Une finale formidable pour le meilleur pâtissier

Plutôt qu’en faire deux billets, je vais vous faire une synthèse de ma semaine télé, marquée par deux temps forts.

Le retour d’une Famille formidable sur TF1

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Je regarde la série depuis son démarrage, et j’ai même acheté les dvd des trois premières saisons, qui restent à mes yeux les meilleures. Il m’est donc quasi impossible de lâcher les Beaumont. A l’inverse si je sens que si les aventures des Lepic et des Bouley sont aussi mauvaises dans la saison à venir que pour la précédente, je n’hésiterais pas à jeter ces deux familles aux oubliettes.

Nous avions donc laissé Jacques et Catherine en pleine installation au Portugal après une énième crise de leur couple. Frédérique venait d’avoir un accident de scooter et de perdre l’usage de ses jambes. Jérémy, fou de jalousie, s’était fait larguer par sa très jolie amoureuse. Seule éclaircie dans ce tableau bien sombre, la perspective de l’ouverture d’un food-truck, un nouvel espoir pour Jacques, qui ne prendra jamais sa retraite.

Tout commence le mieux du monde sous le soleil de Lisbonne. Le nouveau projet de restauration rapide cartonne et Reine est sur le point d’épouser on nouvel amoureux portugais. Mais, on sent bien pourtant que son bonheur va être de courte durée. Une petite douleur au dos se transforme en cancer du pancréas métastasé au foie, ce qui plombe un peu l’ambiance et l’épisode.

Les aventures de Jacques et de Julien font un peu tache à côté de ce rebondissement morbide.

Après la disparition de Richard, voir partir Reine serait un énorme coup dur pour la série. La semaine prochaine, on nous promet des miracles à La Réunion, mais je sens que cette saison ne va pas être la plus drôle de la série.

Voilà pour les faits, en dehors de ça, on sent bien que depuis quelques saisons (au moins neuf), les Beaumont n’ont plus grand chose à nous raconter. Le clan s’est agrandi, et on prend plaisir à revoir tout le monde, mais bon comme dans les vraies retrouvailles familiales, au bout de cinq minutes, on n’a plus grand chose à se dire.

« La famille formidable » tourne en rond. Jacques s’ennuie et nous ennuie. Une constante dans la série, mais il va falloir dépasser ça un jour. La complicité entre Julien et lui ne fonctionne pas autant que celle qui existait avec Richard.

Reine est parfaite dans le choc et la tristesse, Catherine également. La scène où elle apprend à son amie qu’elle est condamnée est magnifique. Mais bon, ça ne rattrape pas tout.

On s’en fiche un peu que la fille de Julien et Audrey divorce de sa copine hystéro. En plus, ça me saoule qu’une nana réputée lesbienne aille coucher avec le cousin de sa copine pour lui nuire.

Le nouveau pétage de plomb d’Audrey n’était pas vraiment nécessaire. Depuis le temps, on sait que les scénaristes la détestent autant que sa famille.

Mais voilà, par habitude plus qu’autre chose, je serai devant mon écran la semaine prochaine en espérant que Reine s’en sorte finalement.

Et quand j’aurai deux minutes je dresserai l’arbre généalogique des Beaumont pour rigoler un peu.

La finale du Meilleur pâtissier

Mercotte

J’ai été un peu injuste dans mon précédent billet sur les candidats de cette saison, car la finale féminine s’est avérée super chouette. Comme je l’avais prévu, Chelsea l’a emporté face à Lila, la diététicienne qui a un peu pris pendant le concours (non?), Mélanie, la sympathique Belge, et Sandrine.

Lila, qui n’avait absolument pas été sanctionnée pour son baba au rhum non alcoolisé, a été, en revanche, classée hors-sujet pour son Opéra revisité. Je pense qu’il va falloir revoir complètement cette épreuve, où les candidats doivent repenser les gâteaux sans les changer finalement, parce qu’elle embrouille tout le monde.

Les candidats ont ensuite plutôt brillé sur le gâteau de la mort de Mercotte, une spécialité hongroise la Dobos Torta, inutilement compliquée et a priori pas très bonne. Là encore, il va falloir trouver autre chose à l’avenir, car on sent bien que l’imagination de l’implacable pâtissière atteint ses limites.

J’ai été touchée de voir les quatre filles fondre (de circonstance avant de cuisiner du chocolat) en larmes en voyant apparaître leur idole…Pierre Hermé. Elles se sont ensuite bien battues avec leur chocolat.

Finalement, c’est Chelsea qui l’a logiquement emporté pour sa régularité sur la saison, j’imagine.

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Les limites du feel good du Meilleur pâtissier de M6

Mon humeur tire sur le maussade voire le grincheux en ce moment. Je comptais donc hier sur « Le Meilleur pâtissier », mon émission préférée du moment, pour me remonter un peu le moral. Et bien, ça n’a pas marché.

Je trouve cette saison un peu en dessous, comme si, avec des candidats sous doute moins attachants que les éditions précédentes, l’émission révélait ses travers.

Des recettes qui s’épuisent
Au rythme d’un paquet de défis par saison, il devient difficile de renouveler le panel de gâteaux à pâtisser. Je l’avoue, j’aurais été incapable de décrire la composition d’un Succès pour l’épreuve du classique revisité, hier. Je n’ai donc pas pu être extrêmement bluffée par les réalisations des candidats.
Quant au vieux grimoire de Mercotte, il est carrément épuisé. Je ne cesse de le répéter, mais depuis deux saisons, elle ne propose plus que la confection de gâteaux inutilement compliqués qui n’ont, en plus, pas l’air bon du tout.
Hier, à la place des candidats, je lui aurais volontiers collé le nez dans son ignoble Mimosa. Elle en a rajouté jusqu’à l’écœurement dans le pinaillage. « Ce n’est pas un Mimosa » parce que les morceaux de gâteaux qui parsèment ce truc ne sont pas jaunes, et qu’il y a de la croûte. « Ce n’est pas un Mimosa », parce qu’on ne sent pas bien le goût de l’Ameretto.
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Comment savoir ce qu’est vraiment un Mimosa quand la recette se plaît à piéger les candidats qui font ce qu’ils peuvent au final ?

Du beau mais rarement du bon
L’épreuve de la figure imposée tourne de plus en plus à la performance artistique, voire architecturale, au détriment du goût. Hier, j’ai suivi rêveusement les pâtissiers pendant qu’ils confectionnaient un gâteau évoquant les contes de fées avec une centaine de biscuits. En voyant les machins qu’ils ont sortis, assez laids dans l’ensemble en plus, je me suis dit qu’ils étaient dans leur grande majorité immangeables.
En plus, à quoi bon les embêter à leur faire construire le truc le plus improbable possible en biscuits, pour ensuite le casser afin qu’il soit engouffré du bout des lèvres par Mercotte et dégusté par Cyril la bouche grande ouverte (beurk!).

Des éliminations étranges
Cette année, les candidats sont souvent dans un mouchoir de poche au niveau des résultats et l’élimination semble se faire de plus en plus à la tête du client, tout comme l’attribution du tablier bleu d’ailleurs. Les pâtissiers ne sont pas tous logés à la même enseigne. Ainsi, certaines peuvent foirer une épreuve et s’en tirer à bon compte, quand d’autres sortiront immédiatement.

Je regrette tous ces bémols, car je persiste à trouver cette émission absolument délectable. En plus, parmi les vrais plus de la saison, il y a Faustine Bollaert qui devient vraiment excellente dans son rôle d’animatrice douce amère. Elle m’a beaucoup fait rire hier en évoquant le Prince et la sorcière, qui composait le jury.

Sauf catastrophe, Chelsea fera une belle gagnante pour le programme.

Le Meilleur pâtissier, la meilleure émission de M6 (et même de toute la télé)

-Je pense que je peux désormais affirmer très sérieusement que « Le meilleur pâtissier » de M6 est mon émission préférée. C’est le seul programme « feel good » qui fonctionne sur moi, car littéralement je me sens mieux et détendue en le regardant.

Jusqu’à 23h30, hier, je suis restée scotchée.

Bon, il y a quand même un léger détail qui froisse mes petits nerfs sensibles, la figure imposée de Mercotte.

La juge implacable sort de ses livres de pâtisserie des recettes antiques que plus personne ne cuisine en général pour une bonne raison. J’ai encore la nausée en songeant au Bloody cake, cuisiné à base de concentré de tomates. Si ce gâteau est tombé à jamais dans l’oubli, c’est en gros parce qu’il n’est pas bon, et que sa recette a été créée après la crise de 29 quand le beurre et/ou les œufs, je ne sais plus exactement, manquaient.

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C’est rigolo, la recette du Tennis cake figure sur le site de la BBC qui diffuse l’émission outre-Manche… 

Hier, Mercotte, de plus en plus sadique, a ressorti le « Tennis cake » de ses tablettes. C’est un genre de grany pour le mélange de fruits secs de la base, recouvert de pâte d’amande ET de pâte à sucre. Pour corser le tout, le pâtissier doit dessiner un terrain de tennis, avec un vrai filet, des raquettes et UNE balle, en glaçage royal.

Autant dire que personne ne mange les éléments de décoration, ni d’ailleurs le nappage bien trop sucré. Je crois que la base n’a pas plus d’intérêt. Bref, il faut jeter ce gâteau dès qu’il est prêt.

Mercotte tenait dur comme fer à son filet, ses raquettes, sa balle, et son glaçage vert CLAIR façon gazon de tennis. Sans filet, ce n’est pas un « Tennis cake ».
Une candidate effrontée a mis deux balles de tennis sur le « Tennis cake ». Il n’y en a qu’une, voyons. A la place de la malheureuse concurrente humiliée, j’aurais évoqué les balles neuves, mais qu’importe.

Ca me rappelle le Voyageur-gate. Une pâtissière avait écrit « Bon voyage » sur le gâteau « Le Voyageur », alors qu’en fait il faut écrire « Voyageur », le nom de l’infecte réalisation.

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La prochaine épreuve imposée du Meilleur pâtissier

Alors évidemment, cette séquence m’a fait penser au fameux gâteau de la Saint-Grotus que la pauvre Loïs doit concocter dans Malcolm pour satisfaire Ida, son ignoble génitrice. Comme le « Tennis cake », le gâteau de la Saint-Grotus est concocté à base d’une tonne de fruits secs et il n’est pas très bon. Je pense même que ça sera la prochaine épreuve imposée.

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Ce que les pâtissiers ont rêvé de faire avec le Tennis cake hier

Après ce moment crispant, les candidats ont réalisé de superbes gâteaux d’anniversaire d’après les dessins de gamins imaginatifs.

La petite Agnès, qui aura seulement 40 ans en mai, rêve qu’un gentil pâtissier lui fasse un joli gâteau Star Wars-Mario-Yoshi-Friends au praliné, à la pâte d’amandes et aux fraises. A bon entendeur !

Un, deux, trois bloguez !

Si en ce moment je traîne des pieds pour regarder le marathon de danse du samedi ou le recrutement oiseux d’une future nouvelle star, il y a une émission que je ne louperai pour rien au monde et sur laquelle je mets même la pause du direct pour pas en perdre une miette, c’est…. « Le meilleur pâtissier » de M6.

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[Mon magnifique gâteau d’anniversaire de grande fille de 36 ans.]

Cette émission est tellement sympa qu’elle est animée par une femme enceinte pour vous dire.

Bon, en vrai, « le meilleur pâtissier » est pour moi une source perpétuelle d’agacements.  J’imaginais naïvement jusque-là que la cuisine, et plus particulièrement la pâtisserie, était un (relatif) plaisir, une chose peut contraignante que l’on fait aussi pour se détendre, éventuellement pour régaler ses amis ou quelqu’un qu’on apprécie. Grâce à M6 et Craquotte, la juge impitoyable, une blogueuse célèbre devenue juge de paix du sucré (mais pas trop), je me suis rendue compte que je me trompais lourdement.

Dans la pâtisserie, il y a des règles et on n’est pas là pour s’amuser !

Hier, par exemple, les candidats devaient confectionner un dessert qui me paraît quasiment impossible un réaliser : un fraisier ! Je ne m’interroge pas sur ce que le gâteau sophistiqué faisait dans la catégorie « biscuits », je suis sûre qu’il y a une explication plausible. Tous les apprentis meilleurs pâtissiers ont présenté des choses bluffantes, visuellement proches du résultat chez un professionnel, mais Pompote a recalé tout ceux dont le gros gâteau appétissant laissait entrevoir son socle de génoise, le coquin, car, voyez-vous, dans un fraisier, on ne doit pas le voir. C’est ainsi et on ne mégotte pas avec le sujet.

J’aimerais que nous prenions quelques minutes pour évoquer l’art et les contraintes…

Plus tôt lors de l’épreuve signature, les candidats devaient réaliser leur biscuit, celui qu’ils maîtrisent et qui régale leurs proches, et Cyril Lignac et Jacquotte avaient humilié une participante qui préparait la recette du biscuit corse de sa grand-mère en lui expliquant que ce n’était pas ainsi que ça se faisait.
J’ai manqué de sortir de mes gonds.
Les justes causes décidément…

Je me projette un peu en imaginant Cyril et Biscotte en train de juger mon gratin dauphinois ou mon cake aux fruits confits, et en estimant que non il n’y a pas de fromage dans le gratin.

Qu’importe, j’adore l’ambiance très feutré des cuisines du meilleur pâtissier, où l’on peut sans rougir balancer 450 macarons à la poubelle en ces temps de crise sans que personne ne s’alarme juste parce qu’ils n’ont pas la forme parfaitement adéquate.

Demain, je vous dirai qui est Red John, et a priori ce n’est pas Chouquette.

La meilleure blogueuse

Hier soir, allez savoir pourquoi, j’ai trouvé que regarder « Le meilleur pâtissier » était la chose à faire. Il faut croire que le meilleur boulanger ne m’avait pas suffi ou que Cyril Lignac me manquait.

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Je ne vais même pas chercher à me pencher sur l’intérêt de l’émission, car la réponse est simple, elle n’en a aucun, à part vous mettre un peu l’eau à la bouche et vous donner envie de faire un gâteau, ce qui, à 21 heures, est totalement vain, puisqu’il est trop tard pour se procurer les ingrédients et qu’on se rend compte que finalement on ne possède pas les compétences nécessaires.

Croyez-moi, j’en ai fait les frais, quand je me suis dit à 21h33 que je ferai bien un Voyageur moi-aussi, car j’aime la pâte d’amandes et le glaçage !  J’ai réalisé à 21h34 tout ce que j’évoquais dans la phrase précédente, quand je n’ai pas compris un traître mot de la recette de Mercotte.

J’ai abandonné « Masterchef », parce que c’est chiant et que je ne comprends pas l’intérêt – décidément ma quête de sens va un peu loin – de faire cuisiner des gens sous la flotte, mais je me suis dit qu’au moins la pâtisserie c’était joli.

Donc pour la première, les pâtissiers en herbe devaient se pencher sur les gâteaux de voyage.
Quand vous mangez un cake, du pain d’épices ou un brownie, vous l’ignorez peut-être, mais vous ingérez un gâteau de voyage, comprendre un met sucré qui résiste assez bien au transport contrairement à une tarte ou une pièce montée.

Première épreuve impitoyable justement : faire un cake !

Et là, en fait, je n’ai pas bien compris. Les candidats semblent avoir un talent fou dans les reportages, mais quand on leur demande de faire un bête cake, ils se montrent incapables de le…cuire correctement. Nombre de candidats ont présenté des gâteaux à moitié crus.

Bon, outre ce premier élément, il faudra m’expliquer pourquoi la première, et la deuxième d’ailleurs, épreuves n’ont servi à rien, puisqu’il a fallu attendre la troisième pour que le  jury consente enfin à éliminer des gens, enfin à les balancer en dernière chance.

Après le cake, les candidats ont dû réaliser une figure imposée, un gâteau antique et appétissant baptisé le Voyageur. Mercotte, la juge, ne badine pas avec les recettes, la réalisation de la pâtisserie devait donc être parfaite du glaçage à l’écriture figurant dessus, ce qui n’a évidemment pas été le cas dans 90% des cas, me faisant à nouveau douter des compétences des pâtissiers en herbe.

Enfin, les apprentis pâtissiers ont dû libre cours à leur imagination et réaliser une sculpture en pain d’épices.

Au-delà des épreuves pas toujours extrêmement intéressantes, j’ai été effondrée d’entendre à chaque fois la jurée indiquer qu’il ne fallait pas que les gâteaux soient trop sucrés. Bêtement, j’imaginais que c’était ce qu’on attendait de la pâtisserie.

Je râle et je critique, mais j’ai finalement pas mal adhéré au meilleur pâtissier, comme j’avais finalement pas mal aimé le meilleur boulanger, malgré ma haine farouche des boulangères.

Je pense que je remettrai ça lundi prochain, faute de mieux évidemment.

Marathon culinaire : On achève bien les top chefs !

Hier soir, malgré une folle journée passée à tenter d’endiguer une inondation dans les escaliers de mon immeuble – je confirme que la Dépêche du Midi avait raison, les canalisations cèdent les unes après les autres, c’est la panique – et à travailler, en perdant au passage tout les textes que je venais de finaliser faute d’avoir songé que cette merde d’open office ne faisait pas de sauvegarde automatique régulière, j’ai décidé de me détendre devant l’émission la plus longuuuuuuuuuuuuue du moment et accessoirement la plus stressante.

Pour la première épreuve hier, les top chefs étaient invités à cuisiner pour la personne qu’ils aimaient le plus au monde, basiquement leur petite maman ou leur femme / homme. Ils devaient leur faire une déclaration d’amour dans une assiette, non pas en dessinant à l’ancienne un cœur dans du fromage blanc, mais en leur confectionnant un plat symbole de leur relation. Préparer des œufs brouillés aurait ainsi été mal venu pour vous donner un exemple. Au préalable, chaque candidat, enfin les candidats qui intéressent la production, ce qui est déjà plus limitatif, a pu lire une jolie lettre écrite de la main de l’être cher lui disant combien il / elle est fier de lui. On se serait cru à « Koh Lanta » au bout de quatre semaines de survie quand les candidats affamés ont les nerfs qui lâchent face à leur courrier.
A ce petit jeu, c’est Cyrille (qui écrit son prénom comme un fille) qui l’a emporté en préparant à sa femme le plat qu’il lui avait cuisiné quand il l’a demandée en mariage à base de topinambours entres autres, le légume le plus sexy jamais vu.

Je me suis demandé comment la production allait juger de la qualité des déclarations et c’est finalement Cyril Lignac, qui a justifié son salaire, en choisissant sur ses critères à lui.

Après une mise en bouche relativement fade, la « grande épreuve » du jour ne manquait pas de piquant. Placés dans l’arène d’un cirque, face aux jury installé façon empereur romain dans une loge, les candidats ont du cuisiner, selon les sources, entre 7 et 10 heures d’affilée. On achève bien les top chefs… A chaque épreuve, un cuisinier était sauvé et qualifié d’office pour la semaine suivante.

Dans l’ordre, l’épreuve a démarré par le meilleur défi : cuisiner absolument tout dans un légume. L’idée est bonne, mais n’aurait-il pas fallu signaler aux téléspectateurs qu’elle n’était à reproduire chez lui qu’avec des légumes bios ou au moins non traités, sous peine de s’empoisonner avec ses chips d’épluchure ?
A ce petit jeu, Jean, qui avait déjà sublimé le lapin la semaine dernière, après force râleries, l’a emporté.

Mon chouchou, le chef Constant, a ensuite demandé aux candidats un exercice de maîtrise de la cuisine en les priant d’élaborer une omelette blanche à l’extérieur et jaune à l’intérieur avec un filet de jaune d’oeuf. Juan a été désigné comme vainqueur.
Jean-François Piège a invité les chefs à préparer une viande sans sel, et Noémie, que j’ai mésestimée, l’a emporté.
Ensuite, Thierry Marx, le pape de la cuisine moléculaire, a souhaité que les candidats lui fassent une forêt noire sans cuisson. Tabata l’a agacé à se montrer réticente face à ses exigences, et le gentil Carl a gagné.
Enfin, les derniers candidats en course, réunis en deux groupes de deux, ont du décliner un légume en deux plats. Le céleri a réussi à Ruben et Julien, qui ont surclassé Tabata (en méforme décidément), Norbert (faites le taire!!!!), Denny, et Florent.

Pour l’ultime épreuve, les chefs ont du travailler le céleri dans un dessert. C’est évident que le céleri en sucré c’est aussi dégueulasse que la tarte aux concombres.

De mon côté, j’avais mon compte après les légumes cuisinés avec leurs épluchures, l’omelette blanche, la viande pas salée, et le légume « sublimé ». Je me suis donc privée de dessert sans savoir qui allait quitter le jeu. C’est finalement Florent, qui n’a pas profité de sa seconde chance qui est parti.

Le croque-monsieur sans cuisson coûte sa place en finale à… (ben non, je le dis pas, lisez le post !)

A peine le quart de finale digéré, je me suis attaquée à la demi-finale de « Top chef ». Dès les premières images, le mage Marylin de « Secret Story 2 » qui sommeille en moi a eu une intuition : Pierre Sang allait être le premier qualifié et Stéphanie serait éliminée au terme de la soirée. Le mage ayant été aiguillé dans sa première intuition par une image que M6 a à nouveau laissé traîner dans sa bande-annonce, il ne s’est pas trompé, la seconde a paru presque jusqu’à la dernière seconde exacte mais…je laisse évidemment planer le suspense.

« Valse avec l’agneau »
Les candidats ont dans un premier temps du décliner, revisiter voire sublimer, car ils font très bien les trois, l’agneau en quatre temps, d’où mon titre extrêmement approprié.
Yannick Alleno est désormais un fidèle de « Top Chef ». Le cuisinier triplement étoilé a surveillé comme le lait sur le feu les quatre tops chefs éventuels et j’ai évidemment immédiatement paniqué pour Pierre Sang, qui a sué encore plus que d’habitude sous les yeux du grand chef. C’est finalement Fanny qui a totalement paniqué et foiré toute sa recette en perdant ses moyens face à un mentor potentiel. Paul Arthur s’est lui contenté de proposer de servir des restes dans un trois étoiles, ce qui tend à démontrer qu’il n’était pas au top de sa lucidité non plus.
Au final, alors que Yannick Alleno avait beaucoup raillé Pierre Sang ou que le montage tendait à nous démontrer que le cador des fourneaux avaient plus ridiculisé ce candidat que les autres, l’outsider a emporté la première épreuve, écoeurant littéralement ses camarades de jeu. D’ailleurs, Stéphanie l’a bien expliqué à la caméra, face à Fanny et Paul Arthur, elle se sentait en difficultés, sous-entendu si ce tocard de Pierre Sang était encore là, au moins j’aurais des certitudes. Pan dans les dents, Stéphanie !

Cauchemar en cuisine….pour le téléspectateur surtoutSa situation ne s’est pas améliorée avec la deuxième épreuve chiantissime à l’écran, qui consistait pour les candidats à reproduire au détail près le plat de Philippe Etchebest, le Gordon Ramsay français, enfin le chef qui a accepté de prendre sa place dans le futur « cauchemar en cuisine » de M6.
Fanny, en état de grâce depuis le quart de finale malgré son plantage au Meurice, a produit selon le cuisinier doublement étoilé un plat digne d’une grande table. Son papa, juge pour l’occasion, avait pourtant préféré l’assiette de Paul Arthur.

A un croque-monsieur près
Les deux favoris du départ, Stéphanie et Paul Arthur, sont donc contraints de s’abaisser à cuisiner des plats de rue dans une camionnette. Le candidat mâle a avoué n’avoir jamais cuisiné une pizza et Stéphanie a semblé vraiment contrariée de devoir mettre son talent au service des burritos. Mais, bon, au moins cette épreuve ressemblait à une épreuve de « Top chef » dans son côté ludique et inattendu.
Comme si la soirée ne nous avait pas semblé assez longue, alors que la messe semblait dite, et que le jury populaire avait désigné quasiment à l’unanimité Paul Arthur comme grand vainqueur – Stéphane Rotenberg nous avait prévenu habilement, le public et les chefs sont rarement d’accord – les jurés du concours ont préféré désigner Stéphanie comme meilleure cuisinière de rue, alors que de l’avis général, ses plats n’étaient pas commodes à manger sur le pouce, un comble pour une cuisine de rue, renvoyant les deux candidats dans une ultime ultime épreuve de la dernière chance de la mort qui tue.

Là, je suis obligée de relancer le débat vain sur le côté légèrement biaisé du concours. Selon les canons de « Top chef », Paul Arthur était totalement dans les clous en revisitant la cuisine de rue, mais sous prétexte que son croque-monsieur n’était pas cuit – énorme quand même – il a été recalé par les chefs. Rien à voir avec le fait que Stéphanie ne pouvait pas ne pas accéder à la finale évidemment.

 « Le meilleur plat du concours »Nous nous sommes donc payés à 23h40 une nouvelle épreuve pour désigner le dernier finaliste, tournant autour du saumon, et par miracle, sinon ils auraient cuit un oeuf ou vider une truite, Stéphanie a proposé « le meilleur plat du concours », rien que ça, éliminant Paul Arthur définitivement.

Pour la finale, nous aurons donc deux filles et Pierre Sang. Mais l’année dernière, pour le coup, l’ultime épreuve a démontré que le résultat était totalement imprévisible, alors bien que la production veuille faire clairement triompher une fille, je crois encore aux chances de Pierre Sang, même si ça semble vraiment, vraiment très improbable qu’il gagne.