Embrasse-moi idiot !

Dans mon Télé POC, j’avais omis, honte sur moi, de signaler la diffusion en deuxième partie de soirée samedi sur NRJ12 de « cinq frenchies à Cancun » que j’ai préféré à « Tonnerre mécanique » sur Virgin 17. Il faut dire que je n’ai jamais réellement saisi l’intérêt d’une fiction basée sur une moto, qui ne parle même pas, contrairement à Kit de « K2000 ». « Cinq frenchies à », c’est un peu le « Pékin Express » de NRJ12. En effet, cinq jeunes gens sont lâchés dans une ville sans un sou et, c’est un peu là que la ressemblance avec l’émission de M6 s’arrête, doivent rouler de grosses pelles à des autochtones femelles afin de gagner le jeu mais aussi d’empocher un peu d’argent pour manger sur place – un kiss, comprendre un langoureux baiser avec la langue, équivalent à 0.30 centimes d’euros. La ressemblance avec l’émission de la six reprend avec les épreuves d’immunité et de confort qui permettent notamment aux candidats de ne pas dormir à la belle étoile sur un transat.

« Cinq frenchies à Cancun » qui se déroule pour cette édition pendant le fameux spring break américain est donc la quatrième déclinaison de l’émission, qui a auparavant investi Miami et Rio mais qui a aussi pris la forme de « 5 Bombes chez les Frenchies » que je regrette d’avoir loupé pour le coup.

L’émission était jusque là admirablement présenté par Jérémy Michalak, « miminou » du « groupe » qui est désormais incontournable sur le PAF, puisqu’il participe à l’émission quotidienne d’Alessandra Sublet sur la cinquième mais qu’il est également rédacteur en chef et chroniqueur du talk-show de Laurent Ruquier diffusé sur France 4. Mais faute de temps justement, le jeune animateur et ancien comédien de qualité a du passer les rênes de l’émission au discret depuis quelques temps Zuméo (ancien de la matinale de M6). Il aurait pu faire pire, mais à peine, en confiant le programme à Jérôme Anthony, qui sera bientôt au chômage si la Nouvelle Star s’arrête effectivement.

Cette émission est évidemment à prendre au xième, et encore parfois ce n’est pas suffisant, degré. Les candidats plus beaux gosses les uns que les autres rivalisent de beaufitude pour « kisser », oui car dans l’émission on anglicise un peu tout et les kisseurs kissent, un maximum de nanas.
Comme dans « Pékin Express », où dans l’idéal les concurrents aimeraient rouler dans de grosses berlines confortables et rapides pour atteindre leur but au plus vite mais échouent parfois dans des picks-up poussifs, dans « cinq frenchies », il arrive aux candidats de rouler des pelles à des gros cageots sans trop cacher leur dégoût. De toute façon, ils misent plus sur la quantité que la qualité et samedi soir au bout d’une vingtaine de baisers baveux et plein de langues, j’ai préféré arrêter le massacre.

Désormais, j’attends que NRJ12 réhabilite son très, très culte « poker Mission Caraïbes », la meilleure émission de télé-réalité de l’année 2009, qui surclassait tous les « dilemmes » de la terre.

Avec la TNT, il y a toujours quelque chose à regarder à la télé

Pour répondre, en préambule, à la question, que tous mes lecteurs se posent, le top départ pour les « POC TV Awards » attendra le moment où j’aurai globalement du temps à consacrer à cet événement de taille. Dans l’état actuel des choses, comme je n’aurai pas de vacances à Noël – je digère aussi mal cette information que le chapon et son cortège de bûches à venir – et que je vais donc décaler les festivités des fêtes de fin d’année à juillet, je pense lancer les « POC TV Awards » vers la toute fin du mois de décembre, le début de l’année 2009, voire Pâques.

Mais, il ne faut pas se plaindre de travailler, car comme me le rappelle régulièrement ma petite maman très au fait de l’actualité, « c’est la crise » en ce moment.

Je cesse d’être aigrie, au moins deux minutes, et j’en viens à mon sujet, qui sera en fait un post scindé en deux (économies d’énergie quand vous me tenez) sur ma relation passionnelle avec la TNT.

Comment ai-je vécu sans la TNT ? Je me pose chaque jour la question.

Avec la TNT, j’ai toujours quelque chose à regarder. Je vends ce slogan alléchant au plus offrant.

J’attaque par l’actualité brûlante, et prochainement, je me pencherai sur les rendez-vous récurrents.

Hier soir, alors que je me désespérais de trouver un programme à me mettre sous les yeux, à 22h10, tandis que ma moitié venait de sombrer dans un coma réparateur (quand je vous disais que nous travaillions trop…), je suis tombée sur NRJ12 sur « cinq frenchies à Rio ». J’avais boudé, bêtement, « cinq frenchies à Miami » m’attendant au pire avec ce programme.
Il faut dire, à ma décharge, que je ne supporte pas Jérémy Michalak, le nouveau favori de Laurent Ruquier, et ex-héros marquant de la sitcom culte « le groupe » sous le délicieux sobriquet de « miminou ».

Jérémy, pour se viriliser, a abandonné le jaune et a opté pour le bouc et moi, faute de mieux, j’ai décidé de découvrir les aventures des « frenchies ».

D’un point de vue intellectuel et tout simplement…humain, le concept de l’émission est navrant. Cinq beaux gosses de notre magnifique pays sont lâchés durant un week-end dans une ville étrangère sans un sou avec pour mission de rouler un maximum de pelles à des autochtones femelles (enfin je suppose). Une pelle rapporte des sous pour vivre sur place.

Mais finalement, à bien y regarder, l’émission est un mix de « Pékin Express » pour le côté désargenté, culturel et aventurier et de « Koh Lanta » pour la survie en milieu hostile.
De plus, je ne vois pas ce qu’il y a de mal réellement à exporter la culture française – le baiser avec la langue – à l’étranger. De là à penser que le service public sans pub va s’emparer du concept, il n’y a qu’un pas.

Bon, ne soyons pas trop dupes, malgré le propos super hétéro – des mecs doivent rouler de grosses pellasses à de belles filles dans la rue – l’émission est franchement crypto-gay, et même pas si crypto que ça. La caméra ne perd, en effet, pas une occasion de filmer les beaux mecs torses nus, fesses nues et parfois même tout nus.
Les épreuves d’immunité ou de confort, quand je vous disais que ça ressemblait à s’y méprendre à « Koh Lanta », sont l’occasion pour les garçons d’enfiler des slips ultra moulants pour, par exemple, récurer le point d’un navire de façon sexy, soit disant pour le plaisir des demoiselles, mais l’esthétique de la mission me semble plus destinée à exciter les garçons sensibles.

Par conséquent, malgré le propos, les réflexions parfois franchement misogynes des candidats plutôt bourrins, eux, l’émission se laisse franchement regarder.

Je ne sais pas qui a été obtenu la palme du meilleur french-kisseur, hier, mais si je retombe sur l’émission, je tenterais de le savoir.

A ce propos, si les directeurs des programmes ou le concepteurs des maisons de production me lisent, j’ai une idée de concept en or.A la places des « lovers » sexys, recrutez de magnifiques lesbiennes, que vous déploierez en France, ce qui est quand même plus économique, afin qu’elles récoltent, elles aussi, un maximum de pelles de charmantes hétéros. Succès garanti auprès des lesbiennes dévoyées comme moi, des hétéros mâles surtout, et même des filles qui adoreront s’encanailler devant ce programme sexy.
Enfin, il faut de très belles lesbiennes, pas du tout stéréotypées à la « The L Word » pour que le concept fonctionne et pas les mochetés du « Next » lesbien français.

A bon entendeur !

(A suivre…)