Piece of cake (C’est du gâteau sur Netflix)

J’ai deux passions dans la vie : Netflix et le Meilleur pâtissier. Alors quand Netflix revisite, que dis-je, sublime Le Meilleur pâtissier, je suis évidemment aux anges.

Peace of cake, devenue POC, puis Agnès, est évidemment obligée d’aimer les gâteaux.

L’émission s’appelle C’est du gâteau, Nailed it (soit j’y suis arrivé) en anglais.

C’est du gâteau est l’anti Meilleur pâtissier. L’émission met en scène des amateurs de pâtisserie, qui aiment vraiment ça, mais qui n’ont pas spécialement le temps ou l’envie de faire ça professionnellement. En gros : moi !

J’adore l’émission de M6, mais je me demande comment des gens normaux sont capables d’avoir une idée en un quart de seconde pour revisiter un fraisier sous forme de profiteroles et de lancer 300 cuissons en même temps pour arriver en une heure en plus à personnaliser le machin avec une sculpture de Mercotte (nue, c’est bon pour mes mots clés) en pâte à sucre.
J’adore faire des gâteaux, mais je me limite aux cookies. En plus, je dois bien l’avouer, je ne suis pas exactement une perfectionniste quand il s’agit de cuisine. En gros, je me fous de l’apparence, tant que c’est bon. Je suis l’anti cake-designeuse.

Dans C’est du gâteau, des gens normaux, enfin ça se discute, revisitent des trucs impossibles et font justement leur possible avec leurs capacités pour le copier. Le résultat est souvent hilarant. La bande-annonce est un parfait résumé de la situation.

La force de l’émission tient dans la bienveillance des coachs. L’animatrice (Nicole Byer) est exubérante et drôle, et ne pense en général qu’à picoler. Le chef français (Jacques Torres) est magique avec son accent à couper au couteau qui plaît aux ménagères du Wisconsin. L’invité du jour trouve toujours du positif dans le gloubi-boulga confectionné par les candidats.

Nous sommes bien loin du pinaillage de Mercotte, qui trouve qu’on ne devrait pas voir les fraises, que le glaçage n’est pas très régulier, que c’est trop sucré, que la noix de coco n’était pas indispensable dans un congolais, que les cinquante phrases à reporter sur le gâteau ne respectent pas les règles calligraphiques de l’école de la Troisième République, que la pièce montée de cinquante mètres de haut est un peu petite…

Non là, on présente un gâteau ni fait, ni à faire, pas cuit et où il manque les oeufs, et les jury trouve qu’il est moelleux et qu’au moins les gens ont essayé…

Soyons clairs, si ce qui suit ne vous fait pas rire, passez votre chemin !

Mon seul bémol, c’est que cette merveille ne compte que trop peu d’épisodes. En tout cas, ça fait bien longtemps que je n’avais pas autant ri devant ma télé.

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Xenniale, la blogueuse volume 2

Levons immédiatement le malentendu, je déteste les catégories et les cases. Mais, bon, j’avoue que j’ai été intriguée à l’idée de potentiellement être une xenniale. Je pensais jusque-là appartenir à la Génération X, d’autant que j’avais lu le livre, ce qui me semblait être une bonne preuve que j’en étais. Mais non, a priori, je suis une X’, mais quelle prime!

Alors, j’ai décidé de commencer à recenser ce qui fait de moi un xénnie. J’étofferai probablement la liste en fonction de mon inspiration.

Voici la suite du volume 1

Mes parents m’ont offert mes premiers 45 tours – les Fabulettes d’Anne Sylvestre, quelques singles de Dorothée, des titres de Lio et de Madonna – et mon premier 33 tours, l’album de Dorothée illustrée par Cabu, que j’ai toujours dans mon étagère. Mon papa m’a acheté le maxi single CD de Mylène Farmer, Pourvu qu’elles soient douces.
J’ai emprunté des VHS et puis plus tard des dvd dans des vidéo clubs.

J’ai connu le téléphone à cadran avec le petit écouteur. C’est l’ancêtre du haut-parleur.

J’ai connu les plages horaires de couleur de France Télécom. Blanc, tarif plein pot en journée, bleu un peu moins cher le soir, et bleu marine encore plus rentable la nuit. J’ai payé des sommes dingues en téléphone pour appeler des gens dans la même ville que moi.

J’ai été équipée d’un répondeur à mini-cassettes sur lequel j’enregistrais des annonces personnalisées. J’étais toute contente en rentrant de week-end si le nombre de messages était supérieur à zéro (il faut apprendre à se contenter de peu).  Quand les gens en laissaient un, on l’entendait dans toute la pièce. Idem quand on choisissait d’appuyer sur le bouton en public, tout le monde profitait de ce que disait votre interlocuteur. Bon, en général, les personnes se répandaient sur le fait que vous n’étiez pas là et qu’elles vous laissaient un message. Mais quand même, ça faisait plaisir.

Mon meilleur ami et moi, nous avons ruiné ses grands-parents en jouant sur Minitel.

J’ai mangé du fromage Belle des champs, mais surtout du Cham-Cham-Chamois d’or. C’était insipide, mais ça ne m’a pas empêchée d’aimer le vrai fromage, adulte.

J’ai mangé des Yes, des treets et des raiders en buvant du Tang.

J’ai tellement aimé Les animaux du monde et Marylise Delagrange.

Grâce à la Trilogie du samedi, j’ai assisté aux premières diffusions télé de Buffy et Charmed.

J’ai vu se terminer Buffy, Charmed, Ally Mc Beal, Friends…

Je clique aujourd’hui sur des articles qui disent « Découvrez la fin particulièrement étonnante de tel dessin animé ou de telle série ! » Pour apprendre en général, qu’il n’a pas eu de vraie fin, comme Jayce, qui parcourt encore aujourd’hui l’univers à la recherche de son père en combattant les inépuisables Monstroplantes. Parfois, c’est plus dur : Alf a été fait prisonnier par le gouvernement, les habitants de Walnut Grove ont fait péter leur village en représailles face au progrès qui menaçait de les envahir, ou Sunnydale a été rayé de la carte…

J’ai programmé un magnétoscope grâce au ShowView. Et j’ai donc des tas d’enregistrement avec dix minutes de trop au début et un film sans fin. Bon, à l’époque, les films commençaient à 20h45 et on râlait. Si on avait su…

J’ai connu les pellicules 12, 24 et 36 poses. J’ai ressenti le petit frisson qui consistait à venir chercher les photos déposées pour développement dans une officine spécialisée. Ca coûtait un bras et les clichés étaient moches dans leur grande majorité, mais au moins on y réfléchissait à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur. Nous n’avions aucun scrupule avec mon meilleur ami à déposer des films contenant des photos parfois franchement compromettantes, ce qui était une riche idée, puisque à l’époque les employés de ce genre d’officines devaient bien se marrer en regardant les clichés. Anecdote absolument véridique, la dame de chez Photo Station avait expliqué en toute candeur à mon meilleure ami qu’elle me reconnaissait, car j’étais une bonne cliente, sur ses photos à lui.

 

 

Joséphine au camping (le crossover raté de TF1)

Hier soir, j’ai décidé de regarder le crossover entre Joséphine Ange Gardien et Camping Paradis. C’est certainement la première fois dans l’ère moderne des séries, qu’une telle initiative est mise en place et ça valait donc bien la peine que je perde ma soirée devant ça que je regarde. L’homme du Picardie a peut-être rendu visite à Janique Aimée ou été mordu par Belle, mais personne ne s’en souvient.

Musclor

Photo hors sujet

Je ne suis pas une sériphile assez aguerrie pour vous citer les meilleurs crossover de séries de l’histoire. Je me souviens juste de Susan Lewis (Urgences) allant faire une incursion dans New York 911 après la disparition de petite Suzie, qui était en fait chez un infâme pédophile à cause de sa sœur irresponsable. Je me rappelle également du faux cross-over entre Friends et Urgences. Georges Clooney et Noah Wyle jouaient bien des médecins, mais pas Ross et Carter. En même temps, pourquoi Ross et Carter auraient soigné deux new-yorkaises. Je vous le demande.

J’attends de découvrir celui entre deux de mes séries favorites du moment, New Girl et Brooklyn Nine-Nine. J’attends juste que Netflix me le permette.

Bref, donc curieuse et surtout très fatiguée hier, je me suis affalée (littéralement) dans mon canapé pour découvrir ce que les deux acteurs principaux des séries avaient présenté comme « un cadeau aux téléspectateurs » de TF1. Pourquoi ne pas l’avoir diffusé au moment de Noël du coup ?

Enfin…

Pour le pitch, Tom de Camping Paradis se rend avec deux de ses amis au mariage d’Ariane, son ex.

Là, Joséphine doit intervenir pour…. ben on ne sait pas bien quoi au final, car les scénaristes ont oublié eux-mêmes de répondre à cette question.

On pense dans un premier temps que Tom et Ariane vont retomber dans les bras l’un de l’autre. Les fans sur Twitter appelaient ce dénouement de leurs vœux. Et finalement pas.

Peut-être que le problème va venir de Tom qui croit être retombé amoureux d’Ariane qui l’a largué comme une vieille chaussette. Mais presque pas…

On croit ensuite comprendre que le futur marié, qui est, gag, le sosie de Tom, cache de lourds secrets. On vous rassure, ce n’est pas ça non plus.

Joséphine se demande un peu ce qu’elle est venue faire dans cette galère du coup et moi, pourquoi j’ai embarqué avec elle.

Alors dire que ce crossover est nul, ça serait un peu facile. Ce n’est pas mauvais, enfin si ça l’est, mais c’est surtout paresseux. Ce beau cadeau aux téléspectateurs n’a pas du tout été travaillé.

Tom rêve qu’il va épouser Ariane et en déduit qu’il l’aime toujours. Il l’aime tellement qu’elle ignorait qu’il avait perdu des dizaines de kilos. Depuis cinq ans, ils n’ont jamais eu l’occasion de parler de cette perte de poids assez extraordinaire, ni en vrai, ni par téléphone, ni par Skype, ni par mail. Pourtant, elle l’invite et son mariage et le bombarde témoin. Elle n’a pas d’amis a priori.
Arthur, le futur époux, est donc le sosie de l’ex de la future mariée. OK…
Tom croit aimer à nouveau Ariane et puis finalement Joséphine lui fait comprendre qu’il désire peut-être juste ce qu’il ne peut pas avoir. Heureusement que l’ange est là pour jouer les Lucie de la Villa des cœurs brisés. Bon sang mais c’est bien sûr. Il se rappelle en plus que son ex était une sacrée chieuse.
Arthur a une double vie, mais non en fait il a un jumeau, qui lui a piqué sa meuf, il y a cinq ans. Du coup, voilà pourquoi il était aussi stressé par le mariage. Ce rebondissement  piqué au Sceptre d’Ottokar est risible.

Dans cette histoire, Joséphine fait un peu de la figuration dans sa propre série, à part quand elle joue la love coach ou le plombier pour récupérer l’alliance tombée dans le lavabo des toilettes pour hommes. Le gag éculé de l’ex qui essaie la bague de fiançailles qui reste coincée à son doigt aurait pu nous être épargné. J’ai eu l’impression de voir Camping Paradis au mariage plutôt que Camping Paradis rend visite à Joséphine Ange Gardien.

Vous me direz, on s’en fout totalement. C’est un peu vrai. Mais je trouve dommage que TF1 ait manqué ainsi l’occasion de faire un véritable joli cadeau aux fans de ses séries. Si ça avait fonctionné, La famille formidable aurait pu aller au Camping Paradis. Ca aurait eu de la gueule. Joséphine aurait pu se mêler justement des histoires sentimentales des Beaumont, anciens, nouveaux, et parallèles. Soeur Thérèse aurait pu vendre une couette à Tom pour son camping….

 

La p…. de bonne série

Comme je ne peux pas me passionner exclusivement pour les aventures des coeurs brisés de NT1, je continue à regarder des séries sur Netflix et de préférence des formats courts.

En janvier / février, j’ai poursuivi mon visionnage tardif de The New Girl et ça valait vraiment la peine de supporter une première saison pas terrible et une deuxième moyenne, la série prend tout son sens à partir de la troisième.
C’est un peu bizarre de donner autant de chances à une série aussi bizarrement (in)intéressante. Mais le personnage de Schmidt m’a suffi pour tenir et j’ai été récompensée par cette scène qui a rejoint le Top 50 de mes séquences favorites de séries où il fait ses adieux aux seins de Cece, son ex, qui pense à avoir recours à une réduction mammaire.

J’ai essayé de poursuivre la saison 1 de Crazy ex girlfriend et je me retrouve toujours face au même paradoxe : j’aime beaucoup cette série, mais elle me met trop souvent mal à l’aise. Mon empathie pour le personnage principal nuit à la qualité de mon visionnage. Mais je m’accroche…

J’ai tenu un épisode devant The Ranch. Et finalement, oui mais non, comme dirait Mylène Farmer.

The End of The fucking world

Netflix

J’en arrive à mon vrai sujet, doucement mais sûrement… The end of the f…ing world !

Genre : Wes Anderson trash
James est un ado pas vraiment comme les autres. Il pense sincèrement qu’il est psychopathe. Pour preuve, il tue régulièrement des animaux et ambitionne sérieusement d’assassiner son père à court terme.
Alissa n’est pas non plus la fille la mieux dans ses baskets au monde. Son beau-père hésite entre la sauter et la pousser hors de chez elle. Sa mère subjuguée par cette ordure avec qui elle a eu de magnifiques jumeaux ne sait pas très bien quoi faire d’elle non plus.
James et Alissa étaient faits pour se rencontrer et décident un jour de prendre la route ensemble.
Leur objectif : aller retrouver le père d’Alissa qui s’est tiré un jour et lui envoie chaque année une carte pour son anniversaire. Le garçon pense tuer la fille en route. Mais les choses se corsent rapidement et James réalise de la pire des façons qu’il n’est pas vraiment un psychopathe.

Je m’accroche à ma comparaison avec Wes Anderson. Même si les images sont loin d’être aussi chiadées que dans les films du cinéaste, il existe cependant une vraie communauté d’esprit entre les deux univers.  Les ados essaient de se conduire comme des adultes, mais ne sont pas vraiment prêts à se confronter à la réalité du monde des grands, et les vrais adultes ont bien du mal à comprendre les errances des gosses, qu’ils ont pourtant contribué à bien abîmer.

Tous les personnages sont remarquables. Je suis pleine d’admiration pour l’acteur qui incarne James. Il se transfigure d’épisode en épisode.
Les deux policières qui prennent en chasse les deux héros sont excellentes également. Entre celle qui est pleine d’empathie pour James et Alissa et l’autre qui a un sens absolu du devoir…

J’ajoute que la bande-originale est absolument parfaite et que la bande-annonce résume assez bien l’esprit de la série, sans cependant trop mettre en avant le côté gentiment tragique de cette fuite en avant.

Je vous recommande The en of the f…ing world, si vous aimez Thelma et Louise, les films de Wes Anderson, les road-movies, les anglais, et les lesbiennes.

 

 

Confession diurne

Il y en a qui additionne les addictions (surtout pour la splendide allitération, je pense), moi je collectionne les collections.

Je réfléchissais l’autre fois à mon accumulation de plus en plus préoccupante de Pop, qui va m’amener à :
1) Déménager
2) Bientôt apparaître dans un Tellement Vrai sur les personnes souffrant du syndrome de Diogène
3) Louer un box, dont je ferai renouveler l’abonnement pour éviter de perdre bêtement ma magnifique collection dans une émission dédiée aux enchères
4) Réfléchir sur cette accumulation délirante quand la planète va mal et me pousser à devenir minimaliste
5) Devoir l’interrompre quand la mode sera passée

[Les bonnes réponses sont probablement 1, 2 et 5]

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Bref, je réfléchissais donc à mon accumulation et j’ai réalisé qu’en fait j’avais totalement oublié que j’étais coutumière du fait. J’adore collectionner. Mais je ne collectionne pas très bien. J’achète des éléments coups de coeur, je crée mon propre univers et puis je passe à autre chose. Ma collectionnite aiguë a sans douté été freinée par celle que mes lecteurs les plus fidèles et anciens ont longtemps connu sous le nom de la femme de POC. Depuis que nos routes se sont séparées, j’accumule et elle, de son côté, elle s’allège. Je laisse les psys s’éclater…

Je me suis amusée à recenser toutes mes collections, des plus normales aux plus absurdes…

La plus grande et la plus belle à ce jour reste ma collection de Swatch.
J’ai accumulé une vingtaine de montres (peut-être plus) dans les années 90. Tout part d’un traumatisme très triste… Mon papa m’avait offert ma première Swatch pour mon anniversaire, elle était belle, rose et on voyait le mécanisme. Elle a été bêtement perdue sur une plage. Ensuite j’ai acheté des montres pour les grandes occasion (anniversaire / Noël / Halloween / Saint Valentin quand je suis devenue grande…). J’en ai porté certaines, d’autres sont restées parfaitement intactes car elles n’étaient pas portables ou décoratives.
Où est cette collection aujourd’hui ?
Probablement chez mes parents.
Elle a potentiellement de la valeur (mais je ne me fais aucune illusion en vrai à ce sujet).
Maintenant, je porte une seule et unique Swatch qui m’a été offerte et à laquelle je tiens.

La plus grande demeure ma collection de Playmobils.
J’avais énormément de véhicules, de personnages, d’accessoires… J’ai tout dispersé dans une braderie à une époque où l’argent comptait plus à mes yeux que les souvenirs. Je le regrette.

La plus « normale » est sans doute ma collection de timbres.
Tout le monde les a collectionnés, non ? Bon, j’ai été particulièrement obsessionnelle au début de l’adolescence avant de m’en désintéresser totalement.
Je ne me leurre pas sur sa valeur et sa qualité.

La plus débile, et je pèse mes mots, est à n’en pas douter ma collection de machins de canettes.
Vous savez le truc pas fait pour se détacher, que je détachais systématiquement pour le mettre dans un distributeur de bonbons moche et bon marché. J’en avais peut-être des milliers.
Elle a été jetée certainement et c’est tant mieux.

La plus adolescente est bien ma collection de billes de cartouches, qui égale en absurdité la précédente.
Je n’ai jamais compris pourquoi je m’était lancée là dedans un jour. A un moment, j’ai eu la super flemme de découper les cartouches et elle a périclité.
Elle doit aussi avoir terminé à la poubelle.

Pour la plus romantique, je dirai ma jolie collection de crayons de bois / à papier / gris (selon les particularismes régionaux).
Elle est en constante progression, bien que je ne la travaille plus beaucoup.

En vrac, je continue à accumuler les jolis porte-clés (j’en ai moins de dix), les clés usb qu’on me donne dans le cadre de mon activité professionnelle, les carnets (là c’est mon côté journaliste), les mauvais goûts musicaux diront des personnes mal intentionnées en se référant à la vidéo d’introduction…

L’usure du Quotidien

« [Les soirées] se suivent et se ressemblent, quand l’amour fait place au quotidien. On n’était pas faits pour vivre ensemble. Ca ne suffit pas toujours de s’aimer bien... »

J’avais arrêté Le Plus en étant très enthousiaste, un peu trop peut-être, pour Quotidien, l’émission journalière de TMC. (Vous avez vu comment j’évite la répétition, l’air de rien ?)

Un an après, le bilan est plus mitigé.
La lassitude du Quotidien me guette.

En même temps, c’est parfois dur de se renouveler et comme je déteste le changement, c’est compliqué de me surprendre agréablement.

J’ai demandé à une autre adepte de l’émission pourquoi la mécanique était cassée, voilà notre analyse.

1- Les invités
Ce sont globalement toujours les mêmes personnes qui sont conviées périodiquement dans l’émission. Acteurs, chanteurs, journalistes ou chroniqueurs. Frédéric Beigbeder semble avoir pris un abonnement. J’attends que Charlotte Le Bon, qui est visiblement une bonne copine de Yann Barthès, revienne pour nous présenter un film / une série / une expo… Ca fait au moins deux mois que son joli minois n’est pas apparu dans mon écran.
Alors certes, l’émission continue à accueillir les stars internationales qui font baver les autres programmes, mais bon ça ne casse pas la routine. Et surtout, ça donne vraiment une impression désagréable de copinage.

2- Les interviews
Yann Barthès a quand même réussi en l’espace d’un mois à créer un malaise immense sur son plateau en sortant des photos de personnes décédées de l’entourage de l’invité. Une fois avec Charlotte Gainsbourg, c’était déjà trop, la deuxième fois avec Nawell Madani, c’était carrément indécent. Et surtout, Yann, rebondis, enchaîne, putain mais fais quelque chose…
Globalement, les interviews poussives de l’animateur me mettent mal à l’aise. Il laisse les invités flotter allègrement avec des questions qu’ils ne comprennent parfois tout simplement pas. Tout le monde n’est pas Catherine Deneuve.

3- Les chroniqueurs
Entre ceux dont je ne perçois pas immédiatement l’intérêt et ceux qui se renouvellent peu, je m’ennuie. Camille Crosnier me manque. Panayotis Pascot presque, pour vous dire. Bon, pas encore Hugo Clément, il ne faut pas non plus exagérer. En revanche, je suis immensément fan d’Azzeddine Ahmed-Chaouch, qui réussit à être toujours drôle et pertinent. Je crois aussi qu’après une année 2017 très politique, je sature du président, du gouvernement, de l’opposition…

4- Les pastilles humoristiques
C’est là que je zappe en général. Jonathan Lambert ne m’arrache jamais un sourire et pour cause je suis déjà partie sur M6. Je ne regarde pas non plus les sketchs de Camille Lellouche. Je sauve Nora Hamzawi que je sens pourtant presque au bout du rouleau. Panayotis en vient vraiment à me manquer. Quant à Vincent Dedienne, il reste le point fort de l’émission, mais il faut qu’il fasse attention à ne pas devenir la caricature de lui-même, non ?

5- Les rubriques récurrentes
En général, je suis déjà partie en quête d’une émission à regarder en prime pour lundi-mardi-mercredi-jeudi-vendredi Transpi. J’ai mal pour Etienne Carbonnier qui ne sait plus quoi raconter. Je sauve sa chronique Canap’ et encore.

6- La musique
Bon, là, je suis ailleurs. Je suis rarement fan du groupe pop-rock du moment déjà numéro 1 en Angleterre. Je suis vieille, je suis ringarde.

7- La longueur
C’est le péché majeur des deux talks concurrents : terminer à 21h30 pour gagner la bataille des audiences. Je n’en peux plus de cette guéguerre de la durée, qui ne fait gagner aucune émission en qualité.

Du coup, vers 19 heures, je suis en général devant Les coeurs brisés de NT1 ou les voyageurs de Friends trip. Au delà de 20h30, je file sur M6. Et surtout, je zappe beaucoup.
Mais bon, jamais je ne retournerai à Touche pas à mon poste. JAMAIS ! Et je continue à suivre d’un oeil Quotidien. Usée, mais pas encore vraiment lassée.

 

Sept bonnes raisons (pas du tout spécieuses) de regarder Dark

Dark aura été ma série de fin d’année. Il faut dire que son thème colle parfaitement avec l’esprit des fêtes : mort, disparitions, regrets, chagrin…

Si vous n’avez pas encore regardé Dark, voici six bonnes raisons de vous y mettre !

1- La série réhabilite (enfin) la chanteuse Nena
Grâce à une mélomane avertie, j’ai découvert que la carrière de Nena ne s’était pas (du tout) limitée à cette histoire de Luftballons. Elle a sorti plein d’autres chansons à côté desquelles nos tubes des années 80 font pâle figure. Celle utilisée dans la série en est la preuve éclatante.

2- La série réhabilite aussi les Raiders (deux doigts coupent faim)
En France, les protagonistes auraient mangé des Yes et ça aurait été nul. En Allemagne, on ressort le mythique Raider, devenu depuis Twix, et c’est génial.

3- L’arbre généalogique de Dark met une sacrée claque à celui d’une Famille formidable
Je suis un peu une référence dans la traçabilité des Beaumont et de leurs proches. Je peux de tête vous signaler qu’Audrey n’est pas la fille de Jacques, comme José n’est pas le fils de Catherine, ou vous expliquer (et c’est déjà plus technique) d’où sort Helena, la fiancée de Jérémie, qui est bien le jumeau de Manon, bien que les deux personnages n’aient plus une interaction depuis cinq saisons.  D’ailleurs, je vous mets au défi de me coller sur les Beaumont.
Bref, la lignée de la Famille formidable est déjà un enfer, mais celle de Dark est limite sublime. Il faut en effet essayer de comprendre qui est l’ascendant ou le descendant de qui sur trois époques.  [Pour voir le spoiler, mettez le texte en subrillance] Et, ça devient absolument magistral quand le Mikkel de 2019 s’avère être le père du Jonas de la même époque, de sept ou huit ans son aîné, ce qui fait que Jonas sort pas inadvertance avec sa tante.

4- C’est un très bon palliatif à Lost
Nous avons des bunkers, des forêts luxuriantes, des inconnus étranges, des mystères, des bonds dans le temps…Ne manque qu’un île ! Et la bande-son rappelle forcément Lost  par sa qualité et son ambiance, et c’est une excellente référence.

5- C’est l’occasion de se remettre à niveau en allemand
Je l’ai déjà dit, mais ça m’a remis en mémoire la langue que j’ai étudiée de la sixième à la deuxième année de DEUG sans en avoir gardé aucun souvenir.

6- En France, quand on joue sur plusieurs époques, ça donne ça et ça ne fonctionne pas du tout.

7- La bande-annonce devrait suffire à vous motiver.

Et sinon, Télérama a écrit un article qui ne parle ni de Raider, ni de Nena, pour expliquer pourquoi la série est géniale, mais qui évoque Goethe, Nietzsche et Platon. C’est un autre choix.