Notre belle famille (les Goldberg(s) sur Amazon Prime)

Depuis que je suis devenue quadra, et le confinement n’a rien arrangé, je nourris une petite obsession pour les années 80. Il faut dire que j’avais 8 ans en 1985 et que je garde un souvenir plutôt heureux de mon enfance. J’étais tombée par hasard sur une chaîne de la TNT sur la série The Goldbergs. J’avais regardé quelques épisodes en passant, mais comme pour Superstore, la VF m’avait bien vite découragée. En quête d’un truc léger à regarder avant de dormir et ayant terminé Brooklyn Nine-Nine, je me suis rabattue sur Les Goldberg(s). Il n’y a bien sûr rien de comparable entre les deux séries.

The Goldbergs est une vraie série feel-good, qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais change agréablement les idées et vous replonge avec bonheur dans les eighties.

Le pitch
La série met en scène le petit Adam, qui devenu adulte, raconte en voix-off son enfance dans une famille plutôt particulière. Le dispositif est assez comparable à Tout le monde déteste Chris sur la forme (autre série qui méritait mieux que sa programmation française). Adam F Goldberg est aujourd’hui devenu producteur de séries que je n’ai jamais vues.
Adam grandit donc dans une famille juive avec une mère particulièrement envahissante et aimante, un papa toujours grognon qui traite ses enfants de « moron » (crétin / abruti) mais qui les aime dans le fond, un frère un peu trop enthousiaste (un vrai moron pour le coup) et une soeur populaire, excellente musicienne.
Adam est un ado lambda, qui nourrit une passion dévorante pour la culture populaire et se rêve en réalisateur. Il filme le quotidien de sa famille avec son caméscope.

La réalité rejoint d’ailleurs la fiction à la fin de chaque épisode, puisque le vrai Adam F Goldberg montre des images de sa famille filmée dans les années 80 en lien avec l’intrigue qui vient de se dérouler dans l’épisode, ce qui ajoute au charme de la série.

Un âge d’or
Chaque épisode revient sur un phénomène des années 80 : les New Kids on the block (la passion cachée de la grande soeur qui devient celle de ses frères qui veulent la faire descendre de son piédestal), les nombreuses séries cultes de l’époque (Alf, Hooker…), les Goonies, Short Circuit , Ferry Bueller, les jouets, le film Transformers…

La série mélange allégrement les époque – la chute du mur de Berlin est ainsi mentionnée avant bien d’autres événements qui ont eu lieu dans les années 80 – mais elle l’assume. Adam évoque toujours les années 80 et quelques sans jamais donner de date précise à l’intrigue qui se déroule à l’écran.
Et finalement, c’est le propre des souvenirs.
Si je me replonge dans les miens, j’ai l’impression d’avoir passé mon enfance à jouer avec mon meilleur ami dans sa chambre aux Mask ou aux Maîtres de l’Univers ou à regarder Freddy dans son salon, mais il est probable que cet âge d’or n’ait duré qu’une année scolaire, ou deux au mieux.

Et c’est d’ailleurs ce qui me touche dans la série… Je me retrouve d’une certaine manière dans ce gamin, même si mon bonheur a été de plus courte durée, je suis entrée au collège et il a bien fallu cesser de jouer (enfin j’avais mon Atari 520 ST pour compenser).

Une série familiale
Les aventures de la famille d’Adam sont toujours très touchantes et pleine de bons sentiments. (Elles sont souvent drôles aussi, il faut quand même que je le signale.) Il adore son frère Barry malgré ses excentricités et supporte sa mère qui lui pourrit pourtant la vie. Son grand-père est son meilleur ami. En ce sens, la série ressemble beaucoup aux sitcoms des années 80, où tout se terminait toujours au mieux dans le meilleur des mondes à la fin de chaque épisode. Avec une petite morale au passage !

La série est garantie sans violence, sans sexe et sans sujets de société et Amazon me bipe même les gros mots. On est vraiment sur quelque chose de léger, léger.

Beverly relègue Loïs (la maman de Malcolm) au rang de génitrice quasi normale. Son personnage de mère bien trop présente est vraiment très bien porté par Wendi McLendon-Covey que je ne connaissais pas auparavant (enfin apparemment je l’ai quand même vue dans l’excellentissime Mes meilleures amies), toute en choucroute laquée des années 80. Elle est clairement l’énorme plus et l’un des ressorts comiques majeurs des Goldberg.

Je recommande les Goldberg…
Aux nostalgiques comme moi des années 80…
Aux personnes que cette fin d’année chagrinent, parce qu’ils ont peu d’espoir que 2021 soit meilleure que 2020…
A ceux qui recherchent une série sympa et pas trop prise de tête…
Aux fans des sitcoms familiales des années 80 et 90….
A mon meilleur ami qui devrait se reconnaître en Adam…
A ceux qui aiment les séries qui durent vingt minutes…

Vampire diaries (épisode 3)

Je poursuis avec bonheur mon visionnage de Buffy contre les vampires. Je suis venue à bout de la saison 3 et Buffy vient d’entrer en fac. Angel a quitté Sunnydale, le lycée a explosé, le maire s’est transformé en serpent géant, Harmony est désormais un vampire…

On ne va pas se mentir. La saison 3 est un peu longuette. On sent bien que l’histoire entre Angel et Buffy commence à peser sur les intrigues. En même temps, des amoureux qui ne peuvent pas avoir de relations sexuelles, ce n’est pas très sexy. Elle rebondit bien avec l’arrivée de Faith…

C’est le moment où jamais de ressortir ce gif !

Justement Faith… Mon cerveau malade avait totalement fantasmé ce personnage et sa relation avec Buffy. Elles ne sont complices que durant un épisode, qui la mène à sa perte. Faith n’est jamais très sympathique avec la bande. Alors certes, elle est belle et elle danse bien, mais c’est vite une vraie méchante. Le côté face (Faith ?) de Buffy…

Encore Faith ? Et bien oui, j’avais oublié que la belle brune dépucelait Alex (Xander) et ça m’a fait un choc. Ce garçon aime les femmes bizarrement dominatrices décidément.
J’ouvre une parenthèse.
C’est d’ailleurs dans un épisode que je n’avais pas vu ou qui n’avait pas retenu mon attention à l’époque, mais que j’ai trouvé exceptionnellement bon, que ce rapprochement a lieu. Je vous recommande l’épisode 13 de la saison 3 « Le zéro point » (The Zeppo en VO). Alex, mis de côté par la bande parce qu’il est trop faible à ses yeux, vit sa propre aventure en solo, pendant que les autres combattent des démons particulièrement costauds et évitent une nouvelle fois la fin du monde. C’est hilarant de le voir composer avec des morts-vivants pendant que se déroule en parallèle une intrigue qui semble dingue, mais dont on ne sait rien. Cet épisode est plein d’auto-dérision. Un vrai petit bijou !

Oz va vite rejoindre le classement de mes personnages honnis aux côtés de Tom Scavo, Ross Geller, Ted Mosby ou Mike le futur époux de Phoebe. Je ne comprends pas bien ce que Willow lui trouve. La fiction nous a apporté des loup-garou autrement plus sexys et charismatiques par la suite. Je n’insiste pas trop sur ce point, car je sais qu’il a ses supporters.

A l’inverse, je (re)découvre le personnage de Willow, qui est certainement celui qui a l’évolution la plus intéressante entre les saisons 1 à 4 (et je sais que la suite me donnera encore plus raison). Je suis particulièrement fan de sa composition en vampire bisexuelle de la dimension parallèle démoniaque. Et quand Angel souligne que les vampires ont tendance à refléter les véritables tendances inavouées des humains qu’ils étaient auparavant, c’est particulièrement savoureux.

Avec mon grand âge, j’apprécie aussi de plus en plus Giles. Et en début de saison 4, son émancipation est particulièrement drôle. J’adore les épisodes où Buffy découvre l’homme derrière son mentor.

Du côté des guests, rien de fou pour le moment, à part Karl Penn dans le cinquième épisode de la saison 4. Et cette question, est-ce que vous reconnaissez aussi Skeet Ulrich sur ce cliché ? J’ai un doute affreux en comparant le cliché aux photos de lui jeune. Il n’est pas crédité comme « gars qui est au Bronze en même temps que le scooby-gang » sur Wikipédia.

Je sais que le meilleur est vraiment à venir avec la saison 4 et les suivantes. Je me régale vraiment avec ce revisionnage de Buffy. Et ensuite, il faudra trouver autre chose…

Il me reste encore un peu de temps avant d’en arriver là heureusement…

(Girls and) Boys

J’avais été très moyennement convaincue par la première saison de The Boys sur Amazon Prime. Je trouvais la série inutilement violente et surtout je n’aimais pas du tout le traitement réservé aux femmes de la série (objets ou victimes). Je l’avais donc qualifiée un peu vite de série pour garçons. Sans mauvais jeu de mots. Et désolée si ça doit heurter certaines oreilles. J’en profite pour rappeler que j’étais la seule fille de ma ville membre du Club Musclor. Je regrette d’avoir perdu ma carte de membre si elle a jamais existé.

J’avais commencé la série pendant le confinement, puis fait une très longue pause pour terminer la première saison juste avant le démarrage de la deuxième. Elle s’était suffisamment bien achevée à mes yeux pour que j’aie envie d’enchaîner immédiatement sur la suite.

Je résume la série et je vous dis après pourquoi la deuxième est formidable.

The Boys montre certainement ce que seraient les super héros s’ils existaient dans la vraie vie : des crevures qui abusent de leur pouvoir pour obtenir ce qu’ils veulent. En général, le sexe et le pouvoir ! Vought, la société qui les a créés (on l’apprendra au cours de la saison 1) gère leur popularité et veille à ce que leurs exactions ne soient pas rendues publiques. Elle profite de leur notoriété pour s’enrichir sur leurs dos grâce à un merchandising très agressif.
Les supers héros sont de sacrées ordures…
Translucide, qui, comme son nom l’indique, est invisible, profite de son absence d’incarnation physique pour mater les filles aux toilettes et dans d’autres moments intimes. Il le paiera en terminant vraiment mal. Deep, Aquaman qui a pris les traits de Nate de Gossip Girl, abuse sexuellement de Stella, la nouvelle venue parmi les 7, la Justice League ou les Avengers de Vought. Tout commence d’ailleurs vraiment quand A-Train, le Flash de The Boys, réduit en miettes (littéralement) la copine du gentil Hughie, alors qu’il court en ville un peu dopé. Celui-ci se retrouve bien malgré lui embrigadé dans les plans vengeurs du terrible Butcher. Le fameux Butcher déteste les super-héros car le Homelander, le Captain America dévoyé, a violé sa femme, qui se serait suicidée ensuite. Du coup, il veut la peau d’un mec invincible. Ce qu’il ignore, c’est que sa femme est encore en vie et qu’elle élève l’enfant du super héros. Un genre d’enfant stellaire 2.0 en somme.
Comme je l’indiquais plus haut, tous ces supers héros ont été créés de toutes pièces grâce au Composé V, un produit créé par un genre de Mengele réfugié aux Etats-Unis. Le point Godwin est vite atteint dans The Boys. Et les fameux garçons du titre, une bande de bras cassés réunis par le Butcher (rien à voir avec la Butcher de Roanoke) va chercher à les percer à jour pour que le grand public découvre le vrai visage des supers héros.
C’est ainsi que tout commence et que le téléspectateur plonge dans le monde crapoteux des supers héros de 2020. Je ne peux évidemment pas raconter tous les détails scabreux. Mais il y a beaucoup de têtes explosées, de gens coupés en deux. Ames sensibles s’abstenir !

J’en viens à la saison 2 !

Je reprochais à la première saison de ne pas donner leur place aux femmes. La deuxième leur ouvre largement ses portes grâce à l’arrivée de Stormfront, une nouvelle super héroïne qui a un problème avec les gens de couleur. Et pour cause, on apprendra plus tard qu’elle a cent ans et qu’elle est une ex nazie. Star Light, la blondinette un peu naïve de la première saison, devient vraiment badass pour soutenir son petit ami Hughie et lutter contre le redoutable Homelander. On apprend que la Queen Maeve a un petit côté Xena. On aurait dû s’en douter en voyant son costume. Et surtout, une redoutable sénatrice a décidé d’entrer en résistance contre les supers…

D’abord un peu grand-guignol comme la première (l’explosion de baleine restera malgré tout un grand moment dans l’histoire des séries et on ne compte plus les explosions de têtes, la marque de fabrique de la série), la deuxième saison prend de l’ampleur à chaque chaque épisode pour se terminer en feu d’artifice. Le moment où les trois véritables héroïnes de la série s’en prennent à la vraie vilaine du show sous le regard médusé des garçons est absolument jouissif. Presque aussi bien que le rise de Sarah Paulson dans n’importe quelle saison d’American Horror Story.

Je ne vous dis rien sur le cliffhanger qui est tellement parfait que j’en suis restée sans voix !

Pour résumer…
La série est très bien produite et les effets spéciaux sont très réussis.
Les acteurs sont excellents. Mention spéciale au Homelander ! Anthony Starr, son interprète, est parfait. Son regard froid et sa mâchoire serrée en disent tellement long sur les combats intérieurs du personnage.
L’intrigue monte en puissance à chaque épisode et quand les pièces du puzzle s’assemblent, c’est le feu d’artifice.

Bon, après deux saisons, j’ai quand même envie de regarder un bon vieux Marvel avec des supers héros bienveillants.

Vampire diaries (épisode 1)

Comme l’offre de séries n’est pas assez vaste, j’ai décidé d’enfin reprendre, depuis le début et en VO, la meilleure série de la trilogie du samedi. Je parle bien sûr de Charmed Deadzone Buffy contre les vampires !

Au fur et à mesure, et quand ça me prendra, j’ai donc envie d’en parler ici.

D’abord, je me rends compte d’une chose, il est probable que je n’ai jamais vu certains épisodes de la première saison. Et il est certain, que je ne les ai pas visionnés dans l’ordre au départ.

Je pensais naïvement que la série ne prenait de l’ampleur qu’ à la deuxième ou à la troisième saison. C’est faux ! Je vais prêcher beaucoup de convertis, Buffy c’est vraiment bien dès le départ. Alors certes, il faut se faire à la bouille juvénile des acteurs, mais c’est très reposant de voir des personnages qui ne sont pas rivés sur leurs portables. J’ai activé le mode vieille conne !

Mes premiers constats…

On me l’avait beaucoup dit, mais la VO change tout.

Buffy contre les vampires est vraiment une excellente série. J’avais gardé de la première saison, le souvenir d’un lycée qui se dépeuplait au fur et à mesure des attaques de vampires et autres créatures diaboliques, et c’est loin d’être (entièrement) vrai.

La série est vraiment drôle. L’épisode où Buffy postule pour être pom-pom girl vaut son pesant de moutarde.

L’histoire entre Buffy et Angel est beaucoup plus belle que le souvenir que j’en conservais. J’ai souvent été injuste avec ce couple. Je viens de découvrir comment la tueuse apprend que son amoureux est un vampire et wahou l’épisode est top. Dans mon corps coexistent une vieille conne et une midinette de quatorze ans.

On entend quelques notes de la musique d’ambiance de Koh Lanta dans Les hyènes, le sixième épisode de la première saison, et ça surprend.

Et surtout, révélation pour moi, quelqu’un avait pensé à attaquer Buffy avec une arme à feu avant Warren à la fin de la saison 6. Darla lui tire dessus toujours dans le septième épisode de la première saison. Elle ne l’emporte pas au paradis.

C’est tout pour le moment !

Les années collège

Grâce aux plateformes de streaming, j’ai découvert des séries à côté desquelles j’étais totalement passée. Je suis très cliente des sitcoms (ou assimilées) et leur durée – 20 minutes – est idéale pour moi. Des années de zapping ont visiblement impacté ma concentration.

Je vous conseille à nouveau le visionnage de Superstore. NRJ12 diffuse la série le samedi soir, mais je pense que la VO est indispensable. La voix de Glenn le mérite à elle-seule. La série est drôle, décalée et permet de découvrir plein de choses que j’ignorais encore sur l’Amérique.
La série est sur Amazon Prime.

Brooklyn Nine-Nine est vaguement diffusé sur France ô, ses jours me paraissent donc comptés, mais est surtout disponible sur Netflix. Je vous recommande chaudement cette série policière.
J’ai été émue aux larmes par le coming-out bisexuel de Rosa. C’est l’un des trucs les plus intelligents que j’ai vus dans une série sur le sujet. Je prends cet exemple au hasard parmi tant d’autres.
La comparaison que je vais faire est loin d’être géniale, mais pour moi c’est un peu un Scrubs chez les flics, souvent (très) drôle et aussi parfois grave.

J’adore Malcolm, j’ai beaucoup aimé les premières saisons de Modern Family, comme celles de The Big Bang Theory, je suis une inconditionnelle d’une Nounou d’enfer (et c’est dingue, comme on aime encore plus la série avec le temps et le recul), j’ai de la tendresse pour The Middle, mais j’ai du mal à comprendre pourquoi les séries précédemment citées et celle que je vais évoquer dans la suite ont été aussi maltraitées par les chaînes hertziennes ou TNTiennes.

Sur Amazon Prime (disponible aussi sur Netflix), j’ai enfin pu découvrir dans l’ordre et en VO, Community.
Community est une très grande série. Elle a été (mal) diffusée à une époque sur une chaîne qu’on appelait à l’époque Numéro 23 (ce qui donnait un bon indice sur les boutons à presser pour y accéder) et a disparu depuis des écrans radars.

Wikipédia donnera mieux que moi tous les détails technique sur la série et son casting, et vous indiquera notamment qu’elle compte six saisons. De mon côté, je vais vous dire qu’elle mérite le détour et que c’est certainement la série qui parle le mieux de la culture populaire.

Je vais essayer de la pitcher.
Jeff Winger, un avocat sans scrupule, a menti sur ses diplômes à ses employeurs et se retrouve contraint de reprendre ses études dans le community college (en gros une fac publique au rabais) de Greendale pour obtenir le niveau suffisant pour exercer. Le premier jour, il tombe sous le charme de Britta, une blonde idéaliste, et pour la mettre dans son lit, il feint de vouloir créer un groupe de travail. Pas dupe, Britta le prend à son propre piège et convie d’autres étudiants à participer à leurs révisions.
Il y a Annie, la crack du lycée qui n’a pas obtenu son diplôme de fin d’études parce qu’elle s’est gavée de médicaments pour tenir, Troy, l’ex star du même lycée qui aurait dû faire carrière dans le sport s’il ne s’était pas blessé, Shirley, la mère célibataire qui voudrait créer sa propre entreprise, Pierce, l’héritier de l’empire des lingettes, raciste, sexiste et homophobe qui est inscrit dans l’établissement depuis des siècles, et Abed, qui rêve de devenir cinéaste et observe le monde avec un prisme bien particulier.
Autour de ces personnages principaux gravitent de nombreux autres protagonistes tout aussi, voire plus, loufoques. Chang, le professeur d’espagnol qui ne parle pas un mot de la langue et qui deviendra de plus en plus étrange au fur et à mesure des saisons, et surtout mon chouchou, le doyen Graig Pelton, qui essaie tant bien que mal de faire survivre son établissement et nourrit un goût très développé pour le travestissement et Jeff.

Il faut s’accrocher un peu au démarrage de Community. Il faut peut-être aussi se ménager des pauses, du moins c’est ce que j’ai fait. Mais on finit par s’attacher énormément aux personnages, un peu comme Jeff, qui rêve au départ de se débarrasser des boulets qui l’entourent, pour finir par en être dépendant.
Comme toute bonne série, Community fait évoluer ses protagonistes. Des couples improbables se forment, d’autres plus attendus ne voient jamais le jour et surtout de grandes amitiés naissent. Troy et Abed entretiennent une magnifique bromance, digne de celle de Turk et JD dans Scrubs.

Je ne vais pas écrire que Community est une série « geek », parce que tout le monde donne un sens différent à ce mot et qu’il est plus que galvaudé.
Je vais plutôt dire que la série a digéré la culture populaire pour en tirer le meilleur. C’est le personnage d’Abed qui joue avec les codes des séries et du cinéma et c’est souvent grâce lui que tout dérape pour le meilleur. Dans les premières saisons, il est fasciné par Cougar Town (que je rêve désormais de voir), puis par une caricature de Doctor Who, Inspector Spacetime.
En tant que folle des voyages dans le temps et des dimensions parallèles, je suis forcément fan de l’épisode où il crée six dimensions parallèles grâce à un coup de dé, dont une démoniaque qui refera parler d’elle par la suite.

Certains épisodes sont tournés à la façon d’un documentaire (les fameux true crimes dont regorge Netflix) pour narrer une crise dont seul Greendale peut avoir le secret. D’autres reprennent les codes d’une autre autre série ou même d’un film. Les épisodes à la manière de Glee ou de New York, section criminelle sont de petits chefs d’oeuvre. Celui dédié à l’héritage de Pierce qui se déroule dans un jeu vidéo, avec les graphismes et le codes d’un jeu vidéo des années 80, est parfait.
Dans Community, une compétition de paintball ou la formation d’un fort en couvertures deviennent de vraies aventures avec pourtant les contraintes des unités de lieu, d’action et de temps. L’épisode où Abed déprime le prof qui donne un cours sur Madame est servie en résolvant la question du titre – Who is the Boss (le nom de la série en VO) – est hilarant. (Spoiler alert, c’est Angela !) Car les cours absurdes dispensés à Greendale sont aussi prétexte à de très bons épisodes, principalement dans les toutes premières saisons.
La série trouve sa pleine puissance dans sa troisième saison, qui se termine dans une explosion de folie.
Les trois suivantes ne comptent plus que treize épisodes et sentent la fin. Il fallait oser tenter le reboot en début de saison 5 avec un re-pilote.

Je vous recommande Community…
Si vous êtes un dingue de culture populaire.
Si vous pensez qu’il existe une dimensions parallèle qui compte une version démoniaque de vous.
Si vous êtes fan de Cougar town ou de Doctor Who.
Si vous avez aimé Arrested development (y compris les dernières saisons).
Si le mot « méta » vous fait frissonner.
Si vous êtes abonné à Netflix ou Amazon Prime, car au pire vous perdrez vingt minutes pour tester.

Pas de blanc sur les pages roses

Je tiens à remercier Claire qui a noté en commentaire que dans un accès de démence liée à la canicule de la semaine écoulée, j’avais supprimé brutalement le rose de ces pages pour en venir à une apparence pleine de blanc et de sobriété, qui sied mieux à mon humeur du moment.
Alors pour paraphraser Winnie l’ourson, « merci de l’avoir remarqué » !

Le avant et vous êtes sur le après

Depuis l’arrêt de 5 hommes à la maison, je me console en regardant des choses très diverses et vraiment variées…

Des films de cinéma
Ces trois derniers jours, j’ai atteint l’un des objectifs que je m’étais fixé pour l’été : regarder quelques films de François Truffaut sur Netflix. J’ai enchaîné Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite.
Je ne suis pas cinéphile, je vais donc me contenter de dire que j’ai pris énormément de plaisir à les regarder pour des raisons qui m’appartiennent.

La première, c’est que j’adore découvrir la France des années 60. C’est le syndrome Maigret. Cette époque me fascine, je regarde les enseignes, les moyens de transport, les logements, la décoration, en partie les moeurs… C’est la France de mes parents et des mes grands-parents et elle m’intrigue.


La deuxième, je l’avoue, c’est que j’avais très envie de découvrir Dorothée actrice. Comme tous les enfants nés en 1977 ,et cinq à dix ans avant et après, j’aime Dorothée. C’est l’un des symboles de mon enfance heureuse. Je guette chacune de ses apparitions en plateau aujourd’hui et je regrette amèrement qu’elle n’ait jamais pu incarner L’Instit (je sais qu’elle avait été pressentie, j’ai même regardé la vidéo sur Youtube). J’ai été épatée par son jeu dans L’amour en fuite. Elle est formidable dans le rôle de Sabine, le nouvel amour d’Antoine Doinel.
J’ajoute que j’adore Marie-France Pisier, et pas uniquement pour son rôle dans Pourquoi pas moi, je me suis donc aussi régalée en la retrouvant dans le dernier film du cycle.

Il faut bien le reconnaître ces films sont assez épatants, souvent drôles, parfois émouvants… Il faut s’habituer à Antoine Doinel, mais on devient vite accro. Si j’osais, je dirais qu’il y a un petit côté série dans ses aventures et qu’on regrette qu’il n’y ait pas de suite.
L’avantage, c’est qu’ils sont sur Netflix et donc facilement accessibles à tous.

Du mystère
Je me suis aussi (re)mise à Fringe.
Après une longue hésitation, je voulais à la base me relancer dans Lost, j’ai finalement préféré Fringe. Pour une raison simple, je n’ai jamais vu la fin de la série. Elle m’a permis de découvrir l’une des immenses failles de Netflix à son démarrage, les séries ne sont pas éternellement diffusées sur la plateforme. J’avais donc été coupée dans mon élan en cours de saison 4 (alors 2 en fait…je suis allée bien moins loin que je pensais). J’ai failli acheter à plusieurs reprises l’intégrale en dvd sans jamais transformer l’essai.
Après mûre réflexion d’au moins deux minutes, j’ai décidé de reprendre à zéro la série et je ne regrette pas mon choix.
La première saison est vraiment excellente. Le personnage de l’héroïne est pour l’instant assez formidable. Forte, intelligente, drôle et charismatique, elle prend des décisions qui ont un sens. Au hasard, elle ne cache pas sa relation avec son ex collègue, elle partage les infos en sa possession… Je le souligne parce que souvent dans les séries, je ne comprends pas les choix des protagonistes. J’avais oublié à quel point sa relation avec Peter Bishop (Pacey de Dawson) était chouette. John Noble (Walter Bishop) est excellent en savant fou déphasé par un séjour prolongé en asile psychiatrique.
Les intrigues sont dans la veine de X Files : des crimes mystérieux commis par des humains aux étranges pouvoirs surnaturels. Mais la vérité ne viendra pas des étoiles, elle est ailleurs…

Je ne sais pas si j’irai au bout cette fois, car je ne suis pas sûre que la série tienne le rythme, une fois le mystère des phénomènes étranges qui frappent la terre éventé, mais je vais vraiment essayer.
Et du coup, je recommande Fringe sur Amazon Prime Vidéo.

De l’interactivité
J’ai également re-terminé, quoi pas tout à fait, Unbreakable Kimmy Schmidt en participant à l’épisode interactif.
J’ai beaucoup de tendresse pour cette série un peu inégale. Elle avait offert une happy-end méritée à Kimmy et j’appréhendais un peu ce nouvel épisode.

Pour mémoire, Kimmy est libérée dans le premier épisode de la série d’un bunker où un ignoble révérend la détenait en otage, depuis 15 ans, avec d’autres femmes, après lui avoir fait croire que l’apocalypse avait eu lieu. La naïve Kimmy débarque ensuite à New-York pour porter son regard décalé sur notre société toute viciée. En parallèle, elle continue son combat contre son kidnappeur, repris une nouvelle fois pour ce nouvel opus.

Cet épisode interactif est vraiment sympa et beaucoup plus abouti que Bandersnatch (celui de Black Mirror). On peut s’amuser à faire suivre le pire des chemins à Kimmy, simplement pour découvrir les conséquences atroces de nos choix et nous faire recadrer par des personnages de la série. J’ai aussi cru suivre la bonne piste et je me suis souvent trompée.
Globalement, c’est amusant à faire et la trame de l’épisode est vraiment bien.
Je voudrais le regarder à nouveau en essayant toutes les possibilités, mais ça risque d’être vraiment chronophage.

De la douceur pour se détendre
Pour me détendre le soir avant de dormir et me sortir de la tête que mon mal de gorge serait lié au covid et non au fait que les températures ont chuté de 20° en 24 heures, je me suis aussi remise à Nailed it, la meilleure émission de pâtisserie de la terre. La saison 4 est étonnamment drôle avec des pâtissiers de plus en plus calamiteux et le duo Nicole Byer / Jacques Torres mérite à lui-seul le visionnage. Le moment où l’animatrice est surprise de goûter un truc mangeable, voire bon, est assez irrésistible.
Je regrette vraiment que la version française ait été abandonnée. Artus avait su lui donner un ton et un humour bien particulier sans copier la version américaine.

Voilà qui a pas mal occupé ma semaine…. J’ai aussi regardé les rediffs de Doctor Who sur NRJ12 et écrasé une larme pour en moyenne un épisode sur deux. Décidément, j’aime vraiment Matt Smith dans le rôle.

Banc d’essai

Depuis quelques semaines, je brûle de faire un comparatif entre les trois chaînes de vidéo à la demande que j’utilise. Comme je brûle littéralement depuis lundi et que je trouve visiblement malin de frôler la combustion spontanée en ajoutant la chaleur de mon pc portable à celle de mon petit corps, c’est visiblement le jour J !

Je dispose d’abonnements à Netflix, Amazon Prime et Disney +, dans l’ordre d’arrivée dans ma vie. Des choix qui se sont faits dans le même ordre par : premier arrivé sur le marché, opportunité et coup de coeur.
Précision notable, je les paie ou j’en supporte le coût avec quelqu’un qui accepte ma téléphagie.
Je vais essayer de les comparer objectivement en tenant compte de mon ressenti.

Netflix, le précurseur
Les avantages…
Les créations originales de la chaîne : Dark, Master of none, Sex education, The end of the fucking world, Unbreakable Kimmy Schmidt..
Des séries que je n’ai pas vues ailleurs : The Good Place, Brooklyn Nine-Nine
Des documentaires plutôt meilleurs que la moyenne (Gregory) et Alien Theory (que je n’inclus pas dans la catégorie citée).
Et depuis peu, quelques grands films du patrimoine français, et notamment beaucoup de Truffaut, que je m’étais promis de visionner pendant l’été (qui n’est pas encore terminé).
La navigation est assez fluide. Bon, on ne voit toujours que ce que l’algorithme veut nous montrer et pense qu’on va aimer. Mais en comparaison de certains concurrents, Netflix s’en tire pas mal.
Et puis, Netflix c’est cool.

Les inconvénients
Le prix ! Globalement, l’abonnement est quasi deux fois plus cher que celui des concurrents.
Le catalogue. Netflix finit par manquer de séries vintage et je ne me retrouve pas forcément dans les créations originales. Je me tamponne d’Elite et de la Casa de papel.

Pourquoi je reste abonnée ?
Netflix sait se renouveler et les créateurs de Dark bossent sur une nouvelle série.

Amazon prime, le rouleau compresseur
Les avantages
On ne va pas se mentir : le prix et la livraison gratuite et rapide sur la plateforme de e-commerce. Ca compte aussi !
Le catalogue. Mamamia ce catalogue ! Malcolm vient d’arriver sur la plateforme. On y trouve aussi Buffy contre les vampires, Fringe, Une nounou d’enfer, The Office, Community, Lost, The L Word, X Files, Dawson…. J’en passe et des meilleurs. Mais aussi des tas de films. Vous avez passé les années 90/2000 dans un bunker, vous pouvez actualiser entièrement votre culture populaire.

Les inconvénients
Je n’ai jamais vu une interface aussi mal fichue. Amazon Prime est organisé par saison, ce qui fait que vous pouvez passer un temps dingue à chercher celle que vous souhaitez regarder.
Les créations originales sont, à mon goût, plus faibles que celles de Netflix.

Pourquoi je reste abonnée ?
C’est un rêve de téléphage.

Disney +, le cadeau aux enfants de 7 à 177 ans
Les avantages
Tout le catalogue Disney à portée de clic, auquel on ajoute évidemment Star Wars et les Marvel.
TOUT LE CATALOGUE DISNEY avec STAR WARS et les MARVEL.
Je n’oublie pas le Muppet Show. La formidable et trop courte série mettant en scène le talk show de Miss Piggy (The Muppets) vaut le détour.

Et j’allais omettre les Simpson. Je n’ai toujours pas trouvé par quel bout les prendre, ce qui explique cela.
Mandalorian, définitivement et, je l’espère, toutes les séries issues de l’univers Star Wars et Marvel à venir.
Le prix qui n’est pas délirant.

Les inconvénients
Attention, je vais écrire un adage populaire qui compte dans le top 5 de mes phrases favorites en l’inversant : Disney + a les inconvénients de ses avantages. On n’a pas forcément envie de regarder un Disney tous les jours.
Pour le moment, ça manque un peu de séries, bien que les trois premières saisons de Once upon a time arrivent sur la plateforme.

Pourquoi je reste abonnée ?
Mais parce que je le dois à POC de 8 ans ! Et aussi, parce que je peux me refaire quand je le désire l’intégrale Star Wars et envisager même de regarder le MCU enfin dans l’ordre. Quelle drôle de question…

Et s’il ne devait en rester qu’un…
Pour le rapport qualité / prix, Amazon prime, presque sans hésiter.
(Et Disney +….)

Let’s go to the mall

Nous sommes quasi à J + 1 mois depuis le début du déconfinement. Et en bonne irréductible que je suis, je résiste encore et toujours à ce mouvement.
Je savoure le fait de pouvoir sortir sans autorisation et d’avoir la liberté de circuler, mais je n’en abuse pas.
Le confinement a été agréable pour moi et je ne préjuge pas en écrivant ceci de ce qu’il pu être pour d’autres. Je pense que la génération Club Do qui passait ses journées confinée à regarder toutes les émissions de la prêtresse des programmes pour enfants était bien préparée à cette situation.

Il faudrait me couper Internet, l’accès à Animal Crossing New Horizons et les chaînes de streaming pour que j’accepte de sortir.

Pour ne rien arranger, Netflix m’a annoncé au moins trois bonnes nouvelles dernièrement :

  • La saison 3 de Dark. Avec toujours cette même hésitation : faut-il repartir de zéro pour savourer pleinement son dénouement ?
  • La saison 7 de New Girl. Bon ok, la six avait une fin tellement parfaite que j’aurais pu m’en tenir là et je sens déjà avec ses deux premiers épisodes qu’elle est parfaitement redondante, mais qu’importe il faut en finir pour de bon.
  • Les saison 9 et 10 de Modern Family. Idem la série a beaucoup perdu, mais il faut que le voyage se termine. Je prépare les mouchoirs.

En parallèle, Amazon s’enrichit de séries des années 2000 que j’ai toujours eu envie de revoir ou qui ont été si mal programmées par les chaînes hertziennes que j’ai loupé leurs fins. Je vais enfin pouvoir terminer Fringe par exemple.

Et surtout, je me suis mise au très bon et bizarrement passé inaperçu Superstore.

Superstore narre le quotidien d’une équipe qui travaille dans un supermarché américain à la périphérie d’une petite ville lambda.
Je n’attendais rien de particulier de cette série et j’ai été immédiatement séduite.
D’abord parce que c’est vraiment drôle, et vous pouvez me faire confiance sur ce point, je n’ai pas le rire facile.


C’est aussi très, très bien joué. J’avais aimé America Ferrera dans Ugly Betty sans savoir que sous les lunettes et l’appareil se cachait une aussi jolie nana (oui, je sais, c’était le principe), mais surtout qu’elle avait une jolie voix rauque éraillée parfaitement charmante.
J’avais vu Ben Feldman dans le très moyen Drop Dead Diva et il est formidable dans Superstore dans le rôle de l’ex étudiant en commerce idéaliste. Le personnage de Dina ne devrait pas vous laisser indifférent, pas plus que celui Sandra. Et je n’oublie pas Glenn, le directeur du magasin, qui en VO (je ne pense pas que la série doive se regarder autrement) a la voix de Fozzie l’ours, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Superstore réussit l’exploit d’être une série légère qui évoque de vrais sujets : la discrimination, l’immigration illégale, l’avortement… Elle m’a aussi permis de découvrir qu’on vendait la pilule du lendemain ou qu’on votait dans les supermarchés aux Etats-Unis.
Je la placerai dans la lignée de Scrubs (Amazon, quand achètes-tu l’intégrale de Scrubs ?) ou de Brooklyn Nine-Nine(et oui, je vais jusque-là).

La série a été diffusée par NRJ12 en lieu et place de The Big Bang Theory à titre informatif.

Bon, foncez, faites moi confiance, vous ne le regretterez pas. Superstore est une série hautement addictive.

Comment s’occuper pendant le confinement ?(Episode 2)

Pour celles et ceux qui n’ont jamais le temps de regarder des séries, voici quelques conseils ! Pour la plupart d’entre elles, j’ai écrit un post pour dire tout le bien que j’en pensais. Vous cliquez sur le titre, il apparaît. Magie !

Je suis preneuse d’idées aussi.

Arrivée

Les 8 saisons d’American Horror Story sur Netflix
Il y a certainement beaucoup plus réconfortant, mais bon vous aurez un peu de matière et c’est vraiment bien.

Les 4 saisons de The Good Place sur Netflix 
Probablement la meilleure série de ces cinq dernières années à mon goût. Alors certes, les saisons sont inégales, la troisième rame un peu, mais vous ne regretterez pas le voyage !

Les 2 saisons de Dark en attendant la troisième sur Netflix
C’est amusant, je cite trois séries et elles parlent de mort, de crimes atroces ou d’apocalypse. Dark est une véritable merveille malgré grâce à son côté sombre, mystérieux et compliqué. Vous avez aimé Lost, vous adorez Dark.

Les deux saisons de Fleabag sur Amazon Prime
Une merveille d’intelligence et de drôlerie !

The End of The Fucking World (2 saisons sur Netflix)
Je n’ai pas fini la deuxième mais la première m’avait mis une très jolie claque.

Sex Education (2 saisons sur Netflix)
C’est anglais, il y a Gillian Anderson dedans et les acteurs sont chouettes. Je la fais brève sur ce coup-là.

Brooklyn 99 (Netflix)
Par les créateurs de The Good Place, le quotidien rigolo de policiers new-yorkais, mais pas que… Une série qui peut aussi vous faire sévèrement monter les larmes aux yeux quand elle évoque un coming-out bi ou le racisme. En général, l’essayer c’est l’adopter ! Si je devais faire une mauvaise comparaison, c’est un peu un Scrubs avec des flics. Et puis bon, Rosa est devenue très vite l’un de mes personnages de série favori.

friends

Friends (10 saisons sur Netflix)
Parce qu’on ne se lasse jamais de Friends et qu’on a toujours besoin de regarder Friends, surtout en ce moment.

Community (Amazon Prime et bientôt Netflix)
Cette série a été mal programmée et en VF sur la TNT. Pourtant, elle mérite le détour tant elle est originale et drôle. Je suis en cours de visionnage actuellement et je me régale.

Une dernière pour la route, Master of None, qui compte au moins deux épisodes d’anthologie ! Et à propos d’anthologie, vous avez tout vu de Black Mirror ?

Sur Netflix, je vous recommande aussi chaudement Nailed it (version française et américaine), parce que c’est hilarant !  Artus a réussi le défi d’être un aussi bon animateur du programme que Nicole Byer sans jamais l’imiter. L’émission avait en plus eu le mérite de m’inspirer.

Si vous ne l’avez pas encore vu Toys that made us est un formidable documentaire sur les jouets de notre enfance et sa déclinaison ciné Movies that made us est très plaisante aussi.

Sur Twitter, j’ai vu que l’INA proposait Madelen, sa plateforme gratuitement pendant trois mois et dessus il y a Papa Poule et Pause Café. Je sens que je ne vais pas résister bien longtemps….

Fleabag fait mouche

J’ai pris la résolution, il y a quelques années, de ne plus télécharger de séries illégalement. Je me contente de l’offre légale. Du coup, c’est fatal, je loupe plein de trucs et j’ai abandonné plein de séries en route. Mais en même temps, on ne peut pas tout voir, ni s’intéresser à tout. Cette introduction indigente mène à quelque chose promis. J’étais passée à côté de Fleabag et un an après tout le monde, j’ai envie d’en parler, parce que mine de rien, cette série m’a fait de l’effet.

Pour une fois, ce post est garanti sans spoil.

Réaction après le premier épisode…
Bof, je ne me sens pas concernée par les aventures de cette trentenaire dépressive et obsédée sexuelle. Je me retrouve bien plus dans des gamins qui trouvent des clés magiques. Logique…

Il faut dire que le pitch n’est pas engageant. L’héroïne (dirige un commerce qui va TRES mal. Ses relations familiales sont catastrophiques. Sa mère est décédée, son père démissionnaire entretient une relation avec une artiste autocentrée qui n’aime pas ses belles-filles, et sa sœur est compliquée (pour faire court). Elle est mariée avec un sale type (une ordure) qui ne la mérite vraiment pas. Sa seule bouffée d’oxygène – sa meilleure amie – est morte dans des circonstances qui vont s’éclaircir au fur et à mesure de la saison 1.

Bon, on regarde quand même le suivant ? Oui, ça ne dure que 26 minutes.

Réaction après le deuxième épisode…
Ca passe. Il est l’heure de dormir, on avisera demain. Le lendemain, on en discute. Toujours pas emballée… mais on se met à la suite, après tout ce sont les vacances.

La suite…
J’ai eu un véritable coup de foudre pour Phoebe Waller-Bridge. Je ne suis pas la seule, j’en ai conscience. Elle est formidable. Tête à claques parfois dans ce rôle certes, mais aussi extrêmement émouvante et drôle. Ses apartés qui nous sont adressés sont phénoménaux. L’actrice qui joue sa soeur Claire est tout aussi formidable. Olivia Colman en belle-mère insupportable est une perle. Tout le casting est à l’avenant.

La première saison est vraiment excellente. C’est très bien écrit. Nous avons ri beaucoup, mais aussi apprécié la mélancolie du propos. Il faut me faire confiance quand je dis que la série est drôle, elle l’est vraiment. Certaines scènes nous ont fait rire aux éclats et c’est si rare. Quand elle ne l’est pas, elle va tout aussi loin. La scène du confessionnal dans la saison 2 restera.

Nous avons visionné la saison 2 dans la foulée. Elle est certainement moins percutante, mais elle montre d’autres facettes du personnage. Mais j’en réclame une troisième, une quatrième…. car je l’assume, Fleabag me manque. Je me suis attachée à ce personnage, à son humour, à son ton, à son accent anglais… Je lui souhaite un happy-end.
(Bon, ok, j’ai lu qu’elle avait annoncé que la deuxième serait la dernière, mais je ne peux pas y croire.)

Du coup, il me semble impossible de regarder Mouche, même si j’adore Camille Cottin. Je ne comprends même pas pourquoi la série a été adaptée en France et aussi littéralement (je me suis fait une idée en regardant la bande-annonce, confirmée hier par les retours sur Facebook).

Bref si vous n’avez pas vu Fleabag, foncez ! Vous ne le regretterez pas.

Je recommande Fleabag….

Aux amateurs de cochons d’Inde, comment résister à un animal qui fait pouic

Aux fans de Sex and the city

Aux amoureux de Londres

Aux amateurs d’humour anglais

Aux êtres humains en général