Plus personne à la maison

Comme je l’avais pronostiqué, M6 m’a sucré 5 hommes à la maison. Je persiste à penser que cette émission était vraiment bien produite et méritait mieux que ça. Je vais en parler une dernière fois et ensuite j’irai me rouler en boule dans une cave pour pleurer le programme au frais.

Je pense que M6 a commis quelques erreurs avec l’émission.

Son titre
Il n’a rien de bien engageant et laissait présager une télé-réalité vaguement trash. Et elle ne l’était pas, elle était par bien des aspects beaucoup plus humaine et tendre que L’Amour est dans le pré.

Sa programmation
Il aurait sans doute fallu inverser les semaines 1 et 2. Je n’ai rien contre Jen(nifer) mais elle avait certainement un côté un petit peu trop télé-réalité qui a rebuté les téléspectateurs et ses prétendants légèrement bling-bling n’ont rien arrangé.
En plus, Jennifer partage une ressemblance assez troublante avec une autre star de la télé-réalité, Stéphanie Clerbois, qui n’a sans doute frappé que moi, mais qui a pu inconsciemment perturbé les téléspectateurs. A l’inverse, Emilie était certainement plus simple et accessible, mais véritablement charmante (je vous recommande un détour par le replay vraiment). Son aventure m’a semblé plus sincère que la précédente et son choix final beaucoup plus compréhensible, j’allais même écrire lisible. L’épisode de vendredi était assez émouvant avec un prétendant sincèrement touché par son départ.

Je ne pourrai pas me faire d’opinion sur les autres candidates, car l’émission est déprogrammée.

J’en fais trop ?

Du coup, maintenant, on va revenir aux fondamentaux du côté de M6 avec des épisodes de Chasseurs d’appartement. Je ne déteste pas l’émission. Elle me rappelle juste ce qui a été pénible dans ma propre recherche immobilière.
Des agents qui te trouvent un appartement génial, à un prix défiant toute concurrence, mais absolument pas dans ton secteur. C’est joli le centre de Mâcon, mais moi je voulais habiter celui de TOULOUSE !
Tes exigences font chier tout le monde. Tu veux de l’ancien, on t’emmène dans une résidence des années 90 (alors je chipote, c’est littéralement de l’ancien, mais ça risque de manquer de parquet d’origine et de moulures au plafond) et si tu as parlé d’un truc atypique, tu as intérêt à t’accrocher, car tu te retrouveras dans un labyrinthe qui fait en moyenne 1m20 de hauteur sous plafond. Et trop tard, tu t’es cognée à la poutre au milieu de la cuisine (la poutre existe, elle était juste à l’entrée de l’appartement).
J’allais oublier le budget. Même quand le candidat dispose d’une confortable enveloppe, les chasseurs arrivent à l’exploser en évoquant une négociation déjà quasi validée. Dans la vraie vie, quand tu commences à expliquer à l’agent immobilier que le prix est délirant, il devient tout pâle et t’explique par a + b à quel point tu es ingrate de vouloir le saigner ainsi que les pauvres propriétaires actuels (et là aussi, expérience 100% authentique).
Dans le cas de l’émission de M6, de toute façon mieux vaut avoir un budget coquet. Et encore, ça ne t’épargne pas les biens immondes et donc hors secteur.
Et au final, l’acheteur ne choisit jamais l’appartement pour lequel tu aurais opté et ça te rend dingue.

Et à la fin du mois d’août, M6 ressortira carrément son carton du (dé)confinement pour s’assurer de supers audiences : Tous en cuisine avec Cyril Lignac. L’émission que je déteste par dessus tout, parce que je ne supporte pas la feinte bonne humeur de tous les gens filmés en train de flinguer la recette du chef (et surtout celle des célébrités qui « nailed » visiblement la recette) et que je ne suis pas fan de Jérôme Anthony.

Et surtout, je vous recommande de jeter un oeil à la liste d’ingrédients qu’il fallait en moyenne pour réaliser un plat de l’émission. Pendant le confinement, j’avais du mal à trouver du pain au Drive, même de mie (je ne parle même pas des oeufs ou de la farine), alors la liste longue comme le bras de produits pour réaliser les recettes me laisse fortement dubitative.

J’espère qu’en mesure de conciliation, M6 va mettre les dernières semaines de 5 hommes à la maison sur 6play.

Une petite dernière pour la route ? Ma chanson préférée de l’album Sainte Victoire de Clara Luciani. M6, c’est un message personnel, tu as intérêt à me mettre le replay sur 6play sinon « c’est la dernière fois que tu me vois » !

Tatoue-moi !

Si je n’ai aucun tatouage, essentiellement car, pour le moment, je préserve mon petit corps de toute modification corporelle, je suis fascinée par cette discipline.

Il faut dire que j’ai lu et adoré le dernier roman monumental (en date, je sais que d’autres sont sortis, mais aucun n’avait sa dimension à mon humble avis) de John Irving, Je te retrouverai, qui parle beaucoup et très bien de tatouages, et qui donne très envie de se faire écrire sur le corps.

Mais je sais aussi que souvent Poc varie.

Si je m’écoutais aujourd’hui, je me ferais tatouer la tête de mon chat adoré (celui qui n’est plus là, car je veux plomber l’ambiance), Hulk ou pire une Pop Hulk ! Si je m’étais écoutée, il y a dix ans, j’aurais les chiffres de Lost quelque part sur l’épaule.
Rien ne dit que ça ne m’arrivera pas un jour, même si ça reste peu probable.

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Si je ne fais rien à mon corps, je regarde avec fascination les émissions qui parlent de tatouage. Ca a commencé avec Ink Master sur la TNT lointaine (23 ou 24). Un concours des meilleurs tatoueurs américains, où des juges implacables jaugent ce que d’autres professionnels ont gravé sur le corps de vrais gens, parfois avec sévérité. Je me demande comment les gens supportent d’entendre que Kevin vient de leur dessiner un truc merdique et irréversible sur la peau, mais c’est une autre histoire (comme dirait Gérard Blanc).

Comme souvent quand un sujet est à la mode et fait parler, il est adapté en version française.

Ca a commencé avec Tatoo Cover sur NT1 TFX. Émission adaptée d’un format anglais, aussi diffusé par la chaîne. En gros, vous regrettez un improbable tatouage fait lorsque vous étiez bourré à Las Vegas ou à Montargis, un papillon en haut des fesses à la Ted (How I met your mother) et au lieu de le faire douloureusement effacer, vous le faites douloureusement recouvrir en racontant au passage par le menu combien il vous a fait souffrir jusque-là dans votre vie. Une magnifique reconstitution illustre parfaitement votre calvaire.

L’émission devrait être une publicité anti-tatouages mais c’est tout le contraire. Les usagers s’en sortent ravis avec une nouvelle ornementation canon sur leur épiderme.

Mais comme souvent, c’est à nouveau le groupe M6 qui frappe très, très fort avec l’adaptation d’un format anglais hyper trash : Extrême Tatoo.

Bon, en Grande-Bretagne, ça s’appelle Just Tatoo et Quotidien a bien expliqué le problèmeEn France, nous avons le CSA et donc, si les participants de l’émission se font tatouer à l’aveugle, le professionnel sert de garde-fou.
Il empêche par exemple des copains de l’obliger à réaliser un soutien-gorge sur le torse d’un de leurs amis suite à un pari. A la place, il dessine leurs têtes en train de lui lécher les tétons. Vous pouvez vérifier, c’est authentique.
Il indique à un type que sa copine veut faire inscrire « propriété de » Machine sur son torse.
En revanche, il laisse un père de famille se faire tatouer un dessin absurde de sa gamine sur le bras sans l’avoir validé à l’avance. Il voulait un ballon de foot ou la coupe du monde, il a une fée…

L’émission est surtout un prétexte pour faire de la télé-réalité. Un type plaqué par sa copine lui demande une seconde chance grâce à un tatouage, une jeune femme secourue rend hommage au pompier qui l’a sauvée, deux meilleurs amis se réconcilient…
Le tout avec beaucoup d’émotions et de larmes !

Et s’ils regrettent, ils pourront toujours aller sur NT1 TFX se faire recouvrir le truc de toute façon…

 

Les dossiers de POC

Pendant les vacances de Noël, j’ai regardé un film vraiment de circonstance : Le prix du danger ! Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est un long-métrage dangereusement actuel. A l’époque, il évoquait les dérives de la télévision et devait sembler diablement pessimiste. Aujourd’hui, il me parle juste de demain et il fait bizarrement écho aux révélations récentes de certains anciens candidats de Secret Story.

prix

Pour ceux qui me connaissent, mon leitmotiv pour regarder n’importe quoi à la télévision, et spécialement la télé-réalité, a toujours été : ils savent ce qu’ils font et ils connaissent les règles. A l’exception des premiers Lofteurs et de ceux qui ont essuyé les plâtres dans de nouvelles émissions, je suis toujours partie de l’idée que les candidats savaient où ils mettaient les pieds.

C’est un peu ce que pense Gérard Lanvin, le héros du Prix du danger.
Le Prix du danger, c’est le nom de l’émission qui pulvérise les audiences dans un univers parallèle ou un futur proche.
Elle met en scène une impitoyable chasse à l’homme. Durant un prime de quatre heures, les téléspectateurs suivent la traque d’un candidat dans les rues de la capitale. Quatre chasseurs, des personnes lambdas animées d’un sérieux désir de tuer, sont à sa poursuite. A la clé, si le candidat survit, il peut empocher une énorme somme d’argent. C’est d’ailleurs ce qui motive les futurs victimes pour candidater. Dans cette époque très, très loin de la nôtre, le chômage est au sommet et l’argent se fait rare. Les candidats se bousculent donc pour participer à ce programme suicide en espérant survivre.
Sauf que les dés sont pipés dès le départ. Le candidat n’a aucune chance de s’en tirer. Les cyniques producteurs (Marie-France Pisier formidable et Bruno Crémer) s’en assurent. Gérard Lanvin l’apprend à ses dépens. Il va mourir, les téléspectateurs veulent du sang. C’est ainsi. La course à l’audimat l’impose. Il pense pouvoir saboter le programme de l’intérieur en agissant selon « ses » règles, mais il se trompe lourdement. Il est déjà trop tard.

Et quand la malheureuse victime court dans les rues de Paris avec les chasseurs à ses trousses, des gens lui disent d’ailleurs qu’il a bien voulu ce qui lui arrive…

 

Ce film m’a vraiment fait réfléchir, d’autant que sa fin est un modèle du genre. On s’attend naïvement à un happy-end, à la rédemption de la fabuleuse Marie-France Pisier, qui a créé le programme et qui semble avoir des remords. Mais au contraire, elle promet encore plus de violence et de sang pour les prochains numéros sous les hourras du public.

Les dés pipés, la production qui orchestre tout, les candidats victimes du système…
Ca résonne avec l’actualité du moment, non ?

Je vous recommande si vous avez l’occasion de visionner ce film.

Bon, je vous rassure. J’y pense et puis j’oublie. Je m’affale devant La villa des coeurs brisés, ma télé-réalité coup de coeur du moment, tout en sachant très bien que tout est surjoué, que les scènes de dialogue entre les protagonistes ont été calées par la production, comme les scènes d’hystérie des candidats… C’est un soap ! C’est un jeu !

Et je me pose surtout la vraie question : si demain une grande chaîne de la TNT proposait Le prix du danger, est-ce que je regarderais ? J’aimerais penser que non…

Gilmore girls, The Crown… les rares bonnes nouvelles de novembre

Mon humeur est donc maussade et je cherche des raisons de me réjouir. L’arrivée des téléfilms de Noël depuis la mi-octobre n’en est absolument pas une par exemple, surtout que les chaînes tournent avec le même stock depuis dix ans. « Une fiancée pour Noël » a déjà dû passer 95 fois.

Le retour de la « Villa des cœurs brisés »
C’est officiellement ma nouvelle télé-réalité favorite. Le concept est tellement bidon, que ça confine au génie. Des candidats de télé-réalité viennent se faire (love)coacher par une spécialiste blonde de l’amour qui tire ses cheveux en arrière. Ils sont célibataires depuis 90 jours, 25 jours, 365 jours, ou 80 jours, et ils ont besoin de comprendre pourquoi toutes leurs relations échouent. J’ai quelques hypothèses de mon côté : Ils font de la télé-réalité, ne sortent qu’entre eux ou presque, et papillonnent. Mais bon, qu’importe, la love-coach est là pour leur proposer des exercices dignes du très lointain « Starting Over » de TF1.

Dans les épisodes précédents, Anaïs devait ainsi porter sur son dos des pierres, sur lesquelles apparaissait une inscription représentant les maux qui pèsent sur sa vie. Elle pouvait ainsi se figurer le poids que représentaient ses soucis. Vincent, qui ne sort qu’avec des femmes trophées, avait pour défi de draguer une nana à l’aveugle. La love-coach n’a même pas poussé la logique jusqu’au bout en lui proposant de rencontrer une agrégée de philosophie portant des lunettes, ce qui doit être le début de la « thonitude » pour le jeune homme.

Bref, ça ne sert à rien, mais c’est sympa, surtout parce que le choix des candidats est calibré pour plaire à un maximum de monde avec des piliers du genre (Anaïs, Eddy, ou Vincent), mais aussi des petits nouveaux.

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La nouvelle saison de « Gilmore girls »
Je ne peux pas dire que je l’attendais. Je n’ai jamais imaginé que la série reviendrait pour quatre épisodes inédits. Du coup, c’est un peu un rêve. Les critiques sont bonnes, j’ai hâte de me faire une idée.
Retrouver Stars Hollow est un véritable enchantement. Je veux savoir ce que Rory et Lorelai ont fait durant ces DIX dernières années. J’espère que la ville est restée isolée du monde. Je suis curieuse de savoir comment Emily gère son deuil, si les Hep Alien vivent de leur musique, si Lane et Zach ont d’autres enfants, si Sookie est toujours avec son ignoble époux, si Kirk sort toujours avec la pauvre Lulu, si Christopher a retrouvé quelqu’un ou s’il va encore foutre le bordel dans le couple de Lorelai…et bien sûr où en sont Lorelai et Rory.

« The Crown »
Je rentabilise enfin mon abonnement à Netflix, qui propose depuis quelques mois les meilleures séries du moment. Après « Stranger things », « Penny Dreadful » et « Black Mirror », me voilà devenue accro à « The Crown », ce qui n’a rien d’illogique puisque j’aime le Royaume Uni et ses reines. J’ai déjà appris plein de choses sur Elisabeth II et l’histoire anglaise. Si je devais comparer cette série à quelque chose d’existant, je me référerais à « Borgen » pour le côté petites manipulations entre amis et femme forte.

Chut… (Un point sur Secret Story 10)

Après une saison 9 qui est loin de m’avoir convaincue, je me suis bien attachée aux candidats de la dixième édition de « Secret Story ». Et oui, je regarde « Secret Story » sur NT1 en quotidienne et même parfois en prime. Je trouve même que l’émission vieillit bien et qu’elle a toute sa place dans le paysage de la télé-réalité.

Pourquoi ?

Raison numéro 1 : Les candidats sont quand même moins gratinés que dans les autres télé-réalités
Dernièrement, je me demandais à moi-même, qui suis la seule intéressée par ce genre de question : est-ce que Secret Story est devenue une télé-réalité comme les autres en passant à 99% sur la TNT ?
J’ai ma réponse : NON.
Sans être des aigles non plus, les candidats sont un rien plus, enfin moins… enfin vous voyez ce que je veux dire. Le niveau a tellement baissé par ailleurs qu’ils sortent légèrement du lot. Ils sont aussi moins agressifs entre eux, du moins devant les caméras. L’exclusion de Marvin tendait à prouver qu’en off, ce ne sont quand même pas des anges.

Raison numéro 2 : Secret Story n’a plus rien d’une télé-réalité
Aucun télé-réalité n’a plus rien d’une télé-réalité en même temps. Les candidats sont devenus des professionnels, qui font en général le tour de la TNT, enfin des numéros 9 à 12, en passant par toutes les émissions du genre : « Les Anges », « Friends Trip », « La villa des cœurs brisés », « Les Princes de l’amour »… Je crois que Pôle emploi a même un numéro Naf attribué à la profession « télé-réalité ».
Avec le temps, « Secret Story » est quasiment devenu une « scripted reality». Tout est scénarisé par la production qui invente en permanence des missions pour amener les candidats où elle le souhaite et orienter le public dans ses votes. Bastien n’est pas le garçon le plus sympathique de la terre, mais sa vraie fausse exclusion, la semaine dernière, l’a rendu tellement impopulaire qu’il devrait sortir à n’en pas douter cette semaine. A l’inverse, Julien, qui a accepté toutes les humiliations dans le jeu (son complice lui a piqué sa copine, il a dû faire croire qu’il était gay, il a été trahi par son meilleur ami), est très apprécié par le public – son sauvetage face à Fanny, la semaine dernière, le prouve – et pourrait bien l’emporter.

Raison numéro 3 : Les anciens
Même s’ils vont faire les « Anges » ou traîner sur W9, désormais, chaque année, les plus emblématiques d’entre eux font un apparition dans l’émission. Ca ne sert à rien mais ça fait plaisir de voir leurs bouilles au moment où la maison se vide.

Raison numéro 4 : Les secrets
En fait non, les secrets sont tellement une blague, que les candidats ne les cherchent même plus. Celui qui trouvera que la splendide Mélanie porte le nom d’une ville qui a été baptisée ainsi en l’honneur de ses ancêtres sera un médium ou quelqu’un de super bien informé. Je me demande encore comment les candidats ont pu soupçonner que Thomas avait porté ses enfants.

Raison numéro 5 : Les candidats ont tout intérêt à se faire remarquer
Mon grand jeu, à chaque édition, est de miser sur ceux qu’on reverra dans les « Anges » d’abord puis ensuite dans toutes les déclinaisons évoquées plus haut. Bastien, Mélanie et Julien devraient tourner pas mal, à mon avis.

Et Mélanie est quand même loin d’être moche…

melanie