ARTE VS M6 : Mon week-end télé

Ce week-end, j’ai regardé la télévision.

Samedi

[14H10] M6
J’ai donné une chance à la nouvelle émission de M6, « Top Tendance ». Sur le fond, j’ai trouvé ça plutôt marrant et pas inintéressant. Le programme s’intéresse à la contre-culture et à ce qui buzze sur la toile avec un style décalé. Bon, ça ne casse évidemment pas trois pattes à un canard, mais ça se laisse regarder. En plus, grâce à cette émission, ma femme a pu voir que « Toutourista » n’était pas une invention d’internet et que je pouvais bien le faire figurer sur ma liste de Noël. Seul bémol, l’animatrice ne sert strictement à rien et pollue même un peu l’émission, un comble !

[15H00] M6
Comme chaque semaine, si j’en ai la possibilité, j’ai regardé « c’est ma vie » avec cette semaine un sujet savoureux sur les familles qui se déchirent. Nous avons ainsi pu découvrir la charmante Josette, quasiment soixante balais, qui sort depuis quelques temps avec le papa de Mandie, même pas 25 ans, déjà trois gosses. Le problème c’est que Mandie ne supporte pas Josette et est persuadée que celle-ci la déteste (à juste titre, à mon avis). Pour ne rien arranger lors de l’anniversaire « à Jason / Brandon / Kilian », Josette a, dans un accès de fureur, giflé Mandie, qui lui reprochait – attention les yeux – de ne jamais l’inviter chez elle.
Finalement, le père de Mandie, qui aurait du être secrétaire général de l’ONU tant il a des facultés démentes pour apaiser les conflits, décide d’inviter sa fille dans la maison de Josette qu’il occupe afin d’organiser son procès en sorcellerie avec Josette comme procureur de réconcilier l’ensemble de la famille.
Désormais, je tremble à l’idée que Josette me gifle sans raison apparente.

[18h30] Arte
Si vous aimez la cuisine, la géographie et le rire, vous apprécierez certainement l’extraordinaire « cuisine des terroirs » d’Arte. Cette émission parcourt l’Europe à la recherche de familles qui vivent des ressources de la terre et cuisinent. Grâce à l’émission, j’ai découvert comment les russes fêtaient Noël et je suis ravie d’être française depuis… Dans « la cuisine des terroirs », la différence entre l’Europe et le Tiers-monde n’est pas toujours flagrante, mais c’est aussi ce qui fait le charme de l’innovation.
Mais samedi, l’émission se penchait sur une famille norvégienne prospère qui ne mangeait juste pas exactement comme nous, et nous dépaysait un peu.

[19h00] M6
Il faudra que je pense à M6replayer la première partie d’« un trésor dans votre maison », que j’adore décidément et j’ai du mérite parce que l’émission est présentée par Jérôme Anthony.

Dimanche
[13h45] TF1
Parfois, j’essaie sans préjugés de jeter un oeil à « Walker Texas Rangers » et puis je zappe.

[15h00] M6
Il y a quelques semaines, nous avions regarder « un bébé à tout prix » sur M6. Dimanche, l’émission faisait le point deux ans après sur la situation des témoins. Parmi les familles, nous avions un couple de lesbiennes, qui a choisi de faire un enfant ensemble et qui se posait au moment de la naissance de leur petite fille plein de questions intelligentes. Deux ans plus tard, les deux mamans, et surtout celle qui n’a pas porté le bébé, ont trouvé chacune leur place et leur rôle vis à vis de leur petite fille.
Outre, leur humour et leur grande finesse, je dois bien dire que j’ai été ravie de constater qu’une émission de télévision osait montrer des lesbiennes jolies et je vais être vulgaire et oser le mot qui fâche, féminines. Je sais, c’est mal ce que je viens d’écrire, mais moi je craque à force de voir des blocs de 100 kg, les cheveux rasés, habillées en survêt, qui viennent représenter « ma » communauté. Alors, oui ça fait du bien deux nanas, extrêmement jolies, qui réfléchissent à leur rôle de mamans, à ce qu’elles espèrent pour l’avenir de leur fille tout en se disant qu’elles lui imposeront juste d’être elle-même.
Imaginez-vous, amis hétérosexuels, si pour les hommes, vous n’êtiez considérés que comme des tuneurs fous, et pour les femmes uniquement comme des hystériques qui briquent leur maison à longueur de journée.

[17h20] Arte
Ce week-end, j’ai joué sur les contrastes en zappant de M6 à Arte. Il faut dire que j’ai découvert l’excellent « Yourope » (cliquez, ça rend intelligent), qui se penchait sur la consommation au moment de Noël et les biais pour y échapper : de ces nanas en bikini qui massacrent des objets technologiques coûteux, aux garçons qui ont décidé de vendre quasiment toutes leurs possessions, aux gens qui tentent de réparer les ordinateurs de la marque à la pomme pour éviter qu’ils finissent dans des décharges africaines, en vain parfois parce que leur constructeur s’arrange pour qu’ils ne puissent plus les ouvrir. Ahahahaha, je sais grâce à l’émission ce que je ne demanderai pas au Père Noël cette année ! En revanche, rien sur « Toutourista » !

Bikinirama – iPhone par xavierg

Le soir venu, j’ai rattrapé mon retard en « Downton Abbey », mais c’est un autre sujet, sur lequel je reviendrai.

(Cest) La vie des autres

Si je me fie aux retours que j’ai eus sur Facebook, nous sommes plusieurs à avoir passé une partie de l’après-midi hier devant l’excellent « c’est ma vie » sur M6. C’est, je l’avoue, mon péché mignon du samedi. Après une semaine plus ou moins pénible – croyez-moi, je sors d’une semaine PARTICULIEREMENT pénible – je laisse retomber toute la pression devant le récit d’une étape clé de l’existence d’inconnus que je ne vais pas me gêner pour juger*.

(*Je pars en effet, à tort ou à raison, du principe que PERSONNE n’est obligé d’exposer son existence devant des caméras, ni celle de ses descendants et ascendants d’ailleurs.)

Hier, M6 m’avait concocté un programme de rêve, avec pour commencer une dame qui a pris beaucoup de poids et qui n’arrive pas à maigrir car…(et là je vous promets, je m’attendais à compatir à une horrible maladie ou à une névrose terrible)…elle adore manger. La chaîne voudrait attiser le courroux des téléspectateurs agacés par une semaine de travail, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

Comme souvent en ce moment dans les émission de télévision de ce type, la dame décide donc de se faire poser un anneau gastrique, malgré le point de vue de sa meilleure amie qui connait au moins trois personnes qui sont mortes ou mal en point à cause de cette intervention (cette dame est soit très alarmiste, soit amie avec les victimes d’un boucher). Cet avis d’expert ne rassure pas la fille de la future opérée, ni son mari, mais ne décourage pas le sujet du reportage.

Sans vouloir me vanter, je dois détenir le record du monde de visionnage d’émissions dédiées à la pose d’un « bypass ». C’est une passion comme une autre. Comme dans chacun des sujets que j’ai pu voir à la télévision, la dame avant de passer sur le billard fume l’équivalent d’une dernière cigarette avant l’exécution en se goinfrant, dans le cas présent, à la communion de sa nièce. Dans un autre sujet, un monsieur s’empiffrait chez un étoilé… C’est une figure imposée, comme l’ingurgitage de soupe ou de nourritures finement mixées après l’intervention.
Le second sujet tout aussi amusant prêtait moins à polémique. Un jeune couple bien installé dans la vie : une jolie maison, deux enfants, deux CDI, deux voitures… décident de toute abandonner pour partir durant deux ans faire le tour des AmériqueS.

C’est très courageux, et limite admirable, je vous l’accorde…
Sur le papier, rien à dire, j’ai aussi beaucoup suivi via mon petit écran la grande aventure de vrais baroudeurs endurcis qui chargent le camion pour faire le tour du monde. Mais dans le cas des charentais d’hier, ils étaient faits pour un road-trip comme moi, ce qui n’est pas peu dire et limite j’étais plus routarde qu’eux (ça fait peur, je vous jure).

A peine, le pied mis sur le continent américain, en Argentine, madame réalise que monsieur n’est pas bien bonhomme et balance un atroce : « de toute façon, c’est un suiveur, pas un meneur ! » et plein de « je voudrais qu’il fasse l’homme ». Leurs enfants perdent leurs doudous un peu partout dans Bueno-Aires au grand dam de leurs parents, qui ont un mal de chien à récupérer leur camping-car. Une fois sur la route, la petite famille est rackettée par la police locale car elle a oublié de s’informer au préalable des normes pour la circulation d’un véhicule du type de celui qu’ils conduisent sur les routes sud-américaines. Le couple se querelle sur la route à suivre et comme monsieur n’entrave pas un mot d’espagnol, il se perd systématiquement. A un moment, ils réalisent même qu’ils n’auront probablement pas assez d’argent pour mener leur projet à bien.

Bref, c’est l’horreur et le téléspectateur jubile devant ce spectacle pathétique.

Comme je suis un warrior, je me suis enfilée en plus la rentrée difficile d’un « précoce » traumatisé autrefois par ses camarades de classe et d’un provincial issu d’un quartier difficile à Sciences Po. Le soir venu, j’avais bien besoin de m’élever un peu et « Tintin » m’a sorti la tête du quotidien de mes contemporains.

Jumelles maléfiques

Je vais aller manger mes bonbons dans mon coin et évoquer aujourd’hui le magnifique sujet, probablement une rediffusion, de « confessions intimes » « strip tease » « c’est ma vie » hier sur M6 dédié à ces jumelles qui ne se sont pas vues pendant 24 ans alors qu’elles étaient archi fusionnelles parce que le mari de l’une d’elle avait raconté à sa femme que sa sœur l’avait séduit.

24 ans sans se parler, alors qu’elles partageaient tout, sur un mensonge en plus, c’est un peu dur.
Mais fort heureusement, le fils de l’une d’elle a la bonne idée de tenter des les rapprocher, 24 ans après, alors qu’elles sont divorcées toutes les deux, et d’appeler les caméras de M6 pour suivre ces retrouvailles étonnantes.

Et à partir de là c’est un festival de surréalisme…

Leur rencontre s’annonce sous les meilleurs auspices mais là patatra, sans qu’on sache bien comment, l’une d’elle se fêle une côte, et quand l’autre l’apprend elle passe en vain…vingt minutes à tenter de la contacter – 25 fois sur son portable, 15 sur celui de son fils et même sur skype – avant d’apprendre de la bouche de sa sœur qu’elle a « une côté cassée là », ce qui ne remet pas en cause leurs retrouvailles fort heureusement.

Ensuite et c’est mon moment favori, je l’avoue, sur le quai de la gare, les jumelles affirment avec assurance qu’elles se sont reconnues et qu’elles se seraient même reconnues au milieu d’une foule encore plus dense, puis louent chacune à leur tour leur beauté. Je vous rappelle ou pas, qu’elles sont jumelles ?

Après, c’est un peu la désillusion, la jumelle française a perdu de sa splendeur à la faveur de son divorce, et sa jumelle suisse lui fait remarquer à quel point son appartement est minable. Mais qu’importe pour se réconcilier, la suisse demande à son double appauvri de lui cuisiner là maintenant tout de suite un ragoût de mouton comme le faisait leur maman car elle ne se souvient pas de la recette et la voix off nous apprend justement que la jumelle sans fortune passe son existence à cuisiner les plats de son enfance pour penser à sa sœur. Il fallait en fait mettre des haricots et non des carottes dans le plat pour qu’il soit savoureux…

Finalement, la jumelle suisse propose à sa sœur de vivre avec elle désormais dans un appartement plus grand, qu’elle ne loue finalement pas, et repart dans ses montagnes après avoir juré à son double que désormais elle partagera tout avec elle comme à l’époque où elle lui donnait « la moitié de ses tartines de pâté ».

Je vous conseille un petit détour sur M6replay pour visionner ce reportage édifiant et constater que je n’exagère en rien dans mon résumé.

C’est ma vie (de téléphage)

Vous savez qu’entre M6 et moi, le divorce est consommé depuis la finale de « Top chef ». Cependant, il reste une chose que j’adore sur l’ex petite chaîne qui monte : les samedis après-midi « c’est ma vie ».
Un jour, France 2, sans me consulter, a supprimé l’une de mes émissions favorites, « jour après jour ». Programmé le lundi soir, ce programme, aujourd’hui abondamment rediffusé sur la TNT sous une forme ou un autre, filmait, comme son nom l’indique, « jour après jour » des gens arrivés à un tournant de leur existence. M6 a légèrement plagié repris ce concept, allant jusqu’à chiper donner une seconde chance à sa voix off.

Mais « c’est ma vie » emprunte également largement à « Confessions intimes », à l’époque où l’émission était certes trash, mais ne faisait pas du buzz son fond de commerce, avec ses sujets et ses témoins à la limite de la limite de la normalité.

Le samedi après-midi, si aucune visite n’est programmée chez mes beaux-parents ou si aucun lecteur ne vient me sauver de mon vice avec une visite impromptue à Toulouse, j’ingurgite non pas un, ni deux, mais trois épisodes de « c’est ma vie » sans me lasser.

Hier, le programme était très chargé. Nous avons démarré avec un sujet assez sensible sur les enfants malheureux, qui mettait en scène une petite fille surdouée rendue aigrie par le système scolaire – un classique – et une jeune femme boulimique en voie de rémission. Il se peut que nous ayons beaucoup encouragé le deuxième témoin à assumer son homosexualité pour sortir de ce cercle infernal.

Nous avons enchaîné avec un sujet toujours porteur, « je suis dingue de mes animaux ». Je ne sais pas si vous avez eu la chance un jour de voir dans « confessions intimes », le couple amoureux de ses tortues, mais les amateurs de chinchillas d’hier les égalaient presque en qualité.

Nous avions donc deux amoureux, devenus parents un jour par inadvertance certainement, qui élèvent une centaine de chinchillas dans leur cave et qui ne vivent que pour ces bêtes à fourrure et si nous souhaitions en être convaincus, l’émission comptait une scène mémorable où la fille des éleveurs chouine parce qu’elle s’est fait mal, et ses parents ne l’écoutent pas du tout, se contentant de bisouiller pendant de longues minutes leur chinchilla favori.
Le couple part ensuite passer de longues heures, un week-end en Belgique, au championnat européen des petits rongeurs et passent 9 heures à attendre le verdict. Ca se passe presque de commentaires. Je précise aux amateurs de ces bestioles qu’il s’agit d’un concours annuel et que leurs protégés doivent à tout prix se dispenser d’avoir les fesses sales pour l’emporter.

Comme si ça ne suffisait pas, l’émission suivait en outre une jeune femme de 27 ans, mère d’une petite fille, qui n’a jamais quitté le cocon familial et qui impose à sa méritante petite maman et à sa soeur, plusieurs pythons dont elles ont une trouille bleue. Notre nouvelle amie avoue face caméra qu’elle ne se sent pas de se passer de ses amis rampants et tant pis pour sa mère qui se crève le cul à travailler 12 heures par jour comme femme de ménage pour la nourrir ainsi que ses bestiaux. L’heureuse mère de ce cas social au chômage doit en plus aller acheter les adorables petites souris qui serviront à nourrir ces monstres. Mais tout se termine bien, je vous rassure, la fille aînée de la dame consent à aller bosser au snack du coin pour espérer un jour éventuellement offrir un nouveau toit à ses amis à écailles.

Bon, là, je l’avoue, entre les troubles alimentaires et les dingues des animaux, j’avais une très légère indigestion et hier j’ai même songé à zapper la dernière émission qui était fort heureusement beaucoup plus intéressante, car consacrée à mon sujet de prédilection (non, je ne me cherche pas d’excuses) l’économie. J’en ai tiré en plus une idée de sujet et j’indique à tous les gens qui atterriront ici via un moteur de recherche et qui ont regardé le « c’est ma vie » du 30 avril que le plus grand restaurant de pirates de France s’appelle « le rocher des pirates » et qu’il existe à Perpignan et désormais dans la banlieue toulousaine. J’ai sérieusement été très admirative de la démarche du créateur de cette enseigne qui aujourd’hui réussit en plus à la franchiser. L’autre « cas » du jour n’était pas non plus inintéressant avec une dame qui se bat pour faire exister sa boutique dédiée à la puériculture et qui le fait très intelligemment.

Voilà j’ai donc passé volontairement et consciemment 3h30 devant M6 en me fadant deux spots de publicité par émission et pour une fois sans râler, un genre de miracle…

Je serai dans un prochain « c’est ma vie » qui aura pour thématique « j’essaie d’arrêter c’est ma vie », le samedi après midi pour en avoir une justement.