Bye Luke

J’avoue que la mort de Luke Perry m’a fait un petit pincement au coeur. Dylan était avec Brenda, mon personnage de Beverly Hills préféré. Immanquablement quand j’avais le malheur de regarder la série avec mon père, il trouvait le moyen de me dire que jamais de la vie cet acteur n’avait 18/20 ans, soit à peu près l’âge du rôle, et qu’avec ses rides sur le front, il en avait au moins quarante. Mon père se trompait. Luke n’avait certes pas l’âge exact de Dylan, mais il était bien moins vieux qu’il le pensait. La preuve, il est mort à 52 ans…

Dylan

(Pour les fidèles de ce blog, s’ils existent encore, ça explique en partie mon obsession pour l’âge de Peyton dans les Frères Scott.)

Bref, j’ai toujours préféré Dylan à Brandon. Qui peut aimer Brandon, ce fayot qui fait tout pour plaire à Jim, son gentil papa, alors qu’en face il y a Dylan, le rebelle ? J’ai détesté Jim Walsh quand il a empêché Brenda de fréquenter son ténébreux amoureux. (Jim et Brandon Walsh figurent dans le top 10 de mes personnages honnis avec Tom Scavo bien sûr.)

Je lui en ai un peu voulu d’avoir trompé Brenda avec Kelly. Beaucoup voulu serait plus proche de la réalité.

Et puis Brenda est partie, Kelly s’est mise avec Brandon, et Rebecca Gayheart a fait son apparition dans la série dans le rôle de la fille de l’assassin du père de Dylan. Souvenez-vous, il explosait avec sa voiture et ce n’est que longtemps après qu’on apprenait qu’en fait il était en vie, protégé par le FBI, ce qui rendait la suite de l’histoire d’autant plus douloureuse pour notre beau héros tragique.
Le plan était de faire souffrir le père en tuant la fille, mais finalement ils tombaient amoureux l’un de l’autre et puis elle était tuée dans un guet-apens organisé par le mafieux. Dans mon souvenir, ils venaient de convoler. Triste ironie de l’histoire. On tombait limite dans la tragédie grecque. Et Dylan était inconsolable.

J’ouvre une parenthèse pour les plus jeunes ou les plus amnésiques d’entre vous qui s’étonneraient de cette passion pour Beverly Hills. A l’époque, l’offre de séries était carrément limitée à la télévision française, et celles pour les ados encore plus, et l’arrivée de cette fiction sur TF1 était un véritable événement. Je devais déjà savoir que ce n’était pas terrible, mais pourtant j’étais fascinée.

La carrière de Luke Perry a un peu pataugé avant qu’on le retrouve dans Riverdale. Je me souviens de lui dans un calamiteux téléfilm sur une invasion extraterrestre où il terminait lui-même transformé en créature venue d’une autre planète. Mais Wikipédia en parle bien mieux que moi !

Dylan avec ses faux airs de James Dean était un peu mon fantasme d’adolescente déjà pubère. Bon, en vrai, je préférais largement Brenda, mais politiquement au collège, il valait mieux parler de Dylan. Et puis, Brenda et Dylan figurent dans le panthéon de mes couples favoris avec Buffy et Spike, Rachel et Ross, et bien sûr Anita et Drazic.

Le point sur quelques carrières défuntes

Hier soir, j’ai profité que ma moitié dormait comme un plot pour jeter un œil à « Starship Troopers » sur NRJ12. A sa sortie en 1997, j’avais vu le film en salle. Aujourd’hui, tout ce que je retiens de ce film outre son message formidablement subversif qui, à mon avis, a pris du plomb dans l’aile, demeure son casting renversant.

Je ne sais pas si à l’époque j’avais reconnu celui qui n’était encore que le « Docteur Doogie » à l’écran. En tout cas, je ne me souvenais pas que Neil Patrick Harris intervenait dans ce chef d’œuvre dans le rôle d’un pote parapsychologue du héros.

En revanche, je me rappelais très bien de Casper Van Dien (nu, torse nu) et de sa plastique parfaite. On le voit aujourd’hui dans des téléfilms ou des productions de seconde zone. Il a campé à une époque un Tarzan super arien.

Je n’avais pas oublié non plus cette imposture de Denise Richards, que finalement je n’aime que dans « Friends » dans le rôle de la cousine canon qui fait succomber tour à tour Chandler, Ross qui lui est pourtant apparenté et Phoebe. Denise Richards a été une James Bond girl et a joué dans « Sexcrimes », un faux mauvais film qui méritait le détour aussi dans la famille des productions où l’on recense beaucoup d’anciens héros de séries.

Enfin, je pense que Dina Meyer a eu une postérité à peu près aussi alléchante que Casper Van Dien, mais à une époque elle jouait la femme d’un professeur d’université de Brandon avec qui il couchait dans les épisodes de l’université de « Beverly Hills ». Il faut croire finalement que le jumeau de Brenda n’était pas parfait.

Mon analyse de « Starship Troopers » se limitera à l’évocation de toutes ces célébrités. Le message du film au 56ème degré qui avait déjà du me passer au dessus à l’époque est aujourd’hui encore plus daté mais sa fiche wikipédia explique plutôt bien les ambitions du réalisateurs de « Basic Instinct ». Ceux que ça intéresse pourront guetter une des multiples rediffs du film de Paul Verhoeven sur NRJ12 et revoir la scène de la douche collective qui mêle Casper, Dina et d’autres nus jusqu’à la taille.

Pour clore cette rubrique cinéma-série, j’ai appris ce matin que Kelly McGillis qui m’avait fait fantasmer, quand j’étais préa-ado, dans « Top Gun » est aujourd’hui lesbienne. Son apparition dans la cinquième saison de « The L Word » en procureur de l’armée crypto lesbien était donc bien un signe de quelque chose. Bon, aujourd’hui, elle a un peu perdu de sa superbe, en même temps elle a 50 balais bien tassés.
Kelly McGillis était mon fantasme d’ado à égalité avec la Grande Kathleen Turner qui a pu jouer sans rougir les trans dans « Friends ».

Le TOP 5 des ruptures qui m’ont brisé le coeur

Ma femme trouve mignon que je ne puisse pas regarder les épisodes où Luke et Lorelai rompent. Vous êtes libres, de votre côté, de trouver ça franchement atterrant. Voici un petit Top 5 bizarrement chronologique des ruptures les plus douloureuses de mon existence de téléphage…

5) Zach Morris et Kelly Kapowski « sauvés par le gong »
Aujourd’hui, en visionnant des épisodes de « sauvés par le gong » je me demande comment j’ai pu être aussi accro à cette série franchement naze. Mais c’était les années « giga » et à l’époque nous ignorions encore ce qu’était une vraie bonne série. Nous étions en 4 ou 5 avant « Friends » ou « Urgences ». Bref, un jour, j’ai allumé mon téléviseur et j’ai découvert un faux blond avec une coupe défiant la gravité dont l’objectif était de conquérir la capitaine de l’équipe de volley-ball de son lycée. Malgré les bâtons que Slater lui a longtemps mis dans les roues, un jour Zach est arrivé à ses fins et il est enfin sorti avec, on disait comme ça à l’époque, Kelly. Un jour, cependant, après moult micro fâcheries, un soir de bal même, je m’en souviens, Kelly et Zach ont rompu parce qu’ils étaient trop jeunes pour une histoire aussi sérieuse et que Kelly voulait vivre d’autres aventures. Je l’ai pris pour moi, je l’avoue, car moi aussi j’étais amoureuse de Kelly (pas de commentaire, merci). Plus tard, dans les téléfilms « sauvés pas le gong », le jeune couple s’est retrouvé et s’est marié, mais pour moi c’était déjà trop tard, j’étais occupée ailleurs par…

4) Brenda et Dylan de « Beverly Hills »
J’ai attendu longtemps l’arrivée de cette série sur mon petit écran comme un espèce de Graal de téléphage. A l’époque, « la Belge » que nous captions dans le Nord, sauf chez moi car notre antenne craignait, diffusait les épisodes inédits en France de ce soap pour ados et une copine m’en avait parlé. Je me suis immédiatement identifiée à Brenda, la jumelle maléfique de Brandon qui souffrait de la perfection de son frère agaçant. J’ai flashé sur Dylan, même si aujourd’hui j’ai réalisé qu’il avait déjà 30 ans à l’époque. Je me souviens encore du lapin qu’il a posé à la jeune fille pour leur tout premier rendez-vous sur fond de « she’s like the wind », la BO de « Dirty Dancing ». Les choses se sont compliquées quand l’affreux paternel de Brenda s’est opposé à sa liaison avec le jeune rebelle et finalement c’est cette connasse de Kelly qui les a fait rompre définitivement, je la hais encore pour ça.

3) Ross et Rachel de « Friends »
Entre 1994 et 1995, nous avons enfin découvert de vraies bonnes séries sur les chaînes hertziennes et je suis devenue, en une soirée dédiée, fan intégrale de « Friends ». La série n’a pas pris une ride et je peux encore rire ou m’émouvoir en la regardant. Je ne vous ferai pas l’offense de vous résumer l’idylle entre Ross et Rachel mais cette rupture à cause de la jalousie de Ross, de la fille de la photocopie ou d’un malentendu sur la notion de « pause » m’a brisé le cœur. Bon, j’ai cessé de m’attacher par la suite pour comme la petite bande ne plus mal vivre chacune des ruptures du couple explosif.

2) Buffy et Spike de « Buffy contre les vampires »
Le bovin Angel m’a toujours complétement laissé complétement indifférente et je lui ai immédiatement préféré, malgré son physique un peu difficile, le sombre Spike. La construction de l’idylle impossible entre les ennemis d’hier et d’aujourd’hui est un de mes rebondissements favoris de la série. Tout commence à l’entrée à la faculté de Buffy, Spike se rend peu à peu compte qu’il aime la Tueuse. La saison 5 les rapproche opportunément. Revenue d’entre les morts, Buffy, plus dark que jamais, succombe enfin aux charmes du vilain vampire. Leur rapprochement amoureux est extrêmement violent et se termine évidemment très mal. La mort de Tara, malgré mon orientation sexuelle, m’a beaucoup moins affectée que la rupture entre la Tueuse et William le sanglant. Spike part même en quête de son âme pour reconquérir Buffy et finit par succomber pour le bien de l’Humanité. Si Buffy et Spike demeurent de loin mon couple favori de série, la rupture de Luke et Lorelai reste celle qui m’a le plus affligée.

1) Luke et Lorelai de « Gilmore Girls »
Dès le premier épisode de la série, le téléspectateur comprend que la brune bavarde est faite pour le cafetier taciturne. Il est fou d’elle et elle ne lui est pas indifférente, mais ils passent 4 saisons à se louper. Luke finit par prendre le taureau par les cornes et sort enfin avec Lorelai. Mais Lorelai a une famille compliquée et un ex benêt envahissant et ils rompent une première fois, premier déchirement de taille. Ils finissent par se résoudre à l’évidence et ils se remettent ensemble. Là le sort se ligue contre eux malgré la courageuse demande en mariage de Lorelai à son ténébreux compagnon. Une fille cachée plus tard, Lorelai se console dans les bras du père de sa fille et scelle le sort du couple. Je me console en songeant qu’à la fin des fins ces deux là se retrouvent.

Vous l’aurez compris, selon mon âge et ma situation maritale, les choses qui me touchent évoluent. Globalement, je sais, j’ai 31 ans de téléphagie à mon actif, qu’un couple heureux n’est pas télégénique et que pour une série dure, il faut que le couple phare s’unisse le plus tard possible ou ait des relations totalement orageuses et inconstantes. Parfois, ce précepte de base m’épuise un peu, mais je suis obligée de reconnaître qu’il est juste.

J’en suis arrivée à la conclusion que ma femme et moi formerions le couple télévisuel le moins intéressant du monde et ma moitié a acquiescé en m’indiquant « surtout quand nous avons la grippe ».
Rien à ajouter sur le sujet, enfin si quelles ont été pour vous les ruptures télévisuelles les plus douloureuses ?