Top chef : Déjà un abandon (et bientôt un second)

Hier, avec une semaine de retard, je me suis enfin attaquée à la saison 3 de « Top chef ». Pour cette première, j’ai courageusement regardé l’émission en intégralité jusqu’à minuit. J’ignore si j’étais peu réceptive à cause de la fatigue ou si le casting est moins réussi que celui de l’an dernier, mais j’ai eu du mal à adhérer aux personnalités des nouveaux candidats. De plus, comme on nous promet l’émergence d’un « petit génie » de la cuisine, et non d’un simple chef, j’ai été assez étonnée par les performances des « top chefs » derrière les fourneaux.

L’épreuve du coup de feu ne m’a déjà pas réellement emballée. Les protagonistes de la saison 3 se sont ainsi vus proposer d’affronter deux finalistes malheureux de l’édition précédente sur la base du volontariat. En cas de victoire, les candidats de cette année passaient directement en troisième semaine, s’ils perdaient, ils allaient directement à l’épreuve de la dernière chance. Pour pimenter le défi, Pierre-Sang et Fanny amenaient leur panier imposé et avaient bossé depuis des semaines leur recette. A l’inverse, les « nouveaux » n’avaient que le temps de l’épreuve pour les surclasser.

A la place du jury, j’aurais proposé que les top chefs 2012 cuisinent avec un bras attaché dans le dos et les yeux bandés également, histoire d’améliorer encore leurs chances de vaincre les anciens.

Le charmant Denny et Mehdi ont choisi de relever le défi, et évidemment ils se sont faits patater. L’humiliation ayant été aggravée par le fait que ce sont leurs petits camarades qui les ont jugés.

Enfin, je suis injuste, ils n’ont pas réellement été humiliés. Mehdi n’a été battu qu’à une voix près, ce qui est un peu ennuyeux pour Fanny, qui bossait cette recette depuis des semaines. Pierre-Sang a en revanche mis la pâté à son adversaire, mais avec un improbable panier, et malgré des viandes apparemment pas cuites.

Bref, les deux candidats ont échoué en épreuve de la dernière chance. L’audace n’a pas payé.

Ensuite, traditionnellement, les petits génies des fourneaux ont été scindés en deux groupes.

Le premier comptant, à vue de nez, certains des favoris de la prod’, s’est vu imposer une épreuve assez intéressante : découvrir dans le noir un plat, à reproduire ensuite sur la seul foi de son odorat et de son toucher.
Super épreuve, mais pour des raisons incompréhensibles, Jean-François Piège leur a imposé de travailler sur un plat totalement improbable et absolument pas alléchant comptant un œuf cuit dans le vinaigre et deux tranches insipides, à en croire le chef lui-même, de fromage blanc gélifié. Le but était, certes, de troubler les candidats avec des ingrédients mystère, mais franchement je n’ai pas vu l’intérêt de dégoter une recette déjà virtuellement incompréhensible en plein jour.

Ruben, Tabata, et Florent ont perdu cette épreuve, face à Cyrille, Julien et le très préoccupant Norbert, qui a expliqué avec classe avoir ausculté l’œuf « façon gynéco », mes lectrices apprécieront.

L’autre équipe s’est, elle, vue attribuer une épreuve ridicule de facilité en comparaison : cuisiner une entrée, un plat et un dessert pour trois couples, afin de célébrer leur anniversaire de mariage en reproduisant les mets de leur repas de noces dans une vraie cuisine et en plein jour.
J’en suis venue à me demander si les candidats n’étaient pas franchement homophobes, car dans un bel ensemble, les deux binômes ont saboté l’entrée, destinée au couple gay pacsé. Pourtant, une salade de légumes à la mayonnaise ne me paraît pas hors de portée de top chefs, si ? Les retraités ont été plus gâtés avec un coquelet cuit apparemment, et le dessert a conclu en beauté l’épreuve.
Je ne vois pas bien où était la difficulté en comparaison de reproduire un plat présenté uniquement dans le noir.
C’est Jean et Gérald, qui ont échoué en épreuve de rattrapage après ce jeu.

Déjà 23h10, je n’avais pas vu passer le temps entre les 68 pages de publicité et les séquences foireuses de cuisine. Il a fallu se retaper 7 recettes de lapins plus ou moins improbables, qui ont mis sur la sellette le pauvre Ruben, dont l’ego devrait souffrir un peu (une bonne chose), le loser du jour, Mehdi et sa recette de ménagère, et Florent, qui ne semblait pas mériter son sort.
Florent a été éliminé, mais Mehdi, qui semblait mal digérer les critiques, a préféré s’en aller lui laissant sa place.

Si je devais déjà parier sur le nom d’une finaliste, je mettrai celui de Tabata, dont le talent sera remis en cause évidemment, mais qui ira forcément loin. A la place de l’autre fille, je me préparerai à remballer mes couteaux rapidement.

Voilà, c’est toujours bien trop long, mais plaisant. Si la mayonnaise ne prend pas plus que ça entre les candidats et moi, la semaine prochaine, je me ferai des séances très light de « Top chef » à l’avenir.

En deux briques : Grand corps malade + Cyril Féraud = SLAM (bien sûr) !

Je vous ai déjà raconté ici comme ce blog a été mon coming-out de téléphage. Pourtant le temps passant, à l’exception des gens qui me découvrent via mes pages roses, j’avoue à peu des personnes qui me côtoient que j’ai ce plaisir coupable. Ainsi, la grande majorité de mes connaissances ignore que quand je suis désœuvrée, un peu déprimée, légèrement crevée ou même au top de moi-même, il m’arrive de regarder « Slam » sur France 3. Il faut évidemment que plusieurs conditions soient réunies : je dois être seule – ma femme vomit « Slam », comme l’ensemble des jeux télévisés d’ailleurs -, pas occupée à autre chose et surtout, surtout il faut que j’y pense – je n’ai en effet pas (encore) le réflexe « Slam ».

« Slam » est mon plaisir coupable du moment. Je joue devant ma télé, comme ma grand-mère de 85 ans doit le faire au même moment à 800 km de chez moi. Oui, oui, je vous assure, je clame à haute voix les réponses et il m’arrive parfois de m’exclamer que « olalalala c’était super dur » ou que « là il y avait un piège » et même de sourire en découvrant une définition particulièrement vicelarde. J’assume.

« Slam » est mon « nouveau pyramide ».

Bon, pour vous expliquer le propos de ce jeune passionnant, il faut trouver des lettres en partant d’une énigme dictée par Cyril Féraud – nu, torse nu, en caleçon, en slip – qui est le nouveau Damien Thévenot – nu, torse nu, en caleçon, en slip.
Par exemple, et il s’agit bien évidemment d’une question inventée, « il manque une lettre à ce mot pour trouver le nom d’une célèbre téléphage », « pc » étant le mot. Alors là il faut buzzer et dire « o » et non « poc », car le candidat doit uniquement proposer des lettres, je sais c’est compliqué. Cyril Féraud indique à ce moment là le nombre de « o » qui figure dans une grille ressemblant à celle des mots fléchés de votre Télé Poche et vous optez pour un mot qui compte un « o ». L’animateur redonne une définition, souvent coton, un autre exemple de circonstance, qui ne compte malheureusement pas de « o », ce qui va vous embrouiller, « passe sa vie au poste » et là il faut trouver « téléphage ».

Bref, la grille se remplit bon an mal an et un candidat peut vers la fin de partie choisir de faire un « slam ». Alors, non, comme je l’indiquais dans ce post, il ne va pas improviser sur ses états d’âme à la Grand corps malade en parlant chantant, mais bien tenter de remplir la grille dans laquelle il reste quelques trous soit en misant sur ses souvenirs des définitions, soit sur ses intuitions.

Si vous n’avez rien compris, je vous invite à regarder l’émission. De toute façon, c’est bien la preuve que le jeu est le nouveau « pyramide » puisque les non-initiés n’ont jamais rien capté à mon jeu télévisé favori, disparu injustement des écrans de télévision, et trop mal remplacé par « mot de passe ».

Je ne peux pas vous expliquer pourquoi ça me passionne. C’est un peu la même chose que le spirographe finalement.

Mais quand je tombe sur « Slam », je deviens incapable de zapper, même si je sais qu’en parallèle Kitty vient de découvrir dans « brothers and sisters » que sa demi-soeur n’était en fait pas sa demi-soeur, mais qu’elle devait avoir un demi-frère finalement.

Histoire de s’amuser un peu ensemble, nous allons jouer à slam je vais vous proposer de m’envoyer par mail (poclatelephage@gmail.com) votre plaisir télévisuel coupable. Il n’y a rien à gagner sinon le plaisir de le voir dévoiler sur la place publique, enfin ce blog, mais comme pour les secrets de cet été, je vous garantis l’anonymat si vous le désirez.
Votre plaisir télévisuel coupable peut ne rien avoir de bien humiliant, mais si à vos yeux il l’est, il a de la valeur aux miens. Vous me suivez ?
Pour vous donner un exemple, vous possédez un doctorat en lettres modernes et vous êtes une inconditionnelle « des chiffres et des lettres » ou vous exercez n’importe quelle profession et vous n’avez jamais loupé un épisode des feux de l’amour.
J’attends vos réponses…