Puissance et gloire….

Devant le succès rencontré par mon post sur « l’amour du risque », bien que certains aient remis en cause mes souvenirs du programme, j’ai décidé de remonter encore dans le temps pour évoquer l’un des autres « feuilletons », car à l’époque le terme série n’existait pas, de ma petite enfance.

Quand j’ai évoqué la possibilité de réaliser un remake filmé de « l’amour du risque », Audrey a proposé de faire incarner Jennifer Hart par Chantal Nobel. Il faut le faire pour simplement se rappeler de ce nom. Il me renvoie immédiatement à une femme superbe avec des cheveux rebondissants, comme ceux de Madame Hart effectivement, mais surtout à un fait divers sordide des années 80, qui, je crois, a mis un terme définitif à sa brillante carrière de comédienne télé entamée avec « Châteauvallon ». Petite, je n’avais pas saisi en quoi il était problématique Chantal Nobel ait eu un accident de voiture avec Sacha Distel et maintenant il y a prescription de toute façon…

Pour en venir à mon sujet « Châteauvallon », je n’irai pas très loin dans l’analyse, car je ne me souviens strictement de rien, à part le générique, que j’aime tellement qu’il figure sur ma clé USB. Il m’arrive donc de traverser la place du Capitole et de soudain entendre Herbert Léonard entonner « puissance et gloire », je redresse alors la tête fièrement et je savoure ce moment de grande musique. A l’époque, nous regardions en famille « Châteauvallon », mes parents, que mes plus fidèles lecteurs connaissent sous l’affectueux surnom des « intellectuels de gauche » suivaient bien évidemment le « feuilleton » au troisième degré. Cependant ma mère n’en loupait pas un épisode, ce qu’elle nierait farouchement aujourd’hui d’ailleurs..?
Je me souviens que durant le générique, ils pouffaient beaucoup notamment sur la brûlante et quand même très audacieuse scène de sexe qui figure dedans en prétendant qu’elle avait gardé ses collants, ce qui n’avait pas grand sens pour moi à l’époque.

« Châteauvallon » est à n’en pas douter à l’origine de ma vocation téléphage et quand je lis le résumé sur wikipédia je me rends compte que ça a pu également me pousser à devenir journaliste…Il est d’ailleurs très, très ironique à mes yeux que cette série ait été inspirée d’une célèbre famille toulousaine, je vous laisse lire la partie « anecdotes » de la fiche wikipédia à ce sujet.

Dans le prochain épisode de ma saga des « meilleurs feuilletons des années 80 qui comptent une héroïne à coiffure rebondissante », j’évoquerai certainement celle « qui voit toujours rouge », mais « avec elle ça bouge », « Maguy soleil ou bien Maguy larmes », qui me vaut de détester cordialement Anne Sinclair, car il fallait regarder « 7 sur 7 », le dimanche, et non mon feuilleton…

La famille n’a vraiment plus rien de formidable !

J’ai beaucoup commenté à la bouche le première épisode de la parfaitement dispensable saison 8 d’une « famille formidable », parce qu’il m’a globalement accablée. Comme je l’ai indiqué sur le Post, cet épisode est parfaitement résumé par la coach de vie de Jacques et Audrey Beaumont, cette famille est devenue toxique.

Premier signe des temps, Jacques et Catherine sont désormais à la retraite. Jacques Beaumont a donc lâché son restaurant, ce qui semble assez incompréhensible et Catherine s’est envolée vers une contrée imaginaire pour y faire le bien avec Reine, qui ne servirait à rien sinon.
Le reste des intrigues est sans intérêt et n’apporte rien à la famille, en dehors évidemment de la rupture de Julien et de son épouse muette, qui croit bon d’écrire sur un papier que l’ex mari d’Audrey n’est pas le père de sa fille, ce papier atterrit ensuite par un concours de circonstance débile sur le principal intéressé qui décide pour la peine de planter là sa femme et la gosse malade.

Richard est mort évidemment, le regretté Philippe Khorsand ayant succombé à une longue maladie l’an dernier et la série lui rend hommage de la pire des façons. Dans un trucage absurde, Richard discute avec son meilleur pote depuis l’au-delà. D’ailleurs, la sépulture de Richard est laide à pleurer, ce que ne manque pas de faire remarquer un guide du Père Lachaise en passant devant dans l’une des nombreuses scènes qui auraient mérité d’être coupées au montage. En y réfléchissant, je pense que pour réellement rendre hommage à Philippe Khorsand, un des piliers de la série, il aurait fallu que l’épisode se déroule juste après son décès et que la famille le pleure un peu plus. Alors certes quelques mois se sont écoulés depuis sa mort, mais personne chez les Beaumont, en dehors de Jacques, ne semble en être affecté et d’ailleurs tout le monde, même « la grande » Catherine lui tourne le dos. Pas étonnant alors qu’il tombe dans une homérique dépression… Dans sa descente aux enfers, Jacques, alias Bernard Le Coq, est mauvais à pleurer surtout quand il se déguise en femme – on ne comprend pas bien pourquoi, puisqu’il se démasque aussitôt – pour confondre son ancien second indélicat qui lui a volé ses recettes. Il n’est pas plus drôle lorsqu’il joue les bouddhistes d’occasion aiguillé par la coach de vie sa folle de belle-fille, Audrey.

Et les enfants dans tout ça ?

On a envie de tous les gifler.
Nicolas est devenu un vieux pédé, qui désormais peint à ses heures et je vous épargne le vain quiproquo avec son homme, qui aurait pu servir de fil rouge à au moins un épisode au lieu d’être liquidé en cinq minutes.
Audrey est folle et il faut s’y faire. Elle l’est depuis deux ou trois saisons et son cas semble incurable. Si je jouais les psys de bazar, je pense que le fait de ne pas être la fille de Jacques l’affecte et qu’elle souffre également du fait que son ex mari qui n’est pourtant pas un Beaumont lui soit préféré dans la famille.
Mais la pire reste Frédérique, la comédienne n’a plus que la peau sur les os, ce qui n’est pas grave en soit, mais joue surtout plus mal que jamais. Elle hurle comme une poissonnière et aboie sur sa gosse et son mari.
Quant aux pièces rapportées, je vous ai déjà parlé des nouveaux malheurs de Julien.
Sébastien, l’ex de Frédérique obtient enfin grâce à sa mère qui achète un petit asiatique, l’enfant qu’il désire. Cet enchaînement d’événements fait toucher le fond à la série. Le frère du gosse saute sur une mine, Catherine ne parvient pas à le sauver, Reine décide donc de refourguer le gamin à son fils et achète un fonctionnaire pour obtenir ce qu’elle veut. Magnifique…

Au final, nous assistons à un beau gâchis. Les Français (avec une majuscule) avaient réussi à créer une série unique en son genre qui pour une fois n’était pas trop naze. Durant, cinq ou six saisons, avec pas mal de mauvais sur la fin, les scénaristes et le réalisateur ont réussi à tenir le cap, mais depuis trois saisons, tout part à vau-l’au. Je pardonnais à Bernard Le Coq son cabotinage constant, mais là sans Philippe Khorsand, il semble orphelin. Annie Duperey est celle qui s’en sort le moins mal mais si son optimisme semble parfois inapproprié. Quant aux enfants, ils sont plus navrants les uns que les autres, seul Julien sauve à peu près les meubles.

La famille formidable ne l’est plus du tout. On se moque de cette tribu dans l’air du temps et les épisodes à venir n’ont rien de bien allèchant.

La nuit je m…regarde NT1 !

Dernièrement, avec ma Moitié, nous avons constaté que nous ne regardions jamais NT1 et quand je dis « jamais » ce n’est pas une litote pour de temps en temps, nous ne jetons jamais un œil à la chaîne. A titre indicatif, je regarde plus LCP (La Chaîne Parlementaire) que NT1 pour vous dire. Mais dimanche soir, en zappant après 23h30, et en fuyant les téléfilms érotiques bannis de M6 qui sont revenus en douce sur la TNT gratuite, je suis tombée sur le fascinant « Chaud devant ». NT1 diffuse une caméra cachée sexy. Le mot « érotique » serait un rien trop fort pour le coup.
Dans cette émission, à l’image de la playmate du samedi dans les années 80, sous un prétexte fallacieux, une personne, de préférence une jeune femme, est amenée à se déshabiller partiellement – assez en général pour laisser apparaître son soutien-gorge et son string – afin de choquer les anonymes autour.
Imaginez une seconde le travail des scénaristes de cette émission… Ils doivent bosser à trouver des situations vraisemblables où une jeune femme peut dans un cadre quotidien être amenée à se déshabiller devant des inconnus.
Des idées ?
Je vous aide. Dans le peu que j’ai vu hier, deux femmes au restaurant se montrent leurs achats et l’un d’elle entreprend d’essayer sur le champ de la lingerie un peu coquine. Une cliente sort d’une boutique, le vigile l’accuse d’avoir volé des fringues, la fille outragée se déshabille pour lui prouver le contraire. Une mascotte demande à des passants de l’aider à enlever sa tenue, en dessous elle ne porte qu’un string…
Je n’invente rien.


Je suis déjà phobique des caméras cachées et je pourrai être amenée à ne plus sortir de chez moi de peur d’être mise à contribution dans l’une de ces émissions. Cette peur très rare est née du visionnage intensif et traumatisant du programme bouche trou « juste pour rire » sur TF1 et de l’avènement de la caméra cachée locale sur TLT (la chaîne toulousaine). Mais aujourd’hui, cette phobie se double d’une peur panique d’être mise à contribution dans « une caméra cachée sexy»….
J’attends le sujet de « 100% Mag » *à ne pas manquer* sur la phobie *étonnante* de POC de Toulouse…

Sinon, a priori, il faut regarder NT1 la nuit, puisque la chaîne diffusait à minuit et quelques le fabuleux « crimes en série », la meilleure fiction policière française de tous les temps. Mais bon, de mon côté, il fallait que je dorme donc le début de mon idylle avec NT1 est reporté.

(Crédit photo : ozap.com)