Un trésor dans votre télévision

J’ai atteint le point de non retour, où les aventures de La Famille Formidable deviennent parfaitement insupportables. Il se situe très exactement à la saison 7. Pour des raisons qui m’échappent, et si quelqu’un a une explication je suis preneuse, TVBreizh a zappé la saison 6 et il me semble qu’elle n’est jamais, ou très rarement, rediffusée. Quel sombre secret cache-t-elle ? Je suis quasi tentée d’acheter le dvd, même si je crois qu’elle n’est pas meilleure que la sept.

La sept compte ce formidable moment digne d’un épisode de Dark, où Manon la petite dernière de la famille (qui ne s’appelait pas en saison 2, puis Mélanie en saison 3) couche avec sa nièce (Marie, la fille d’Audrey) et son futur mari Jean-Philippe. Les puristes constateront qu’il ne s’agit que d’un demi-inceste, puisque si Audrey est la fille de Catherine, Jacques n’est pas son père. N’empêche que ça retourne la famille et pousse les grands-parents à s’exiler dans l’Yonne.

Au moins dans Dark, ils ne savaient pas…

D’ailleurs, cette péripétie m’amène à reconsidérer mon projet des cross-over de l’impossible : deux séries qui n’ont presque rien en commun et qu’on fait se télescoper. Typiquement, des voyages dans le temps dans une Famille Formidable qui permettraient de découvrir que Jacques est en fait le fils de Frédérique.

Bref…

Comme Une Famille Formidable me fatigue, je me suis repliée sur Oak Island sur C8.
Cette formidable émission traduite à la bouche de l’américain met en scène des chasseurs de trésors sur une île marécageuse dégueulasse du Canada.

Les (riches) explorateurs sont en quête de doublons cachés par des pirates, mais aussi, en vrac, du trésor des Templiers, du Graal ou de l’Arche d’alliance qui auraient été planqués au Canada parce que c’est parfaitement logique. Des gens les confortent d’ailleurs régulièrement dans cette opinion, sur la seule base de leur conviction profonde. Il faudrait peut-être vérifier si la Chouette d’or n’est pas planquée là bas non plus.

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Ma première boîte de @Playmobil

Ils mènent donc des fouilles dangereuses et compliquées dans un environnement carrément hostile. Comme les Platistes de Netflix, rien ne les arrête. S’ils remontent une souche du magma boueux, ils sont super heureux car une souche n’a rien à faire là.  Ca me semble frappé du bon sens. Une pierre à la forme vaguement bizarre devient un indice concluant.

Je me moque un peu, mais je les admire vraiment. Quand j’étais petite, j’étais persuadée que la plaque d’égout de mon jardin renfermait un trésor. Je me suis ensuite intéressée aux blockhaus qui environnaient ma maison de vacances à la recherche de mystérieux tunnels les reliant. J’ai miraculeusement survécu au tétanos et aux chutes dans des puits pas rebouchés à l’époque. Et puis, j’ai perdu la foi ! Eux, non !

Je leur conseillerais bien de regarder les fumeux documentaires de RMC Découverte sur la France Mystérieuse, parce que selon eux le trésor des Templiers / Cathares ou le Graal sont plutôt dans l’Aude. Nos chasseurs de trésor nord-américains s’y sont d’ailleurs rendus pour quelqu’un leur affirme qu’à n’en pas douter toutes ces merveilles étaient bien sur leur île. La boucle est bouclée. Et je sais que j’aurai l’air bien con quand ils finiront pas remonter un truc vraiment précieux.

 

 

 

Les adieux à Reine (Une famille formidable fin de saison 13)

Il ne fallait pas trop miser sur une « Famille formidable » hier soir pour se remonter le moral. Je suis cependant plutôt agréablement surprise par cette treizième saison, finalement très sombre.

UFF

Le premier épisode avait donné le ton. Alors qu’elle semblait à nouveau promise au bonheur avec son séduisant Portugais, Reine apprenait qu’elle avait un cancer très mal engagé. J’ai cru un moment que les scénaristes allaient céder à la facilité en la faisant guérir façon « Lost » sur une île lointaine. Mais non, les pouvoirs de la guérisseuse réunionnaise n’ont pas vaincu son mal, et hier Catherine a dû l’accompagner dans la mort.

Je me disais également que Frédérique ne pouvait pas rester en fauteuil roulant après son accident de scooter dans la saison précédente, et là aussi les scénaristes ont assumé leur choix.

Bon, je vous rassure, il reste quand même quelques bémols.

Si Annie Duperey est absolument exceptionnelle dans le rôle de Catherine, la matriarche Beaumont forte et fragile à la fois, les enfants jouent dans leur grande majorité comme des patates. Nicolas (Roméo Sarfati) livre le service minimum, quand Lucas, son compagnon, ne fait strictement aucun effort. Ses moments de colère sont risibles.

De toute façon, on se contre-balance de leurs aventures un peu niaises. La colocation bancale, entre les enfants, les petits-enfants, et les pièces rapportées du clan Beaumont au Portugal n’a pas grand intérêt. Elle vise uniquement à faire exister cette famille formidable tentaculaire. Elle comprend le fils illégitime de Jacques (José) désormais un membre à part entière de la famille, le fils que Nicolas a eu avec une lesbienne dont la compagne est morte, l’ex du fils cadet (bon, je reconnais qu’elle est utile, car elle est superbe), la fille de Julien et Audrey, Nicolas, et son compagnon.

Sinon, Audrey faisait son grand retour dans l’ultime épisode de la saison, après un bref séjour en Inde, pour découvrir que Bruno, le frère de Julien avec qui elle avait eu une aventure dans la saison 4, avait fait une bande-dessinée sur cette histoire. Ce qui est dommage, c’est que Bruno a changé de visage comme dans les meilleures séries américaines. Il fallait apparemment que le frère de Julien soit devenu hyper sexy pour justifier des intrigues à venir sur la folle attirance d’Audrey pour lui.

Marie, leur pauvre fille a, elle, divorcé de sa compagne hystérico-psychopathe, qui a manqué de buté une partie de la famille lors de leur randonnée épique à La Réunion. J’ai plutôt bien aimé la réaction du beaux-fils facho qui souligne qu’après le mariage pour tous, c’est le divorce pour tous. C’est amusant de percevoir une voix discordante chez les Beaumont. Je vous rassure, Catherine, mon idole, l’a vite remis à sa place ce petit con.

Mais finalement, l’essentiel n’est peut-être pas dans les intrigues, qui n’ont que peu d’intérêt. L’essentiel réside dans le fait que, comme nous, les téléspectateurs qui suivons les Beaumont depuis 25 ans, la famille vieillit. Comme dans la vraie vie, les gens meurent et laissent des vides. Après la disparition de Richard, de Paule, de Sébastien, ou même de Michel (le vrai père d’Audrey), c’est Reine qui quitte le paysage.

Avec des hauts et pas mal de bas, les Beaumont continuent quand même à nous entraîner dans leurs aventures, et j’ai vraiment suivi avec plaisir cette nouvelle saison. J’ai hâte de savoir comment Catherine va gérer l’après Reine. Si je me fie à Wikipédia, elle va s’envoler pour le Balang-Balang, la Syldavie des Beaumont, pour vivre de nouvelles aventures.

Une finale formidable pour le meilleur pâtissier

Plutôt qu’en faire deux billets, je vais vous faire une synthèse de ma semaine télé, marquée par deux temps forts.

Le retour d’une Famille formidable sur TF1

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Je regarde la série depuis son démarrage, et j’ai même acheté les dvd des trois premières saisons, qui restent à mes yeux les meilleures. Il m’est donc quasi impossible de lâcher les Beaumont. A l’inverse si je sens que si les aventures des Lepic et des Bouley sont aussi mauvaises dans la saison à venir que pour la précédente, je n’hésiterais pas à jeter ces deux familles aux oubliettes.

Nous avions donc laissé Jacques et Catherine en pleine installation au Portugal après une énième crise de leur couple. Frédérique venait d’avoir un accident de scooter et de perdre l’usage de ses jambes. Jérémy, fou de jalousie, s’était fait larguer par sa très jolie amoureuse. Seule éclaircie dans ce tableau bien sombre, la perspective de l’ouverture d’un food-truck, un nouvel espoir pour Jacques, qui ne prendra jamais sa retraite.

Tout commence le mieux du monde sous le soleil de Lisbonne. Le nouveau projet de restauration rapide cartonne et Reine est sur le point d’épouser on nouvel amoureux portugais. Mais, on sent bien pourtant que son bonheur va être de courte durée. Une petite douleur au dos se transforme en cancer du pancréas métastasé au foie, ce qui plombe un peu l’ambiance et l’épisode.

Les aventures de Jacques et de Julien font un peu tache à côté de ce rebondissement morbide.

Après la disparition de Richard, voir partir Reine serait un énorme coup dur pour la série. La semaine prochaine, on nous promet des miracles à La Réunion, mais je sens que cette saison ne va pas être la plus drôle de la série.

Voilà pour les faits, en dehors de ça, on sent bien que depuis quelques saisons (au moins neuf), les Beaumont n’ont plus grand chose à nous raconter. Le clan s’est agrandi, et on prend plaisir à revoir tout le monde, mais bon comme dans les vraies retrouvailles familiales, au bout de cinq minutes, on n’a plus grand chose à se dire.

« La famille formidable » tourne en rond. Jacques s’ennuie et nous ennuie. Une constante dans la série, mais il va falloir dépasser ça un jour. La complicité entre Julien et lui ne fonctionne pas autant que celle qui existait avec Richard.

Reine est parfaite dans le choc et la tristesse, Catherine également. La scène où elle apprend à son amie qu’elle est condamnée est magnifique. Mais bon, ça ne rattrape pas tout.

On s’en fiche un peu que la fille de Julien et Audrey divorce de sa copine hystéro. En plus, ça me saoule qu’une nana réputée lesbienne aille coucher avec le cousin de sa copine pour lui nuire.

Le nouveau pétage de plomb d’Audrey n’était pas vraiment nécessaire. Depuis le temps, on sait que les scénaristes la détestent autant que sa famille.

Mais voilà, par habitude plus qu’autre chose, je serai devant mon écran la semaine prochaine en espérant que Reine s’en sorte finalement.

Et quand j’aurai deux minutes je dresserai l’arbre généalogique des Beaumont pour rigoler un peu.

La finale du Meilleur pâtissier

Mercotte

J’ai été un peu injuste dans mon précédent billet sur les candidats de cette saison, car la finale féminine s’est avérée super chouette. Comme je l’avais prévu, Chelsea l’a emporté face à Lila, la diététicienne qui a un peu pris pendant le concours (non?), Mélanie, la sympathique Belge, et Sandrine.

Lila, qui n’avait absolument pas été sanctionnée pour son baba au rhum non alcoolisé, a été, en revanche, classée hors-sujet pour son Opéra revisité. Je pense qu’il va falloir revoir complètement cette épreuve, où les candidats doivent repenser les gâteaux sans les changer finalement, parce qu’elle embrouille tout le monde.

Les candidats ont ensuite plutôt brillé sur le gâteau de la mort de Mercotte, une spécialité hongroise la Dobos Torta, inutilement compliquée et a priori pas très bonne. Là encore, il va falloir trouver autre chose à l’avenir, car on sent bien que l’imagination de l’implacable pâtissière atteint ses limites.

J’ai été touchée de voir les quatre filles fondre (de circonstance avant de cuisiner du chocolat) en larmes en voyant apparaître leur idole…Pierre Hermé. Elles se sont ensuite bien battues avec leur chocolat.

Finalement, c’est Chelsea qui l’a logiquement emporté pour sa régularité sur la saison, j’imagine.