L’amour est tout près

Je commence ce post par une petite annonce. Je possède en très bon état le Society sur Xavier Dupont de Ligonnès, faire offre ! Je plaisante bien sûr, je ne m’en séparerai pour rien au monde et je ne vis plus désormais que pour lire la suite de l’enquête. (Avant, c’était pour la suite de Star Wars, mais quelque chose me dit que le deuxième épisode de XDL dans Society va moins me décevoir que l’épisode IX.) Je vous recommande d’acheter le magazine si vous le trouvez en kiosque, a priori il va être réédité. Il est déjà excellent d’ordinaire, mais là cette enquête c’est quelque chose. Bien sûr, il faut s’intéresser un minimum à ce fait divers – mais qui ça ne passionne pas ? – et de toute façon, ça se lit vraiment comme un roman.

En bref, c’était mon conseil lecture de l’été !

Mais mon truc à moi, c’est la télévision pour mémoire. Et aujourd’hui, je sens que je vais me rendre vraiment utile. (Une fois n’est pas coutume.)

Vous vous souvenez des étés d’antan où les chaînes diffusaient de supers programmes inédits…? Genre une saison toute neuve de L’Amour est dans le pré, qui nous changeait les idées pendant la canicule. Désormais, Karine officie de la rentrée à Noël et c’est bien moins drôle, parce qu’on a tellement autre chose en tête à ce moment-là.

Mais M6 a décidé de se rattraper en nous proposant une chouette émission inédite dont je suis déjà absolument fan : Cinq hommes à la maison. Vous n’avez pas (encore) loupé grand chose, la chaîne a diffusé le premier épisode hier.

©M6

Pour vous résumer le concept, tout est dans le titre… Une dame accueille cinq hommes chez elle pendant une semaine entière. Et à la fin, il n’en reste qu’un ! L’objectif est bien sûr qu’elle trouve l’amour au bout de ces cinq jours de vie commune. Ils vont être obligés de la suivre dans son quotidien à la ferme et de jouer le jeu de la séduction. D’après ce que j’ai compris, elle va en éliminer au fur et à mesure pour ne garder que ses préférés.

Vous imaginez dans L’amour est dans le pré, le candidat ne reçoit que deux femmes, là ils sont cinq ! Bon, bien sûr, il n’y a pas Karine en voix off pour taquiner tout ce petit monde, mais hier on a déjà eu une magnifique séquence de courses, avec le type qui essaie de défendre son bout de gras, tandis que son hôtesse jette des œillades énamourées à son rival. Et l’arrivée des cinq prétendants, enfin surtout des trois premiers, tous quadras, grands et avec les cheveux poivre et sel, valait son pesant de cacahuètes. L’émission est formellement déconseillée aux personnes peu physionomistes comme moi.

Comme dans L’Amour est dans le pré, on peut commencer à faire ses petits pronostics. Je pense déjà que le sosie de Cyril Lignac n’a aucune chance avec la dame, tout comme le plus âgé de ses prétendants. Timide me paraît mal barré aussi.

Pour ceux que ça intéresse, l’émission est diffusée sur M6 après Les Reines du Shopping, soit vers 18h40. Alors je sais que c’est sur le créneau de Demain nous appartient et Doctor Who, mais vous pouvez alterner et pour le deuxième c’est quand même une rediff.

Je recommande aussi les familles nombreuses de TF1, entre 17h35 et 18h30, sur le modèle des Mamans, mais j’en parlerai certainement dans un prochain post.

Je me demande si ce programme ne me fait pas penser à feu Maman cherche l’amour, jamais renouvelé par M6 et dont je ne garde aucun souvenir…

Quelque chose me dit que je n’ai pas fini de parler de Cinq hommes à la maison ici.

De Sète à huit

(Après avoir trouvé ce titre fabuleux, je pourrais me retirer, tête haute, de la vie bloggueuse.)

Les gens me charrient en général sur ma téléphagie en me disant : « Plus belle la vie, tu dois adorer, toi ». Il s’avère que non. J’ai toujours résisté aux sirènes du Mistral. Jusqu’à très récemment, j’étais persuadée que le problème venait du rythme quotidien. Mais c’est surtout que j’ai loupé le coche et qu’il y aurait trop à rattraper.

En revanche, ce qui a commencé comme une blague estivale a tourné à l’addiction depuis peu. Je suis devenue fan de Demain nous appartient !

Ne cherchez aucun second degré dans cette affirmation. Je ne loupe aucun épisode du feuilleton quotidien de TF1 et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Ca me replonge dans mes années Santa Barbara.
C’était mon rendez-vous du soir avec ma mère. Elle ne regardait quasi pas la télévision, mais à 19 heure, elle venait s’installer sur le canapé avec moi et regarder le soap américain. Nous étions gentiment accros aux aventures de Cruz et Eden et de Kelly et plein de types louches. Avec Demain nous appartient, je retrouve en solitaire le plaisir simple du feuilleton quotidien.

Des visages connus
Comme il y a une criminalité absolument débridée à Sète, il faut faire tourner l’effectif. Tout a commencé pour moi à cause Véronique Jeannot. Le retour de Pause café dans une série m’a enchantée. Depuis, la cruelle matriarche Lazzari a quitté l’Occitanie, mais moi je suis toujours là. Rendez-vous compte, elle avait poussé sa fille à aller étudier à Douai (improbable quand même) pour pouvoir adopter son enfant. Celle qui croyait depuis des années avoir une soeur était en fait la fille de celle-ci. Depuis Nourredine d’Une famille formidable a rejoint le casting avec femme et enfants. Et je sens que ce n’est pas fini !

Des intrigues au top
Dans Demain nous appartient, il se passe toujours quelque chose. Une intrigue à peine terminée, une autre couve déjà. Depuis que j’ai commencé à regarder la série, on a découvert que Bernard Menez avait couvert un meurtre. Puis il a été tué. Et sa femme Véronique Jeannot a dû reconnaître que sa fille était en fait sa petite-fille. Linda Hardy a été harcelée par un avocat sosie de Jean-Jacques Goldman qui a fini par la séquestrer. Pour s’en tirer, elle l’a tué. Du coup, elle est partie faire Danse avec les stars pour oublier. Un infirmier pervers a rejoint l’hôpital de Sète. Il a été tué. La police a coffré 52 personnes avant de trouver l’assassin. Il faut dire que ce n’était pas facile…
Tout ça tourne autour de la personnalité tutélaire d’Ingrid Chauvin, véritable pilier de la série. Elle est de chaque épisode. Si elle n’est concernée qu’à la marge par l’intrigue principale, elle est la confidente, celle qui rassure et réconforte le personnage tourmenté. Chloé Delcourt est formidable. En ce moment, elle essaie d’avoir un bébé. Elle a fait une fausse-couche après l’incendie du Mas, mais elle est à nouveau enceinte. Quand je l’ai appris, j’ai eu les larmes aux yeux et je me suis dit qu’il était temps que j’en parle…

Des lieux totems
Une bonne série se doit d’avoir des lieux où les personnages se retrouvent. Dans Demain nous appartient, le Central Perk s’appelle le Spoon. Tous les personnages, de 7 à 77 ans, se retrouvent au Spoon.
Quant aux employeurs de la ville, ce sont l’Education nationale avec le lycée, la santé avec l’hôpital (absolument central) et la sécurité avec le poste de police. A Sète, tu es soit prof / proviseur adjoint / élève, soit médecin / infirmière / aide-soignant, soit flic. A la marge, Alexandre Brasseur élève des huîtres au Mas. Tu peux aussi être en prison, ce qui pend au nez à absolument tout le monde là-bas.
Donc les intrigues ont lieu principalement au poste de police, au lycée, à l’hôpital et aux domiciles de chacun des protagonistes. 

De bons acteurs
L’argument qui voudrait que les séries françaises soient mal jouées a vécu selon moi. On écarte Les Mystères de l’amour bien sûr, on est hors catégorie là. Demain nous appartient n’est pas pire à ce niveau qu’une série américaine standard, doublée ou pas. Bon, j’avance cet argument en me disant que je suis peut-être victime d’un savant Syndrome de Stockholm, mais je ne pense pas.
Le personnage joué par Catherine Allégret, la mère du compagnon d’Ingrid Chauvin, m’a vraiment émue en évoquant son Alzheimer galopant. J’ai une pensée sincère pour ma grand-mère en voyant ses confessions et j’ai pleuré (sinon ça va bien, je vous rassure).

Une saga familiale bien compliquée
Je suis capable de vous donner de tête l’arbre généalogique d’Une Famille Formidable. Vous pouvez essayer de me piéger, vous n’y arriverez pas. En revanche, j’ai encore du mal  avec celui des personnages de Demain nous appartient. Le séduisant Bart a deux mamans, mais je crois que c’est encore une sordide histoire d’abandon forcé. L’adorable Arthur lui a vraiment deux mamans et l’une d’elles est quand même Charlotte Valandrey, qui a été une formidable directrice  de la star ac en son temps.

Je ne peux pas vous inciter à regarder Demain nous appartient. D’abord parce que c’est assez contraignant d’être au rendez-vous chaque soir à 19h20 et ensuite parce qu’il faut avoir l’esprit très ouvert pour plonger dans un feuilleton quotidien de TF1, mais aujourd’hui j’assume ce (nouveau) plaisir coupable.

 

Mon été devant la télé !

Avertissement ! Ce post est réservé à un public de téléphages avertis. Les journées télé de cette femme pourraient effarer les autres !

Cet été, pour des raisons principalement logistiques et laborieuses, mes vacances seront essentiellement toulousaines. Je m’occupe donc en travaillant un petit peu, en essayant de maintenir 30° de moyenne dans mon appartement (ce qui est vraiment mieux que 35°, ce qu’on réalise à 35° justement), en regardant des séries sur Netflix, en lisant un peu quand même, mais surtout en regardant la télévision. Je commande aussi des choses sur Internet et parfois je sors acheter des fruits.

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La photo est à la fois hors et dans le sujet !

Voilà ma journée télé type !

Réveil entre 6h32 et 9h30 en fonction de la température !
Je sirote mon café au lait devant TV Breizh. Je suis la téléspectatrice, que dis-je la ménagère de moins de cinquante ans, qui regarde TV Breizh. Mais j’ai une bonne raison pour cela, la chaîne (re)diffuse Une famille formidable depuis sa première saison. Nous en sommes à la cinquième déjà. J’attends de passer le cap épineux du moment où la série est devenue irregardable. Pour le moment, ça tient plutôt la route et j’arrive encore à avoir de l’empathie pour les Beaumont dans leur globalité.
Je suis au niveau Beaumont + 10 et au stade où je pourrai écrire des fanfics de la série en faisant réintervenir des personnages improbables qui ont disparu de la smala au fur et à mesure des saisons.
Je prévois ainsi d’écrire sur la relation homo entre Nicolas et son vieux pote Alexis, qui a fait son coming-out lors de la première apparition de la famille sur TF1, ce qui devait être presque culotté à l’époque.

Vers 11 heures, j’alterne C8 et NT1.
Sur C8, il y a une sympathique émission estivale sur des enfants qui ont tué des gens (parents, profs, amis, inconnus…). Je ne m’interroge évidemment pas sur la pertinence de la diffusion d’un tel programme en fin de matinée. Ca aurait été tellement super à l’heure du goûter, mais les plus petits se régalent devant Maigret à ce moment-là… Quand j’en ai marre ou que la pub tombe, je me replie sur NT1 et sa sympathique famille de créationnistes qui ont 19 enfants et qui véhiculent des messages édifiants sur l’absence de sexe avant le mariage ou le rôle de la femme. En général, je (re)zappe en vociférant vers les enfants tueurs.

14 heures, j’échoue devant Faustine.
C’est l’heure du pic de chaleur de la journée alors je suis toute excusée. France 2 nous fait revivre les meilleurs moments de l’émission de Faustine Bollaert. Et là, comme j’ai 68 ans, je me munis de mon mouchoir et je me prépare à pleurer. Faustine est un peu comme un Jacques Pradel bienveillant. Des gens lui confient qu’ils n’ont jamais revu leur amour de jeunesse, leur soeur cachée ou leur père disparu parce qu’ils habitent à 30 km l’un de l’autre et là magie de la télé, après avoir bien insisté sur le fait qu’ils ne se sont JAMAIS vus ou plus depuis TRENTE ANS, elle fait entrer la personne sur le plateau. L’animatrice a les larmes aux yeux, je suis liquide. Parfois, quand le sujet ne s’y prête pas, on revoit juste des images touchantes ou un témoignage tire-larmes.

15 heures, je tombe dans le coma devant le Tour de France.
C’est là que j’ai le plus honte de moi. Je revis mes jeunes années chez mes grands-parents dans les Alpes quand il faisait trop chaud pour sortir et que je regardais le Tour avec ma Mamie en espérant que ça se termine à temps pour voir quelques miettes de Giga. Là je n’attends plus rien, je me passionne pour le cyclisme. Bon, en général, je me passionne surtout pour Tetris sur ma Switch. Je pense passer pro avant la fin de l’année.

18h30, je regarde N’oubliez pas les paroles.
Typiquement le programme que je ne regarde pas de l’année, mais en l’absence des talks, le jeu de Nagui me fait patienter jusqu’à mon programme de la journée !

19h10, c’est l’heure de Demain nous appartient.
J’ai résisté à Plus belle la vie, mais je suis tombée dans Demain nous appartient. Je n’avais vu que des bribes d’épisodes et l’arc Bernard Menez / Véronique Jeannot m’a rendue accro. Bon, Pause café est devenue passablement réac et il faut que je compose avec ça. Je pense que sa carrière dans l’éducation nationale l’a rendue amère, alors je lui pardonne. Ce n’est pas long, ce n’est pas prenant et ça passe bien. Si vous avez une nature addictive, fuyez ! Il faudra voir si cette passion survit à l’été.

20h30, deuxième moment fort de ma journée.
J’adore En famille. Je me suis attachée aux Le Kervelec bien plus que de raison. Vous pouvez en dire tout le mal que vous voulez, je trouve que les scénaristes ont été malins de jouer la carte du saut dans le temps. L’évolution des personnages est cohérente, le côté feuilletonnant marche bien et les acteurs sont bons. Le fait que Chloé affirme sa bisexualité en fantasmant sur une copine de fac n’est que la cerise sur le gâteau. Ca ne casse certainement pas trois pattes à un canard, mais ça me va bien.

Je rassure les âmes sensibles, je ne suis pas ce programme à la lettre chaque jour (si, si en fait). Je vous ferai les primes dans un second temps…