polie et je ne lui ai même pas signalé que je m’en tamponnais le coquillard, puisque le fait qu’elle prenne ou pas cet appartement n’aura aucun incidence réelle sur mes finances. Sa colocataire était, elle, pleinement convaincue et avait déjà « déposé un dossier » pour le « réserver ».
Alors n’exagérons rien, l’ensemble de l’appartement, en dehors du couloir « un peu groovy » certes, est « sobrement » décoré, après tout est question de (mauvais) goût et la jeune fille aurait préféré un blanc bien clinique et surtout très accueillant. Je lui ai donc conseillé de tout refaire à son goût si elle le souhaitait, voir de convoquer Valoche pour qu’elle taupe nos murs.
Depuis hier, je rumine là dessus, je suis susceptible…

Hier, en découvrant le sommaire de la semaine briviste d’un « dîner presque parfait », ma femme s’est exclamée terrorisée : « mais ils sont tous aveugles ! ». Il faut dire que nous finissons par redouter les spéciales de l’émission. De mon côté, j’ai cru que ce n’était que des hommes, et je m’excuse auprès de la première candidate de la semaine assez peu féminine. Mais non, les lunettes de soleil étaient trompeuses, ils y voient très bien a priori.

Sinon, je me suis réjouie en début de soirée de constater qu’au moins une des candidates de la star ac’ 4 travaillait toujours dans le monde des médias, même si Francesca ne chante plus, elle parle foot sur i-télé et oui je sais qu’elle le fait depuis un moment, mais je ne m’en était pas félicitée. Ca en fait déjà une de tirer d’affaire plus que….

Comment te dire adieu ?

Préparez vos mouchoirs, ce post promet d’être déchirant…

A la faveur du déménagement, je suis obligée de faire du tri dans ma vie et de me débarrasser des choses qui m’encombrent.
Ce matin, j’ai donc du sacrifier une chose à laquelle je tenais pourtant énormément ce blog mon ancienne télévision, qui prenait la poussière reposait dans un placard depuis que je l’avais remplacée.

Hier, dans l’émission d’Alessandra Sublet, Zazie expliquait à nouveau qu’elle nommait les objets qui l’entouraient et qu’elle avait certainement un vieux fond animiste. De mon côté, sans vivre avec Stevy the TV ou Rosita le fauteuil, je suis très, très attachée aux objets que je possède.

Je suis donc restée une minute à contempler mon téléviseur que j’abandonnais au milieu des encombrants qui jonchent en ce moment le trottoir devant chez moi. J’ai failli m’excuser de le laisser ainsi tomber après plus de dix ans de bons et loyaux services. Dans ma tête, les images des formidables moments passés ensemble ont défilé. Alors certes ce n’était pas ma vraie première télé car des cambrioleurs s’en sont emparée en 1996, mais en tout cas c’est elle qui m’a suivie de Lille à Toulouse en passant par Bordeaux et Tours.
Je me suis revue regardant « Cap des pins », savourant « les feux de l’amour » ou visionnant les matchs de la coupe du monde 98 collée serrée avec mon amie hétérosexuelle l’enfant du placard dans mon charmant studio lillois.
J’ai également réalisé que malgré son abandon, elle avait suppléé très récemment aux faiblesses de mon écran plat…
Je me suis souvenue aussi que ce modèle en particulier composait le décor de l’excellent jeu sur la télévision présenté par un ex de « Classe mannequins » sur M6.
Je me suis enfin surtout rappelée que mes parents me l’avaient offerte pour mes 18 ans malgré leur dégoût à l’idée de me faire un tel cadeau et que pour se dédouaner il l’avait choisie designée par Stark.

Elle ne me sourira plus jamais, j’ai du lui dire adieu…
Je suis minée.

Dans le même élan, je me suis débarrassée aussi de mon premier et unique magnétoscope acheté avec mon premier vrai salaire de journaliste en 2000, celui avec lequel j’avais visionné les saisons de « Friends » en VOST avec ma moitié…