Bones, How I met your mother, Tellement Vrai : faites votre choix !

Parfois bien que je sois une téléphage endurcie, je suis dépassée par le niveau de bêtises des émissions programmées à la télévision.  
Je profite de mes soirées en solitaire pour me rattraper en prime, pour une fois, en séries que je suis seule pour des raisons qui m’échappent parfois. Hier, j’ai donc commencé mon marathon d’images avec le dernier épisode en date de « Bones », la série préférée de mes parents.

[Je spoile Bones en caché, si vous souhaitez lire, mettez le passage en surbrillance.]

Pour relancer un peu l’intérêt totalement déficient de cette saison 7, qui comptera de toute façon pour du beurre à cause de la grossesse d’Emily Deschanel, qui est moins bien que sa sœur, les scénaristes nous balancent un énorme serial killer, sorti de nulle part, mais qui fait froid dans le dos. Ce type a en gros démembré des gens pour dénoncer les pratiques honteuses et crapuleuses du FBI. Le psy agaçant, qui fait profiler à ses heures, déduit que l’assassin est d’une intelligence supérieure et un gros geek. En deux minutes, Booth, qui est quand même trop fort à défaut d’être très intelligent, met la main sur le coupable idéal, qui malheureusement ne peut pas avoir assassiné ces gens car il a un bracelet électronique au pied. Pourtant, il avoue quasiment être responsable des crimes devant les agents du FBI. Mais bon, comme il ne peut pas être prouvé qu’il était sur les lieux, il est relâché. Donc en gros, nos gros balourds de super flics ont affaire à un GENIE de l’informatique, capable de transformer un tube cathodique en arme mortelle, et qui crée dans des os, en gravant de jolis dessins, un virus informatique, mais ils ne pensent pas une seconde qu’il a pu bricoler son bracelet électronique, et ne songent même pas à perquisitionner dans les règles son chez lui pour découvrir d’éventuels indices. Les bras m’en tombent. Il faut dire que Booth est très occupé à se chercher une maison pour élever sa fille avec Bones.

Comme je n’étais pas assez agacée par la nullité de la saison 7 de cette série, j’ai décidé de me fader la suite de « How I met your mother ». Jusqu’à la dernière seconde de l’ultime épisode de la saison 10, « Friends » a été une série géniale. Depuis deux saisons, voire trois et même quatre pour les plus exigeants, « How I met your mother » est une série navrante. Les personnages n’ont plus rien à dire. La plupart des épisodes ne m’arrachent même pas un pauvre sourire.

J’en viens à souhaiter qu’on légifère sur la durée des séries. Rien n’oblige les producteurs à prolonger le calvaire des téléspectateurs quand les scénaristes n’ont plus rien à dire.
Pourquoi je m’accroche ? Je me le demande. Certainement pour savoir qui est la putain de mère des enfants de Ted certainement…

Passablement agacée par les séries, je me suis rabattue sur la TNT, une valeur sûre. J’ai commencé par « Tellement vrai » qui rediffusait dans sa soirée apparemment best-of un sujet sur cette famille formidable, qui gère un club libertin. Papa, le propriétaire des lieux à la base, a confié la gérance de l’endroit à son fiston, qui a découvert ado que ses parents étaient libertins, et qui y exhibe désormais fièrement sa petite sœur et sa copine, tandis que belle-maman vend dans un corner ses vêtements cochons. Voilà, voilà, bon j’ai zappé au bout d’un (long) moment en me disant que le salut viendrait certainement de « tous différents », l’émission qui se dédiait en rediff’ samedi en fin de journée aux gens qui pètent sans arrêt. Un handicap au quotidien, ne riez pas ! J’étais fatiguée aussi… Là, nous suivions un anglais, qui pèse 260 kilos, et entend perdre 200 kilos grâce à une réduction de l’estomac. Son opération échoue d’abord car les médecins ne peuvent percer son surplus de graisse pour atteindre son estomac. Finalement, il paraîtrait qu’il a vraiment perdu du poids. NRJ12, de son côté, en était aux gens qui feraient n’importe quoi pour être connu. Du coup, retour sur NT1 avec ces mères qui ont des enfants passé 60 ans aux Etats-Unis ou en Angleterre… En voyant, la maman de ravissants rouquins expliquer qu’elle aurait 80 ans pour leurs 18 ans ou la sexagénaire titulaires deux enfants un peu lents que leur retard était du à l’âge qu’elle avait quand les avait eus, j’ai été ravie de voir rentrer ma femme et d’éteindre ma télé. 

Comme un os…

Mes parents sont venus passer un peu de temps à Toulouse la semaine dernière pour mon anniversaire. Passer du temps avec mes parents me permet toujours de réaliser que décidément nous ne vivons pas pareil. Mais la surprise vient toujours avec eux de là où je ne l’attend pas.

A table, ma mère apostrophe ma femme : « Vous saviez, Poc et toi, qu’Emily Deschanel était végétalienne ? » Bizarrement, ma moitié et moi tiquons sur la pratique alimentaire et rebondissons sur le fait qu’elle ne doit donc manger ni viande, ni œufs, ni fromage…Nous mettons donc un moment à réaliser que ma mère vient d’évoquer les habitudes alimentaires de l’héroïne de « Bones ». Entre deux, mon père a tenu à me resituer Emily Deschanel et je ne peux pas m’empêcher de demander à ma mère comment elle l’a appris.
En effet, dans mes souvenirs récents, Télérama n’a pas réalisé de portrait d’Emily Deschanel et je serais étonnée que France Culture ait consacré toute une émission aux vedettes de télé américaines végétaliennes. Ma mère m’explique donc qu’elle s’est rendue sur Google pour faire des recherches sur l’héroïne de « Bones ». Ma mère a donc « googlé » Emily Deschanel. Ma mère qui ignorait comment se servir d’une souris, d’un ordinateur et ce que pouvait être google, il y a peine deux ans, a « googlé » Emily Deschanel.
Mon père ne voulant pas être en reste nous apprend qu’elle est enceinte.

J’en suis restée sidérée. L’intérêt de mes parents pour « Bones », une série quand même guère reluisante, va assez loin pour qu’ils aillent sur internet se renseigner sur l’héroïne, mais pas sur David Boreanaz en revanche, l’idée leur a paru baroque.

Bon, admettons à la rigueur.

Vendredi 13 mai, nous fêtons donc en famille pour la première fois depuis que j’habite à Toulouse, soit dix ans pile, mon anniversaire. Mon père un rien embêté signale à ma mère que c’est le soir de « Bones ». Dans ma grande mansuétude, je les ai autorisés à visionner leur série favorite. Je ne me suis pas vengée d’années de privation télévisuelle, inexistantes de toute façon.
Quand mes parents regardent « Bones », anniversaire ou pas, il ne faut pas émettre un bruit et pousser le son de ma télévision à 53 pour que papa qui n’est absolument pas sourd entende bien. En temps normal, nous ne dépassons pas les 10/15.

Je ne comprends pas cette passion, je l’avoue. En attendant, cette grossesse m’inquiète. Que se passera-t-il si elle empêche l’héroïne de tourner ? Je n’ose pas évoquer le sujet avec mes parents…

Bones (« le mystère de la tête d’Henri IV »)

J’ai presque envie ce matin de créer une rubrique jusque là inédite sur ce blog sur les émissions intelligentes que je regarde à la télévision, qui demeurent cependant rares. Je ne parle pas là de « Slam » ou de « questions pour un champion » évidemment…

Hier en m’en tenant strictement à mon Télé POC, j’ai d’abord jeté un oeil distrait puis accordé toute mon attention au sujet de France 5 sur la tête d’Henri IV et je remercie mon excellent magazine télé de lui avoir accordé deux TT mérités afin que je m’y consacre.

A la croisée des chemins entre un épisode de « Bones » et un documentaire historique pointu, « le mystère de la tête d’Henri IV » se suit comme une enquête policière de la quête de la fameuse tête momifiée désignée par un brocanteur taxé d’être un illuminé comme la tête momifiée du roi de France à la confirmation ou l’infirmation – je laisse planer un semblant de suspens pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire – de l’identité de ce crâne.
J’ai non seulement appris plein de choses sur le sort assez particulier réservé aux cadavres des rois de France durant la Terreur, sur la passion de certains de nos ancêtres pour les reliques royales mais également sur les techniques d’embaumement françaises et italiennes.

Le documentaire est admirablement construit. Ainsi on craint à un moment que les instigateurs de ce projet fou ne trouvent pas la tête et le premier rebondissement de l’enquête, presque de la quête, avec dégotage de cette fameuse tête qui semblait perdue à jamais, est extrêmement émouvant. Ensuite dans les analyses visant à authentifier l’identité du possesseur du fameux crâne, les péripéties sont nombreuses et toutes passionnantes. Henri IV a-t-il jamais porté une boucle d’oreille ? Peut-il s’agir de sa tête si elle compte encore un cerveau alors que le crâne de tous les rois de France avait été scié lors de leur embaumement ?
La révélation du « visage » associé au crâne, presque à la façon dont Angela procède dans « Bones », est simplement géniale.

Bref, je vous conseille chaudement de vous rendre sur pluzz et d’accorder 75 minutes à ce sujet, car vous ne le regretterez pas. Vous découvrirez le Temperance Brennan français, Philippe Charlier déjà apparu dans le plutôt bien foutu bien qu’un peu plus simpliste que ce magnifique documentaire, « secrets d’histoire ».

Trop de M6 dans ma vie

Je pense que je regarde trop M6…

Depuis lundi, « un dîner presque parfait » s’est installé à Valenciennes, dans le Nord. Il devient de plus en plus difficile de tomber sur une émission classique, sans concept novateur pour distraire le téléspectateur de l’idée qu’il pourrait se lasser de voir le programme toujours accommodé à la même sauce. Pour pimenter un peu les choses, cette semaine, les candidats se voient, tels de véritables « top chefs » imposer un panier par la production dont ils devront cuisiner tous les ingrédients. Le thème de la soirée est également choisi par avance. Ils ont une heure pour construire un menu et la possibilité d’appeler un ami pour les aider dans leur tâche et surtout pour faire les courses pour la déco. Pour la première fois depuis longtemps, je suis assez emballée par la nouveauté induite par ces nouvelles règles. La pauvre candidate d’hier, sosie d’Isabelle Nanty, a été minée en constatant qu’elle devrait composer avec du canard, alors qu’elle ne mange pas de viande. J’ai sincèrement compati, de mon côté, en la voyant disséquer son foie gras plein de nerfs ignobles. Comme elle, je vomis le foie gras…
Au final, elle est évidemment celle qui s’en est le mieux tirée pour l’instant, les candidats l’ayant avantagée en pensant certainement qu’elle ne serait pas dangereuse.
Ce que j’aime dans cette semaine de « dîners », c’est aussi le cadre commercial qui participe à l’émission mais qui refuse de se joindre aux animations qu’il juge dégradantes sous le prétexte fallacieux qu’il ne souhaite pas que ces images le suivent durant le reste de son existence. Connaissant l’émission, sa participation aurait du être remise en question…

Depuis lundi, « 100% Mag » est installé dans le Nord, la patrie des sympathiques chtis. Je pensais que la mode était un peu passée, mais on fait toujours les meilleures soupes dans les vieux pots après tout. Grâce à cette émission que je zappe en général, j’ai réalisé que si je ne mangeais plus de « merveilleux » depuis 10 ans, c’était certainement parce que cette pâtisserie n’a jamais été exportée au delà de la Deule. Estelle Denis se proposait donc de montrer aux téléspectateurs ne M6 qui n’habitent pas le Nord ce qu’est un merveilleux. Alors pour les non initiés, il s’agit de meringue coupée en deux recouverte de crème chocolat et roulée dans les copeaux de chocolat. C’est divin et je pense ouvrir à Toulouse une boutique qui se consacrera à leur vente.

Depuis hier soir, M6 propose la saison 6 inédite de « Bones » pour le plus grand bonheur de mes parents. Plein d’inédits en prime, quel bonheur ! Mais euh attendez, c’est bizarre parce que dans le premier épisode de la soirée, Angela et Hodgins s’apprêtaient à avoir un petit bébé et dans le deuxième ils venaient de se séparer. Il y a décidément quelque chose de pourri dans le Royaume de M6… Un inédit pour un paquet de rediffs piochées au hasard dans les cinq saisons que comptent la série, c’est moche.
En plus, l’inédit ne cassait pas trois pattes à un canard et s’ouvrait sur une scène risible où Booth joue le bon soldat ricain en Afghanistan et empêche un vilain barbu d’enlever un innocent enfant à une gentille femme voilée.
Cette scène m’a rappelé le jeu très pacifique auquel je jouais sur mon Atari 520 ST, « opération Wolf », à la fin du premier niveau, le boss était un vilain militaire barbu qui retenait en otage une femme innocente. J’avais la sale manie d’envoyer une grenade sur le méchant pour éviter de me faire buter au mépris de la santé de l’otage…
Bref, j’ai de plus en plus de mal à voir l’intérêt de cette série ultra manichéenne. Il faudra que j’en parle à mon père…

Joyeux Noël

Aujourd’hui, je peux me targuer d’avoir acheté 95% de mes cadeaux de Noël, les 5% restant sont ceux dédiés à ma belle-famille avec qui je ne serai pas le Jour J à l’heure H, autant dire que ça ne compte presque pas.

J’ai évidemment envie de m’en vanter et par conséquent j’en fais un post. Je ne me ruerai pas durant les vacances de Noël dans une FNAC bondée en pestant et c’est une grande satisfaction pour moi.

Cependant, un doute affreux vient assombrir tout ce bonheur. Si je me suis quasiment tenue à la liste rédigée par ma femme pour un père Noël qui connaît par cœur la table littérature anglaise du XIXème et du début du XXème siècle de la plus belle librairie toulousaine, j’ai suivi pour le cadeau de mon père les conseils toujours avisés de ma maman.

Alors au lieu de lui acheter le coffret dvd du disciple de Tati qu’il aurait certainement adoré ou la réédition collector de son film culte « le guépard » [J’interdis à quiconque de ma famille proche de me piquer ces idées pour ridiculiser encore mon présent pourtant coûteux. Tu es prévenu toi qui te reconnaîtras !], j’ai opté pour le coffret DVD regroupant les saisons 1 à 4 de « Bones ».

Ma maman m’a garanti qu’il allait a-do-rer. Je la soupçonne surtout de se frotter à l’avance les mains à l’idée de revisionner sa série préférée dans l’ordre et à volonté. Quand je pense au passage, que le dimanche matin, elle me signale qu’elle n’a pas trop apprécié le premier épisode de mercredi de « fais pas ci, fais pas ça », j’ai un peu envie de l’envoyer paître en lui rappelant qu’elle regarde quotidiennement et évidemment « au second degré » « Derrick » et « le Renard » et qu’elle m’a obligée à offrir à mon père une série à la qualité plus que douteuse. [Je vais arrêter de jouer les attachées de presse de la série, mais je me dois de vous rappeler que la suite est diffusée demain à 20h40 par France 2.]

Bref, je connais mon père et je sais qu’il est à peu près aussi doué que moi pour feindre l’extase face à un cadeau qui lui déplaît. De mon côté, j’opte pour la surenchère (« wahoooooooooooo, génial….alors ça je ne m’y attendais pas du tout »), quand lui pose le présent sur le côté sans jamais plus s’en soucier. Je garde un souvenir cuisant de mon excellente idée d’innover voilà quelques années en lui offrant un chef d’œuvre de la littérature issue de la culture populaire, « le seigneur des anneaux » dans une édition fort chère, qu’il n’a pas calculée dix secondes et qui six mois plus tard se trouvait au dernier étage de leur maison, dans « ma » chambre avec mes livres et les bouquins qui ne sont pas dignes de figurer dans les étagères du rez-de-chaussée ou du premier.

Pour vous donner une idée de la qualité des conseils de ma mère, elle m’a conseillé d’offrir à ma grand-mère un agenda pour qu’elle note ses rendez-vous chez le médecin car elle perd un peu la tête. Elle me suggère donc de rappeler en un cadeau unique à ma mémé qu’elle est malade et gâteuse. Joyeux Noël…

Mes parents…

J’ai fait une découverte étonnante ce week-end. Mes parents, que je vais situer pour les lecteurs nouveaux venus, sont devenus des inconditionnels de « Bones », au point que dans une journée, ils se réfèrent au moins deux ou trois fois à un épisode de la série pour illustrer un moment du quotidien*. Je n’exagère pas, je vous promets.

Mes parents donc..qui passent, dans une journée normale, plusieurs heures de leur temps éveillé à écouter France Culture, qui ne voient, ne comprennent et n’interprètent le monde que par ce prisme particulier ; mes parents qui théoriquement ne connaissent que quatre chaînes : France 3, France 3, France 5 et Arte ; mes parents que j’ai surnommés à dessein « les intellectuels de gauche » qui se targuent justement avec suffisance d’être des INTELLECTUELS sont devenus fans de « Bones ».

Ma mère peut analyser la série et son intéressante galerie de personnages qui incarnent chacun un type donné sans plaisanter.
Ma mère m’a demandé si la série existait en dvd car elle aimerait l’avoir pour Noël. J’ignore encore si elle était sérieuse ou pas et si je dois vraiment investir dans le coffret des quatre premières saisons en ce moment en promotion sur Amazon.

En même temps, c’est réconfortant, les chats ne font pas des chiens et j’ai finalement de qui tenir (mais Bones quand même…).

[Je confirme que mes parents « sont un petit peu chiants » même dans leurs contradictions.]

[La POC adolescente, qui sommeille en moi et qui a pleuré tout ce qu’elle a pu afin de pouvoir regarder, comme ses camarades de classe, La Cinq ou M6, est particulièrement indignée d’apprendre que ses parents désormais sexagénaires, adorent une série diffusée par une chaîne dont elle a été privée sans motif valable.]

Petit zapping !

Je suis décidément très fan de la cinquième saison de « Bones », qui, comme le soulignait intelligemment ma moitié hier, se joue des poncifs de la culture populaire américaine. Ainsi, après l’épisode « X-Files » tournant autour du thème classique de l’enlèvement par les extra-terrestres et leurs visites sur notre planète et celui sur le complot entourant la mort de JFK, nous avons eu hier le droit aux légendes urbaines avec un supposé boucher, serial killer redoutable, sévissant depuis des décennies dans la ville natale de Temperance et à la combustion spontanée. Mais plus que tout, c’est l’apparition de Robert « Freddy » Englund en terrifiant concierge et meilleur ami du lycée de Bones qui m’a séduite. Robert Englund pour les enfants du placard a campé le héros des griffes de la nuit mais a également été le très pacifique Willy le lézard dans « V ». Ces apparitions en guest me réjouissent toujours et son antre terrifiante dans l’épisode de « Bones » était certainement un clin d’oeil à ses activités d’empêcheur de rêver en rond.

En revanche, je suis un peu minée par la Version Française de « The L Word » diffusée par Direct Star, qui a ainsi pris la suite de Virgin 17, puisque Bette (prononcez Bête) s’appelle désormais après traduction BettYYYYYYYYY. Je me demande qui a jugé que Bette était un prénom bête, que les françaises ne pourraient pas supporter. Pour la peine, voici une scène mettant en scène le talent de Bette…

Je suis également très inquiète à la perspective que la production de « Secret Story » laisse Senna et Amélie concevoir un enfant en captivité. Après visionnage d’un extrait de la quotidienne d’hier soir que j’ai zappée bien vite pour la peine, l’hystérique belge se croit déjà enceinte. Je pensais que la production mettait des produits contraceptifs dans l’eau pour éviter ce genre d’écueil.

Sinon, Richard Gotainer n’est pas un garçon franchement sympathique, comme tendent à le démontrer les dîners de M6 dans lequel il figure comme candidat lambda qui gagnera bien 1000 euros s’il l’emporte. C’est un peu triste, non ?

A quand les 7 millions de téléspectateurs pour Fais pas, ci fais pas ça ? Demain ???

Ce matin en découvrant les chiffres d’audience d’hier soir, j’ai été légèrement atterrée de constater que « Sœur Thérèse.com » avait fait jeu égal avec la rediff du « Docteur House », soit 7 millions de téléspectateurs. Alors certes, j’adore Dominique Lavanant et cette mini-série est un peu meilleure que « Joséphine ange gardien », mais elle ne casse tout de même pas trois pattes à un canard. Je suis restée très blessée par les chiffres de « fais pas ci, fais pas ça » que j’espère voir décoller dès demain.


Pour vous donner une idée du potentiel de Sœur Thérèse, hier, l’héroïne, Sœur Thérèse donc, perdait la mémoire suite à une mémorable chute sur la tête et se croyait revenue approximativement 10 ans en arrière avant ses vœux religieux et son divorce. Pour ne pas la contrarier, son entourage proche décidait d’entrer dans son jeu et la bonne sœur réintégrait son couvent avec ses habits et sa mentalité séculaires en croyant rejoindre une maison de repos.
Sur ce canevas comique se greffait une histoire d’erreur judiciaire tellement subtile, que j’ai compris dans la minute que l’ex associé trop gentil pour être honnête et sa femme dépensière étaient les vrais coupables.

Dominique Lavanant, enfin privée de ses atours de bonne sœur, s’en est donné à cœur joie dans cet épisode alternant blasphèmes et cabotinage de compét’.

Le côté anachronique a été complétement évincé de l’épisode. Ainsi Juliette/Sœur Thérèse aurait du être surprise de découvrir une nouvelle monnaie (l’euro n’est en circulation que depuis 2002), des modèles de véhicules inconnus, des portables plus performants,… Mais les scénaristes n’ont apparemment pas souhaité se pencher sur ces « détails » de taille.

A la fin de l’épisode, Sœur Thérèse retrouvait miraculeusement la foi avant la mémoire grâce à la victime du crime crapuleux qu’elle cherchait à élucider. En effet, les scénaristes de la série, avides de fantastique et qui ont probablement trop regardé « ghost whisperer », ont intégré exceptionnellement à l’épisode cette composante fantastique. A vous de décider, selon vos croyances, s’il s’agissait d’hallucinations de Juliette alias Sœur Thérèse ou de vraies apparitions divines.
Dans tous les cas, la série est préparée pour un magnifique cross-over avec « Joséphine Ange Gardien », qui viendra en aide à Sœur Thérèse qui perd la foi peut-être suite à un crime particulièrement horrible ou à un meurtre qu’elle n’a pu éviter.

De toute façon, pour les audiences, je cesse de chercher à comprendre.
Jeudi, j’avais parié sur le Post que « Starmania » sur France 2 ou « Pékin Express » sur M6 allait laminer « les Experts » franchise Miami de TF1, alors que c’est la série américaine qui est arrivée largement en tête avec une audience qui cumulait quasiment les scores de la six et de la deux.
Autant ne pas s’ennuyer à mettre des sous dans des épisodes coûteux de fiction, quand un vieux « Docteur House » ou les plus mauvais des « Experts » vous permettent de décrocher un bon score sans vous fatiguer.

Quant à ma maman, elle va être enchantée d’apprendre que « Bones » revient à la place de « Kyle XY » sur M6 dès samedi. W9 se chargera certainement d’écouler les saisons à venir et tant pis pour ceux qui ne disposent pas de la TNT.
Ma mère préfère « Bones » à « fais pas ci, fais pas ça », que voulez vous…

72 heures chrono

[NDLA : après moult hésitations, je (re)mets en ligne ce post finalement gentil, je te promets Maman.]

Je dédie ce post à mon frère qui va hurler (à un moment) en le découvrant…

Un post impudique pour changer

14h35 Je vois de la fenêtre de mon appartement ma femme grimper dans la voiture qui va l’amener à l’aéroport. Elle part deux jours et je retiens mes larmes à grande peine. Je positive aussitôt en passant l’aspirateur. Nous appartenons, ma femme et moi, au genre de couple détestable qui ne supporte pas la séparation.
17h07 Je réceptionne ma mère, venue me garder pendant les 48 heures où ma Moitié sera absente. Il s’agit d’un problème d’angoisses, et non de confiance, il est préférable que je reste pas seule (je sais, ça fait peur…).
17h08 Ma mère fait partie des gens qui ne comprennent pas la notion de « attends moi sur le quai », je la retrouve dans le souterrain au terme d’une course-poursuite épique.
17h20 Je me demande à quel moment je pourrai nous rapatrier devant la télé sans que ça paraisse trop cavalier.
18 heures Ma mère insiste pour découvrir « facebook ». Ma mère est une brèle en nouvelles technologies mais comme par hasard elle a retenu que mon frère y mettait des photos. Je la lâche sur le facebook de mon frère et je réponds au téléphone à W., blogueur sur le Post, qui semble penser que j’ai apprécié la performance de Virginie Guilhaume à la télévision non pas avec mon cerveau mais avec quelque chose qui se situe quelques dizaines de centimètres plus bas. Je ris jaune. Maman lit en détails les activités de mon frère sur facebook (je suis désolée) et n’y comprend rien. Ma mère, comme moi, n’a pas compris l’utilité du site.
20h35 Nous nous affalons enfin devant la télé. Ma mère adooooore « le petit journal people » et me demande comment je trouve Yann Barthez, sous-entendu physiquement. Je réponds vaguement qu’il a de jolis yeux. Ma mère, elle, le trouve TRES beau.
20h40 Ma mère me confirme qu’elle est fan d’Omar et Fred. J’ai du mal à saisir. Elle ne possède pas les références pourtant, Paris Hilton est notamment une inconnue pour elle. Pourtant, elle rit. Je m’interroge toujours à ce sujet
20h42 Nous attaquons le visionnage des « Bleus » sur M6. C’est mon choix, comme dirait Evelyne Thomas. Ma mère trouve le temps long. Elle n’est pas fan comme moi de l’écriture très moderne des dialogues. Elle finit pas se laisser porter. Jusqu’à ce que bang, évidemment je l’avais oublié, survienne le passage où le petit flic gay se sent obligé de flirter en mode SM avec son copain au commissariat. Ma mère souligne qu’il a tout le temps un gay ou une lesbienne dans les séries désormais. Je sens qu’elle désapprouve un peu, moi aussi d’un coup, non pas qu’elle rejette, mais bon…

Le lendemain
17 heures Après avoir arpenté la ville et travaillé, je m’affale devant « Seconde chance ». Ma mère me demande de quoi il s’agit et j’ai peine à lui expliquer. « Euh un soap à la française, c’est bien, tu vois, mais pas top quand même ».
17h40 Je ne m’en sors pas mieux avec « Las Vegas », alors « euh c’est une série américaine, tu vois qui se situe dans un casino à Las Vegas, euh c’est drôle, enfin c’est bien mais y’a mieux quoi ». On se réjouit que j’écrive et que je ne parle pas finalement sur ce blog.
17h50 Je m’échappe sur la six. Le dîner donnera à causer à ma mère, qui trouve les convives trop critiques, la déco moche et la cuisine moyenne. L’émission lui plaît mais elle ne l’admettra pas.
20h35 Rebelotte devant le petit journal et Omar et Fred, dont ma mère est toujours aussi fan.
20h40 J’ai laissé le choix du programme à ma mère. Nous regardons donc sur France 3 « la tourneuse de page ». Je suppose, sans m’avancer, que 99,8% de la production française ne compte aucune histoire de lesbiennes et que France 3 programme dans 99,8% des cas des films sans gouine, ce dont je ne me réjouis pas normalement. Jeudi soir, évidemment, je tombe ENCORE sur une histoire de lesbiennes. Le film est passable, le baiser léger, mais je fulmine. J’ai l’impression de revivre le visionnage de « Basic Instinct » avec mon père quand j’avais 14 ans.
22 heures Nous nous rapatrions sur « RIS » qui est encore plus navrant que ce que je pensais. La parenthèse légère après le film un peu lourd me remet légèrement d’aplomb. Fort heureusement, ma mère va se coucher avant l’ultime et téléphoné baiser lesbien de la dernière rediff de la soirée. Je suis officiellement maudite.

Vendredi
17 heures Je nous colle à nouveau devant « seconde chance », dont ma mère a déjà oublié l’existence (elle ne signera certainement pas la pétition pour son maintien à l’antenne) et « Las Vegas ».
18 heures Ma mère pense que le coiffeur va gagner le dîner de la semaine. Malheureusement, elle se trompe et le gros type dont j’ai loupé la performance l’emporte.
20h40 Je propose que nous préférions Temperance Brennan aux Experts Miami. Ma mère n’accroche pas avec le premier épisode de « Bones » mais apprécie le deuxième qui se penche sur la « mythologie » de l’héroïne, qui retrouve le cadavre de sa mère. Le troisième est moyen et sans aucun rapport temporel immédiat avec les deux précédents.
23 heures Ma mère va se coucher avant de découvrir les épisodes lesbiens de « Sex and the city ». La splendeur et la décadence de la relation de Sam avec une femme lui échapperont à jamais et j’en suis ravie.

Durant ces 72 heures, ma mère m’a expliqué qu’elle ne comprenait pas l’intérêt de 90% de ce que je regardais à la télévision. Je la soupçonne de me commenter en secret sur le Post depuis septembre du coup. Elle a également décrété que la pub était plus vulgaire sur la une, ce que je vérifierai par acquis de conscience. Nous sommes d’accord sur un point toutefois, les chaînes ont tort de diffuser les épisodes des séries américaines dans un ordre anarchique.
Globalement, ma mère continuera à préférer France Culture à la télévision à l’exception notable de la rubrique d’Omar et Fred, dont elle reste fan.

[NDLA : Il ne faut pas voir dans ce post une critique mais juste l’expression amusante d’un fossé de génération logique entre une mère et une fille. Quant au problème de l’homosexualité, personne, hétéro ou homo, n’aime finalement parler de sexe avec ses parents, si ?]

Mon divorce avec Bones (pour des raisons idéologiques)

J’avais plutôt de l’indulgence pour la série « Bones » même si je trouvais son propos complétement indigent. J’ai été très chiffonnée par l’intrigue de l’épisode de vendredi. Angel, qui devrait arrêter les donuts comme Kit, accepte de répondre à la requête d’une copine avocate qui lui demande à quelques heures de l’exécution de son client d’enquêter sur une preuve écartée lors de son procès qui pourrait peut être l’innocenter ou au moins différer sa mise à mort. Angel s’acquitte de mauvaise grâce de cette tâche, essentiellement parce qu’il a mis sous les verrous le condamné à mort et qu’il est persuadé intimement de sa culpabilité et de l’intérêt de sa disparition. Comme toujours, il implique « Bones », son acolyte anthropologue, dans l’aventure. En cours de route, la psychorigide consultante nous expose sans détour son point de vue sur la peine de mort pour laquelle elle milite sans hésiter. L’avocate qui a fait appel à Angel est, elle, une militante de son abolition. L’agent du FBI est évidemment pour également.
Je vous épargne les rebondissements foireux mais le coupable qui avait l’air très innocent au début de l’épisode s’avère être un dangereux psychopathe puisque « Bones » et Angel trouvent de nouveaux cadavres de jeunes filles qu’il a assassinées à n’en pas douter. Ils le savent sans même enquêter plus que ça parce qu’ils sont américains et probablement Créationnistes, donc très forts. L’avocate super jeune et naïve anti-peine de mort est humiliée par son client devant les supers agents spéciaux et part dépitée en sanglotant. En effet, le Super Méchant vient de lui avouer que, comme elle, il attend la suppression de la peine capitale, *rire sardonique*, évidemment pour échapper au châtiment qu’il mérite, le vilain.

Il y a des moments où ça me saoule franchement que les Américains nous balancent sans réfléchir leur propagande bien pensante. Ma femme a déjà remarqué que rares sont les séries venues d’Outre-Atlantique où le personnage qui tombe enceinte avorte. Même dans « sex and the city », la série super libérée et révolutionnaire, où les filles se vantent beaucoup d’avoir fait sauter de petits locataires dans leur jeunesse, Miranda garde son gosse. Il n’y a guère que Kit de « L word » qui avorte mais bon Kit a quand même cinquante ans. Je supporte le prêche des Créationnistes Camden car je sais à quoi m’attendre de leur part, moins la morale insidieuse de séries policières programmées en prime. Heureusement que je ne suis pas fan de « 24 » sinon je pense que je serais très énervée souvent…
Maintenant, je vais aller mater un peu d’Allison Dubois et je sens que je n’ai pas fini d’être suprêmement agacée.