Vampire diaries (épisode 3)

Je poursuis avec bonheur mon visionnage de Buffy contre les vampires. Je suis venue à bout de la saison 3 et Buffy vient d’entrer en fac. Angel a quitté Sunnydale, le lycée a explosé, le maire s’est transformé en serpent géant, Harmony est désormais un vampire…

On ne va pas se mentir. La saison 3 est un peu longuette. On sent bien que l’histoire entre Angel et Buffy commence à peser sur les intrigues. En même temps, des amoureux qui ne peuvent pas avoir de relations sexuelles, ce n’est pas très sexy. Elle rebondit bien avec l’arrivée de Faith…

C’est le moment où jamais de ressortir ce gif !

Justement Faith… Mon cerveau malade avait totalement fantasmé ce personnage et sa relation avec Buffy. Elles ne sont complices que durant un épisode, qui la mène à sa perte. Faith n’est jamais très sympathique avec la bande. Alors certes, elle est belle et elle danse bien, mais c’est vite une vraie méchante. Le côté face (Faith ?) de Buffy…

Encore Faith ? Et bien oui, j’avais oublié que la belle brune dépucelait Alex (Xander) et ça m’a fait un choc. Ce garçon aime les femmes bizarrement dominatrices décidément.
J’ouvre une parenthèse.
C’est d’ailleurs dans un épisode que je n’avais pas vu ou qui n’avait pas retenu mon attention à l’époque, mais que j’ai trouvé exceptionnellement bon, que ce rapprochement a lieu. Je vous recommande l’épisode 13 de la saison 3 « Le zéro point » (The Zeppo en VO). Alex, mis de côté par la bande parce qu’il est trop faible à ses yeux, vit sa propre aventure en solo, pendant que les autres combattent des démons particulièrement costauds et évitent une nouvelle fois la fin du monde. C’est hilarant de le voir composer avec des morts-vivants pendant que se déroule en parallèle une intrigue qui semble dingue, mais dont on ne sait rien. Cet épisode est plein d’auto-dérision. Un vrai petit bijou !

Oz va vite rejoindre le classement de mes personnages honnis aux côtés de Tom Scavo, Ross Geller, Ted Mosby ou Mike le futur époux de Phoebe. Je ne comprends pas bien ce que Willow lui trouve. La fiction nous a apporté des loup-garou autrement plus sexys et charismatiques par la suite. Je n’insiste pas trop sur ce point, car je sais qu’il a ses supporters.

A l’inverse, je (re)découvre le personnage de Willow, qui est certainement celui qui a l’évolution la plus intéressante entre les saisons 1 à 4 (et je sais que la suite me donnera encore plus raison). Je suis particulièrement fan de sa composition en vampire bisexuelle de la dimension parallèle démoniaque. Et quand Angel souligne que les vampires ont tendance à refléter les véritables tendances inavouées des humains qu’ils étaient auparavant, c’est particulièrement savoureux.

Avec mon grand âge, j’apprécie aussi de plus en plus Giles. Et en début de saison 4, son émancipation est particulièrement drôle. J’adore les épisodes où Buffy découvre l’homme derrière son mentor.

Du côté des guests, rien de fou pour le moment, à part Karl Penn dans le cinquième épisode de la saison 4. Et cette question, est-ce que vous reconnaissez aussi Skeet Ulrich sur ce cliché ? J’ai un doute affreux en comparant le cliché aux photos de lui jeune. Il n’est pas crédité comme « gars qui est au Bronze en même temps que le scooby-gang » sur Wikipédia.

Je sais que le meilleur est vraiment à venir avec la saison 4 et les suivantes. Je me régale vraiment avec ce revisionnage de Buffy. Et ensuite, il faudra trouver autre chose…

Il me reste encore un peu de temps avant d’en arriver là heureusement…

Vampire diaries (épisode 2)

Je continue mon visionnage de Buffy contre les vampires et comme convenu, la dernière fois, je reviens vers vous quand j’ai quelque chose à en dire.

1- Que c’est bien…
Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais vraiment Buffy contre les vampires est une excellente série. Chaque épisode me tient en haleine. J’apprécie même les plus secondaires. Je vous recommande chaudement la série en VO en ces temps de confinement.

2- C’est tellement bien que je convertis mon entourage proche
Ca y est, ma bulle sociale qui regardait la série d’un oeil en ma compagnie souhaite désormais la visionner avec moi en totalité. Ca ne m’arrange pas des masses, car ma bulle sociale ne télétravaille pas, elle.

3- Encore des guests, toujours des guests
J’ai bien reconnu le beau Jason Behr de Roswell, mais de manière beaucoup plus étonnante Stanford Blatch (Willie Garson), le meilleur ami de Carrie dans Sex and the city, dans le petit rôle du chef de la sécurité de l’hôpital où Buffy est hospitalisée pour « une mauvaise grippe ».

4- Une mythologie qui se construit
Le final de la deuxième saison m’a scotchée : découvrir l’origine d’Angel, les premiers pas de Buffy en tant que tueuse, leur lien… Et puis, il y a aussi les personnages secondaires en arrière-plan. Ceux qui prendront un jour de l’importance dans la série : Jonathan ou Harmony. Et presque Spike !

5- Des révélations qui inquiètent
J’ai réalisé que je pourrais être à 43 ans, la mère de Buffy. Je suis Joyce !!!!!
Depuis j’essaie d’oublier… D’autant que je reste farouchement du côté de la Tueuse quand elle quitte Sunnydale après « la mort » d’Angel et sa dispute avec sa mère. Mon regard change parfois avec l’âge sur les personnages de série, que je trouve immatures ou égoïstes, mais pas avec Buffy. Je persiste à penser qu’être Tueuse, ce n’est pas une sinécure et que ses proches devraient être un peu plus indulgents avec elle.

6- Des certitudes qui vacillent
J’ai pleuré quand Buffy tue Angel pour éviter que la dimension démoniaque s’empare de la terre. Préparez-vous au pire : si je devais sacrifier un être cher pour sauver la terre, vous seriez vite amenés à prendre le thé avec des démons ! La première fois, j’étais restée de marbre face à cette scène. Je me prépare pour bien d’autres gros chagrins. J’avais également une perception beaucoup plus sombre de Spike par le passé. Le vampire peroxydé est un tendre. Il aime sa Dru. Là-aussi, on se prépare bien à son idylle bancale avec Buffy. Et Bébé Yoda est une crevure qui mange les oeufs des gens, mais ça n’a rien à voir.

La saison 2 vient de se terminer. Je me prépare à l’arrivée de Faith, à la fin du lycée…. Tout va si vite !

95%

Il me reste un épisode à regarder pour conclure Dix pour cent. Comme prévu, la série qui devait s’arrêter aura bien une suite et j’ai bien du mal à m’en réjouir. Je me suis ennuyée ferme devant les trois derniers épisodes. Quand je me mets frénétiquement à jouer à Candy Crush devant une série, c’est rarement bon signe. Désolée !

J’ai réfléchi à ce qui me posait problème. J’ajoute que j’avais certainement trop d’attentes pour cette saison finale.

1- Le format
C’est long une heure. Vraiment…

2- Le rythme
C’est vraiment long une heure quand on s’ennuie. Je suis désolée, ok c’est bien filmé, ok c’est bien joué, ok c’est rigolo, mais c’est rigolo par moment et le reste du temps, ben, moi, je m’ennuie. Pourtant j’aime les séries bavardes, mais là j’ai l’impression de revivre mes moments d’égarement estivaux devant Maigret.

3- Les personnages
Camille m’ennuie presque autant que son père, Mathias. Je ne crois pas en sa rédemption. J’ai envie de le gifler dans les trois-quarts de ses apparitions et je pense que cette promo que les acteurs ont fait visiblement de mauvaise grâce a contribué à mes le rendre antipathiques. Je regarde certainement trop France 2, mais je les ai vu partout se faire encenser.
Je ne parle même pas de Gabriel que je voudrais secouer. Je me contre-fiche de son triangle amoureux. Quant à Camille, on a renoncé à lui faire avoir une vie sentimentale depuis qu’elle a failli coucher avec son demi-frère. Du coup, elle est juste là pour être le pivot des intrigues des autres. D’ailleurs, elle ne rayonne pas de gaieté dans cette quatrième saison, la pauvre.
La série repose donc sur les épaules d’Andréa et du seul autre personnage véritablement intéressant de cette quatrième saison, Elise, la vilaine agente pas du tout lesbienne (mal visé, Poc). C’est le seul protagoniste que je trouve un peu intéressant, avec la bien trop rare Arlette.

4- Les stars
Ca valait vraiment le coup de faire apparaître Mimie Mathy, Muriel Robin (en misandre….sans déconner), Nathalie Baye et surtout, surtout Rayane Bensetti (la caution populaire, jeune et branchée, j’imagine) pour dire que quand même les stars se bousculent dans la série (y compris les jeunes du coup). En dehors de ça, j’ai trouvé les célébrités qui ont eu le droit à « leur » épisode parfaitement soporifique, comme le reste. L’épisode avec Sigourney Weaver est sans doute (je n’ai pas encore vu l’ultime) le meilleur des cinq. Mais bon, ça reste fade et surtout jamais irrévérencieux. Je sauve la scène où Camille et Andréa évoque leur fausse liaison avec Bernard Verley. Tous les épisodes auraient dû être à ce niveau. J’attendais tellement mieux de celui avec Sandrine Kiberlain, que je trouve drôle moi dans les quelques minutes de son stand-up. Il aurait fallu assumer qu’elle soit vraiment nulle.
Globalement, la série se fait plaisir en accueillant les plus grands et puis quoi ? Rien, je m’ennuie. (On va le savoir.)

5- Les intrigues
Pareil, rien de fou… L’agence va mal, l’agence va mieux et l’agence va couler. Le moment où la méchante agente enregistre Andréa est d’une rare subtilité. Vous avez compris au troisième plan sur son téléphone qui enregistre la conversation, qu’elle enregistre la conversation. Parce que moi, oui ! Colette s’est barrée, laissant Andréa livrée à son bébé et elle s’en tire plutôt bien. Je m’attendais à ce que sa fille se retrouve à l’assistance publique après son abandon à la crèche.
J’ai déjà parlé de la rédemption de Mathias, qui me laisse aussi froide que son histoire avec Noémie, qui frise souvent l’hystérie (désolée). Quant à Sofia, elle prend la grosse tête et puis redescend, ouf ! Je ne parle pas de Hervé, qui est la caution bons mots de l’ensemble et qui a une plutôt jolie intrigue avec sa nouvelle carrière d’acteur.

Bref, j’en arrive à la conclusion que la série a la carte, parce que cette saison 4 est vraiment loin d’être exceptionnelle et loin d’atteindre le niveau de la première. Le problème vient peut-être de moi. Mon revisionnage de Buffy m’a rendu allergique à tout ce qui est dénué de vampires et de rythme peut-être.

Dix conseils séries pour supporter le reconfinement

Même si je suis certainement l’un des êtres les plus casaniers que la terre ait porté, ce reconfinement (qui donnera lieu à un re-déconfinement du coup ?) me mine.
Et pourtant, mon lieu de vie actuel a été aménagé ces derniers mois pour survivre à un éventuel reconfinement. Mais il ne compte, malgré mes efforts, toujours pas de jardin, ni de vue mer.
Comme me disait ma maman avant que je parte passer un examen, haut les coeurs ! (Du coup, c’est le moment d’écouter la chanson de Fauve ? Pas Hautot, hein ? Vous vous souvenez de Fauve ? Sans blague ?)

L’histoire étant un éternel recommencement, voici dix conseils séries, toujours totalement subjectifs, pour passer le confinement. Je vous interdis de dire que je me répète. Il n’y a pas d’ordre !

Mon nouveau mantra…

1- The Good Place (saisons 1 à 4 sur Netflix)
Oh une série qui parle de la mort en pleine pandémie, comme tu es drôle, Poc ! Certes, mais ce n’est pas son unique sujet (quoique…), elle vous permettra aussi de réfléchir au sens de la vie (« J’ai trouvé le sens de la raison qui m’entraîne » lalalala) et peut-être de vous intéresser à l’éthique. J’en suis restée personnellement à la série, mais rien ne dit que ce deuxième confinement ne sera pas celui qui me mènera vers la philosophie.

2-Dark (saisons 1 à 3 sur Netflix)
J’ai déjà tout dit sur Dark, qui est certainement la série qui m’a le plus secouée ces 5 dernières années. Je vous envie de la découvrir, je vous envie de pouvoir la regarder d’un trait. Pensez à prendre des notes quand même et prévoyez une grande feuille blanche pour dresser les différents arbres généalogiques !

3- The Boys (saison 1 et 2 sur Amazon)
Des têtes qui explosent, des supers-héros bien tordus, des effets spéciaux qui déchirent… voilà de quoi bien, bien se changer les idées

4- Gilmore Girls (saisons 1 à 7 sur Netflix et quatre épisodes supplémentaires non indispensables)
Pour se vider la tête, rien de tel que d’écouter Lorelai parler et encore parler en buvant du café chez Luke dans la très chouette bourgade de Stars Hollow. Ce monde parallèle si proche du nôtre et en même temps si lointain devrait apaiser vos nerfs un peu à vif. Et puis bon, prendre fait et cause pour Lorelai contre sa mère vous permettra de canaliser votre énergie négative.

5- Buffy contre les vampires (saison 1 à 7 sur Amazon)
C’est mon petit plaisir quotidien, redécouvrir les aventures de Buffy et du scooby-gang en VO ! Entendre les blagues et les références à côté desquelles j’étais passée durant toutes ces années, découvrir des morceaux d’intrigues qui résonneront à nouveau par la suite, noter les obsessions de Josh Whedon… J’ai presque envie de prendre des notes en regardant Buffy.

6- Community (mais vraiment que les saisons 1 à 3 sur Amazon ou Netflix)
Petit bijou de série qui s’étiole à partir de sa quatrième saison pour virer à l’immense n’importe quoi durant les deux dernières, mais les trois premières valent tellement le détour.

7- American Horror Story (saison 1 à 9 sur Netflix)
Je vous envie de découvrir cette série. Vous pouvez vous référer à mon classement pour les regarder, les prendre dans l’ordre, piocher au hasard selon vos préférences, plutôt le cirque et ses monstres, l’hôpital (et ses fantômes) psychiatrique et ses horreurs, les années 80 et ses meurtres sanglants

8- Family Business (saisons 1 et 2 sur Netflix)
C’est plus drôle que Dix pour cent, mieux joué que Joséphine Ange Gardien, moins chiant que Maigret et plus réaliste qu’Emily un Paris. Un bonheur de série française…

9- Friends (saisons 1 à 10 sur n’importe quelle chaînes de la TNT)
Pour revoir les têtes de bébés des acteurs dans la première saison, attendre dix saisons pour que Ross et Rachel finissent ensemble, parce que ça reste drôle même au dixième visionnage et surtout parce que c’est léger.

10- Mandalorian (saison 1 et bientôt 2 sur Disney +)
C’est LA série qui m’a réconciliée avec l’univers de Star Wars après la troisième trilogie. (On peut aussi profiter du confinement pour regarder I, II, III, Solo, Rogue One, IV, V et VI). C’est beau, c’est bien, et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Je vais essayer de penser à dix conseils lecture et à dix émissions à ne pas manquer. On va y arriver, je vous le promets !

Vampire diaries (épisode 1)

Comme l’offre de séries n’est pas assez vaste, j’ai décidé d’enfin reprendre, depuis le début et en VO, la meilleure série de la trilogie du samedi. Je parle bien sûr de Charmed Deadzone Buffy contre les vampires !

Au fur et à mesure, et quand ça me prendra, j’ai donc envie d’en parler ici.

D’abord, je me rends compte d’une chose, il est probable que je n’ai jamais vu certains épisodes de la première saison. Et il est certain, que je ne les ai pas visionnés dans l’ordre au départ.

Je pensais naïvement que la série ne prenait de l’ampleur qu’ à la deuxième ou à la troisième saison. C’est faux ! Je vais prêcher beaucoup de convertis, Buffy c’est vraiment bien dès le départ. Alors certes, il faut se faire à la bouille juvénile des acteurs, mais c’est très reposant de voir des personnages qui ne sont pas rivés sur leurs portables. J’ai activé le mode vieille conne !

Mes premiers constats…

On me l’avait beaucoup dit, mais la VO change tout.

Buffy contre les vampires est vraiment une excellente série. J’avais gardé de la première saison, le souvenir d’un lycée qui se dépeuplait au fur et à mesure des attaques de vampires et autres créatures diaboliques, et c’est loin d’être (entièrement) vrai.

La série est vraiment drôle. L’épisode où Buffy postule pour être pom-pom girl vaut son pesant de moutarde.

L’histoire entre Buffy et Angel est beaucoup plus belle que le souvenir que j’en conservais. J’ai souvent été injuste avec ce couple. Je viens de découvrir comment la tueuse apprend que son amoureux est un vampire et wahou l’épisode est top. Dans mon corps coexistent une vieille conne et une midinette de quatorze ans.

On entend quelques notes de la musique d’ambiance de Koh Lanta dans Les hyènes, le sixième épisode de la première saison, et ça surprend.

Et surtout, révélation pour moi, quelqu’un avait pensé à attaquer Buffy avec une arme à feu avant Warren à la fin de la saison 6. Darla lui tire dessus toujours dans le septième épisode de la première saison. Elle ne l’emporte pas au paradis.

C’est tout pour le moment !

L’histoire sans fin / une série peut-elle bien se terminer ?

La série que j’ai préférée ces deux dernières années s’est terminée pour toujours hier soir. Je ne sais pas quand et comment je vais regarder cet ultime épisode de The Good Place. J’en attends tellement… On en reparlera bien sûr.

Mais bon, on ne va pas se mentir, toutes les séries (ou presque) ont raté leur sortie, non ?

Welcome
NBC

(Cet article n’est absolument pas exhaustif… Je n’ai pas regardé toutes les séries de la terre et je ne parle que de celles dont je me suis souvenue au moment d’écrire ces lignes.)

On reste sur sa faim…
Les plus anciens ont connu ce qu’on a appelé la grande grève des scénaristes. Si certaines séries y ont bravement survécu, d’autres se sont éteintes à cette occasion et on ignore à jamais ce qu’il est advenu des personnages. Désormais, ils errent dans les limbes des personnages à la destinée amputée.

Un exemple, un seul !
Las Vegas… Dany et Delinda se marient au Montecito.
La suite, ben rien, on ne saura jamais. Las Vegas est une victime collatérale de la grève des scénaristes. (Ugly Betty, il me semble aussi.) Dans mon souvenir, la noce se faisait canarder, mais Allociné ne dit pas du tout ça. En tout cas, Delinda était sur le point de vivre un accouchement difficile.

Je ne parle même pas des séries annulées. Je fais partie du club des gens qui se demandent encore pourquoi John Doe voyait en noir et blanc et qui était la seule personne qu’il distinguait en couleurs.
Si, si, je vous jure… (Grâce à Wikipédia, je sais désormais pourquoi il savait tout. J’en reste sans voix.)

Ca vaut aussi pour le Caméléon. Les téléfilms ne nous ont pas tout dit sur Jarrod et Le Centre.

Et de celles abandonnées par les chaînes, Eden et Cruz ont-ils été heureux ensemble un jour à Santa Barbara ?
Je ne crois pas, parce que j’ai regardé les résumés sur Internet.

Il y a aussi et surtout celles qui auraient mérité mieux.
Je vais me référer à mon dernier souvenir de série qui s’éteint : The Middle.
J’aimais bien The Middle. Je m’étais beaucoup attachée à la famille Heck. Chacun ses tares. Mais j’ai trouvé le dernier épisode vraiment décevant.
Globalement, une série ne devrait jamais projeter ces personnages dans l’avenir. (Bon, Malcolm a plutôt bien réussi, mais l’avenir était assez proche.) Donc savoir que Sue s’est mariée au super pote de son frère et qu’Axl a une vie de merde, adulte, ça ne me satisfait guère. C’est le syndrome épilogue d’Harry Potter ou de Desperate Housewives !

Encore pire, les Frères Scott que je regarde actuellement sur TFX l’après-midi. (Qui a une vie de merde ?) La série avait eu une première « bonne » fin. Tout le monde était heureux, tout allait bien. Brooke avait enfin ses bébés. Et ils ont choisi de revenir pour une ultime-ultime saison dans laquelle tout les personnages sont en souffrance. Fausse bonne idée, vrai raté !

Celles qui se sont vraiment plantées.

Dans la case raté, les exemples sont innombrables. Lâchez-vous !

La pire dans le domaine demeure, à mon goût, How I met your mother.
Récemment Télérama a voulu réhabiliter How I met your mother. Là, je ne comprends pas le projet. La série devient dramatiquement nulle à partir de la saison 5, mais tend en fait vers un climax de nullité : sa fin. Apprendre que depuis le début on parle d’une mère morte parce que Ted veut en fait se retaper Robin, c’est vraiment atroce. On peut parler de trahison à ce niveau.

Les séries parties trop tard
Ben oui, il faut savoir finir parfois. Hop, hop…
Là, c’est facile pour moi. Urgences s’est terminée vers sa 25ème saison (alors j’exagère, je précise qu’Urgences s’est arrêtée après 15  saisons, ce qui est beaucoup déjà), sans qu’aucun membre du cast original n’ait survécu (n’est ce pas, Grey’s anatomy !). Dans le dernier épisode, une ou deux stars viennent jouer les guests. Je ne l’ai jamais vu.

Idem pour Scrubs qui n’était plus que l’ombre de son ombre sans Zach Braff.

Les séries que j’ai débranchées de moi-même
Grey’s anatomy s’est terminé dans mon coeur avec le départ de Cristina.

Quelques belles sorties pour terminer… (allez oui, ça existe !)
Friends forcément. Le dernier épisode est une véritable réussite. Ross et Rachel se retrouvent et chacun des amis dépose ses clés de l’appartement de Monica sur le comptoir. On apprend que Ross a vécu chez Monica et cette seule anecdote aurait fait un épisode génial, tout comme Chandler et Monica élevant des jumeaux, Phoebe en femme mariée…
Depuis, tout le monde ne parle plus que du retour de la série.

Buffy, Sunnydale est engloutie. Fin de l’histoire.

Côte Ouest, tous les personnages (survivants) se retrouvent dans le quartier où tout a commencé. Véritable fin de génie !

Lost, naaaaaaaaaaan je déconne !

Je compléterai un jour ce post avec The Big Bang Theory et Modern Family.

Et pour conclure ce post, comme on reboote tout aujourd’hui, les fins finissent par manquer de sens. Du coup, si on pouvait faire la suite de John Doe et me donner mes réponses. Idem pour Las Vegas !

Mon panthéon des séries

Sur mes 42 ans d’existence si je ne devais retenir que maximum dix séries, pour lesquelles opterai-je ?

Je n’ai bien sûr pas tout vu, je n’ai même quasi rien vu de la masse de séries existantes et ceci n’est qu’un point de vue entièrement subjectif.

Plutôt que de juger mes choix, je vous invite si vous avez envie et que vous lisez ceci à me donner les vôtres !

 

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Lost
Même si aujourd’hui il est de bon ton de cracher sur Lost à cause de la fin de la série, je reste persuadée qu’il fallait juste savourer le voyage plutôt que s’attacher uniquement à la destination. C’est LA série qui nous a poussées, mon ex copine et moi, à passer des heures sur Internet à chercher des réponses à toutes les questions que nous nous posions (et que nous nous posons encore) et  à émettre tout un tas d’hypothèses, qui se sont avérées fausses pour 99% d’entres elles.
Je reste marquée par le bunker qui s’illumine à la fin de la saison 1, comme par le « Not Penny’s boat » ou le « Not in Portland« . Cette île qui bouge, ça peut sembler ridicule et dérisoire, mais elle nous a passionnés et s’il y a UNE série que j’aimerais revoir sans rien en savoir, c’est bien celle-là.

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Friends
C’est la seule série dont j’ai vu tous les épisodes au moins deux ou trois fois, bien plus pour certains. Il ne se passe pas une semaine sans que je l’évoque pour illustrer un moment de ma vraie vie. Elle me fait encore rire. Je peux citer certains passages par coeur.
Alors bien sûr on peut l’étudier avec un regard critique, ne pas ou ne plus l’apprécier… mais pour moi c’est de loin la numéro 1 dans mon coeur.

La croisière s’amuse
Petite Poc a passé des heures et des heures à regarder les passagers d’un paquebot faire d’improbables escales à Puerto Valarta. Dès le générique qui présentait les guests du jour, j’étais embarquée. La série était légère, mais traitait parfois des sujets plus graves. Je la choisis comme flamboyante représentante de toutes ces séries des années 80 qui ne valaient certainement pas grand-chose, mais qui m’ont fait passer de bons moments devant mon petit écran quand j’étais petite.

 

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Buffy contre les vampires
La trilogie du samedi de M6 a marqué une génération. Il existe encore, aujourd’hui, des réfractaires qui pensent encore que cette série racontait simplement les histoires d’une blondinette capable de mettre une raclée aux suceurs de sang. Les autres savent. L’arrivée de Dawn dans la saison cinq est de l’un de mes plus mémorables souvenirs de téléphage. Once more with feeling est dans le top 10 de mes épisodes de série favoris de tous les temps. La relation entre Buffy et Spike m’a fait vibrer et je l’assume.

American Horror Story
Je me suis très longtemps tenue éloignée de tout ce qui pouvait me faire peur. Avec AHS, je me suis en quelque sorte totalement rebootée. J’ai aimé la maison hantée, adoré l’asile et Hotel es une petite claque dans ma vie de simili sériphile. Cette série me hantera longtemps, je le sens et ce n’est pas terminé.

The good place
Presque la perfection pour moi… C’est drôle, malin, extrêmement bien joué, profond. Ca parle d’une chose qui me terrifie (la mort) en jouant avec des tas de concepts éthiques et philosophiques. Je n’attends même pas la quatrième saison pour trancher et savoir que cette série restera à jamais essentielle dans ma vie.

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Scrubs
C’est une jolie série d’apprentissage qui n’a pas assez fait parler d’elle en France, je trouve. Elle a raté sa sortie, comme beaucoup, mais sur l’ensemble c’est une série que je pourrai revoir à l’infini. Là encore, on rit beaucoup mais on pleure aussi pas mal. Je suis par ailleurs une fan inconditionnelle de JD.

Parks and Recreation
Alors ok la saison 1 était ratée. Ca arrive ! Mais cette série est un véritable monument. Elle compte quand même à son générique Amy Poehler et Aziz Ansari (Master of None, rien que ça). Le personnage de Ron Swanson mérite à lui-seul qu’on la visionne. Il m’a réconciliée avec les moustachus. Et puis bon, rien que pour voir Chris Pratt quand il n’était pas taillé en super-héros. Ca vaut le détour.
Pour tout ça et surtout pour une scène d’anthologie sur la patinoire qui reste pour moi l’une des plus drôles toutes séries confondues, Parks and Recreation est forcément dans mon panthéon.

 

 

 

Ce qu’il faut retenir de la saison 4 de Vampire diaries en 325 mots.

Bon, un mois après tout le monde et après en avoir dévoré les 10 derniers épisodes, j’ai enfin terminé « Vampire Diaries » saison 4.

On peut ajouter ça aux secrets de POC, en plus d’être téléphage, elle est fan d’une série dédiée aux  midinettes de 16,5 ans.

JE SPOILE LA SAISON DE VAMPIRE DIARIES

On ne veut pas se le cacher cette saison est loin d’être la meilleure de toutes. Encombrés de toutes leurs créatures magiques, plus ou moins immortelles, les scénaristes ne semblent plus savoir où donner de la tête. Mais le final sauve finalement beaucoup de choses. Bon, promis, je ne vais pas me lancer dans un résumé incompréhensible pour les profanes et sans intérêt pour les fans.

Ce qu’il faut retenir de la saison 4 en 325 mots.
Jeremy est mort et finalement pas. Il aurait mieux fait de décider tout de suite de ne pas mourir pour éviter à Elena de devenir Bad Elena.

En fait, non car Elena immorale est diablement sexy et beaucoup plus drôle que son « elle » normale. Elle a profité de sa petite crise pour changer de coiffure et c’est bien.
Bonnie, elle, est bien décédée ce coup-ci, mais les frontières entre la vie et la morte restent poreuses dans la série alors je ne suis pas trop inquiète pour la pire interprète du show.
Elena est restée un vampire, bien qu’il ait une « cure », oui après des siècles de recherche on a enfin trouvé le remède au vampirisme. Malheureusement, il n’y a qu’une dose et ne me demandait pas pourquoi, c’est finalement cette pauvre Katherine, le sosie d’Elena, qui l’a ingurgité.
Finalement, après de multiples atermoiements vains, Elena a choisi Damon et on lui donne raison.
Matt est toujours humain et il s’est enfin décidé à sortir avec Rebekah qui meurt d’amour pour lui depuis deux saisons.
C’est compliqué entre Caroline et Tyler, suite à un petit différend avec le susceptible Klaus. A la place de Caroline, je plaquerai le mol hybride pour me jeter dans les bras de l’Original.
D’ailleurs, Klaus et ce qui lui reste de famille est parti vivre à la Nouvelle Orléans pour un spin-off de la série qui devrait compter cinq épisodes tant il promet d’être nul.
Bon, au rayon des méchants, Klaus adouci, il fallait pire que lui. Nous avons donc trouvé le vampire original encore plus original que l’Original. Il s’appelle Silas et il est très fâché d’avoir été retenu sous terre pendant 2000 ans. On le serait à moins. Mon résumé va devenir très compliqué d’un coup, mais ce qu’il faut retenir c’est que le gentil Stefan est enfin le Doppelganger de ce type, qui du coup va prendre sa place dans la saison 5.
Ce que je retiens moi de la saison 4.
Je suis toujours fascinée par ces séries qui mettent en scène des immortels aux facultés délirantes dont le seul désir dans la vie est d’avoir son diplôme de fin d’année et de danser au bal de promo. Ensuite, en toute logique, ils enchaîneront sur la faculté en se mortifiant à l’idée de ne pas réussir leurs examens.
En même temps, je trouve ça passablement kitsch et c’est moi qui sanglote devant cette scène mémorable où les meilleurs amis du monde, tous devenus vampires en quatre saisons sauf un, s’enlacent (on ajoute ça dans ma liste de secrets inavouables).
C’est aussi pour ça que le personnage de Damon est aussi fort. C’est le seul à assumer son immoralité, tout en se laissant un peu adoucir par ses nouveaux amis.
Le petit côté « Buffy » plus ou moins assumé de la série s’affirme de plus en plus. Entre le gentil Stefan / Angel et le méchant Damon / Spike, Elena / Buffy opte pour le vilain.
Elena est de plus en plus physique. A ce titre son combat contre Katherine évoque un peu celui de Faith et Buffy dans l’épisode de l’inversion. D’ailleurs Katherina n’affirme-t-elle pas qu’Elena lui a volé sa vie ? 
Quant à Bonnie, elle campe, une certes bien pâle (sans mauvais jeu de mots), Dark Willow.

Bref, je ne boude pas mon plaisir et je revisionnerai certainement très vite cette saison 4, dont j’ai vraiment dévoré les 10 derniers épisodes.

De Dracula à Twillight : Entretien avec une spécialiste des vampires

A 34 ans, je me demandais pourquoi j’étais aussi accro à « Vampire diaries » et pourquoi je gardais un souvenir ému du « Dracula » de Coppola, sorti en salle il y a vingt ans, qui m’avait poussée à l’époque à me plonger dans le bouquin de Bram Stoker. Marjolaine Boutet, historienne spécialisée en histoire contemporaine, et qui s’intéresse plus largement aux séries et à la fameuse culture populaire, vient de sortir un livre dans la collection « culture pop » de l’éditeur Ellipses sur cette thématique. « Fan de Buffy et grande lectrice d’Anne Rice, j’avais très envie de me pencher sur cette thématique et d’apporter une réponse à la question qui hante pas mal de monde : pourquoi les vampires continuent-ils de fasciner ? » En plus de 200 pages, en abordant les origines du mythe et toutes les questions que l’on n’a jamais osé se poser sur les vampires, Marjolaine Boutet apporte un début de réponse et en voici quelques unes en exclusivité pour mon blog à moi.
Qu’est ce qu’un vampire ?
« A minima, un vampire peut être défini comme une créature surnaturelle, un être humain décédé qui revient parmi les vivants et jouit de l’immortalité à condition de boire du sang. A la différence d’autres créatures fantastiques (fantômes, loups-garous, zombies ou démons), le vampire peut se comporter comme un être humain et se souvient de sa condition de mortel. Du fait de cette unique ‘double appartenance’, à la fois vivant et mort, puissant et contraint, le vampire peut être tout ce que nous sommes, tout en nous rappelant constamment tout ce que nous ne sommes pas. »
De « Dracula » à « Twillight »
« Twillight est l’exact équivalent aujourd’hui de ce qu’était Dracula à la fin du XIXème siècle. Le livre de Bram Stoker parle de sexe à une époque où on ne pouvait pas en parler, à l’inverse la saga de Stephenie Meyer évoque la chasteté à un moment où on ne peut pas le faire, même s’il y a une vraie forme d’érotisme dans Twillight. »

Du féminisme dans les séries télés avec des vampires
« Une scène m’a marquée dans la première saison de Vampire Diaries : Elena, Bonnie, et Caroline s’unissent pour sortir Stefan d’un puits où il est coincé. Bella ne ferait jamais ça dans Twillight. Dans la série, Elena est toujours responsable de ses choix, y compris dans le triangle amoureux qu’elle forme avec Stefan et Damon,son frère. Plus globalement, les filles – Bonnie, Caroline et Elena – contrôlent toutes les relations amoureuses et choisissent quand elles démarrent, mais aussi quand elles s’arrêtent. »
Les vampires et la peur
« Aujourd’hui, les histoires de vampires ne font plus peur, il s’agit au contraire en majorité d’histoires d’amour. Pourtant, à la base, le vampire était un prédateur sexuel et sa morsure s’apparentait à un viol qui pouvait même s’accompagner d’un meurtre. Aujourd’hui, même Kamel Ouali adapte Dracula pour en faire une histoire sentimentale. »
« Mais ces histoires unissent généralement un vampire masculin et une jeune femme mortelle, et jamais l’inverse. Les femmes vampires continuent de faire peur. »
Les références
« La plupart des histoires de vampires récentes (que ce soit sous forme de livres, de films ou de séries télévisées) joue avec les codes et les mythes établis, avec les références incontournables que sont le roman de Bram Stoker, les films de la Hammer ou bien encore l’univers d’Anne Rice, se citent les uns, les autres, augmentant le plaisir du lecteur / spectateur en créant une connivence au sein d’un univers conscient de lui-même. »
Buffy ?
« Buffy ne parle pas de vampires, mais du passage à l’âge adulte et de la façon dont on devient une femme. Je recommande cependant chaudement la série, notamment pour le premier épisode de la saison cinq de la série, qui invite Dracula à Sunnydale. L’intégralité de cet épisode est en effet un hommage aux films de la Hammer.»
« Vampires Diaries »
« C’est une super série, encore plus intéressante si on maîtrise bien toutes les références aux histoires de vampires, un peu comme Dawson, qui était une série pour les cinéphiles. Il y a notamment des jeux avec Twillight, les films de la Hammer, la mythologie des loups-garous, des fantômes…»
Des livres
« Je conseille les trois premiers romans d’Anne Rice d’autant qu’ils sont très précurseurs notamment sur la thématique de l’homosexualité. En outre, plus que Dracula, je recommande l’ouvrage de Sheridan Le Fanu Carmilla. »
Ce qu’il faut retenir sur les vampires
« Le fait qu’il n’y ait pas de règles explique la richesse du mythe et le nombre d’histoires de vampires qui existent. Tu peux faire ce que tu veux d’un vampire : il peut être immortel ou au contraire vulnérable. La seule condition préalable est d’avoir franchi la barrière de la mort. »
Si vous voulez en savoir plus sur la fascinante Comtesse Elizabeth Bathory, qui n’a rien à envier au terrible Vlad « Dracul » surnommé « l’Empaleur», sur les vampires et l’homosexualité, le féminisme, l’histoire…bref tout simplement si vous vous intéressez aux vampires, je vous recommande l’ouvrage de Marjolaine Boutet.

"Vampire diaries" : Une série avec des loup-garous, des fantômes, des vampires et beaucoup de garçons torses nus

[ATTENTION CE POST CONTIENT DES SPOILERS SUR LES SAISONS 2 ET 3 DE VAMPIRE DIARIES ET DES PHOTOS DE GARCONS TORSES NUS POUR SATISFAIRE MON LECTORAT FEMININ HETEROSEXUEL ET MASCULIN HOMOSEXUEL.]

Parfois, grâce aux séries, je me pose d’intéressants cas de conscience. Que ferais-je si je découvrais que mon amoureuse est un vampire, ou que mon chéri est un loup-garou. Que ressentirais-je si j’apprenais que mon frère voit des gens qui sont morts, après avoir été ramené à la vie par sa petite amie sorcière ? Comment pourrais-je gérer le fait que mon petit ami, vampire, mettons que j’ai accepté cette réalité, soit obligé de massacrer d’innocentes victimes pour le compte de son copain hybride ?

Tout ceci n’est évidemment que conjectures parce que je n’ai pas de petit ami. Je pense aussi que je regarde trop « vampire diaries ».

Je suis à la fois ravie par le redémarrage en trombe de la série et un peu inquiète par le tournant que va prendre la troisième saison.

Pour vous camper rapidement le décor, Stefan, le mignon petit ami d’Elena, a été contraint par Klaus, l’hybride loup-garou / vampire, de le suivre dans ses pérégrinations meurtrières à travers les Etats-Unis pour sauver son frère mordu par un lycanthrope. Inutile de vous repréciser que la morsure d’un loup-garou tue aussi sûrement un vampire qu’un pieux dans le cœur… La belle brune se retrouve donc à gérer son chagrin d’amour avec pour seul soutien, Damon, le grand frère de son (ex) amoureux redevenu cruel. Ces deux là se tournent autour depuis un moment et le départ de Stefan pourrait servir leur cause amoureuse, si Elena ne restait pas bêtement attaché à un type capable de décapiter des femmes pour le fun. Mais l’orpheline refuse de laisser tomber Stefan et l’aime encore malgré les atrocités qu’il commet aux quatre coins du pays.

Vous me direz que Buffy a aimé Angel malgré son passé meurtrier et désiré Spike qui avait pourtant tué un paquet de tueuses. Mais ces deux là ont fait l’effort de chercher à se doter d’une âme, alors que Stefan est mort. Il faut que les fans des vampires se mettent ça dans la tête quand même.

Caroline, transformée en vampire au début de la saison 2, gère plutôt bien sa nouvelle identité et sa mort-vivance, qui décuple ses désirs sexuels. Elle profite de la saison 3 pour enfin conclure avec le beau (mais très, très mauvais acteur) Tyler, qui, lui, est un loup-garou, également assoiffé de sexe, car la monstruosité rend hyper sexué. Malheureusement pour eux, comme souvent, les parents s’opposent aux idylles décalées de leur progéniture et la maman de Tyler décide de mettre en cage sa future belle-fille. Pour se débarrasser du problème, elle appelle un homme, qui dans une autre vie gérait une cheerlader invicible, et qui s’avère – coup de théâtre de la fin de l’épisode 2 – être le papa de Caroline.

Le beau Jer(emy) a également du pain sur la planche. Sa petite amie en exil l’a donc ramené à la vie, mais depuis il voit des gens qui sont morts, et surtout ses exs décédées, car il n’a jamais eu de chance en amour. Il évoque le sujet autour d’une bière avec Matt(y), l’ex de sa sœur, et accessoirement le frère de son ex qui a trépassé, et qui prend ceci avec beaucoup de philosophie. Ces deux là ont à cœur de se mettre torse nu pour évoquer ce sujet douloureux.

Tout va donc déjà au mieux dans le meilleur des mondes, mais pour ne rien arranger Klaus, l’hybride, a du mal à transformer les loup-garous en armée partageant ses pouvoirs, car il ignore, mais pas Stefan, ni nous, que le sosie de Katherine n’est pas vraiment mort, ce qui bride ses capacités à se reproduire. Cette impuissance devrait finir par l’agacer et mettre à nouveau en danger Elena, d’autant que Damon est bien décidé à l’aider à remettre la main sur Stefan, ce qui devrait agacer le super méchant, déjà de mauvais poil.

Quant à Simon Camden, apparu en loup-garou avec des poils sur le menton dans la série, il est déjà mort.

Pour l’avenir, je m’inquiète un peu du désir ardent des scénaristes d’entretenir le suspense sur une éventuelle relation entre Damon et Elena, alors que la jeune femme est encore amoureuse du frère de celui-ci. En revanche, je trouve l’idée que Jer’ et Matty deviennent amants très intéressantes, même si à mon avis, leur homosexualité latente ne fera l’objet que de fanfics.