Star nostalgie

Je continue mon exploration du catalogue de Disney +. Hier soir, je me suis dit que j’allais regarder un dessin-animé jamais diffusé à la période Noël. Un classique pourtant… Pinocchio.

J’ai compris pourquoi aucune chaîne n’osait projeter ce film. Il est d’une violence psychologique rare.
C’est donc l’histoire d’un vieux monsieur un peu gâteux qui vit avec son chat et son poisson rouge au milieu des jouets qu’il confectionne. Une bonne fée trouve malin de transformer sa dernière création,  un pantin de bois, en un être vivant. Le vieux est ravi, mais dès le lendemain sa créature est enlevée par un saltimbanque sans scrupules qui l’enferme dans une cage et menace de le tuer à la première occasion. Il s’enfuit pour retomber dans les griffes de malandrins qui le vendent cette fois-ci à un cocher qui transforme les mauvais garçons en ânes, qu’il vend à des mines de sel… Il s’en sort in extremis pour sauver le vieux dans le ventre d’une baleine bien nommée Monstro et être transformé en petit garçon, car deux enlèvements et deux tentatives de réduction en esclavage le valent bien. Happy end…

Moralité, les enfants si vous ne reprenez pas l’école lundi, il vous en cuira !

Un peu hébétée par toute cette violence, je me suis rapatriée sur Youtube pour tenter de visionner le premier prime de la Star Ac 2.

STAR ACADEMY 7

Pour celles et ceux qui auraient pris l’histoire en cours de route, la Star ac a fait les belles heures de ce blog. Nous l’avons même live-blogguée un certain nombre de fois avec mes plus anciens lecteurs… J’ai une passion pour les éditions 2, 3 et 6 du programme. Je cite encore en exemple certaines performances.

[J’aime tellement cette reprise de Jenifer. Détail amusant, ils prenaient place sur un tapis roulant en chantant.]

Je me suis donc lancée le coeur joyeux dans ce visionnage.

Bon, ça a mal vieilli. Il ne faut pas se mentir. J’ai tenu une trentaine de minutes en passant les interminables séquences de blabla avec les profs et les digressions de Nikos. On a oublié à quel point il était détendu dans ce programme.  Il explique la défection de Patrice, seul absent notable de la précédente promotion pour cette première, par une pièce de théâtre en Moselle avant de lancer un surréaliste « bonjour à toi Patrice où que tu sois ».

C’est d’ailleurs la première chose qui m’a choquée : la présence de la grande majorité des premiers star académiciens au lancement de la deuxième saison du programme. Ils ont même accepté de chanter « pour la dernière fois » leur hymne avec une choré délivrée mécaniquement et visiblement répétée en deux jours. Je les plains tellement.

Ils seront également de la dernière pour l’une des séquences les plus cultes de la Star ac, toutes éditions confondues. Ils finissent tous en larmes en écoutant Nolwenn et Houcine reprendre Lettre à France.

La nouvelle promotion attend bien une trentaine de minutes  pour apparaître sous les projecteurs et j’en ai oublié pas mal à mon grand dam. Bizarrement, Eva visiblement venue boucher un trou, car elle ne savait pas du tout chanter, m’a bien marquée, tout comme Florence qui avait massacré un titre de David Hallyday avant de se faire éjecter manu militari de l’émission, la semaine suivante.

Je redécouvre aussi que les candidats avaient pour la première fois des cours de danse classique et de théâtre avec le très culte Oscar Sisto.

Et puis, j’ai arrêté pour conserver mes beaux souvenirs intacts.

Il semblerait que TF1 ait entendu mes prières et que l’émission fasse bientôt son retour à l’antenne. (TF1, j’attends la suite de Santa Barbara depuis trente ans maintenant, merci de poursuivre dans cette bonne voie !)

Je ne transigerai pas sur les points suivants :

  • Le château, ils se débrouillent comme ils veulent mais les académiciens doivent se retrouver à Dammarie Les Lys, et non dans le coeur de Paris comme la septième promotion maudite et oubliée.
  • La présence de Raphaëlle R, la mythique professeur d’expression scénique pour des débriefs impitoyables des primes.
  • Les évaluations biaisées pour mettre sur la sellette les élèves que la prod ne peut plus saquer.
  • La double élimination : le public sauve un élève, ses camarades en éliminent un. La séquence la plus cruelle de toute l’histoire de la télé-réalité.

En vrai, au moins deux de ces points seraient aujourd’hui rendus impossibles par les réseaux sociaux. L’élimination de Karima par Harlem (saison 4) ne passerait plus du tout sur Twitter aujourd’hui.

Comme je suis une vieille conne blasée, je me dis qu’il faut peut-être garder un beau souvenir de la star ac et ne pas la remettre à l’antenne dans une version 3.0 pas forcément utile. Je suis pourtant celle qui avait adoré son passage sur NRJ12 avec une formidable coprésentation de Matthieu Delormeau et Tonya Kinzinger. Cette phrase est à prendre dans un absolu premier degré.