American Horror Stories saison 1, le classement des meilleurs épisodes

Je reviens vous chercher pour classer les sept épisodes d’American Horror Stories saison 1 (Disney +) du pire au meilleur.

Commençons par quelques considérations d’ordre général…

Pourquoi c’est bien d’après moi !
Le bonheur de retrouver un univers qu’on adore…

Un petit côté qui rappelle les Alfred Hitchcock présente ou Bizarre, bizarre, pour les plus anciens.

Chaque épisode a son propre générique et on ne va pas se mentir, les génériques comptent à 30% dans le plaisir de regarder une nouvelle saison de American Horror Story et à 80% dans le frisson préparatoire.

On retrouve tous les ingrédient qu’on aime dans la série originale : du mystère, du frisson, du sang, du gore et beaucoup, beaucoup de what the fuck !

Le casting est dans la plupart des épisodes plutôt pas mal. Mention spéciale à la sublime – et je pèse mes mots –Kaïa Gerber, digne fille de sa maman, Cindy Crawford.

Pourquoi c’est bien mais pas top…
On ne va pas se mentir, certaines histoires ont vraiment du mal à donner le meilleur d’elles-mêmes en seulement 40/45 minutes. J’y reviendrai plus en détails dans le classement.

Si le casting est vraiment pas mal, j’aurais aimé retrouver les têtes d’affiche de la série « principale ». Et moi, il me manque un « rise » de Sarah Paulson, même en clin d’oeil… même court.

On nous ressort la maison hantée jusqu’à l’épuiser et même la tuer (????), la pauvre.

On en vient à l’essentiel, mon classement !

Attention, il y a quelques spoilers sur la série !

7- La Liste des Vilains (The Naughty List) (épisode 4)

Typiquement l’épisode inabouti, dont l’intrigue aurait mérité de courir au moins sur trois fois 45 minutes. Sans compter que je trouve le propos limite indigent. C’est dommage parce que le père Noël qui est vraiment une ordure avec un peu de second degré, ça aurait pu fonctionner. Je sauve juste la petite morale finale.

6- Game Over (Game over) (épisode 7)

Là vraiment à regret. Le retour de la maison hantée, pour la deuxième fois de la saison. Et comme son nom l’indique, on veut vraiment en finir avec ce lieu. Mais la mise en abyme – la série est adaptée en jeu vidéo – fonctionne bien pendant l’introduction et me perd à la fin. Je ne sais plus différencier ce qui est « réel » du reste. La maison a-t-elle vraiment brûlé ?
C’est vraiment dommage parce que le côté méta est très sympa. On aurait aimé aussi voir encore plus de personnages de la saison principale.
Si la série est adaptée en jeu vidéo,je me précipiterais dessus, même si je doute qu’elle ait un portage sur Switch.

5– Ba’al (Ba’al) (épisode 5)

On commence déjà à attaquer les bons épisodes. L’intrigue semble prévisible et est plus complexe que prévu avec une série de twists finaux de très bon acabit. Et puis bon, même si elle joue comme une patate, j’adore Billie Lourd (la fille de la regrettée Carrie Fisher).

4 et 3- La femme en latex, partie une (Rubber (Wo)Man) La femme en latex, partie deux (Rubber (Wo)Man – Part Two) (épisodes 1 et 2)

Une famille emménage dans LA maison hantée, on sait que les choses vont forcément mal tourner. Ca massacre à tout va. Il y a Paris Jackson et Kaïa Gerber (d’autres filles de). Ce n’est pas forcément formidable, mais on retrouve l’esprit de la saison 1. Je regrette cependant l’absence des piliers de la fiction d’origine au casting.

2 – Sauvageons (Feral) (épisode 6)


Certainement le plus glauque. L’intrigue enlevée ne pâtit pas du tout du côté on-doit-tout-raconter-en-45-minutes. On a le temps de s’attacher suffisamment à la famille du petit garçon enlevé alors qu’il campait – un classique – pour trouver le final atroce. Il y a du Roanoke en bien dans cet épisode.

1 – Le Drive-in (Drive In)

Excellent épisode ! Intrigue au top, final génial. A voir ! Je pense que j’ai raté 80% des références cinéphiles.

Dix conseils séries pour supporter le reconfinement

Même si je suis certainement l’un des êtres les plus casaniers que la terre ait porté, ce reconfinement (qui donnera lieu à un re-déconfinement du coup ?) me mine.
Et pourtant, mon lieu de vie actuel a été aménagé ces derniers mois pour survivre à un éventuel reconfinement. Mais il ne compte, malgré mes efforts, toujours pas de jardin, ni de vue mer.
Comme me disait ma maman avant que je parte passer un examen, haut les coeurs ! (Du coup, c’est le moment d’écouter la chanson de Fauve ? Pas Hautot, hein ? Vous vous souvenez de Fauve ? Sans blague ?)

L’histoire étant un éternel recommencement, voici dix conseils séries, toujours totalement subjectifs, pour passer le confinement. Je vous interdis de dire que je me répète. Il n’y a pas d’ordre !

Mon nouveau mantra…

1- The Good Place (saisons 1 à 4 sur Netflix)
Oh une série qui parle de la mort en pleine pandémie, comme tu es drôle, Poc ! Certes, mais ce n’est pas son unique sujet (quoique…), elle vous permettra aussi de réfléchir au sens de la vie (« J’ai trouvé le sens de la raison qui m’entraîne » lalalala) et peut-être de vous intéresser à l’éthique. J’en suis restée personnellement à la série, mais rien ne dit que ce deuxième confinement ne sera pas celui qui me mènera vers la philosophie.

2-Dark (saisons 1 à 3 sur Netflix)
J’ai déjà tout dit sur Dark, qui est certainement la série qui m’a le plus secouée ces 5 dernières années. Je vous envie de la découvrir, je vous envie de pouvoir la regarder d’un trait. Pensez à prendre des notes quand même et prévoyez une grande feuille blanche pour dresser les différents arbres généalogiques !

3- The Boys (saison 1 et 2 sur Amazon)
Des têtes qui explosent, des supers-héros bien tordus, des effets spéciaux qui déchirent… voilà de quoi bien, bien se changer les idées

4- Gilmore Girls (saisons 1 à 7 sur Netflix et quatre épisodes supplémentaires non indispensables)
Pour se vider la tête, rien de tel que d’écouter Lorelai parler et encore parler en buvant du café chez Luke dans la très chouette bourgade de Stars Hollow. Ce monde parallèle si proche du nôtre et en même temps si lointain devrait apaiser vos nerfs un peu à vif. Et puis bon, prendre fait et cause pour Lorelai contre sa mère vous permettra de canaliser votre énergie négative.

5- Buffy contre les vampires (saison 1 à 7 sur Amazon)
C’est mon petit plaisir quotidien, redécouvrir les aventures de Buffy et du scooby-gang en VO ! Entendre les blagues et les références à côté desquelles j’étais passée durant toutes ces années, découvrir des morceaux d’intrigues qui résonneront à nouveau par la suite, noter les obsessions de Josh Whedon… J’ai presque envie de prendre des notes en regardant Buffy.

6- Community (mais vraiment que les saisons 1 à 3 sur Amazon ou Netflix)
Petit bijou de série qui s’étiole à partir de sa quatrième saison pour virer à l’immense n’importe quoi durant les deux dernières, mais les trois premières valent tellement le détour.

7- American Horror Story (saison 1 à 9 sur Netflix)
Je vous envie de découvrir cette série. Vous pouvez vous référer à mon classement pour les regarder, les prendre dans l’ordre, piocher au hasard selon vos préférences, plutôt le cirque et ses monstres, l’hôpital (et ses fantômes) psychiatrique et ses horreurs, les années 80 et ses meurtres sanglants

8- Family Business (saisons 1 et 2 sur Netflix)
C’est plus drôle que Dix pour cent, mieux joué que Joséphine Ange Gardien, moins chiant que Maigret et plus réaliste qu’Emily un Paris. Un bonheur de série française…

9- Friends (saisons 1 à 10 sur n’importe quelle chaînes de la TNT)
Pour revoir les têtes de bébés des acteurs dans la première saison, attendre dix saisons pour que Ross et Rachel finissent ensemble, parce que ça reste drôle même au dixième visionnage et surtout parce que c’est léger.

10- Mandalorian (saison 1 et bientôt 2 sur Disney +)
C’est LA série qui m’a réconciliée avec l’univers de Star Wars après la troisième trilogie. (On peut aussi profiter du confinement pour regarder I, II, III, Solo, Rogue One, IV, V et VI). C’est beau, c’est bien, et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Je vais essayer de penser à dix conseils lecture et à dix émissions à ne pas manquer. On va y arriver, je vous le promets !

Les personnages de série avec qui personne ne souhaiterait être confiné

Je ne sais pas s’il faut choisir le moins pire de la liste ou au contraire le plus terrible. A vous de voir !

Et comme d’habitude, je suis curieuse de connaître vos propositions.

Gibbs (NCIS)
Il n’est pas très drôle, ni très sympathique. Sa rigidité militaire n’est pas propice à de belles journées de détente.
Une qualité quand même ? En tant que militaire, il peut être utile en survie, quand vous aurez terminé vos 5 kg de pâtes.

Aaron Hotchner (Esprits criminels)
Il rit quand il se brûle et un dangereux serial killer veut sa peau. Je ne sais pas ce qu’il vous faut…
Une qualité quand même ? Il doit avoir de chouettes histoires à raconter pour se faire bien peur avant de dormir.

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Meredith Grey (Grey’s anatomy)
Elle est égoïste, sinistre et elle a au moins trois gosses (j’en étais restée à deux).
Une qualité quand même ? Toujours la même, elle est médecin, ce qui est cool pour les hypocondriaques (comme moi).

Angel (Buffy contre les vampires)
Il est déprimant ! Il porte le malheur du monde sur son visage. En plus, c’est un vampire, qui pourrait bien avoir un petit creux cloîtré avec vous.
Une qualité quand même ? Il pourrait nous apprendre plein de trucs sur Buffy et vu son âge avancé, il doit avoir une tonne d’anecdotes savoureuses à partager.

Sheldon Cooper (The Big Bang Theory)
Il n’a pas vraiment le sens de l’humour et sait tout sur tout. En plus, il est maniaque.
Une qualité quand même ? Pour ceux qui ont arrêté les sciences prématurément, c’est un puits de savoir, mais pas de pédagogie !

Janice (Friends)
En vrai, il y a pire, mais je me mets dans la peau de Chandler. J’imagine très bien l’épisode où Chandler et Monica doivent passer plusieurs semaines confinés et se retrouvent coincés avec Janice suite à un hasard scénaristique.
Une qualité quand même ? Je suis sûre qu’elle est très rigolote.

Jean-Pierre Stephens (Ma sorcière bien aimée)
Un type qui empêche sa femme de s’épanouir en tant que sorcière est forcément impossible à vivre. Il faudra lui faire à manger, s’occuper du ménage et lui amener son whisky à heure fixe.
Une qualité quand même ? Son épouse ?

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Le clown (American Horror Story saison 4)
Il est horriblement flippant et vaguement psychopathe.
Une qualité quand même ? Il n’a pas toujours été comme ça, la vie lui a joué de mauvais tours.

Le Docteur Cox (Scrubs)
J’ai hésité entre lui et Gregory House, mais ce sont quasiment les mêmes au final. Il est arrogant, agressif, un peu alcoolique… Dire que j’ai oublié JD dans la liste des personnages avec qui je voudrais me confiner.
Une qualité quand même ? C’est un gentil au fond (et il est médecin).

Pierce Hawthorne (Community)
Il est raciste, misogyne, homophobe, à moitié fou…. La coupe est pleine, je n’en jette plus.
Une qualité quand même ? Il est drôle; mais à petites doses, ce qui décidément ne s’accommode pas avec le confinement !

Robert Goren (New York : section criminelle)
Il est atrocement flippant. Il vous fera avouer vos pires secrets avec son regard inquisiteur.
Une qualité quand même ? Il est psychologue.

Tooms (X Files)
Il faut vraiment vous expliquer ?
Une qualité quand même ? Il est très souple. Ne me demandez pas à quoi ça peut servir pendant le confinement…

Tom Scavo (Desperate housewives)
Parce que je le déteste. C’est le pire personnage de séries de tous les temps avec Jean-Pierre. Il ne lui manque qu’une Endora pour lui pourrir la vie.
Une qualité quand même ? Lynette ?

Rachel Berry (Glee)
Elle est insupportable ! En plus, elle risque de vouloir revisiter tout le répertoire des comédies musicales de Broadway à la bouche.
Une qualité quand même ? Son côté juke-box humain.

Lydia Grant (Fame)Parce que vous êtes prévenus, chez elle, ça se paie en une seule monnaie, la sueur et qu’on a juste envie de glander devant la télé pendant le confinement.
Une qualité quand même ? Un peu d’exercice ne peut pas vraiment nuire pendant le confinement.

Alison Dubois (Medium)
Le confinement m’angoisse suffisamment pour ne pas en rajouter avec quelqu’un qui voit des gens qui sont morts et qui généralement ne vont pas bien.
Une qualité quand même ? Tous ces fantômes, ça fait de la compagnie.

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Rory Gilmore (Gilmore girls)
Une mademoiselle je-sais-tout égocentrique ! Je ne lui pardonnerai jamais d’avoir trahi sa mère.
Une qualité quand même ? Sa mère ?

Homer Simpson (Les Simpson) 
J’ai hésité avec le turbulent Bart. Mais un type qui picole toute la journée sur son canapé n’est pas une compagnie rêvée pour un confinement, si ?
Une qualité quand même ? C’est quand même sympa de picoler toute la journée sur le canapé .

Ted Mosby (How I met your mother)
Il est au panthéon de mes personnages de série honnis. Je ne veux pas connaître l’histoire de sa rencontre avec la mère de ses enfants, surtout si c’est pour apprendre qu’il s’est remis avec Robin à la fin ! Je ne suis pas intéressée par l’architecture non plus.
Une qualité quand même ? Aucune !

 

 

Comment s’occuper pendant le confinement ?(Episode 2)

Pour celles et ceux qui n’ont jamais le temps de regarder des séries, voici quelques conseils ! Pour la plupart d’entre elles, j’ai écrit un post pour dire tout le bien que j’en pensais. Vous cliquez sur le titre, il apparaît. Magie !

Je suis preneuse d’idées aussi.

Arrivée

Les 8 saisons d’American Horror Story sur Netflix
Il y a certainement beaucoup plus réconfortant, mais bon vous aurez un peu de matière et c’est vraiment bien.

Les 4 saisons de The Good Place sur Netflix 
Probablement la meilleure série de ces cinq dernières années à mon goût. Alors certes, les saisons sont inégales, la troisième rame un peu, mais vous ne regretterez pas le voyage !

Les 2 saisons de Dark en attendant la troisième sur Netflix
C’est amusant, je cite trois séries et elles parlent de mort, de crimes atroces ou d’apocalypse. Dark est une véritable merveille malgré grâce à son côté sombre, mystérieux et compliqué. Vous avez aimé Lost, vous adorez Dark.

Les deux saisons de Fleabag sur Amazon Prime
Une merveille d’intelligence et de drôlerie !

The End of The Fucking World (2 saisons sur Netflix)
Je n’ai pas fini la deuxième mais la première m’avait mis une très jolie claque.

Sex Education (2 saisons sur Netflix)
C’est anglais, il y a Gillian Anderson dedans et les acteurs sont chouettes. Je la fais brève sur ce coup-là.

Brooklyn 99 (Netflix)
Par les créateurs de The Good Place, le quotidien rigolo de policiers new-yorkais, mais pas que… Une série qui peut aussi vous faire sévèrement monter les larmes aux yeux quand elle évoque un coming-out bi ou le racisme. En général, l’essayer c’est l’adopter ! Si je devais faire une mauvaise comparaison, c’est un peu un Scrubs avec des flics. Et puis bon, Rosa est devenue très vite l’un de mes personnages de série favori.

friends

Friends (10 saisons sur Netflix)
Parce qu’on ne se lasse jamais de Friends et qu’on a toujours besoin de regarder Friends, surtout en ce moment.

Community (Amazon Prime et bientôt Netflix)
Cette série a été mal programmée et en VF sur la TNT. Pourtant, elle mérite le détour tant elle est originale et drôle. Je suis en cours de visionnage actuellement et je me régale.

Une dernière pour la route, Master of None, qui compte au moins deux épisodes d’anthologie ! Et à propos d’anthologie, vous avez tout vu de Black Mirror ?

Sur Netflix, je vous recommande aussi chaudement Nailed it (version française et américaine), parce que c’est hilarant !  Artus a réussi le défi d’être un aussi bon animateur du programme que Nicole Byer sans jamais l’imiter. L’émission avait en plus eu le mérite de m’inspirer.

Si vous ne l’avez pas encore vu Toys that made us est un formidable documentaire sur les jouets de notre enfance et sa déclinaison ciné Movies that made us est très plaisante aussi.

Sur Twitter, j’ai vu que l’INA proposait Madelen, sa plateforme gratuitement pendant trois mois et dessus il y a Papa Poule et Pause Café. Je sens que je ne vais pas résister bien longtemps….

Scream Queens (mon avis sur 1984 la neuvième saison d’American Horror Story)

J’ai enfin terminé le visionnage de 1984, la neuvième saison d’American Horror Story.  Bon… on ne va pas se mentir, ce n’est pas la meilleure des neuf. La pire, je me demande… La déception est peut-être à la hauteur de l’attente suscitée par le thème.

Comme beaucoup de Xennials, je suis très attachée aux années 80. C’est la décennie de mon enfance heureuse à jouer dans la chambre de mon meilleur ami aux Mask et aux Maîtres de l’univers bercée par Limahl ou le générique de Santa Barbara. Si je devais revenir dans le temps, assurément je me poserais en 1985, et tant pis pour Tchernobyl et la cohabitation à venir.

 

Ce post est bourré de spoilers sur AHS 1984 ! Vous êtes prévenus.

Et 1984 commence plutôt bien, il faut bien le dire. Un cours d’aérobic tout droit sorti d’un épisode de Véronique et Davina. Le pitch est également prometteur : une bande de jeunes fuit Los Angeles, les jeux olympiques et son serial killer (Richard Ramirez, le chouchou de Ryan Murphy) pour aller jouer les monos dans un camp de vacances. J’ai adoré Vendredi 13 (Scream 1, 2 et 3), je suis forcément à fond.

Autour du feu, les nouveaux venus apprennent qu’un drame horrible a eu lieu à Redwood, le fameux camp. Les animateurs ont été massacrés par le gardien qui a découpé leurs oreilles pour se faire un joli souvenir de vacances. La cheftaine qui a décidé de ressusciter les lieux a échappé de peu au massacre et dénoncé le vilain tueur qui croupit depuis dans un sordide asile d’aliénés.

Chacun des participants à cette petite sauterie cache un sombre secret bien évidemment. Le sale type qui a massacré les monos (Mister Jingles, à cause du bruit que font ses clés en s’entre-choquant quand il marche) s’échappe de l’asile psychiatrique et veut se venger de celle qui l’a dénoncé.

Et là, le jeu de massacre peut commencer.

Finalement, les choses tournent vraiment mal et pas uniquement pour les protagonistes.

On espérait un bon vieux slasher avec un peu de mystère à la clé, mais non Ryan Murphy préfère la surenchère du glauque et des serial killers.

En plus du fameux Mister Jingles, qui s’avérera être innocent du premier massacre après avoir étripé une dizaine de personnes, Richard Ramirez rejoint le camp pour tuer l’héroïne innocente campée par Emma Roberts, dans un tout relatif contre-emploi de vierge ingénue. Il est commandité par Montana (Billie Lourd moins mauvaise que d’habitude) qui souhaite venger son frère, car la pauvre Brooke a un passé plutôt lourd. Son fiancé visiblement psychotique a buté son témoin avant de se suicider, le jour de son mariage, car il était persuadé que la douce jeune fille le trompait avec lui.

En cours de route, on apprend que c’est Margaret, l’horripilante cheftaine qui a tué tout le personnel la première fois.

Une fois, tout ce beau monde refroidi, seule Brooke (Emma Roberts) survit et se voit attribuer tous les meurtres de Margaret, tandis que la véritable responsable du massacre s’en sort.

Comme traditionnellement désormais dans AHS, la série rebondit à mi-parcours. Cette fois, avec un saut dans le temps. Emma Roberts va être exécutée pour ses crimes affreux. La vilaine est devenue richissime. Et un retour dans le camp de l’horreur est orchestré. Tous les morts des différents massacres sont devenus des fantômes et coulent des jours affreux à Redwood en tuant tous ceux qui leur rendent visite.

Ca vous rappelle quelque chose ?
Oui, c’est quasiment la même intrigue que Roanoke.

Le seul truc intéressant, c’est que nous sommes arrivés en 1989. La chouette décennie des eighties va se terminer et c’est tout le sous-texte de cette fin de saison : on va en terminer une fois pour toute avec les années 80.

Les quatre derniers épisodes de la saison semblent tendre vers un climax sanguinolent qui se passera lors d’un concert donné au camp Redwood.

Sauf qu’en cours de route, Ryan Murphy recule devant l’obstacle. Il met un autre serial killer sur la route de Brooke sauvée in extremis de l’injection fatale. Richard Ramirez qui a fait un pacte avec le diable souhaite aller se venger lui aussi.

Bref, nous avons quatre serial killers hyper motivés qui débarquent sur place et qui décident finalement de régler leurs comptes entre eux, tandis que les fantômes s’offrent une rédemption façon Hotel ou Manoir hanté (au choix). Ryan Murphy parvient même à nous tirer in extremis quelque larmes.

Pourquoi ce n’est pas terrible ?
Déjà, il manque Sarah Paulson. Elle était clairement trop vieille pour le rôle d’Emma Roberts et surqualifiée pour celui de la cuisinière. Du coup, c’est Emma qui rises. Parce que oui, une femme est encore la victime pendant huit épisodes, avant de connaître une fin heureuse et inattendue. Et, même si j’aime beaucoup Emma Roberts, elle est loin d’être aussi attachante et charismatique que Sarah Paulson.

Sarah

L’intrigue est un remâché d’au moins trois saisons existantes de la série.

Je regrette vraiment qu’il n’y ait pas de mystère sur le nom de l’assassin. Là, une chatte aurait du mal à retrouver ses petits parmi les serial killers. Il faudrait limite faire un schéma pour attribuer les meurtres au bon assassin.

Dans ses séries, Ryan Murphy est toujours à la limite du mauvais goût. Parfois il s’en sort avec brio et ça donne Hotel. D’autres fois, il se plante dans les grandes largeurs, la surenchère vire au grotesque et on tombe dans l’écueil 1984.

En plus, 1984 ne s’inscrit pas ou trop peu (une malheureuse allusion à la maison hantée) dans la mythologie de la série.

Pourquoi on regarde quand même…
Pour le générique qui n’est pas loin d’être mon préféré.

Parce qu’on adore les années 80.

Pour la très jolie référence à la séquence qui m’a le plus effrayée dans Vendredi 13.

Pour les acteurs quand même…. Lily Rabe est là pour satisfaire les fans.

 

Je recommande cette saison…
Aux Xennials

Aux fans des slashers des années 80 et 90

A ceux qui aiment qu’on leur raconte des histoires d’horreur autour d’un feu de camp

A ceux qui regardaient Véronique et Davina pour autre chose que la séquence finale de la douche

 

 

 

 

American Horror Story : mon classement de la pire à la meilleure saison

Pour bien commencer l’année 2020, j’ai décidé de dresser le classement des saisons d‘American Horror Story de la moins réussie à la meilleure.  D’abord parce que ça me fait plaisir et ensuite parce que j’ai uniquement envie de parler de cette série et surtout parce que j’ai enfin tout vu (ou presque, la 9 ne figurera pas dans ce top, je l’ajouterai plus tard).

Pour réaliser ce classement ultime, je suis allée consulter les autres. J’avais envie de vérifier si mon avis était partagé et bizarrement il ne l’est pas vraiment.

Quelques petits avertissement préalables…

Ce post sera bourré de spoilers sur la série. Donc si vous ne l’avez pas vue, je vous déconseille de le lire.

Pour ceux qui auraient envie de se lancer, American Horror Story est une excellente série. J’envie ceux qui vont la découvrir. Mais elle a aussi les défauts de ses qualités (j’adore cette expression) : elle est grand-guignol, souvent bordélique, parfois lente et ennuyeuse, choquante à l’occasion…

8- Cult, la plus tristement réaliste
J’ai longuement hésité entre les deux dernières. Mais je dois bien me résoudre à l’évidence. La saison 7 est celle que j’ai le moins aimée.
Tu nous la résumes ?
Oui, mais en deux mots alors. Donald Trump est élu président des Etats-Unis, ce qui plonge Ally (Sarah Paulson) dans un profond désarroi. Ses multiples phobies refont surface et sa compagne Ivy, malgré sa bonne volonté, a de plus en plus de mal à la gérer. Pendant ce temps-là, ailleurs en ville, Kai ne va pas très bien non plus. Il bascule  lui-aussi dans une psychose inquiétante.
Comme son nom l’indique, Cult parle d’une secte.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
Les cheveux lisses de Sarah Paulson, principalement.
L’arrivée de Billie Lourd.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Elle est trop ancrée dans la réalité pour me distraire.
Trop de rebondissements tue le rebondissement.
Tu en retiens quoi ?
Ce que je nomme désormais « The rise of Sarah Paulson ». Malgré une saison bien galère pour elle, elle triomphe de l’adversité et gagne à la fin.

7- Freakshow, de loin la plus ennuyeuse
C’est là que je m’éloigne beaucoup des autres classements. Freakshow compte parmi les saisons les plus surcotées à mon avis.
Tu nous la résumes ?
Tout est quasiment dans le titre. Le cirque d’Elsa Mars s’implante à Jupiter en Floride. Les monstres de la belle allemande dégoûtent et fascinent les habitants de la petite ville. Un clown tue des gens suivi par un fils à maman.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
La thématique prometteuse du cirque.
Jessica Lange, toujours formidable.
Deux fois plus de Sarah Paulson et de cheveux lisses (elle interprète le rôle d’une siamoise).
Les quatre derniers épisodes qui démontrent que cette saison aurait pu être formidable.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Sa langueur et sa longueur. Tous les ingrédients étaient réunis pour que cette saison soit mémorable : la thématique, Jessica Lange, les différents personnages… Mais Ryan Murphy se perd totalement en chemin et ne sait pas très bien quoi faire de ses personnages. L’histoire commence avec un clown psychopathe, qui meurt à mi-saison. Dandy, le fils prodigue, prend le relais niveau monstruosité. Un méchant décime les créatures du cirque. Evan Peters ne sait pas bien ce qu’il doit faire. Sarah Paulson apparaît et disparaît. A la fin tout le monde (ou presque) meurt, car c’est la fin d’une époque. Moralité : 13 épisodes, c’est bien trop long.
Tu en retiens quoi ?
Un petit sentiment de gâchis.
La performance de Jessica Lange.

6- Roanoke, la plus gore
Tu nous la résumes ?
Des gens achètent une baraque et ils n’auraient pas dû. Un classique ! Ils se sont installés sans le savoir sur les terres de la bouchère, la chef de la communauté disparue de Roanoke. La saison démarre comme un docu-réalité sur le paranormal. A mi parcours, elle change de ton. Les protagonistes du documentaire et les vrais acteurs de l’histoire retournent sur les lieux du crime et se font massacrer un par un. C’est une véritable boucherie.


Tu aimes quoi dans cette saison ?
La prestation de Kathy Bates en bouchère.
La construction en deux parties vraiment originale.
L’histoire qui donne envie d’en savoir plus sur Roanoke et la fameuse disparition des colons.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Son côté inutilement gore et violent. Les tarés cannibales qui arrachent les dents de leurs prisonnières, ça a été le coup de grâce pour moi.
Tu en retiens quoi ?
Le sentiment que c’est une saison vraiment mineure.

5- Apocalypse, la plus cadeau aux fans
Cette saison devrait quasiment être hors-catégorie. Elle croise principalement deux opus de la saga : Coven et Murder house.
Tu nous la résumes ?
C’est simple, c’est l’apocalypse. Des bombes s’abattent sur le monde entier. Seuls quelques rares privilégiés, qui ont payé leur place dans un abri ou ont été choisis pour leur brillant ADN, ont été sauvés d’une mort atroce. Bon, leur bonheur est de courte durée, car ils terminent dans un abri souterrain sous le joug de Sarah Paulson-aux-cheveux-lisses version vieille fille cruelle. On comprend au bout de trois épisodes que l’Antéchrist est derrière tout ça et les sorcières de Coven débarquent. Elles sont belles (mais pas lesbiennes).

Arrivée
Tu aimes quoi dans cette saison ?
Le cross-over entre deux saisons que j’adore : Coven et Murder House. Les retrouvailles avec Emma Roberts, Taissa Farmiga, Frances Conroy et Lily Rabe sont délicieuses, tout comme le retour inattendu de Jessica Lange, que je n’attendais pas là.
Le fait que cette saison mette un point final à certains problèmes laissés non résolus à la fin de Murder House.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Les deux geeks qui précipitent la fin du monde.
Tu en retiens quoi ?
Cette saison est loin d’être immortelle  mais elle est plaisante. J’adhère au fan-service.

4- Coven, la plus Harry Potter trash
Bon là, les choix se compliquent pour moi.
Tu nous la résumes ?
A l’instar de Poudlard, il existe une académie pour former les sorcières. Elle se trouve à la Nouvelle-Orléans. Au démarrage de la série, rien ne va à la maison pour jeunes filles exceptionnelles de Madame Robichaux. La Suprême, comprendre la Dumbledore en jupon, a bien du mal à céder sa place et entend supprimer toutes celles qui brigueraient son fauteuil. Elle est bien sûr incarnée par Jessica Lange. Sa fille humiliée la supporte comme elle peut. De plus, la princesse vaudou aimerait bien régler son compte aux élèves de l’académie. Pour ne rien arranger, une cruelle esclavagiste complique la donne (merveilleuse Kathy Bates dans le rôle d’une personne qui a vraiment existé Delphine Lalaurie).
Tu aimes quoi dans cette saison ?
L’atmosphère.
La musique.
Les sorcières.
L’intrigue.
Les rebondissements.
Taissa Farmiga avec un chapeau.
Le deuxième rise de Sarah Paulson.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Le viol collectif du départ.
Tu en retiens quoi ?
Après une formidable saison 2, Coven tient bien le coup. Je ne comprends pas pourquoi cette troisième saison est parfois décriée.

3- Murder House, le début du voyage
Ca vire au choix de Sophie…
Tu nous la résumes ?
Un couple achète une maison. Il ignore qu’un paquet de crimes y a été commis et qu’elle est habitée par le mal en personne. A la fin, TOUT LE MONDE meurt, mais le bonheur règne quand même.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
Tout.
La découverte à presque chaque épisode d’un nouveau meurtre commis dans la maison.
Le casting. Connie Britton !!!!
La (re)découverte de Jessica Lange.
Une intrigue formidablement menée.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Sarah Paulson-aux-cheveux-lisses fait presque de la figuration.
Tu en retiens quoi ?
On peut revisiter le mythe de la maison hantée formidablement.

2- Asylum, la surenchère
Quand j’ai commencé Asylum, j’ai arrêté au bout du premier épisode. Je ne supportais pas que Sarah Paulson soit internée à cause de son homosexualité. J’avais mal et peur pour elle. (Ses cheveux n’allaient pas rester lisses longtemps à cause des électrochocs.)
Tu nous la résumes ?
Un asile psychiatrique dans les années 60. La journaliste Lana Winters a le malheur de s’intéresser d’un peu trop près aux affaires de la redoutable mère supérieure, Soeur Jude. Elle souhaite enquêter sur le redoutable tueur en série Bloodyface qui vient d’être incarcéré à Briarcliff. Elle se retrouve internée contre son gré et c’est le début d’un très long calvaire pour elle.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
La surenchère dans l’horreur. Vous aimez l’asile psychiatrique, vous aurez en plus les extraterrestres, le psychopathe monstrueux, le boucher nazi, le diable qui s’incarne dans une bonne soeur, et pour le même prix quelques zombies font de la figuration..
Lily Rabe est extraordinaire dans le rôle de la bonne soeur malmenée qui finit par devenir le diable en personne.
Jessica Lange est au sommet de son art.
Sarah Paulson se révèle et rises pour la première fois.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Le côté trop c’est Tropico peut-être, mais il faut aussi le charme d’Asylum.
Tu en retiens quoi ?
Comme toutes les mentions aux asiles psychiatriques, cette saison ne laisse pas indifférent.

1 Hotel, la plus mieux
Le premier épisode m’a inquiétée, la suite m’a enchantée.
Tu nous la résumes ?
Si j’ai un conseil à vous donner, évitez de séjourner à l’Hôtel Cortez. Il est peuplé de fantômes aigris et de vampires assoiffés de sang, les matelas peuvent vous engloutir et à coup sûr vous vous perdrez dans ce dédale en y laissant peut-être la vie.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
La musique.
L’esthétique.
L’histoire.
Lady Gaga.
Le chemin abouti des personnages.
L’émotion.
La fin.
Elizabeth Taylor.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Son démarrage poussif.

 

 

5 raisons d’aimer ce mois de novembre sinistre

C’est le mois de novembre, le mois le plus sinistre de l’année avec mars, il fait un froid de loup, assez soudain pour le gens qui vivent dans le sud comme moi et qui ont évolué en tee-shirt jusqu’au 31 octobre, et je l’avoue humblement, j’ai le moral dans les chaussettes. J’ai donc cherché cinq raisons de me réjouir, qui marcheront peut-être aussi pour vous aussi.

 

 

1- Luigi‘s Mansion 3 sur Switch
Je pars avec le sujet le moins universel de ce classement. Je n’ai pas essayé les précédents opus de cette franchise, car comme tout le monde je méprise un peu le frère de Mario, pourtant j’adore les créatures vertes. Mais ce jeu est absolument génial. Prenant, beau, et amusant, il déborde de qualités.
En plus, Nintendo s’offre un cross-over inattendu avec American Horror Story, et surtout ma saison préférée et de tellement loin de la série, puisque je suis persuadée que le frère de Mario nettoie l’Hôtel Cortez. Si vous n’avez pas encore vu la saison cinq de la série d’anthologie de Ryan Murphy, je vous envie…

2- Mask Singer
J’attendais avec impatience et scepticisme la nouvelle émission de TF1 et je la trouve géniale. Pour vous faire le pitch, des « stars » chantent déguisées en animal. Personne ne sait qui se cache sous le déguisement. A chaque épisode, une célébrité est éliminée et est démasquée.
Alors oui, le jury en fait trop, mais c’est le jeu… Bien sûr qu’on leur a dit de balancer des noms délirants, mais ça ajoute à l’amusement. J’ai adore mené l’enquête vendredi avec quelqu’un de décidément bien plus perspicace que moi. Et je serai au rendez-vous vendredi pour être à nouveau étonnée.
Je sais qui est Marie-José Perec, je me souviens avoir écouté sur France Inter l’une de ses courses…

3- La saison 2 de The End of The Fucking World sur Netflix
Je ne voyais même pas l’intérêt de donner une deuxième saison à cette série absolument parfaite en une. J’ai changé d’avis, hier soir, en visionnant les deux premiers épisodes de sa suite. Le décor est bien planté, la musique qui accompagne les images toujours aussi prenante et surtout j’ai déjà envie de savoir où ils vont aller après ça.

4- L’amour vu du pré
C’est globalement mon énorme coup de coeur de l’automne. Si la saison 14 de L’Amour est dans le pré est bien mieux que les cinq précédentes, ce programme où les agriculteurs des émissions passées commentent les aventures des nouveaux venus est le meilleur programme proposé par M6 depuis un moment. Déjà, on est heureux de revoir les couples formés par l’émission en dehors d’un énième bilan guindé. Bon, on est ravis aussi de voir Pierre et Fred. Je suggère d’ailleurs à M6 de poser des caméras chez Pierre et Fred et de leur consacrer toute une émission, car ils sont formidables. Et je ne dis pas ça uniquement parce que l’ex prétendante me rassure en pleurant plus que moi devant le programme.
Le concept fonctionne bien, car les téléspectateurs de marque ont vécu l’aventure et jouent bien le jeu en livrant des informations coulisses. Vraiment je recommande…

5- J’hésite : le prochain Star Wars, Noël, les vacances bientôt enfin, ma prochaine Pop!, Affaire conclue…

Horreurs en série

J’avoue que malgré ma super bonne résolution de manger des lentilles le 1er janvier pour m’assurer une assise financière correcte toute l’année, 2019 ne commence pas exactement aussi bien que je l’aurais souhaité. Rien de bien grave, juste des menues contrariétés accumulées et puis la grippe pour couronner le tout !

Dans cette morosité ambiante, une bonne chose s’est cependant détachée. Un soir, j’ai proposé qu’on essaie American Horror Story. Sans plus de convictions que cela. J’avais supporté, et le mot n’est pas trop fort, la première saison, et calé avec le premier épisode très gore d’Asylum. Du coup, je m’étais vue plus courageuse que je ne suis, et j’avais tenté le cirque. Jusqu’à l’apparition du clown, je tenais à peu près.

Clowb

nicole

Cette fois, je me suis accrochée! ! Et, ça a été une véritable révélation. Je connaissais Ryan Murphy évidemment. J’ai regardé Nip / Tuck avant de m’en dégoûter quand la série est devenue franchement de mauvais goût.  J’ai visionné pas mal d’épisodes de Glee et puis Scream Queens aussi. Mais American Horror Story – Asylum a été une véritable révélation. Comme je suis de nature un peu obsessionnelle, ça m’a donné envie de tout voir de lui.
Je viens donc d’attaquer American Crime Story – The assassination of Gianni Versace. Nous avons enchaîné sur Coven (saison 3 d’American Horror Story), qui est un peu trop bordélique à mon goût, mais qui reste plaisant.

Ce que j’aime chez Ryan Murphy, c’est qu’il ne recule pas devant le grand-guignol et le mauvais goût absolu. Il pousse le bouchon toujours un peu trop loin, mais pour le meilleur !

J’ai cru que j’allais arrêter dès le gars qui se fait arracher le bras dans un asile de fou désaffecté par une entité inconnue, mais j’ai tenu.
J’ai cru que j’allais caler aux extraterrestres sadiques qui engrossent des jeunes femmes, mais j’ai tenu.
J’ai cru que je n’allais pas supporter l’ancien médecin nazi qui réalise encore des expériences atroces sur les patients d’un asile psychiatrique (et l’image de Chloë Sevigny  les jambes sectionnées me hantera longtemps), mais j’ai tenu.
J’ai cru que j’allais stopper à la nonne possédée, mais j’ai tenu.
Alors le viol collectif dès le premier épisode dans Coven, ça a presque été du pipi de chat. J’ai serré les dents à l’inceste maternel, mais j’ai tenu au plan à trois avec deux morts-vivants.

Et maintenant, j’attends la suite !

En un mot, Ryan Murphy m’a déjà poussé au-delà des limites de ce que j’estimais possible  et supportable de voir dans une série. Les épisodes finaux de la saison 2 de American Horror Story – Asylum ont été ma récompense. Et j’espère que Coven me réserve au moins quelque chose d’aussi bien.

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Et puis bon, grâce à lui, j’ai aussi découvert que Jessica Lange était une immense actrice et j’ai fait la connaissance de Sarah Paulson.
Je ne vous parle même pas d’Evan Peters, que j’avais déjà croisé dans Les Frères Scott, le pauvre, de Taissa Farmiga ou d’Emma Roberts, que je connaissais déjà grâce à Scream Queens.

Désormais, j’ai presque envie de revoir Glee, surtout que je n’ai jamais vu la fin de la série.

Je recommande American Horror Story aux fans de Mylène Farmer (les asiles psychiatriques, tout ça), aux amateurs de Stephen King, aux gens morts à l’intérieur, à ceux qui ont peur de tout (comme moi, comme quoi), aux anciens enfants qui regardaient Freddy avec leur meilleur ami à 8 ans (et qui depuis bizarrement ont peur de tout), aux gens qui n’ont peur de rien, et à peu près à tout le monde (qui ne tente rien perd bêtement des occasions de découvrir des supers séries).