Who’s that guy ?

Quand j’ai vu pour la première fois la bande-annonce de « The social network », je me suis dit que je connaissais Jesse Eisenberg. Je l’avais donc forcément vu à la télévision, car jusqu’à nouvel ordre même si c’est en train de changer, j’allais très peu au cinéma, et donc fatalement dans une série. Je me suis donc creusé les méninges pour savoir dans quelle fabuleuse fiction, j’avais pu le rencontrer et je n’ai pas trouvé. Je me suis donc ruée sur sa fiche wikipédia qui m’a assez peu renseignée et qui ne comptait quasiment pas d’allusions à une carrière à la télévision. C’est finalement grâce à Allociné que j’ai su….

Le type qui m’a littéralement scotchée hier dans un des meilleurs films que j’ai vu depuis un petit moment était en fait le jeune héros de….

[J’ai envie de laisser planer le suspense…]

[Encore un peu !]

…« feu qui venait du ciel », un téléfilm absurde entrevu un samedi après-midi où je devais particulièrement m’ennuyer, sur TF1 et déjà Jesse campait à l’époque un jeune geek qui passe son temps derrière son ordinateur à scruter le ciel puisqu’il est passionné par……………………………………………………..la météo !

Sinon, il a aussi joué dans une série baptisée « la famille Green » qui ne me dit pas grand chose, bien qu’elle ait été diffusée le temps d’un été sur France 2. J’ai pu vaguement l’apercevoir mais elle n’avait pas convaincu à l’époque et comme elle compte une pauvre et unique saison, il est peu probable qu’elle ait marqué quiconque.

Dans « le feu qui venait du ciel », Jesse sauve tout le monde d’une mort certaine, en ayant une idée brillante, car sa ville devient le pôle de convergence d’une série d’orages particulièrement virulents qui font exploser tout et tuent plein de gens, mais je ne me souviens plus exactement laquelle. En tout cas, ce sauvetage lui permet de se réconcilier avec son père, qui campe d’ordinaire les géniteurs adoptifs de super héros adolescents, et qui voit grâce à ce exploit enfin en lui un homme.

Sinon, je fais plus que vous conseiller d’aller voir en salle « The social network ». En revanche, vous pouvez vous abstenir de chercher à regarder « le feu qui venait du ciel », d’autant que vous savez maintenant que tout se termine bien.

POC in Wonderland

Devant le succès public de mes derniers posts, acclamés par des dizaines de commentateurs qui se battaient pour avoir l’honneur d’apporter leur pierre à ce magnifique édifice que sont les pages roses – deux commentaires, dont un de moi, sur les dîners du 1er avril, j’ai manqué de défaillir… – j’ai décidé de faire glisser la ligne éditoriale de ce blog, désormais il parlera de cinéma et de littérature exclusivement. Je suis d’ailleurs tentée de former un club lecture auquel j’imposerai le choix du premier ouvrage, « Bellefleur » de Joyce Carol Oates, simplement parce que j’aurais l’avantage puisque j’en suis à la moitié de cet impressionnant roman.

Aujourd’hui, je vais attaquer la nouvelle ligne éditoriale de ce blog en évoquant le film que je l’ai vu mardi au cinéma, « Alice au pays des merveilles de Tim Burton » produit par Walt Disney.

Mes lecteurs fidèles savent que je vais rarement au cinéma, honte sur moi… En revanche, depuis quelques temps même si j’en parle peu, je me rattrape en dvd (plein de posts en perspective donc).

Bref, j’ai donc été interloquée en apprenant que désormais les films étaient en 3D et que donc il fallait payer 1 euro de plus pour les voir (afin de financer la remise à niveau du Gaumont toulousain certainement) et encore 1 euro pour acheter les jolies lunettes qui ne servent en aucun cas à protéger les yeux du soleil, mais qu’en revanche on peut conserver toute sa vie (à condition toutefois d’en prendre soin).

Cette petite aventure au cinéma m’a donc coûté la bagatelle de 11,80 euros.

Qu’importe, je ne voulais pas manquer « Alice au pays des merveilles de Tim Burton », comme je n’avais pas loupé « Charlie à la chocolaterie de Tim Burton » d’après Roald Dahl.

Pour le résumé, on va faire simple. La petite Alice a bien grandi et désormais c’est une femme, enfin une jeune fille, un peu spéciale, qui fait de drôles de rêves et qui a souvent des remarques décalées surtout pour l’Angleterre victorienne dans laquelle elle évolue. Sa petite maman partiellement ruinée après le décès du papa adoré de la gamine entend lui faire souscrire un mariage arrangé afin de retrouver un statut enviable dans la société. Mais la gamine n’a pas très envie d’épouser son rouquin de promis à la digestion difficile, elle préfère donc suivre un lapin blanc en costume jusque dans le trou d’un arbre et se retrouver « au pays des merveilles ».

Le reste de l’histoire est finalement accessoire. Alice doit tuer un monstre pour sauver le pays des merveilles de la tyrannie de la Reine Rouge à la tête hypertrophiée, en chemin elle ne cesse de changer de taille et de tenues. En évoluant dans le « wonderland », elle va croiser tous les personnages cultes du roman de Lewis Carroll mais surtout du dessin animé de Disney : le chenille bleue, le chat du Cheshire, le chapelier fou et ses amis… Elle assistera même à une partie de croquet vite expédiée de la reine rouge.

Visuellement, même si je suis en désaccord profond avec ma moitié sur ce point, le film est un enchantement pour qui (petit bémol) adhère à l’esprit Disney évidemment. Le château de la reine rouge ressemble à s’y méprendre à celui de la Belle au bois dormant qui se dresse fièrement au milieu du parc Disneyland Resort Paris par exemple. La table du chapelier fou est, elle, plus directement ancrée dans l’esprit burtonien.

Alice est bien dans son rôle et en découvrant la « petite » Alice, on regrette presque que Tim Burton n’ait pas ou Disney n’ait pas permis à Tim Burton de…réaliser un remake ou simplement sa version de l’authentique « Alice au pays des merveilles » avec une petite fille qui fout un peu les jetons.

L’intrigue, je l’ai déjà dit, est accessoire.

Bref, si on aime beaucoup Walt Disney, on peut adhérer en s’accrochant à bout de bras à son âme d’enfant à ce film. En revanche si on attend du Tim Burton, on est franchement déçu, car en dehors de la présence de Madame (Helena Bonham Carter toujours fabuleuse en Bellatrix ou en Reine Rouge) et du poteau de Tim (Johnny Depp). L’esprit burtonnien ne souffle clairement pas sur ce film et on se prend à rêver de qu’il aurait pu faire s’il avait été vraiment libre (j’imagine).

Un « la belle au bois dormant » est déjà annoncé et je serai curieuse de le découvrir cette nouvelle adaptation, mais j’aimerais que la prochaine fois Tim Burton donne un peu plus de lui-même dans le film, comme il l’avait fait pour « Charlie à la chocolaterie » sans que ça dénature l’histoire.

Et la 3D dans tout ça ?

Euh, ça vous passera avant que ça me reprenne. A la place de l’UGC de Toulouse, je ne me lancerais dans des dépenses somptuaires pour une technologie qui est très, très loin d’être au point et qui apporte assez peu.

Bon, j’ai oublié de glisser un passage dans mon résumé sur le fait qu’Alice pense rêver alors qu’en fait a priori non, puisque elle garde le stigmates de sa visite au Wonderland – des griffures – dans le monde réel. Si j’ajoute ce chapitre impromptu, c’est uniquement pour brailler « ce n’était qu’un rêve, ce n’était qu’un rêve » alors que non en fait…

[NDLA : Ce post est entièrement illustré avec les clichés que j’ai pris l’été dernier chez Mickey. L’ignoble fée SNCF m’empêche de retourner dans mon Wonderland à moi alors que j’entends bien découvrir la nouvelle génération avant la fin du mois de juin…]

Je creuse à nouveau le sillon de la nostalgie

Dans mes 31 souvenirs télé marquants, j’en ai oublié deux de taille.

D’abord, « la noiraude », que je regardais, c’est assez rare pour le souligner, avec ma petite maman, qui descendante de paysans sarthois, adorait cette vache plaintive qui exigeait systématiquement de « parler au vétérinaire ». J’ai également oublié « Alf », que j’ai adoré et que je visionnais avec mon papa, finalement presque aussi téléphage que moi.
Mais tel n’est pas le sujet aujourd’hui, si je suis téléphage, je suis assez peu cinéphile, pourtant j’ai envie aujourd’hui d’évoquer les films cultes de mon enfance (qui expliquent peut-être finalement pourquoi je suis plus téléphage que cinéphile).
Je vais commencer par ma petite enfance et les chefs d’œuvre que je matais avec mon meilleur ami de l’époque, qui est, parce que je suis une petite veinarde, encore mon meilleur copain actuellement.
Le premier qui me vient à l’esprit et que j’adorais regarder, malgré la réprobation muette de sa maman, était « une créature de rêve ». Ce chef d’œuvre devait être un peu vulgaire et vaguement cochon pour des enfants. Je vous signale simplement au passage qu’il a inspiré longtemps après la création d’une série que j’appréciais, « Code Lisa » (quelle excellente série !). Le film conte l’histoire de deux puceaux à la « American pie » qui se créent artificiellement grâce à leur ordinateur « une créature de rêve ».

Je pense ensuite à « Howard le canard ». Ce film raconte l’histoire d’un canard de la planète des canards qui débarque sur terre et qui comme ET aspire à retourner sur la terre. Ca se passe de commentaire, je crois…

(Source : http://www.clubdesmonstres.com/howard.htm)

Quand je vais évoquer « la folle journée de Ferries Bueller», j’aurai certainement plus de succès. Je me souviens simplement que le héros a épousé aujourd’hui Carrie Bradshaw, sinon l’histoire qui doit être contenue dans le titre m’échappe complétement.

J’ai découvert « Freddy », le seul film d’horreur que j’ai jamais toléré avec « Vendredi 13 » dans les années 80. A l’époque Robert Englund n’interprétait pas encore le rôle de Willie, le lézard humanoïde couard dans « V ». Johnny Depp, avant même d’infiltrer en tant que flic des lycées dans « 21 Jump Street», est mort sous les griffes de Freddy, dans le premier opus, je crois. Aujourd’hui, je possède pour mon plus grand bonheur bien qu’en meilleur état, le pull du type qui empêchait les adolescents d’Elm Street de dormir. Vers 8/9 ans, je connaissais par cœur l’ignoble mythologie du héros (sa mère, une religieuse a été violée par des malades mentaux, et a donc engendré le monstre, qui plus tard a été incinéré dans sa propre chaudière par ses voisins pour avoir décimé la communauté enfantine du quartier. Charmant…)

Je vouais également un culte à « ghostbusters » avec quand même Bill Murray et Sigourney Weaver. J’adorais le dessin animé. Je n’ai jamais possédé bouffe-tout, l’ectoplasme vert goinfre et figurine, et je le regrette encore. En revanche, j’avais le personnage roux et bedonnant et Egon Spengler. (Je me retiens de foncer sur ebay)

J’ai beaucoup pleuré quand ma mère a oublié de m’emmener voir « le secret de la pyramide », mais je suis rattrapée depuis fort heureusement. Cette mignonne histoire sur l’adolescence de « Sherlock Holmes » m’avait beaucoup plu à l’époque.
A 10 ans, j’étais folle amoureuse de Kathleen Turner, qui était une très belle femme avant d’être en mesure d’interpréter un transsexuel crédible dans « Friends » – Kathleen est en père de Chandler, la meilleur guest de la série – j’étais donc une inconditionnelle de « à la poursuite du diamant vert » et du « diamant du Nil ».
Plus tard, j’ai adoré en salle « j’ai épousé une extraterrestre » parce que j’étais folle de Kim Basinger, qui a divorcé d’Alec Baldwin, qui a été un guest fameux, lui aussi, de « Friends » (le petit ami un peu trop enthousiaste de Phoebe).

POC regarde des films quand elle est balade

Dominique n’est pas sans cœur. Elle sait simplement ce qu’elle veut. Je veux bien la rejoindre six mois en tournée. Je pourrai jouer les coachs diététiques pour les élèves dépressifs à qui leur famille manquera atrocement.

Sinon, hier j’ai regardé « le Seigneur des Anneaux ». Je n’ai vu que l’adaptation du premier tome dans les salles obscures où personne ne pouvait lire mon tee shirt « moi j’ai lu le livre » (sur les seins) « et les trois tomes en entier» (sur le dos). J’avoue que je n’avais pas adoré la version sur grand écran et que je m’étais donc abstenue d’aller voir la suite. Hier soir, j’ai eu un gros doute en découvrant les Hents. Etais-je devant « l’histoire sans fin » avec ses effets spéciaux années 80 vraiment très bien pour l’époque ou un film réalisé au XXIème siècle avec des moyens délirants qui ne se voient pas du tout à l’écran. A un moment, Sam fait se décrocher un morceau de carton pâte avant de dévaler une pente. La scène est juste risible.
Bref…
Nous avons passé un long moment à nous demander où nous avions vu Merry récemment. Nous avons pensé que c’était Georges et sa bizarre coupe de cheveux de hobbit qui nous l’évoquait avant de réaliser que c’était Charlie de « Lost ».

J’ai trouvé aussi que Tom Cruise avait des faux airs de notre actuel ministre de l’intérieur aujourd’hui dans Jerry Maguire.

Sinon pour conclure sur le couplet cinématographique de grande qualité, « American Pie » est vraiment un film pour puceaux réalisé par des puceaux.