10 films feel-good pour passer de bonnes fêtes

En cette fin d’année 2020, je ne fonde aucun espoir sur 2021. Je n’en attends rien et pourtant je risque d’être déçue, pour reprendre à mon compte la célèbre formule de Dewey. Par conséquent, j’ai décidé de terminer l’année avec des classements réconfortants.

2021, je suis prête !

Aujourd’hui j’ai choisi 10 films qui me mettent du baume au coeur pour terminer l’année en beauté ! Il y en aura pour tous les goûts (mais très peu de bo goût) !

10- SOS Fantômes
Le film culte de toute une génération… Bill Murray est parfait en scientifique désabusé. Je ne me lasse pas d’entendre le docteur Spengler demander à l’excentrique standardiste : « Gutenberg est mort, vous savez ? » Phrase que je reprends régulièrement à mon compte… Sigourney Weaver est diablement sexy en Zuul. Le monstre vert qui se collisionne avec Venkman est splendide !

9- Scream
Bon, on a connu plus réconfortant qu’une bande d’ados qui se fait allégrement massacrer. Mais le côté méta du film avec les acteurs des séries des années 90 au générique en plus me renvoie à une époque heureuse et légère. Mes années fac, sans Virginie Désarnauts malheureusement

8- Gremlins 2
J’avais adoré Gremlins mais Gremlins 2 est un film parfait pour en finir avec les années 80. Méta à souhait.. Les questionnements sur les règles à appliquer à Gizmo sont irrésistibles. Et oui, il est toujours un peu minuit quelque part dans le monde, alors on fait quoi ? J’aime le gremlin qui parle, le très douteux gremlin devenu femme… tout me plaît dans ce film de Noël (???).

7- Sexe Intentions
Et oui, je mets ce mauvais remake des Liaisons dangereuses dans les films réconfortants, car c’est une véritable madeleine pour moi. En plus, il y a Buffy qui roule un patin à Selma Blair dedans. La BO est formidable et c’est quand même très regardable au second degré.

6- Les Goonies
J’ai découvert sur le tard ce film d’aventures mettant en scène des gamins à la recherche d’un trésor. Je l’adore. Je pourrais le revoir à l’infini. La scène où Choco explique qu’il a fait semblant de vomir au cinéma et a rendu malade toute la salle me fait mourir de rire.

5- Moulin Rouge
Là aussi, l’histoire est un peu tragique, mais que j’aime ce film. Ca chante, ça danse… C’est d’un kitsch fabuleusement assumé. Les chansons sont supers. Je pourrai le revoir à l’infini avec le même enthousiasme. Je me le réserve en général pour les 31 décembre moroses. A noter que j’aime tous les films de Baz Luhrmann (y compris et même surtout Gatsby le magnifique). (Et puis Nicole Kidman n’a jamais été aussi belle.)

4- Lost in translation
Dans le top 10 de mes films favoris… une histoire presque confinée. Bill Murray est formidable, Scarlett Johansson est splendide. Et quelle BO ! La scène du karaoké me bouleverse. Je m’écouterais, j’arrêterais d’écrire et je le lancerais.

3- Mes meilleures amies
Je dois à ce film l’un de mes mémorables fou-rires au cinéma. Dans une salle particulièrement froide, nous étions écroulées de rire avec l’ex madame Poc. Je ne suis pas très pipi / caca, mais la scène où elles ont la diarrhée dans la boutique de mariage compte parmi celles qui me font le plus rire au monde.

La chanson du pénis est l’un des très grands moments du film !

2- Allumeuses
Un véritable chef d’oeuvre… D’abord parce qu’il réunit trois bombes atomiques : Cameron Diaz, la malheureusement trop rare Selma Blair et Christina Applegate. Ensuite parce que c’est un sommet de mauvais goût, mais surtout de drôlerie. Je rirai jusqu’à la fin de mes jours devant la scène où le motard pense que Cameron Diaz fait un c*ni à Christina Applegate dans la voiture. La scène d’essayage façon Pretty Woman est également géniale. Et ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Si vous n’avez jamais vu Allumeuses, foncez ! Ce film va changer votre vie. (C’est bien plus drôle que Mary à tout prix !)

1- Quatre mariages et un enterrement
Certainement le film que j’ai vu le plus grand nombre de fois dans ma vie. Ado, je ne savais pas qui je préférais de Hugh Grant (au sommet de son charme) ou d’Andie MacDowell (maintenant je sais). C’est drôle, c’est fin, c’est émouvant… Selon moi, la meilleure comédie romantique de tous les temps. Le film parfait en somme !

Mes 15 chansons Disney favorites

Noël approche, on a le moral dans les chaussettes, alors voici mes 15 chansons Disney préférées pour vous accompagner en emballant les cadeaux !

La numéro 1 risque de vous surprendre !

15- Pinocchio – When You Wish Upon a Star
Je déteste ce film et le mot est faible ! Mais cette chanson, c’est toute la magie Disney concentrée en quelques minutes.

14- La Reine des neiges – Libérée délivrée
Comment ai-je pu simplement penser à ne pas la faire figurer ? Je reste pourtant très peu fan du film (décidément).

13 – La Belle et la bête – Je ne savais pas
L’un de mes Disney (récents) préférés !

12- Mulan – Une fille à aimer
Une belle et tardive découverte.

11- Le Bossu de Notre Dame – Charivari
Je m’étais pris une telle claque visuellement que je l’ai vu deux fois en salle. Si, si…

10- Aladdin – Prince Ali
Encore un film que j’aime peu, mais je m’incline face à la qualité de la chanson !

9- La Belle et le clochard – La chansons des Siamois
Nous sommes dans le registre de la madeleine. C’est certainement l’un des premiers films que j’ai vus en salle avec Taram (que je reverrai un jour).

8- Les Aristochats – Des gammes et des arpèges
Certainement mon Disney favori avec les 101 dalmatiens (malheureusement dépourvu de toutes chansons) et un souvenir affreux du collège. J’ai eu un 4 en solfège sur cette chanson.

8′- Les 101 dalmatiens – Cruelle diablesse
J’ai écrit qu’il n’y avait pas de chanson dans les 101 dalmatiens, j’ai oublié cette improvisation de Roger au piano. Pourtant quand j’étais petite, j’avais la cassette audio du dessin animé (pas la VHS, non) et je l’écoutais en boucle.

7- La Petite Sirène – Kiss the girl
J’ai découvert récemment (pendant le confinement sur Disney +) La Petite Sirène et j’ai adoré ce film, injustement décrié. Il compte au moins deux chansons cultes, dont celle-ci.

6- La Belle et la bête – Gaston
La Belle est la bête est un excellent Disney, qui compte en plus l’une des meilleures BO. Ce n’est pas la dernière fois que le film apparaîtra dans ce classement. Accessoirement, j’ai commandé un chaton noir pour Noël que je veux appeler Gaston.

5- Mary Poppins – Chem Cheminée

4- Le Roi Lion – L’histoire de la vie
Et donc je vais faire mon coming-out, je n’aime pas du tout le Roi Lion, mais si cette chanson et ces images ne vous font pas frissonner, je ne peux rien pour vous. Vous avez perdu votre âme d’enfant…

3- La Belle et la bête – C’est la fête

2- La Petite Sirène – Les poissons
La chanson la moins vegan de la terre, qui est encore mieux en VO. Je peux la chanter pendant des heures. Je n’ai d’ailleurs plus le droit de consommer du poisson, du poisson à cause de ça.


1- Hercule – N’avoue jamais !
Très mauvais Disney, mais excellentissime chanson !

En bonus-track !
Ce n’est pas une chanson, mais ce sont mes personnages préférés !

Pas de blanc sur les pages roses

Je tiens à remercier Claire qui a noté en commentaire que dans un accès de démence liée à la canicule de la semaine écoulée, j’avais supprimé brutalement le rose de ces pages pour en venir à une apparence pleine de blanc et de sobriété, qui sied mieux à mon humeur du moment.
Alors pour paraphraser Winnie l’ourson, « merci de l’avoir remarqué » !

Le avant et vous êtes sur le après

Depuis l’arrêt de 5 hommes à la maison, je me console en regardant des choses très diverses et vraiment variées…

Des films de cinéma
Ces trois derniers jours, j’ai atteint l’un des objectifs que je m’étais fixé pour l’été : regarder quelques films de François Truffaut sur Netflix. J’ai enchaîné Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite.
Je ne suis pas cinéphile, je vais donc me contenter de dire que j’ai pris énormément de plaisir à les regarder pour des raisons qui m’appartiennent.

La première, c’est que j’adore découvrir la France des années 60. C’est le syndrome Maigret. Cette époque me fascine, je regarde les enseignes, les moyens de transport, les logements, la décoration, en partie les moeurs… C’est la France de mes parents et des mes grands-parents et elle m’intrigue.


La deuxième, je l’avoue, c’est que j’avais très envie de découvrir Dorothée actrice. Comme tous les enfants nés en 1977 ,et cinq à dix ans avant et après, j’aime Dorothée. C’est l’un des symboles de mon enfance heureuse. Je guette chacune de ses apparitions en plateau aujourd’hui et je regrette amèrement qu’elle n’ait jamais pu incarner L’Instit (je sais qu’elle avait été pressentie, j’ai même regardé la vidéo sur Youtube). J’ai été épatée par son jeu dans L’amour en fuite. Elle est formidable dans le rôle de Sabine, le nouvel amour d’Antoine Doinel.
J’ajoute que j’adore Marie-France Pisier, et pas uniquement pour son rôle dans Pourquoi pas moi, je me suis donc aussi régalée en la retrouvant dans le dernier film du cycle.

Il faut bien le reconnaître ces films sont assez épatants, souvent drôles, parfois émouvants… Il faut s’habituer à Antoine Doinel, mais on devient vite accro. Si j’osais, je dirais qu’il y a un petit côté série dans ses aventures et qu’on regrette qu’il n’y ait pas de suite.
L’avantage, c’est qu’ils sont sur Netflix et donc facilement accessibles à tous.

Du mystère
Je me suis aussi (re)mise à Fringe.
Après une longue hésitation, je voulais à la base me relancer dans Lost, j’ai finalement préféré Fringe. Pour une raison simple, je n’ai jamais vu la fin de la série. Elle m’a permis de découvrir l’une des immenses failles de Netflix à son démarrage, les séries ne sont pas éternellement diffusées sur la plateforme. J’avais donc été coupée dans mon élan en cours de saison 4 (alors 2 en fait…je suis allée bien moins loin que je pensais). J’ai failli acheter à plusieurs reprises l’intégrale en dvd sans jamais transformer l’essai.
Après mûre réflexion d’au moins deux minutes, j’ai décidé de reprendre à zéro la série et je ne regrette pas mon choix.
La première saison est vraiment excellente. Le personnage de l’héroïne est pour l’instant assez formidable. Forte, intelligente, drôle et charismatique, elle prend des décisions qui ont un sens. Au hasard, elle ne cache pas sa relation avec son ex collègue, elle partage les infos en sa possession… Je le souligne parce que souvent dans les séries, je ne comprends pas les choix des protagonistes. J’avais oublié à quel point sa relation avec Peter Bishop (Pacey de Dawson) était chouette. John Noble (Walter Bishop) est excellent en savant fou déphasé par un séjour prolongé en asile psychiatrique.
Les intrigues sont dans la veine de X Files : des crimes mystérieux commis par des humains aux étranges pouvoirs surnaturels. Mais la vérité ne viendra pas des étoiles, elle est ailleurs…

Je ne sais pas si j’irai au bout cette fois, car je ne suis pas sûre que la série tienne le rythme, une fois le mystère des phénomènes étranges qui frappent la terre éventé, mais je vais vraiment essayer.
Et du coup, je recommande Fringe sur Amazon Prime Vidéo.

De l’interactivité
J’ai également re-terminé, quoi pas tout à fait, Unbreakable Kimmy Schmidt en participant à l’épisode interactif.
J’ai beaucoup de tendresse pour cette série un peu inégale. Elle avait offert une happy-end méritée à Kimmy et j’appréhendais un peu ce nouvel épisode.

Pour mémoire, Kimmy est libérée dans le premier épisode de la série d’un bunker où un ignoble révérend la détenait en otage, depuis 15 ans, avec d’autres femmes, après lui avoir fait croire que l’apocalypse avait eu lieu. La naïve Kimmy débarque ensuite à New-York pour porter son regard décalé sur notre société toute viciée. En parallèle, elle continue son combat contre son kidnappeur, repris une nouvelle fois pour ce nouvel opus.

Cet épisode interactif est vraiment sympa et beaucoup plus abouti que Bandersnatch (celui de Black Mirror). On peut s’amuser à faire suivre le pire des chemins à Kimmy, simplement pour découvrir les conséquences atroces de nos choix et nous faire recadrer par des personnages de la série. J’ai aussi cru suivre la bonne piste et je me suis souvent trompée.
Globalement, c’est amusant à faire et la trame de l’épisode est vraiment bien.
Je voudrais le regarder à nouveau en essayant toutes les possibilités, mais ça risque d’être vraiment chronophage.

De la douceur pour se détendre
Pour me détendre le soir avant de dormir et me sortir de la tête que mon mal de gorge serait lié au covid et non au fait que les températures ont chuté de 20° en 24 heures, je me suis aussi remise à Nailed it, la meilleure émission de pâtisserie de la terre. La saison 4 est étonnamment drôle avec des pâtissiers de plus en plus calamiteux et le duo Nicole Byer / Jacques Torres mérite à lui-seul le visionnage. Le moment où l’animatrice est surprise de goûter un truc mangeable, voire bon, est assez irrésistible.
Je regrette vraiment que la version française ait été abandonnée. Artus avait su lui donner un ton et un humour bien particulier sans copier la version américaine.

Voilà qui a pas mal occupé ma semaine…. J’ai aussi regardé les rediffs de Doctor Who sur NRJ12 et écrasé une larme pour en moyenne un épisode sur deux. Décidément, j’aime vraiment Matt Smith dans le rôle.

Toys are us

Voici au moins une raison pour aimer ce mois de décembre, synonyme de fêtes de Noël : la saison 3 de Toys that made us sur Netflix. J’avoue que la sélection de jouets proposée était loin de me convaincre. Je n’ai jamais accroché au Mon Petit Poney (My Little Poney), ni aux Tortues Ninja et encore moins aux figurines de catch. Je pense que c’est générationnel. J’attendais une spéciale MASK, qui semblait s’imposer à mon goût. Je viens de lire dans une interview des créateurs de la série qu’il n’y avait pas d’histoires à raconter sur cette licence.

Vraiment ???

Un dessin-animé nul qui pousse des gosses à vouloir des jouets pas terribles avec des figurines archi basiques à 400 francs de l’époque (60 euros, les enfants d’aujourd’hui), ce n’est pas une histoire intéressante ça ?

Et ma mère contrainte d’appeler celle de mon meilleur ami pour savoir si l’avion de Slingshot pouvait décoller ou pas, parce que je pleurais comme une folle, car le mien ne décollait pas. Alors que j’étais persuadée que si, il pouvait. Au prix du jouet, il aurait dû. Ce n’est pas une histoire non plus ? (Et je ne parle même pas des portes débiles du camion qui refusaient de se fermer.)

mask-slingshot
Je suis désolée, l’image laisse bien penser que l’avion DOIT décoller !

En regardant l’épisode sur les Mon Petit Poney, j’ai compris ce qu’ils entendaient par « histoires ». Hasbro, au plus mal financièrement, décide un jour de sortir une improbable poupée poney pour les petites filles et passe des couleurs logiques de l’animal à celles de l’arc-en-ciel. Le seul argument du jouet étant quand même qu’on peut coiffer la crinière de la monture…
Mais, ça va bien au-delà de ça. Comment faire survivre une licence pendant trente ans ? Qui a vraiment créé le petit poney ?…
C’est presque shakespearien.

J’ai découvert en plus que ces petits poneys étaient hautement collectionnables grâce aux petits dessins sur leurs croupes. La mention à ce détail est d’ailleurs assez hilarante dans le documentaire.

Bref, je vous recommande de regarder la saison 3 de The Toys that made us, et même la deux que j’ai peut-être un peu moins aimée, et bien sûr la une, qui évoquait pour le coup quelques uns de mes jouets favoris.

Dans l’épisode sur Power Rangers, vous apprendrez des choses sur la série qui vous sidéreront. Enfin moi, j’ai été sidérée.

Et puis quand vous aurez terminé, vous attaquerez The movies that made us. L’épisode sur Dirty Dancing est une pépite. La fin de celui sur Ghostbusters m’a fait pleurer comme un veau et l’ensemble m’a donné envie de revoir le film.

Le seul défaut de cette série-documentaire narrée de façon absolument remarquable est son nom en français : les jouets / les films de  notre enfance. Le titre américain a bien plus de sens à mon avis.

Vous aimerez ces deux documentaires….

Si vous avez conservé vos Fisher Price, Petits Poneys, MASK, GI Joe, Playmobils quelque part dans votre grenier « pour les donner à vos enfants un jour »…

Si vous avez gardé votre âme d’enfant…

Si vous êtes un enfant prisonnier dans le corps d’une femme de 42 ans… (ça ne m’évoque rien du tout personnellement)….

Si vous avez 45 minutes à tuer, peu d’a priori et un abonnement à Netflix…

Si vous aimez les histoires à suspense…

Si vous aimez le marketing, le commerce, la grande distribution…

Les dossiers de POC

Pendant les vacances de Noël, j’ai regardé un film vraiment de circonstance : Le prix du danger ! Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est un long-métrage dangereusement actuel. A l’époque, il évoquait les dérives de la télévision et devait sembler diablement pessimiste. Aujourd’hui, il me parle juste de demain et il fait bizarrement écho aux révélations récentes de certains anciens candidats de Secret Story.

prix

Pour ceux qui me connaissent, mon leitmotiv pour regarder n’importe quoi à la télévision, et spécialement la télé-réalité, a toujours été : ils savent ce qu’ils font et ils connaissent les règles. A l’exception des premiers Lofteurs et de ceux qui ont essuyé les plâtres dans de nouvelles émissions, je suis toujours partie de l’idée que les candidats savaient où ils mettaient les pieds.

C’est un peu ce que pense Gérard Lanvin, le héros du Prix du danger.
Le Prix du danger, c’est le nom de l’émission qui pulvérise les audiences dans un univers parallèle ou un futur proche.
Elle met en scène une impitoyable chasse à l’homme. Durant un prime de quatre heures, les téléspectateurs suivent la traque d’un candidat dans les rues de la capitale. Quatre chasseurs, des personnes lambdas animées d’un sérieux désir de tuer, sont à sa poursuite. A la clé, si le candidat survit, il peut empocher une énorme somme d’argent. C’est d’ailleurs ce qui motive les futurs victimes pour candidater. Dans cette époque très, très loin de la nôtre, le chômage est au sommet et l’argent se fait rare. Les candidats se bousculent donc pour participer à ce programme suicide en espérant survivre.
Sauf que les dés sont pipés dès le départ. Le candidat n’a aucune chance de s’en tirer. Les cyniques producteurs (Marie-France Pisier formidable et Bruno Crémer) s’en assurent. Gérard Lanvin l’apprend à ses dépens. Il va mourir, les téléspectateurs veulent du sang. C’est ainsi. La course à l’audimat l’impose. Il pense pouvoir saboter le programme de l’intérieur en agissant selon « ses » règles, mais il se trompe lourdement. Il est déjà trop tard.

Et quand la malheureuse victime court dans les rues de Paris avec les chasseurs à ses trousses, des gens lui disent d’ailleurs qu’il a bien voulu ce qui lui arrive…

 

Ce film m’a vraiment fait réfléchir, d’autant que sa fin est un modèle du genre. On s’attend naïvement à un happy-end, à la rédemption de la fabuleuse Marie-France Pisier, qui a créé le programme et qui semble avoir des remords. Mais au contraire, elle promet encore plus de violence et de sang pour les prochains numéros sous les hourras du public.

Les dés pipés, la production qui orchestre tout, les candidats victimes du système…
Ca résonne avec l’actualité du moment, non ?

Je vous recommande si vous avez l’occasion de visionner ce film.

Bon, je vous rassure. J’y pense et puis j’oublie. Je m’affale devant La villa des coeurs brisés, ma télé-réalité coup de coeur du moment, tout en sachant très bien que tout est surjoué, que les scènes de dialogue entre les protagonistes ont été calées par la production, comme les scènes d’hystérie des candidats… C’est un soap ! C’est un jeu !

Et je me pose surtout la vraie question : si demain une grande chaîne de la TNT proposait Le prix du danger, est-ce que je regarderais ? J’aimerais penser que non…

Télé POC à retardement

Aujourd’hui, nous allons télé-poquer à retardement. J’ai en effet fermé avec autorité mon Télérama en découvrant le programme de la semaine, samedi dernier. Pourtant, j’ai passé l’essentiel de ma semaine devant l’offre légale de télévision.

Alors, lecteur, as-tu eu bon dans tes choix ?

Mardi
J’en suis arrivée au point où je commence à rattraper grâce à la télévision mon carême cinématographique. Après la déception « LOL », j’ai enfin vu le premier volet des aventures de « OSS 117 » et je finis par me demander si je n’ai pas un problème avec Jean Dujardin. J’ai été globalement déçue par le film, je crois que l’attente y est pour beaucoup. Je n’ai pas trouvé ça très drôle. Je m’attendais bêtement à rire aux éclats et si j’ai souri pas mal, je ne me suis jamais tenu les côtes. J’ai adoré la réplique de l’agent allemand, qui signale qu’on est en 1955 et qu’il en a marre que les nazis aient toujours le mauvais rôle. Mais sinon, globalement, j’ai trouvé ça très fade. On comprend vite que OSS 117 a les talents d’enquêteur de l’Inspecteur Gadget, qu’il est raciste, passablement idiot et suffisant. Je trouve, en outre, le jeu de Jean Dujardin un peu forcé, et rien n’égale dans le film le côté, pour le coup archi faux, de Béranice Béjo qui semble carrément réciter son texte.
Depuis que j’ai publié cet article vraiment très intéressant sur le Plus, je sais que je ne suis qu’une lamentable française étriquée, qui cantonne un artiste au rôle qui l’a révélé, mais je n’y peux rien, dans Jean Dujardin, je vois systématiquement Jean-Loulou. Ca ne m’a jamais fait ça avec George Clooney bizarrement.

Mercredi

Suite à la négociation d’un accord avec ma femme, qui impliquait qu’on regarde « OSS 117 » et la première de « The Voice » samedi, nous avons passé la soirée devant « Jules et Jim ».
Voilà, voilà, je ne sais pas bien à quoi je m’attendais. Peut-être plus à un truc du genre « deux garçons, une fille, trois possibilités » que je n’ai jamais vu d’ailleurs, et qui doit aujourd’hui être à peu près aussi sulfureux que son ancêtre. Je me suis ennuyée ferme et à moitié endormie. Mais ma femme n’a pas aimé non plus, ce qui me rassure, je ne suis pas qu’une béotienne.

Jeudi

Le jeudi c’est « Borgen ». Je bénis Arte d’être une chaîne intelligente qui diffuse dans l’ordre, en version multilingues et au rythme raisonnable de deux épisodes par soirée cette excellente série danoise. Hier, j’ai frôlé la burnoute avec Birgitte, ce qui est amusant d’ailleurs car le sujet du documentaire suivant la fiction était justement le surmenage professionnel. Je me plains de trop travailler et de manquer de vacances, mais moi je ne dois pas faire face à une crise politique liée à la parité et aux mœurs légères de ma ministre de l’industrie, ni à la visite d’un chef d’Etat fasciste dans mon pays. Pendant ce temps là, Monsieur Birgitte donne des signes de faiblesse, le salaud…et son fils fait pipi sous lui pour faire payer à sa mère ses absences.
De mon côté, j’admire le génie de Birgitte et ses intuitions fabuleuses, qui sauvent son gouvernement de tous les mauvais pas. Je me pose les mêmes cas de conscience que le premier ministre, et moi aussi pour 1 milliard d’euros de contrats j’aurais livré le poète maudit au salopard de l’Est. En revanche, j’aurais abandonné cette histoire de parité pour conserver les belles usines du capitaine d’industrie conservateur sur mon petit territoire.

Vendredi
Je vais abandonner l’offre légale provisoirement pour enfin prendre ma dose d’Alcatraz.

Samedi
C’est « The voice ». Je n’ai rien lu à ce sujet pour être entièrement surprise par le concept.

Des questions pour Noël

Après avoir regardé la télévision pendant les fêtes, je me pose quelques questions existentielles.

Je démarre par la plus triviale, qui m’a tellement turlupinée que j’ai fini par zapper le film : pourquoi Aladdin n’a-t-il pas de téton ?

La preuve, en image, il a bien des pectoraux bien dessinés mais pas l’ombre d’un mamelon en dessous. A-t-on jugé obscène chez Disney de faire figurer sur un héros pour enfant un tel détail anatomique ou tel Kyle XY, qui est dépourvu de nombril, Aladdin est-t-il doté d’une particularité physiologique étrange ? Je l’ignore, mais je l’avoue, ça continue de m’inquiéter.

Pourquoi les américains se sentent-ils obligés de doter le Père Noël d’une famille ? Dans tous les téléfilms à base de mère Noël, de « fiancée pour Noël » ou de « fille du Père Noël » (1 et 2), ce cher Santa Claus vieillit et entend bien laisser les clés du Pôle Nord à son fils, s’il se trouve une femme, ou à sa fille, si elle cesse d’être une working-girl sans cœur pour se laisser submerger par l’esprit de Noël. Dans mon esprit d’enfant, le Père Noël est immortel et célibataire (il vit avec des rennes et des lutins…). Il n’entend pas prendre sa retraite car son sacerdoce est de livrer une fois par an des cadeaux partout dans le monde.

Dans l’échelle de la gravité, je monte d’un cran. J’avoue, que j’ai perdu une part de ma légèreté et de mon humour à force de me gaver de séries américaines. En regardant « le père Noël est une ordure » le film, je me suis donc demandé quel était le pourcentage de chances pour que la petite équipe d’assassins de Détresse Amitié échappe à la prison. Une fois la disparition du réparateur d’ascenseur signalée, il ne faudra pas longtemps à la police pour se rendre dans les locaux de l’association et trouver une porte criblée de balles. Dans le même temps, au zoo, les soigneurs tireront du repas habituel des fauves des os apparemment humains. La « Bones » locale reconstituera le corps et l’identifiera en deux temps, trois mouvements. Quant aux traces de sang, je vous laisse imaginer ce qui peut rester dans la camionnette.
Je sens que Félix va tomber pour meurtre…

Mon avant-dernière question me turlupine depuis au moins 25 ans : mais qui peut bien être le père du bébé de Marie-Thérèse qui n’a pourtant jamais couché avec un garçon « j’vous l’jure » ? J’évoque évidemment le très, très culte « la vie est un long fleuve tranquille », qui me donne envie à chaque fois de piquer une tête dans la Deûle.
Enfin, je ne souhaite pas que ma dernière interrogation trouve une réponse. Je n’ai en effet pas vraiment envie de savoir ce que Bob Harris peut glisser à l’oreille de Charlotte à la fin du génialissime « Lost in translation ». Nous avons longuement débattu hier avec ma femme du réalisme ou non du fait qu’ils ne couchent pas ensemble et de savoir lequel des deux désire le plus l’autre.

Un post très LOL

J’ignore pourquoi, mais depuis la sortie du film « LOL » en (je vais vérifier sur Allociné et je vous dis) 2009 donc, je rêve de le voir. Mais comme c’est un désir un peu honteux, je n’ai pas été jusqu’à pousser les portes de mon cinéma favori pour le visionner, ni jusqu’à investir dans le dvd. Il me fallait donc attendre une inévitable diffusion télé, qui a eu lieu dimanche dernier sur TF1 en prime.
Je crois que, comme un éminent « journaliste » des magazines « accès privé » ou « 50 mn inside » pourrait le dire, j’ai, à l’instar de la plupart des français, un rapport privilégié avec Sophie Marceau depuis « la Boum ». Ma passion pour l’actrice préférée de mes concitoyens date précisément de la première diffusion de « l’Etudiante » à la télévision, où Sophie apparaissait dans toute sa nudité de visage d’abord, après son strip-tease intégral du passe-montagne dans la télé-cabine, puis de corps. Je me souviens, et j’ai un peu honte de l’écrire, que j’avais fait un arrêt sur image sur le pubis dénudé de Sophie Marceau grâce à mon magnétoscope. Voilà, voilà…

Après cette confession intime, tout le reste aurait l’air absolument normal.


[A noter que Marie-Josephe Yoyotte est responsable du montage du film]

J’ai donc regardé « LOL » sans vraiment pouvoir me résoudre à l’idée que Valentine (je préfère Valentine à Vic, trop adolescente, même si je vous rassure, j’ai bien compris que les trois films n’avaient strictement rien à voir) pouvait avoir 40 ans et une fille de 16 ans. Je l’avais laissée en train de foirer son AGREG pour un musicien tocard, et je la retrouve en femme divorcée épanouie mère de trois enfants. Depuis son concours, Valentine, qui ne s’appelle pas du tout comme ça dans le film, mais Anne, a bien réussi. Elle est devenue architecte et possède un superbissime et immense appartement dans un beau quartier parisien. Je pense du coup qu’elle a bien fait de changer de voie, car même titulaire de l’AGREG, un prof ne gagne pas aussi bien sa vie que ça.

Bref, Anne élève donc Lola et des deux autres enfants inintéressants, qui n’apparaissent à l’écran que pour rappeler que la mère divorcée gère courageusement trois gosses. 

D’emblée, j’avoue que je suis beaucoup trop sortie du film. Dans la scène où Lola, qui fait 30 ans à l’écran ce qui ne m’aide pas non plus à entrer dans l’histoire mère / fille, se glisse dans le bain avec Anne, j’ai imaginé plein de trucs qui n’avaient vraiment aucun rapport avec leur relation supposée dans la fiction. Pareil quand elles se câlinent…

Il faut dire que pour moi les relations fusionnelles mère / fille c’est « Gilmore girls » et Rory et Lorelai se touchent très rarement à l’écran. Pas un instant, la relation entre Lola et Anne ne m’est apparue crédible, alors que je crois encore dur comme fer que Lauren Graham (Lorelai Gilmore) est la mère d’Alexis Bledel (Rory Gilmore). J’aurais du prévenir que ce post ne me servirait pas intellectuellement.

Bon, j’avoue ensuite que les histoires amoureuses foireuses de Lola et Maël me sont un peu passées au dessus, ce qui est rassurant car j’ai quand même 34 ans. Autant je peux me passionner pour « Vampire diaries », autant les flirts d’ados privilégiés des beaux quartiers de Paris me saoulent. Pour être totalement honnête, j’ai quand même ri parfois en regardant le film, notamment quand Mael prétend s’être coincé un chocapic dans le nez pour justifier son retard au lycée.

Quand on pense que « LOL » se concentre surtout sur les amours de Lola, j’ai été un peu déçue par le film. Fort heureusement pour moi, dans « LOL » il y a aussi plein de scènes où Sophie Marceau sourit, lève les yeux au ciel et s’énerve très gentiment contre sa fille.

Ce qui est drôle surtout dans « LOL », c’est de voir à quel point un film daté de deux ans est déjà démodé. Je suis sûre que les comédiens mâles ont honte de leurs coiffures bien trop chevelues aujourd’hui. De plus, msn est totalement has-been. Aujourd’hui, les petits chéris seraient sur Facebook ou Twitter.

Bon, en conclusion, sur les relations mère / fille, je vous recommande « Gilmore girls » autrement plus profond que cette bluette sans scénario. Quant aux films avec Sophie Marceau, rien ne veut « L’Etudiante » décidément.

Gazon maudit

La TNT ne propose pas que des séries vieilles de dix ans minimum ou des émissions racoleuses mettant en scène des gens prêts à tout pour passer à la télévision, elle met également à l’antenne des films de qualité qui ont bizarrement oublié de sortir sur nos grands écrans.

Hier soir, ne me demandez pas pourquoi, je me suis passionnée pour « la plus belle victoire ». Grâce à Télé Loisirs en ligne, qui est le premier site à sortir quand on tape « programmes télé » sur google, j’apprends que ce chef d’oeuvre s’appelait à la base et en VO dans le texte, « Wimbledon », un titre beaucoup plus approprié pour un film qui parle de tennis et qui se déroule pendant le tournoi le plus célèbre d’Angleterre.

Pourquoi ai-je commencé à regarder ce film puis oublié de zapper alors que jeudi c’est « Tellement vrai » sur NRJ12 ?
Je vais vous le dire, et bien d’abord parce que j’ai été très surprise d’apercevoir au générique de « la plus belle victoire », « Wimbledon » en VO, l’égérie de Sofia Coppola, que je vénère, Kirsten Dunst, et j’ai voulu percer pendant l’ heure et demi que durait ce film, le mystère de sa présence dans ce navet. Au passage, j’avais surtout envie d’admirer la plastique de Kirsten, auréolée récemment d’une palme à Cannes, qui doit mettre du blanc correcteur sur cette ligne de son CV à l’heure où j’écris ces lignes édifiantes.
Outre Kirsten, « la plus belle victoire » avait le mérite de se dérouler à Londres et comme le chantait si bien François Feldman, « quand j’ai le mal de toi, je fais n’importe quoi » et donc je regarde « Wimbledon » sur TMC.

Vais-je résister au plaisir de vous narrer l’intrigue de ce chef d’œuvre ?

J’ai envie de partager, alors je vous raconte. Le héros, Peter Colt, qui intervient en voix off, ce qui m’a un peu plu aussi, est un joueur de tennis raté qui souhaite arrêter sa carrière après son dernier Wimbledon (comme dans le titre du film en VO). Sa seule gloire est d’avoir été classée une fois onzième mondial et aujourd’hui il n’ambitionne plus que de devenir prof de tennis dans un country-club quelconque. Il a une famille plutôt sympa et décalée, bref anglaise, dont on se tamponne un peu, mais qui dans l’esprit du réalisateur devait avoir de l’importance. J’en viens au vif du sujet. Suite à un quiproquo improbable, Peter se voit refiler la clé de la chambre où séjourne Lizzie Bradbury, jeune espoir du tennis américain, qui, elle, souhaite gagner Wimbledon cette année. Quand il débarque dans sa chambre, Lizzie se douche et personnellement je me suis félicitée de mon choix de film pour la soirée. Ils tombent amoureux assez vite sans qu’on saisisse bien pourquoi, étant donné que Peter a un physique assez passe-partout.
Ensuite, ça ne devient jamais plus passionnant. J’ai pensé que le père entraîneur de Lizzie allait s’opposer fermement à son idylle avec Peter, mais pas tellement finalement.
L’objet du film est en fait leur histoire, qui permet parallèlement au champion déchu de gagner ses matchs et à la future star du tennis de louper son tournoi. En tombant amoureux, Peter devient un as de la raquette, car il se détache de l’enjeu et qu’il a beaucoup de chance aussi, tandis que Lizzie qui se déconcentre se met à perdre.

Suite à sa défaite, Lizzie plaque le pauvre Peter, qui se retrouve un peu démuni en finale face à un arrogant américain et là contre ma volonté j’ai renoncé à voir la fin du film et j’ignore donc si Peter gagne ou pas Wimbledon. J’ai simplement vu qu’il se réconciliait avec Lizzie après un épisode pluvieux dans le match alors qu’il ne pleut jamais à Londres.

J’ai écrit ce post uniquement pour connaître la fin du film, merci par avance de me renseigner, car je ne vais pas chercher à me le procurer pour savoir. Je vivrai peut-être dans l’ignorance totale jusqu’à la fin de mes jours…

Je profite de post remarquable pour vous rappeler que vous êtes invités à vous déguiser pour fêter mon 2000ème billet, tout proche d’ailleurs (P-3). (Cliquez !)

Tant qu’on y est, un petit coup de François Feldman pour la route…

Les Césars 2011 en 521 mots

J’ai un problème avec les soirées de télé qui se prolongent au bout de la nuit en ce moment. Je réussis bravement à tenir le lundi devant « Top Chef », mais devoir en plus, cette semaine, regarder la cérémonie des « Césars » jusqu’à minuit, c’était trop.

Regarder les « Césars », c’est une vielle tradition familiale. J’avais un peu arrêté ces dernières années car je n’allais désespérément plus au ciné. Mais en 2011, je me suis remise aux salles obscures, au « masque et la plume » sur France Inter et donc logiquement aux « Césars ».

Depuis que Canal + se charge de la cérémonie, les « Césars » sont devenus un véritable happening à ne pas manquer. Mais vers 23h11, un peu lassée par toutes ces interventions super drôles, j’avais juste envie que ça s’arrête.

Les remettants se sont montrés inégaux, comme toujours, si certains balancent un texte inspiré – « que serait le cinéma sans les scénaristes / le son / les costumes / les acteurs… » -, d’autres ont eu le droit à leur petite mise en scène made in Canal, mais hier soir personne n’a pu égaler la performance génialissime de François Damiens. D’ailleurs, pour une fois, la salle ne s’y est pas trompée et a beaucoup ri. En revanche, Elie Semoun n’a pas paru au top de sa forme avec son petit sketch sur les dessinés animés qui inaugurait la nouvelle catégorie « films d’animation », déjà pas terrible. J’ai aussi beaucoup apprécié la prestation de Jean-Paul Rouve avec « sa mère ».

[La vidéo n’est pas terrible, mais a le mérite d’exister. Vous la trouverez en mieux ici.]

Euh par contre, je me suis crue un instant aux NRJ Music Awards quand Tomer Sisley est venu remettre un César accompagné de l’actrice Virginie Efira. Je n’associe pas encore la présentatrice de « la Nouvelle Star » avec le terme « actrice », de mon côté.
Dans le même registre, il était peut-être prématuré de balancer la Miss Météo Maison sur scène pour remettre un César…

Antoine De Caunes a été absolument fabuleux en maître de cérémonie et j’ai adoré la façon féroce dont il a esbigné notre politique nationale et internationale. Sa performance en ouverture, dans un registre très « oscars » sur la façon dont il avait été choisie pour présenter la soirée, m’a également beaucoup plu.
Mais tout ceci donnait un peu l’impression qu’on cherchait à en mettre plein la vue à l’invité d’honneur, un américain comme toujours, car la fête du cinéma français n’est jamais complète sans une vraie star venue des States, Quentin Tarantino. Alors évidemment, j’ai adoré qu’un énorme phoque fasse son apparition sur scène pour saluer la présence dans la salle du réalisateur culte, mais à la fin comme je l’indiquais en préambule j’avais envie que les surprises s’arrêtent, même si l’orchestre pour le millième césar était vraiment drôle, tout comme le chèque remis à son bénéficiaire, qui semblait toutefois un peu mal à l’aise.

Jolie soirée, bon maître de cérémonie, et je n’oublie pas le très émouvant meilleur espoir féminin, qui aurait du vérifier que sa robe tenait avant de la choisir cependant…