Télé POC

Samedi
Quoi (« de notre amour feu resterait que des cendres… »), Estelle Hallyday a été éliminée de « Danse avec les stars » !?! Je ne peux pas y croire. J’avais déjà eu du mal à encaisser le départ de Chimène, avant Gérard Vivès, mais là une partie de mon monde s’écroule. Je regardais (rarement) l’émission juste pour la voir se mouvoir (mal) sur scène.
De toute façon, à moins d’être un fan absolu de Cyril Hanouna, et de vouloir se taper « Ces animaux qui nous font rire » sur France 4. Rien de mieux à regarder sous le soleil que #DALS sur TF1 !
A noter cependant que NT1 rediffuse « V » et que si des gens veulent se cotiser pour m’offrir les chaînes Orange (merci d’avance), mon fournisseur d’accès propose « The Newsroom », que j’aimerais bien voir. Brenda n’a pas jugé utile de m’envoyer les dvd.

Dimanche
Je regarde évidemment « Inglourious Basterds » que j’ai manqué à sa sortie en salle, malgré le sujet très UMP de « Zone interdite » sur les forcenés en tous genres.

Lundi
Je suis bien tentée par les « Piliers de la Terre » sur France 4. Une opinion sur le sujet ?
Mardi
Choc au sommet entre Patrick Jane et Louis la Brocante ? Je garde un plutôt bon souvenir de la saison 4 du « Mentalist », qui compte toujours parmi mes séries préférées du moment, même si ça ne casse pas trois pattes à un canard.
J’ai essayé la « France a un incroyable talent », mais je touche à mes limites avec cette émission.
Mercredi
Je m’accroche à la saison 5 de « Fais pas ci, fais pas ça », qui ne le mérite pourtant pas.
J’enchaîne très probablement avec l’émission la plus naze de la création présentée par un animateur que je déteste pourtant, « La parenthèse inattendue ». Je me tapais déjà « Panique dans l’oreillette » sans bien saisir pourquoi. Le concept : réunir à la campagne dans une fausse maison de famille des people comme s’ils passaient un week-end entre potes, les laisser se confier, et avoir l’air vachement touché. Beurk !

 

Jeudi
AHhhhhhHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH (orgasme téléphage)Bonheur ! Joie ! Félicité ! Mon IDOLE revient dans MON petit écran. Je n’en pouvais plus d’attendre nos retrouvailles.  Je peux enfin l’avouer :  Birgitte, je t’aime, comme un fou, comme un soldat, comme un homme que je ne suis pas ! Je t’aime, je t’aime !
Vous l’avez saisi avec cette démonstration hystérique, je découvre en temps réel, que « Borgen » revient sur mon petit écran pour sa deuxième saison et qu’en plus grâce à la télé d’Orange – PubPub – je vais pouvoir voir ça en VO (je ne pouvais pas avant parce que ma télécommande est cassée). Je suis tellement ravie que les mots me manquent.


Bon, en face, M6 propose l’oppressant « Patron Incognito », le placement de produit qui ne dit jamais son nom. Je replayerai éventuellement. A voir…

Vendredi
C’est facile, c’est Koh Lanta !

Bluffée par Borgen

Hier, en regardant Arte, j’ai vraiment été frappée, presque étonnée par la qualité de « Borgen ».
A quatre épisodes de la fin, le téléspectateur sent que Birgitte Nyborg a vraiment pris la mesure de sa fonction. J’ai d’ailleurs été épatée par sa transformation physique, entre les premiers épisodes et maintenant. Elle était séduisante au départ mais maintenant elle est belle comme une Madonne (ou presque). J’ignore si c’est parce que la comédienne est beaucoup mieux habillée, coiffée ou si c’est parce qu’elle a maigri, mais elle rayonne à l’écran. J’aime ce sourire qu’elle affiche en toutes circonstances, même quand elle vient de voir une ancienne amie se faire planter un poignard dans le dos par un homme qu’elle méprise et qu’elle doit fermer les yeux pour le bien de la coalition gouvernementale.

Dès le départ, on s’attendait à ce que la relation avec son mari se dégrade. C’est évidemment totalement injuste. Ce type apparemment génial n’est pas meilleur que les autres et ne supporte finalement pas les absences de sa femme, dues uniquement à sa fonction pourtant. Il rompt même leur pacte en reprenant un travail chronophage au mépris de l’équilibre familial déjà fragile. Pour autant, « Borgen » ne joue pas la facilité avec une liaison ordinaire ou des scènes de ménage trop violentes. Les choses se lézardent simplement, insidieusement et surtout logiquement entre eux. Mais Birgitte, avec ses nouveaux habits de Premier ministre accompli, semble presque s’en moquer. (Tu as raison Birgitte, il ne te mérite pas…)

La construction de la série est également bluffante. Je n’avais pas imaginé une seconde que la trahison initiale de Casper pourrait lui revenir au visage comme un boomerang. Mais malheureusement pour lui, le diabolique Michael Laugesen, le fourbe travailliste, dont on se réjouit qu’il ne soit jamais arrivé au pouvoir car il ne se lave pas les mains après être passé dans les urinoirs design du torchon qu’il dirige, sort un livre où il explique tout de ce péché originel, risquant en plus de compromettre des relations en amélioration avec la belle Katrin, aux narines un peu trop apparentes. Cette révélation risque de lui faire perdre, au pire moment, son père vient de décéder faisant resurgir en lui des souvenirs d’enfance insupportables, son poste auprès du Premier Ministre, et en plus la femme qu’il aime qui vient de rompre avec son bellâtre. Mais Birgitte, qui est parfaite, interrompt ses vacances pour lui permettre de s’en sortir la tête haute, et Katerine semble lui pardonner d’avoir piqué dans les affaires d’un mort la preuve qui a fait tomber le gouvernement précédent.

Enfin, je suis épatée par la profondeur des personnages. Je détestais Casper à cause de son arrogance et de ses dissimulations (je suis aisément manipulable) et l’épisode d’hier qui révèle tout de son enfance abusée m’a retournée évidemment. Mais les personnages principaux ne sont pas les seuls à receler une vraie profondeur : le ministre de la justice, autre traître du début de saison prêt à tout pour garder son poste est excellent, comme la magnifique Hanne Olme, virée pour alcoolisme au profit de Katrin qui démontre ses grandes qualités journalistiques dans le journal ordurier dirigé par Laugesen.

Télé POC à retardement

Aujourd’hui, nous allons télé-poquer à retardement. J’ai en effet fermé avec autorité mon Télérama en découvrant le programme de la semaine, samedi dernier. Pourtant, j’ai passé l’essentiel de ma semaine devant l’offre légale de télévision.

Alors, lecteur, as-tu eu bon dans tes choix ?

Mardi
J’en suis arrivée au point où je commence à rattraper grâce à la télévision mon carême cinématographique. Après la déception « LOL », j’ai enfin vu le premier volet des aventures de « OSS 117 » et je finis par me demander si je n’ai pas un problème avec Jean Dujardin. J’ai été globalement déçue par le film, je crois que l’attente y est pour beaucoup. Je n’ai pas trouvé ça très drôle. Je m’attendais bêtement à rire aux éclats et si j’ai souri pas mal, je ne me suis jamais tenu les côtes. J’ai adoré la réplique de l’agent allemand, qui signale qu’on est en 1955 et qu’il en a marre que les nazis aient toujours le mauvais rôle. Mais sinon, globalement, j’ai trouvé ça très fade. On comprend vite que OSS 117 a les talents d’enquêteur de l’Inspecteur Gadget, qu’il est raciste, passablement idiot et suffisant. Je trouve, en outre, le jeu de Jean Dujardin un peu forcé, et rien n’égale dans le film le côté, pour le coup archi faux, de Béranice Béjo qui semble carrément réciter son texte.
Depuis que j’ai publié cet article vraiment très intéressant sur le Plus, je sais que je ne suis qu’une lamentable française étriquée, qui cantonne un artiste au rôle qui l’a révélé, mais je n’y peux rien, dans Jean Dujardin, je vois systématiquement Jean-Loulou. Ca ne m’a jamais fait ça avec George Clooney bizarrement.

Mercredi

Suite à la négociation d’un accord avec ma femme, qui impliquait qu’on regarde « OSS 117 » et la première de « The Voice » samedi, nous avons passé la soirée devant « Jules et Jim ».
Voilà, voilà, je ne sais pas bien à quoi je m’attendais. Peut-être plus à un truc du genre « deux garçons, une fille, trois possibilités » que je n’ai jamais vu d’ailleurs, et qui doit aujourd’hui être à peu près aussi sulfureux que son ancêtre. Je me suis ennuyée ferme et à moitié endormie. Mais ma femme n’a pas aimé non plus, ce qui me rassure, je ne suis pas qu’une béotienne.

Jeudi

Le jeudi c’est « Borgen ». Je bénis Arte d’être une chaîne intelligente qui diffuse dans l’ordre, en version multilingues et au rythme raisonnable de deux épisodes par soirée cette excellente série danoise. Hier, j’ai frôlé la burnoute avec Birgitte, ce qui est amusant d’ailleurs car le sujet du documentaire suivant la fiction était justement le surmenage professionnel. Je me plains de trop travailler et de manquer de vacances, mais moi je ne dois pas faire face à une crise politique liée à la parité et aux mœurs légères de ma ministre de l’industrie, ni à la visite d’un chef d’Etat fasciste dans mon pays. Pendant ce temps là, Monsieur Birgitte donne des signes de faiblesse, le salaud…et son fils fait pipi sous lui pour faire payer à sa mère ses absences.
De mon côté, j’admire le génie de Birgitte et ses intuitions fabuleuses, qui sauvent son gouvernement de tous les mauvais pas. Je me pose les mêmes cas de conscience que le premier ministre, et moi aussi pour 1 milliard d’euros de contrats j’aurais livré le poète maudit au salopard de l’Est. En revanche, j’aurais abandonné cette histoire de parité pour conserver les belles usines du capitaine d’industrie conservateur sur mon petit territoire.

Vendredi
Je vais abandonner l’offre légale provisoirement pour enfin prendre ma dose d’Alcatraz.

Samedi
C’est « The voice ». Je n’ai rien lu à ce sujet pour être entièrement surprise par le concept.

L’instant danois

Hier soir, grâce au teasing d’Arte, qui donnait carrément envie, et à la bonne critique de mon magazine télé favori (Télérama), j’ai regardé « Borgen » et je m’en félicite. Ca me change un peu de « Glee », « Vampire diaries » ou « les Frères Scott ». Depuis que ma cousine est en prison, elle m’envoie n’importe quoi pour se venger certainement.

« Borgen » est une série danoise, et aussi curieux que ça puisse vous paraître, ce n’est pas ma première série danoise. En effet, il y a presque vingt ans de cela, (« un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître », les chanceux…) j’avais suivi, sur Arte déjà, la mini-série de Lars Von Trier « l’Hôpital et ses fantômes ».


[Ceci n’est ABSOLUMENT pas un fake, on savait s’amuser dans les années 90.]

Après cette première incursion dans la culture danoise, « Borgen  a été une vraie partie de plaisir, même si le premier épisode est un peu rébarbatif.

Cette série narre l’arrivée au pouvoir de la première femme premier ministre du pays, issue du partie centriste, Birgitte Nyborg Christensen. Je ne vais pas trop m’étendre sur les noms, qui me donnent l’impression de relire « Thorgal », et les intrigues, mais pour faire court, c’est génial et prenant.

A la veille des élections, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs indépendants totalement de sa volonté, Birgitte se retrouve à faire un score assez sensationnel, pour son parti, aux élections législatives, ou équivalentes à ce scrutin français. En position de force, face à des libéraux en déroute et à des travaillistes affaiblis, elle est chargée par la Reine, comme c’est exotique, de constituer un gouvernement.

Le premier épisode de mise en place n’est pas le plus passionnant donc, mais son visionnage est indispensable pour comprendre le parcours du personnage principal, et ce qui le propulse au pouvoir.

En plus, des petits arrangements, plus ou moins obscurs et réguliers, entre politiques – je te donne tel ministère et tu rejoins ma coalition ; je te plante un couteau dans le dos pour me venger… – « Borgen » s’intéresse aux liens étroits entre politiciens, ou proches des politiciens, et journalistes. L’un de personnages principaux, une jeune et belle journaliste, couche ainsi avec l’attaché de presse du premier ministre en poste, qui meurt dans son lit. En faisant appel au conseiller de Birgitte pour la tirer de ce mauvais pas, la jeune femme, sans le savoir, précipite non seulement la chute du premier ministre libéral, mais également celle du chef des travaillistes, et l’ascension de Birgitte.

La nouvelle premier ministre, dont nous avons suivi la montée en puissance dans les deux épisodes d’hier, a la chance d’être entourée d’une famille super aimante et simple, mais je crains déjà que tout son bonheur soit mis à mal par son nouveau rôle politique majeur.

En bref, je vous recommande « Borgen » pour en savoir plus sur le système politique danois, parce que c’est toujours intéressant, mais surtout parce que c’est très bien écrit, bien joué et très prenant, et que j’aime bien les noms avec des o barrés aussi. En plus, Birgitte me fait penser à ma candidate, désormais totalement en déroute et je me prends à rêver en regardant la série à ce qui aurait pu arriver si elle avait été élue.

A la place, vous pouvez aussi essayer « L’Hôpital et ses fantômes », qui se déroule dans un hôpital psychiatrique extrêmement mystérieux.  Ce petit teaser en version originale, le danois est une langue magnifique, devrait vous donner extrêmement envie.


[Spéciale dédicace à mon Meilleur Ami, qui m’avait fait découvrir la série à l’époque…]