Mon panthéon des séries

Sur mes 42 ans d’existence si je ne devais retenir que maximum dix séries, pour lesquelles opterai-je ?

Je n’ai bien sûr pas tout vu, je n’ai même quasi rien vu de la masse de séries existantes et ceci n’est qu’un point de vue entièrement subjectif.

Plutôt que de juger mes choix, je vous invite si vous avez envie et que vous lisez ceci à me donner les vôtres !

 

d72bc-not-penny-s-boat-lost-37210_1279_694

Lost
Même si aujourd’hui il est de bon ton de cracher sur Lost à cause de la fin de la série, je reste persuadée qu’il fallait juste savourer le voyage plutôt que s’attacher uniquement à la destination. C’est LA série qui nous a poussées, mon ex copine et moi, à passer des heures sur Internet à chercher des réponses à toutes les questions que nous nous posions (et que nous nous posons encore) et  à émettre tout un tas d’hypothèses, qui se sont avérées fausses pour 99% d’entres elles.
Je reste marquée par le bunker qui s’illumine à la fin de la saison 1, comme par le « Not Penny’s boat » ou le « Not in Portland« . Cette île qui bouge, ça peut sembler ridicule et dérisoire, mais elle nous a passionnés et s’il y a UNE série que j’aimerais revoir sans rien en savoir, c’est bien celle-là.

dc647-friends1

Friends
C’est la seule série dont j’ai vu tous les épisodes au moins deux ou trois fois, bien plus pour certains. Il ne se passe pas une semaine sans que je l’évoque pour illustrer un moment de ma vraie vie. Elle me fait encore rire. Je peux citer certains passages par coeur.
Alors bien sûr on peut l’étudier avec un regard critique, ne pas ou ne plus l’apprécier… mais pour moi c’est de loin la numéro 1 dans mon coeur.

La croisière s’amuse
Petite Poc a passé des heures et des heures à regarder les passagers d’un paquebot faire d’improbables escales à Puerto Valarta. Dès le générique qui présentait les guests du jour, j’étais embarquée. La série était légère, mais traitait parfois des sujets plus graves. Je la choisis comme flamboyante représentante de toutes ces séries des années 80 qui ne valaient certainement pas grand-chose, mais qui m’ont fait passer de bons moments devant mon petit écran quand j’étais petite.

 

Buffy et Faith.gif

Buffy contre les vampires
La trilogie du samedi de M6 a marqué une génération. Il existe encore, aujourd’hui, des réfractaires qui pensent encore que cette série racontait simplement les histoires d’une blondinette capable de mettre une raclée aux suceurs de sang. Les autres savent. L’arrivée de Dawn dans la saison cinq est de l’un de mes plus mémorables souvenirs de téléphage. Once more with feeling est dans le top 10 de mes épisodes de série favoris de tous les temps. La relation entre Buffy et Spike m’a fait vibrer et je l’assume.

American Horror Story
Je me suis très longtemps tenue éloignée de tout ce qui pouvait me faire peur. Avec AHS, je me suis en quelque sorte totalement rebootée. J’ai aimé la maison hantée, adoré l’asile et Hotel es une petite claque dans ma vie de simili sériphile. Cette série me hantera longtemps, je le sens et ce n’est pas terminé.

The good place
Presque la perfection pour moi… C’est drôle, malin, extrêmement bien joué, profond. Ca parle d’une chose qui me terrifie (la mort) en jouant avec des tas de concepts éthiques et philosophiques. Je n’attends même pas la quatrième saison pour trancher et savoir que cette série restera à jamais essentielle dans ma vie.

b11d7-scrubs

Scrubs
C’est une jolie série d’apprentissage qui n’a pas assez fait parler d’elle en France, je trouve. Elle a raté sa sortie, comme beaucoup, mais sur l’ensemble c’est une série que je pourrai revoir à l’infini. Là encore, on rit beaucoup mais on pleure aussi pas mal. Je suis par ailleurs une fan inconditionnelle de JD.

Parks and Recreation
Alors ok la saison 1 était ratée. Ca arrive ! Mais cette série est un véritable monument. Elle compte quand même à son générique Amy Poehler et Aziz Ansari (Master of None, rien que ça). Le personnage de Ron Swanson mérite à lui-seul qu’on la visionne. Il m’a réconciliée avec les moustachus. Et puis bon, rien que pour voir Chris Pratt quand il n’était pas taillé en super-héros. Ca vaut le détour.
Pour tout ça et surtout pour une scène d’anthologie sur la patinoire qui reste pour moi l’une des plus drôles toutes séries confondues, Parks and Recreation est forcément dans mon panthéon.

 

 

 

Xenniale, la blogueuse volume 2

Levons immédiatement le malentendu, je déteste les catégories et les cases. Mais, bon, j’avoue que j’ai été intriguée à l’idée de potentiellement être une xenniale. Je pensais jusque-là appartenir à la Génération X, d’autant que j’avais lu le livre, ce qui me semblait être une bonne preuve que j’en étais. Mais non, a priori, je suis une X’, mais quelle prime!

Alors, j’ai décidé de commencer à recenser ce qui fait de moi un xénnie. J’étofferai probablement la liste en fonction de mon inspiration.

Voici la suite du volume 1

Mes parents m’ont offert mes premiers 45 tours – les Fabulettes d’Anne Sylvestre, quelques singles de Dorothée, des titres de Lio et de Madonna – et mon premier 33 tours, l’album de Dorothée illustrée par Cabu, que j’ai toujours dans mon étagère. Mon papa m’a acheté le maxi single CD de Mylène Farmer, Pourvu qu’elles soient douces.
J’ai emprunté des VHS et puis plus tard des dvd dans des vidéo clubs.

J’ai connu le téléphone à cadran avec le petit écouteur. C’est l’ancêtre du haut-parleur.

J’ai connu les plages horaires de couleur de France Télécom. Blanc, tarif plein pot en journée, bleu un peu moins cher le soir, et bleu marine encore plus rentable la nuit. J’ai payé des sommes dingues en téléphone pour appeler des gens dans la même ville que moi.

J’ai été équipée d’un répondeur à mini-cassettes sur lequel j’enregistrais des annonces personnalisées. J’étais toute contente en rentrant de week-end si le nombre de messages était supérieur à zéro (il faut apprendre à se contenter de peu).  Quand les gens en laissaient un, on l’entendait dans toute la pièce. Idem quand on choisissait d’appuyer sur le bouton en public, tout le monde profitait de ce que disait votre interlocuteur. Bon, en général, les personnes se répandaient sur le fait que vous n’étiez pas là et qu’elles vous laissaient un message. Mais quand même, ça faisait plaisir.

Mon meilleur ami et moi, nous avons ruiné ses grands-parents en jouant sur Minitel.

J’ai mangé du fromage Belle des champs, mais surtout du Cham-Cham-Chamois d’or. C’était insipide, mais ça ne m’a pas empêchée d’aimer le vrai fromage, adulte.

J’ai mangé des Yes, des treets et des raiders en buvant du Tang.

J’ai tellement aimé Les animaux du monde et Marylise Delagrange.

Grâce à la Trilogie du samedi, j’ai assisté aux premières diffusions télé de Buffy et Charmed.

J’ai vu se terminer Buffy, Charmed, Ally Mc Beal, Friends…

Je clique aujourd’hui sur des articles qui disent « Découvrez la fin particulièrement étonnante de tel dessin animé ou de telle série ! » Pour apprendre en général, qu’il n’a pas eu de vraie fin, comme Jayce, qui parcourt encore aujourd’hui l’univers à la recherche de son père en combattant les inépuisables Monstroplantes. Parfois, c’est plus dur : Alf a été fait prisonnier par le gouvernement, les habitants de Walnut Grove ont fait péter leur village en représailles face au progrès qui menaçait de les envahir, ou Sunnydale a été rayé de la carte…

J’ai programmé un magnétoscope grâce au ShowView. Et j’ai donc des tas d’enregistrement avec dix minutes de trop au début et un film sans fin. Bon, à l’époque, les films commençaient à 20h45 et on râlait. Si on avait su…

J’ai connu les pellicules 12, 24 et 36 poses. J’ai ressenti le petit frisson qui consistait à venir chercher les photos déposées pour développement dans une officine spécialisée. Ca coûtait un bras et les clichés étaient moches dans leur grande majorité, mais au moins on y réfléchissait à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur. Nous n’avions aucun scrupule avec mon meilleur ami à déposer des films contenant des photos parfois franchement compromettantes, ce qui était une riche idée, puisque à l’époque les employés de ce genre d’officines devaient bien se marrer en regardant les clichés. Anecdote absolument véridique, la dame de chez Photo Station avait expliqué en toute candeur à mon meilleure ami qu’elle me reconnaissait, car j’étais une bonne cliente, sur ses photos à lui.