Dix conseils séries pour supporter le reconfinement

Même si je suis certainement l’un des êtres les plus casaniers que la terre ait porté, ce reconfinement (qui donnera lieu à un re-déconfinement du coup ?) me mine.
Et pourtant, mon lieu de vie actuel a été aménagé ces derniers mois pour survivre à un éventuel reconfinement. Mais il ne compte, malgré mes efforts, toujours pas de jardin, ni de vue mer.
Comme me disait ma maman avant que je parte passer un examen, haut les coeurs ! (Du coup, c’est le moment d’écouter la chanson de Fauve ? Pas Hautot, hein ? Vous vous souvenez de Fauve ? Sans blague ?)

L’histoire étant un éternel recommencement, voici dix conseils séries, toujours totalement subjectifs, pour passer le confinement. Je vous interdis de dire que je me répète. Il n’y a pas d’ordre !

Mon nouveau mantra…

1- The Good Place (saisons 1 à 4 sur Netflix)
Oh une série qui parle de la mort en pleine pandémie, comme tu es drôle, Poc ! Certes, mais ce n’est pas son unique sujet (quoique…), elle vous permettra aussi de réfléchir au sens de la vie (« J’ai trouvé le sens de la raison qui m’entraîne » lalalala) et peut-être de vous intéresser à l’éthique. J’en suis restée personnellement à la série, mais rien ne dit que ce deuxième confinement ne sera pas celui qui me mènera vers la philosophie.

2-Dark (saisons 1 à 3 sur Netflix)
J’ai déjà tout dit sur Dark, qui est certainement la série qui m’a le plus secouée ces 5 dernières années. Je vous envie de la découvrir, je vous envie de pouvoir la regarder d’un trait. Pensez à prendre des notes quand même et prévoyez une grande feuille blanche pour dresser les différents arbres généalogiques !

3- The Boys (saison 1 et 2 sur Amazon)
Des têtes qui explosent, des supers-héros bien tordus, des effets spéciaux qui déchirent… voilà de quoi bien, bien se changer les idées

4- Gilmore Girls (saisons 1 à 7 sur Netflix et quatre épisodes supplémentaires non indispensables)
Pour se vider la tête, rien de tel que d’écouter Lorelai parler et encore parler en buvant du café chez Luke dans la très chouette bourgade de Stars Hollow. Ce monde parallèle si proche du nôtre et en même temps si lointain devrait apaiser vos nerfs un peu à vif. Et puis bon, prendre fait et cause pour Lorelai contre sa mère vous permettra de canaliser votre énergie négative.

5- Buffy contre les vampires (saison 1 à 7 sur Amazon)
C’est mon petit plaisir quotidien, redécouvrir les aventures de Buffy et du scooby-gang en VO ! Entendre les blagues et les références à côté desquelles j’étais passée durant toutes ces années, découvrir des morceaux d’intrigues qui résonneront à nouveau par la suite, noter les obsessions de Josh Whedon… J’ai presque envie de prendre des notes en regardant Buffy.

6- Community (mais vraiment que les saisons 1 à 3 sur Amazon ou Netflix)
Petit bijou de série qui s’étiole à partir de sa quatrième saison pour virer à l’immense n’importe quoi durant les deux dernières, mais les trois premières valent tellement le détour.

7- American Horror Story (saison 1 à 9 sur Netflix)
Je vous envie de découvrir cette série. Vous pouvez vous référer à mon classement pour les regarder, les prendre dans l’ordre, piocher au hasard selon vos préférences, plutôt le cirque et ses monstres, l’hôpital (et ses fantômes) psychiatrique et ses horreurs, les années 80 et ses meurtres sanglants

8- Family Business (saisons 1 et 2 sur Netflix)
C’est plus drôle que Dix pour cent, mieux joué que Joséphine Ange Gardien, moins chiant que Maigret et plus réaliste qu’Emily un Paris. Un bonheur de série française…

9- Friends (saisons 1 à 10 sur n’importe quelle chaînes de la TNT)
Pour revoir les têtes de bébés des acteurs dans la première saison, attendre dix saisons pour que Ross et Rachel finissent ensemble, parce que ça reste drôle même au dixième visionnage et surtout parce que c’est léger.

10- Mandalorian (saison 1 et bientôt 2 sur Disney +)
C’est LA série qui m’a réconciliée avec l’univers de Star Wars après la troisième trilogie. (On peut aussi profiter du confinement pour regarder I, II, III, Solo, Rogue One, IV, V et VI). C’est beau, c’est bien, et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Je vais essayer de penser à dix conseils lecture et à dix émissions à ne pas manquer. On va y arriver, je vous le promets !

Les années collège

Grâce aux plateformes de streaming, j’ai découvert des séries à côté desquelles j’étais totalement passée. Je suis très cliente des sitcoms (ou assimilées) et leur durée – 20 minutes – est idéale pour moi. Des années de zapping ont visiblement impacté ma concentration.

Je vous conseille à nouveau le visionnage de Superstore. NRJ12 diffuse la série le samedi soir, mais je pense que la VO est indispensable. La voix de Glenn le mérite à elle-seule. La série est drôle, décalée et permet de découvrir plein de choses que j’ignorais encore sur l’Amérique.
La série est sur Amazon Prime.

Brooklyn Nine-Nine est vaguement diffusé sur France ô, ses jours me paraissent donc comptés, mais est surtout disponible sur Netflix. Je vous recommande chaudement cette série policière.
J’ai été émue aux larmes par le coming-out bisexuel de Rosa. C’est l’un des trucs les plus intelligents que j’ai vus dans une série sur le sujet. Je prends cet exemple au hasard parmi tant d’autres.
La comparaison que je vais faire est loin d’être géniale, mais pour moi c’est un peu un Scrubs chez les flics, souvent (très) drôle et aussi parfois grave.

J’adore Malcolm, j’ai beaucoup aimé les premières saisons de Modern Family, comme celles de The Big Bang Theory, je suis une inconditionnelle d’une Nounou d’enfer (et c’est dingue, comme on aime encore plus la série avec le temps et le recul), j’ai de la tendresse pour The Middle, mais j’ai du mal à comprendre pourquoi les séries précédemment citées et celle que je vais évoquer dans la suite ont été aussi maltraitées par les chaînes hertziennes ou TNTiennes.

Sur Amazon Prime (disponible aussi sur Netflix), j’ai enfin pu découvrir dans l’ordre et en VO, Community.
Community est une très grande série. Elle a été (mal) diffusée à une époque sur une chaîne qu’on appelait à l’époque Numéro 23 (ce qui donnait un bon indice sur les boutons à presser pour y accéder) et a disparu depuis des écrans radars.

Wikipédia donnera mieux que moi tous les détails technique sur la série et son casting, et vous indiquera notamment qu’elle compte six saisons. De mon côté, je vais vous dire qu’elle mérite le détour et que c’est certainement la série qui parle le mieux de la culture populaire.

Je vais essayer de la pitcher.
Jeff Winger, un avocat sans scrupule, a menti sur ses diplômes à ses employeurs et se retrouve contraint de reprendre ses études dans le community college (en gros une fac publique au rabais) de Greendale pour obtenir le niveau suffisant pour exercer. Le premier jour, il tombe sous le charme de Britta, une blonde idéaliste, et pour la mettre dans son lit, il feint de vouloir créer un groupe de travail. Pas dupe, Britta le prend à son propre piège et convie d’autres étudiants à participer à leurs révisions.
Il y a Annie, la crack du lycée qui n’a pas obtenu son diplôme de fin d’études parce qu’elle s’est gavée de médicaments pour tenir, Troy, l’ex star du même lycée qui aurait dû faire carrière dans le sport s’il ne s’était pas blessé, Shirley, la mère célibataire qui voudrait créer sa propre entreprise, Pierce, l’héritier de l’empire des lingettes, raciste, sexiste et homophobe qui est inscrit dans l’établissement depuis des siècles, et Abed, qui rêve de devenir cinéaste et observe le monde avec un prisme bien particulier.
Autour de ces personnages principaux gravitent de nombreux autres protagonistes tout aussi, voire plus, loufoques. Chang, le professeur d’espagnol qui ne parle pas un mot de la langue et qui deviendra de plus en plus étrange au fur et à mesure des saisons, et surtout mon chouchou, le doyen Graig Pelton, qui essaie tant bien que mal de faire survivre son établissement et nourrit un goût très développé pour le travestissement et Jeff.

Il faut s’accrocher un peu au démarrage de Community. Il faut peut-être aussi se ménager des pauses, du moins c’est ce que j’ai fait. Mais on finit par s’attacher énormément aux personnages, un peu comme Jeff, qui rêve au départ de se débarrasser des boulets qui l’entourent, pour finir par en être dépendant.
Comme toute bonne série, Community fait évoluer ses protagonistes. Des couples improbables se forment, d’autres plus attendus ne voient jamais le jour et surtout de grandes amitiés naissent. Troy et Abed entretiennent une magnifique bromance, digne de celle de Turk et JD dans Scrubs.

Je ne vais pas écrire que Community est une série « geek », parce que tout le monde donne un sens différent à ce mot et qu’il est plus que galvaudé.
Je vais plutôt dire que la série a digéré la culture populaire pour en tirer le meilleur. C’est le personnage d’Abed qui joue avec les codes des séries et du cinéma et c’est souvent grâce lui que tout dérape pour le meilleur. Dans les premières saisons, il est fasciné par Cougar Town (que je rêve désormais de voir), puis par une caricature de Doctor Who, Inspector Spacetime.
En tant que folle des voyages dans le temps et des dimensions parallèles, je suis forcément fan de l’épisode où il crée six dimensions parallèles grâce à un coup de dé, dont une démoniaque qui refera parler d’elle par la suite.

Certains épisodes sont tournés à la façon d’un documentaire (les fameux true crimes dont regorge Netflix) pour narrer une crise dont seul Greendale peut avoir le secret. D’autres reprennent les codes d’une autre autre série ou même d’un film. Les épisodes à la manière de Glee ou de New York, section criminelle sont de petits chefs d’oeuvre. Celui dédié à l’héritage de Pierce qui se déroule dans un jeu vidéo, avec les graphismes et le codes d’un jeu vidéo des années 80, est parfait.
Dans Community, une compétition de paintball ou la formation d’un fort en couvertures deviennent de vraies aventures avec pourtant les contraintes des unités de lieu, d’action et de temps. L’épisode où Abed déprime le prof qui donne un cours sur Madame est servie en résolvant la question du titre – Who is the Boss (le nom de la série en VO) – est hilarant. (Spoiler alert, c’est Angela !) Car les cours absurdes dispensés à Greendale sont aussi prétexte à de très bons épisodes, principalement dans les toutes premières saisons.
La série trouve sa pleine puissance dans sa troisième saison, qui se termine dans une explosion de folie.
Les trois suivantes ne comptent plus que treize épisodes et sentent la fin. Il fallait oser tenter le reboot en début de saison 5 avec un re-pilote.

Je vous recommande Community…
Si vous êtes un dingue de culture populaire.
Si vous pensez qu’il existe une dimensions parallèle qui compte une version démoniaque de vous.
Si vous êtes fan de Cougar town ou de Doctor Who.
Si vous avez aimé Arrested development (y compris les dernières saisons).
Si le mot « méta » vous fait frissonner.
Si vous êtes abonné à Netflix ou Amazon Prime, car au pire vous perdrez vingt minutes pour tester.

Vis ma vie de confinée !

Je déplorais qu’il manque un couple de filles dans les duos confinés de Quotidien et je m’apprêtais à poster ma candidature, quand deux nanas visiblement du Sud-Ouest (Caramba, encore raté !) ont pris la place. Tant pis ! Je me contenterai de raconter ma vie de confinée ici.

Si je reprends mon Télé POC journée du tout début du confinement, qui a déjà un mois (!!!!), il ne reste quasi aucune émission du départ.

Tom Nook

Du coup, j’occupe mes journées en jouant énormément à Animal Crossing New Horizons. Je me souviens de ma déception, il y a grosso modo un an, quand Nintendo avait annoncé le report du jeu à mars 2020. Désormais comme Francis Cabrel, je pense que c’était écrit. Le jeu rend ce confinement tellement moins insupportable. J’ai même réalisé tous les plans d’Albin, le lapin sautillant. J’ai aussi attiré l’un de mes habitants favoris sur mon île (George), grâce à une carte Amiibo. Qui se félicite aujourd’hui d’avoir mené bien trop loin cette collection ? Un indice chez vous : Moi !

Je profite aussi du confinement pour rattraper un relatif retard en séries. J’ai enfin visionné en quasi intégralité Grégory sur Netflix et pleuré à chaudes larmes devant la scène de l’enterrement du petit garçon.
Si vous ne l’avez pas vu, je vous recommande ce documentaire. Je me rends compte en le visionnant à quel point le fait divers était présent en arrière-plan de mon enfance et de mon adolescence, sans que je m’y sois jamais vraiment intéressée. Sauf bien plus tard à l’âge adulte.

Je me suis également mise à The Boys sur Amazon, la version trash de l’univers Marvel. Les super-héros y sont dépeints comme des super-ordures managés par une société sans scrupule qui gère leur image. C’est violent, un peu hard, mais le propos est assez passionnant. J’ai hâte de voir où ça va me mener.

 

The Child

Je me suis évidemment abonnée jour 1 à Disney + et j’ai enfin vu les trois premiers épisodes de Mandalorian. Que dire ? C’est vraiment chouette de retrouver l’univers Star Wars dans une série. Je pense forcément à mon moi de 8/10/12/15 ans qui aurait tellement aimé ça. Mon moi de 42 ans kiffe aussi un max, je vous rassure.
Je n’aurai finalement qu’un regret : avoir su pour le Bébé Yoda et ne pas avoir bénéficié de l’effet de surprise qui a dû être absolument magique pour les vrais premiers téléspectateurs.
En super fan d’Arrested Development, je suis ravie de découvrir que Carl Weathers est vraiment un acteur !

Je poursuis aussi Community, une série sur laquelle je reviendrai un jour plus en détails. Mais quelle merveille de drôlerie ! Je retrouve ce que j’ai adoré dans Parks & Recreation ou Arrested Development, ce côté tout pour la blague qui fonctionne si bien. Pour les garçons sensibles et les filles hétéros, j’ai rarement vu une série qui mette autant ses héros plutôt canons et bien bâtis en slip gratuitement.

Le confinement destiné à se prolonger me donne désormais envie de me remettre à Lost (attendu sur Amazon prime apparemment), Buffy (déjà sur Amazon Prime) et Scrubs (nulle part et c’est dommage).

Et sinon, je regarde aussi la télé, mais j’en parlerai dans un autre post, histoire d’économiser mes cartouches.

Comment s’occuper pendant le confinement ?(Episode 2)

Pour celles et ceux qui n’ont jamais le temps de regarder des séries, voici quelques conseils ! Pour la plupart d’entre elles, j’ai écrit un post pour dire tout le bien que j’en pensais. Vous cliquez sur le titre, il apparaît. Magie !

Je suis preneuse d’idées aussi.

Arrivée

Les 8 saisons d’American Horror Story sur Netflix
Il y a certainement beaucoup plus réconfortant, mais bon vous aurez un peu de matière et c’est vraiment bien.

Les 4 saisons de The Good Place sur Netflix 
Probablement la meilleure série de ces cinq dernières années à mon goût. Alors certes, les saisons sont inégales, la troisième rame un peu, mais vous ne regretterez pas le voyage !

Les 2 saisons de Dark en attendant la troisième sur Netflix
C’est amusant, je cite trois séries et elles parlent de mort, de crimes atroces ou d’apocalypse. Dark est une véritable merveille malgré grâce à son côté sombre, mystérieux et compliqué. Vous avez aimé Lost, vous adorez Dark.

Les deux saisons de Fleabag sur Amazon Prime
Une merveille d’intelligence et de drôlerie !

The End of The Fucking World (2 saisons sur Netflix)
Je n’ai pas fini la deuxième mais la première m’avait mis une très jolie claque.

Sex Education (2 saisons sur Netflix)
C’est anglais, il y a Gillian Anderson dedans et les acteurs sont chouettes. Je la fais brève sur ce coup-là.

Brooklyn 99 (Netflix)
Par les créateurs de The Good Place, le quotidien rigolo de policiers new-yorkais, mais pas que… Une série qui peut aussi vous faire sévèrement monter les larmes aux yeux quand elle évoque un coming-out bi ou le racisme. En général, l’essayer c’est l’adopter ! Si je devais faire une mauvaise comparaison, c’est un peu un Scrubs avec des flics. Et puis bon, Rosa est devenue très vite l’un de mes personnages de série favori.

friends

Friends (10 saisons sur Netflix)
Parce qu’on ne se lasse jamais de Friends et qu’on a toujours besoin de regarder Friends, surtout en ce moment.

Community (Amazon Prime et bientôt Netflix)
Cette série a été mal programmée et en VF sur la TNT. Pourtant, elle mérite le détour tant elle est originale et drôle. Je suis en cours de visionnage actuellement et je me régale.

Une dernière pour la route, Master of None, qui compte au moins deux épisodes d’anthologie ! Et à propos d’anthologie, vous avez tout vu de Black Mirror ?

Sur Netflix, je vous recommande aussi chaudement Nailed it (version française et américaine), parce que c’est hilarant !  Artus a réussi le défi d’être un aussi bon animateur du programme que Nicole Byer sans jamais l’imiter. L’émission avait en plus eu le mérite de m’inspirer.

Si vous ne l’avez pas encore vu Toys that made us est un formidable documentaire sur les jouets de notre enfance et sa déclinaison ciné Movies that made us est très plaisante aussi.

Sur Twitter, j’ai vu que l’INA proposait Madelen, sa plateforme gratuitement pendant trois mois et dessus il y a Papa Poule et Pause Café. Je sens que je ne vais pas résister bien longtemps….