American Horror Stories saison 1, le classement des meilleurs épisodes

Je reviens vous chercher pour classer les sept épisodes d’American Horror Stories saison 1 (Disney +) du pire au meilleur.

Commençons par quelques considérations d’ordre général…

Pourquoi c’est bien d’après moi !
Le bonheur de retrouver un univers qu’on adore…

Un petit côté qui rappelle les Alfred Hitchcock présente ou Bizarre, bizarre, pour les plus anciens.

Chaque épisode a son propre générique et on ne va pas se mentir, les génériques comptent à 30% dans le plaisir de regarder une nouvelle saison de American Horror Story et à 80% dans le frisson préparatoire.

On retrouve tous les ingrédient qu’on aime dans la série originale : du mystère, du frisson, du sang, du gore et beaucoup, beaucoup de what the fuck !

Le casting est dans la plupart des épisodes plutôt pas mal. Mention spéciale à la sublime – et je pèse mes mots –Kaïa Gerber, digne fille de sa maman, Cindy Crawford.

Pourquoi c’est bien mais pas top…
On ne va pas se mentir, certaines histoires ont vraiment du mal à donner le meilleur d’elles-mêmes en seulement 40/45 minutes. J’y reviendrai plus en détails dans le classement.

Si le casting est vraiment pas mal, j’aurais aimé retrouver les têtes d’affiche de la série « principale ». Et moi, il me manque un « rise » de Sarah Paulson, même en clin d’oeil… même court.

On nous ressort la maison hantée jusqu’à l’épuiser et même la tuer (????), la pauvre.

On en vient à l’essentiel, mon classement !

Attention, il y a quelques spoilers sur la série !

7- La Liste des Vilains (The Naughty List) (épisode 4)

Typiquement l’épisode inabouti, dont l’intrigue aurait mérité de courir au moins sur trois fois 45 minutes. Sans compter que je trouve le propos limite indigent. C’est dommage parce que le père Noël qui est vraiment une ordure avec un peu de second degré, ça aurait pu fonctionner. Je sauve juste la petite morale finale.

6- Game Over (Game over) (épisode 7)

Là vraiment à regret. Le retour de la maison hantée, pour la deuxième fois de la saison. Et comme son nom l’indique, on veut vraiment en finir avec ce lieu. Mais la mise en abyme – la série est adaptée en jeu vidéo – fonctionne bien pendant l’introduction et me perd à la fin. Je ne sais plus différencier ce qui est « réel » du reste. La maison a-t-elle vraiment brûlé ?
C’est vraiment dommage parce que le côté méta est très sympa. On aurait aimé aussi voir encore plus de personnages de la saison principale.
Si la série est adaptée en jeu vidéo,je me précipiterais dessus, même si je doute qu’elle ait un portage sur Switch.

5– Ba’al (Ba’al) (épisode 5)

On commence déjà à attaquer les bons épisodes. L’intrigue semble prévisible et est plus complexe que prévu avec une série de twists finaux de très bon acabit. Et puis bon, même si elle joue comme une patate, j’adore Billie Lourd (la fille de la regrettée Carrie Fisher).

4 et 3- La femme en latex, partie une (Rubber (Wo)Man) La femme en latex, partie deux (Rubber (Wo)Man – Part Two) (épisodes 1 et 2)

Une famille emménage dans LA maison hantée, on sait que les choses vont forcément mal tourner. Ca massacre à tout va. Il y a Paris Jackson et Kaïa Gerber (d’autres filles de). Ce n’est pas forcément formidable, mais on retrouve l’esprit de la saison 1. Je regrette cependant l’absence des piliers de la fiction d’origine au casting.

2 – Sauvageons (Feral) (épisode 6)


Certainement le plus glauque. L’intrigue enlevée ne pâtit pas du tout du côté on-doit-tout-raconter-en-45-minutes. On a le temps de s’attacher suffisamment à la famille du petit garçon enlevé alors qu’il campait – un classique – pour trouver le final atroce. Il y a du Roanoke en bien dans cet épisode.

1 – Le Drive-in (Drive In)

Excellent épisode ! Intrigue au top, final génial. A voir ! Je pense que j’ai raté 80% des références cinéphiles.

« Et surtout un bon réveillon »

Cette année, les chaînes de télévision nous font des cadeaux de Noël. Et j’avoue que je trouve l’idée super. Nous avons eu une belle année bien pénible et nous aspirons tous à nous détendre devant le petit écran.

M6 a par exemple programmé Zootopie. Depuis que je paie pour avoir à ma disposition tout le catalogue Disney (je suis abonnée à Disney+), j’interdis à ma Bulle-Sociale de regarder un Disney à la télévision. Mais c’est quand même très chouette de programmer ce film absolument génial en prime.
Les Disney à Noël, c’est une tradition que j’ai toujours adorée.

TF1 a diffusé I Love You Coiffure. Dans Quotidien, ils ont dit que c’était génial et que c’était « le cadeau de Noël de TF1 aux téléspectateurs ».
Bon, j’ai tenu une heure en me demandant ce que je faisais là, en maudissant toute la promotion magnifiquement orchestrée autour de cette fiction adaptée des sketchs de Muriel Robin et j’ai même eu mal pour elle. Mais l’attention était là et je la salue. Même si c’était vraiment pas bien et on a le droit de l’écrire.

J’ouvre une parenthèse.

Ce n’est pas systématiquement Twitter le problème. C’est aussi que parfois, pas toujours mais quand même, les téléspectateurs peuvent dire sans attendre une hypothétique publication dans le journal des lecteurs de leur magazine préféré qu’un programme télé n’est pas à la hauteur de leurs attentes. L’audience ne fait pas tout.

Cette longue litanie de sketchs manquait de rythme, c’était mal joué et très poussif. Vanessa Paradis, bras ballants face à Muriel Robin qui faisait toute seule son speech dans un sketch rebaptisé « le Mariage », était le parfait exemple du problème de cette fiction. Je n’ai pas tenu jusqu’à L’addition qui devait être le climax de la soirée.

Et mon dieu, que ça m’a fait mal de voir L’amnésique aussi mal mis en valeur. Ce sketch est une montée en puissance vers la folie la plus totale. Ca ne fonctionne pas retranscrit en une séance d’analyse chez le psy. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres…

Je pense qu’avec un effort d’écriture, ça aurait pu être top.

Autre carton d’audience…. le retour tant attendu de Fais pas ci, fais pas ça. Choquée par l’ultime épisode du Mandalorian (j’y reviendrai très vite), limite en PLS, j’ai zappé son existence. Je me suis donc dit hier, premier jour de relatives vacances, que j’allais le rattraper et découvrir le magnifique cadeau de France 2 à ses téléspectateurs.

@France 2

Premier constat : 1h50 !
1H50 !
110 MINUTES !
C’est quoi ce format ?
Le même qu’I Love You Coiffure au passage…

J’ai essayé, vraiment essayé. Je n’ai pas tenu une heure.
J’ai trouvé ça mortellement ennuyeux. Dénué de rythme. Sans intérêt. Pas drôle.

En 2020, les Lepic sont toujours confits dans leurs traditions de Noël absurdes, mais Fabienne rêve d’aller fêter Noël à Las Vega (elle ne dit pas le s final, c’est drôle) pour voir son idole Céline Dion sur scène. Leurs enfants, intoxiqués depuis l’enfance, refusent d’être privés de dinde aux marrons.
D’ailleurs, que sont-ils devenus ces enfants ?
Soline a super bien réussi sa vie en Chine et gagne un max de pognon, ce qui ne rend pas plus fiers que ça ses parents, qui espéraient tellement pour elle, et Christophe est un loser. Quant à Charlotte, j’ai dû arrêter avant qu’on évoque sa vie privée et son homosexualité.

Du côté des Bouley, Denis rêve d’un Noël écolo appuyé en cela par sa mini Greta Thunberg, Salomé devenue archi écolo sous l’influence de son petit papa. Evidemment, ça rend dingue Valérie, qui aimerait pouvoir consommer en rond. Denis n’a pas de situation, il s’est lancé dans un nouveau projet absurde et sa femme l’entretient. Eliott est toujours à l’opposé de ses parents avec ses valeurs conservatrices.. Pour coller à 2020, il est devenu germophobe.

Fais pas ci, fais pas ça s’est interrompu pendant des années pour nous ressortir les mêmes gags éculés sur les différences entre la famille bobo écolo et la clan droitisant traditionnel. Pour faire passer la pilule, on a un peu actualisé le logiciel. Salomé et Denis offrent des huches à pain à toute la famille, car c’est le seul produit 100% Made in France à leur disposition. Renaud, lui, n’a pas bougé. J’ai souri quand Fabienne parle avec l’accent québécois. Ca donne une idée du niveau.

Je vais vous confier quelque chose de personnel. Si je ne fais plus Noël en famille depuis dix ans. C’est parce que je ne supporte pas la bûche de Noël aux marrons, que je crains les ambiances familiales pesantes, que je sature des grands discours de mon père sur le nucléaire, les écolos, l’Allemagne, les Normaliens, le féminisme et l’éternelle discussion politique qui tourne mal et fait vriller tout le monde.
Alors retrouver à la télé des familles dysfonctionnelles prisonnières de leurs habitudes dans une fiction longue et pas drôle, cette année, ça ne me disait rien.

Sans mettre la pression à personne, j’espère que mes vrais cadeaux seront meilleurs.

Notre belle famille (les Goldberg(s) sur Amazon Prime)

Depuis que je suis devenue quadra, et le confinement n’a rien arrangé, je nourris une petite obsession pour les années 80. Il faut dire que j’avais 8 ans en 1985 et que je garde un souvenir plutôt heureux de mon enfance. J’étais tombée par hasard sur une chaîne de la TNT sur la série The Goldbergs. J’avais regardé quelques épisodes en passant, mais comme pour Superstore, la VF m’avait bien vite découragée. En quête d’un truc léger à regarder avant de dormir et ayant terminé Brooklyn Nine-Nine, je me suis rabattue sur Les Goldberg(s). Il n’y a bien sûr rien de comparable entre les deux séries.

The Goldbergs est une vraie série feel-good, qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais change agréablement les idées et vous replonge avec bonheur dans les eighties.

Le pitch
La série met en scène le petit Adam, qui devenu adulte, raconte en voix-off son enfance dans une famille plutôt particulière. Le dispositif est assez comparable à Tout le monde déteste Chris sur la forme (autre série qui méritait mieux que sa programmation française). Adam F Goldberg est aujourd’hui devenu producteur de séries que je n’ai jamais vues.
Adam grandit donc dans une famille juive avec une mère particulièrement envahissante et aimante, un papa toujours grognon qui traite ses enfants de « moron » (crétin / abruti) mais qui les aime dans le fond, un frère un peu trop enthousiaste (un vrai moron pour le coup) et une soeur populaire, excellente musicienne.
Adam est un ado lambda, qui nourrit une passion dévorante pour la culture populaire et se rêve en réalisateur. Il filme le quotidien de sa famille avec son caméscope.

La réalité rejoint d’ailleurs la fiction à la fin de chaque épisode, puisque le vrai Adam F Goldberg montre des images de sa famille filmée dans les années 80 en lien avec l’intrigue qui vient de se dérouler dans l’épisode, ce qui ajoute au charme de la série.

Un âge d’or
Chaque épisode revient sur un phénomène des années 80 : les New Kids on the block (la passion cachée de la grande soeur qui devient celle de ses frères qui veulent la faire descendre de son piédestal), les nombreuses séries cultes de l’époque (Alf, Hooker…), les Goonies, Short Circuit , Ferry Bueller, les jouets, le film Transformers…

La série mélange allégrement les époque – la chute du mur de Berlin est ainsi mentionnée avant bien d’autres événements qui ont eu lieu dans les années 80 – mais elle l’assume. Adam évoque toujours les années 80 et quelques sans jamais donner de date précise à l’intrigue qui se déroule à l’écran.
Et finalement, c’est le propre des souvenirs.
Si je me replonge dans les miens, j’ai l’impression d’avoir passé mon enfance à jouer avec mon meilleur ami dans sa chambre aux Mask ou aux Maîtres de l’Univers ou à regarder Freddy dans son salon, mais il est probable que cet âge d’or n’ait duré qu’une année scolaire, ou deux au mieux.

Et c’est d’ailleurs ce qui me touche dans la série… Je me retrouve d’une certaine manière dans ce gamin, même si mon bonheur a été de plus courte durée, je suis entrée au collège et il a bien fallu cesser de jouer (enfin j’avais mon Atari 520 ST pour compenser).

Une série familiale
Les aventures de la famille d’Adam sont toujours très touchantes et pleine de bons sentiments. (Elles sont souvent drôles aussi, il faut quand même que je le signale.) Il adore son frère Barry malgré ses excentricités et supporte sa mère qui lui pourrit pourtant la vie. Son grand-père est son meilleur ami. En ce sens, la série ressemble beaucoup aux sitcoms des années 80, où tout se terminait toujours au mieux dans le meilleur des mondes à la fin de chaque épisode. Avec une petite morale au passage !

La série est garantie sans violence, sans sexe et sans sujets de société et Amazon me bipe même les gros mots. On est vraiment sur quelque chose de léger, léger.

Beverly relègue Loïs (la maman de Malcolm) au rang de génitrice quasi normale. Son personnage de mère bien trop présente est vraiment très bien porté par Wendi McLendon-Covey que je ne connaissais pas auparavant (enfin apparemment je l’ai quand même vue dans l’excellentissime Mes meilleures amies), toute en choucroute laquée des années 80. Elle est clairement l’énorme plus et l’un des ressorts comiques majeurs des Goldberg.

Je recommande les Goldberg…
Aux nostalgiques comme moi des années 80…
Aux personnes que cette fin d’année chagrinent, parce qu’ils ont peu d’espoir que 2021 soit meilleure que 2020…
A ceux qui recherchent une série sympa et pas trop prise de tête…
Aux fans des sitcoms familiales des années 80 et 90….
A mon meilleur ami qui devrait se reconnaître en Adam…
A ceux qui aiment les séries qui durent vingt minutes…

Dix points pour dire tout le mal que je pense de la saison 4 de Dix pour cent

C’est peut-être un détail pour vous, et pour 99,9% des lecteurs de ce blog, mais vendredi les candidats de l’émission de NT1 (TFX, ça va….) ont trouvé les 10 couples parfaits in extremis. Je dois être la seule personne au monde à m’être demandé si, sur un malentendu, ils n’avaient pas opté pour les bonnes combinaisons dès la 1ere cérémonie ( 2e ou le 3e). Et si finalement, ces matchs parfaits existent vraiment.
De toute façon, je regarde aussi l’émission pour voir Elsa Fayer, qui mériterait tellement plus de présence à l’écran que le Loto et deux télé-réalités par an sur TFX !

Mais tel n’est pas le sujet du jour ! Jeudi, j’ai eu un énorme coup de barre et je me suis dit, quitte à avoir la flemme, autant terminer Dix pour cent. Heureusement que j’ai vraiment profité d’un moment très creux de mon existence pour ça.

Le dernier épisode ne m’a absolument pas réconciliée avec la série.

1- Mais pourquoi est-elle aussi méchante ?
Elise Formain a donc coulé ASK en deux temps, trois mouvements. L’agence n’allait déjà pas très, très bien depuis le départ de Mathias, mais un simple enregistrement a suffi à provoquer une hémorragie de talents assez notable pour que la boîte coule. J’y reviendrai largement. En revanche, on ignore tout des motivations de cette personne. Il aurait peut-être fallu contextualiser cette haine avec un flashback, même comique. Parce que là, une vengeance de cette ampleur a dû être causée par une humiliation de taille. On lui a refusé d’intégrer ASK ? Et surtout, pourquoi en veut-elle autant à Andréa ? Ben on ne saura jamais. A moins que la série ait un préquel…

Tu es vraiment un ancien si tu te souviens de cette pub et si tu as bu de l’Orangina rouge !

2- Pourquoi fallait-il tuer Jean Gabin ?
C’est la seule chose qui m’a arraché des larmes dans cet épisode : la mort de Jean Gabin ? Pourquoi avoir tué le chien d’Arlette, c’est un grand mystère pour moi ? Enfin si j’ai une petite idée et elle n’est pas très glorieuse. Si Jean Gabin a été tué pour amener le gag avec Jean Réno, c’est vraiment moche.

3- Pourquoi cette faillite d’ASK en deux temps, trois mouvements ?
A l’image, on passe donc d’un moment où ils sont suffisamment chez ASK pour créer une illusion de fourmilière en activité, puis le lendemain hop la boîte a coulé, on va fermer, il n’y a plus personne. On liquide ASK sans se soucier de toutes les petites mains qui vont se retrouver au chômage et même des talents plus mineurs qui ne vont plus avoir d’agent. Chez ASK, on se bat, jusqu’à un certain point. On vous rassure, Camille va les récupérer grâce à l’agence qu’elle va créer avec son père.

4- Pourquoi Hicham prend-il ça aussi bien ?
On passe d’un moment où Hicham explique qu’en gros il n’a plus de liquidités parce qu’il a racheté les parts de Mathias, à celui où il décide d’arrêter les frais. Le mec est zen et boit le champagne avec ces gens qui lui ont coûté une fortune, le sourire à la bouche. Alors, j’y ai vraiment réfléchi. Mettons qu’il soit un investisseur ultra fortuné, qui a des quantités de billes ailleurs, et qu’il relativise, mais à ce point…

5- Pourquoi Gabriel s’en sort-il aussi bien ?
Tout le monde perd son job, mais Gabriel, le mec le plus inutile d’ASK qui a grandement contribué dans la saison 3 à sa fragilité économique, retrouve un job en or dans une super agence d’artistes, parce que… Ben, pourquoi au fait ? On en revient à Elise, dont on ne saisit toujours pas les motivations.
Couler ASK pour récupérer Gabriel, sacré plan de buse !

6- Pourquoi Andréa s’en sort-elle aussi mal ?
A la fin de la saison 2, Andréa aurait dû devenir agent aux Etats-Unis. Au lieu de ça, elle est tombée enceinte et ensuite tout est allé de Charybde en Scylla pour l’héroïne de la série. Elle adorait le cinéma, bossait comme une dingue par passion pure, passait ses nuits à lire des scénarios et à la fin de la saison 4, son plan de carrière est de rencontrer sa fille et de reconquérir Colette (COLETTTE !!!!!!). Encore une série qui n’aime pas ses personnages et ne les comprend pas. Je ne tiens pas compte de la mise en abyme finale que je trouve juste simplette.

7- Pourquoi la série se termine-t-elle aussi mal ?
On a bien compris l’idée : il fallait en terminer avec ASK. Détruire l’agence pour ne pas se donner la possibilité de faire une suite. J’aurais trouvé mille fois plus intelligent que l’agence s’en sorte et continue son activité, quitte à être rachetée et à mettre dehors son équipe, sauf quelques traîtres.
Au final Dix pour cent est juste la chronique d’une entreprise qui fait faillite. Dans la saison 1, son créateur meurt bêtement la fragilisant, un contrôle fiscal n’arrange rien ; dans la 2, un investisseur rentre dans la société pour la reconsolider ; dans la 3, un associé majeur se barre ; dans la 4, elle coule. Tous les liens créés entre les agents et leurs talents n’auront servi à rien. Tout ce qu’on a vu était vain.

8- Pourquoi Colette ?
Il me manquait un point, je l’avoue, mais la question se pose !

9- Pourquoi la série a la carte ?
C’est un grand mystère pour moi. Tout le monde a encensé ce final bancal, souvent ennuyeux et globalement bien moins drôle que les saisons précédentes. La série a perdu progressivement son charme en se refusant, je me répète, à égratigner les artistes.
Et ce plantage m’en rappelle un autre. Fais pas ci, fais pas ça était une excellente série méconnue, mal programmée en fin d’après-midi, le samedi. Et puis, la série a été propulsée en prime, ce qui a scellé son déclin progressif pour très mal se terminer. Comme Dix pour cent, elle a perdu sa showrunneuse en cours de route, ce qui n’a pas été sans conséquence.

10- Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?
J’ai compris !
Depuis le départ Colette et Elise, couple diabolique, fomentaient un plan pour se venger d’Andréa, qui les a humiliées toutes les deux quand elle était une véritable tombeuse. Elles se sont adjoint les services d’Hicham, dont le rôle a dépassé leurs espérances, puisqu’il a mis Andréa enceinte. Il ne leur restait ensuite qu’à saper progressivement la confiance en elle de leur victime pour arriver à leurs fins en utilisant le servile Gabriel et le diabolique Matthias. Je crois que c’est la meilleure explication à cette fin et à l’ensemble de la série. Inutile de me remercier !

Vampire diaries (épisode 2)

Je continue mon visionnage de Buffy contre les vampires et comme convenu, la dernière fois, je reviens vers vous quand j’ai quelque chose à en dire.

1- Que c’est bien…
Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais vraiment Buffy contre les vampires est une excellente série. Chaque épisode me tient en haleine. J’apprécie même les plus secondaires. Je vous recommande chaudement la série en VO en ces temps de confinement.

2- C’est tellement bien que je convertis mon entourage proche
Ca y est, ma bulle sociale qui regardait la série d’un oeil en ma compagnie souhaite désormais la visionner avec moi en totalité. Ca ne m’arrange pas des masses, car ma bulle sociale ne télétravaille pas, elle.

3- Encore des guests, toujours des guests
J’ai bien reconnu le beau Jason Behr de Roswell, mais de manière beaucoup plus étonnante Stanford Blatch (Willie Garson), le meilleur ami de Carrie dans Sex and the city, dans le petit rôle du chef de la sécurité de l’hôpital où Buffy est hospitalisée pour « une mauvaise grippe ».

4- Une mythologie qui se construit
Le final de la deuxième saison m’a scotchée : découvrir l’origine d’Angel, les premiers pas de Buffy en tant que tueuse, leur lien… Et puis, il y a aussi les personnages secondaires en arrière-plan. Ceux qui prendront un jour de l’importance dans la série : Jonathan ou Harmony. Et presque Spike !

5- Des révélations qui inquiètent
J’ai réalisé que je pourrais être à 43 ans, la mère de Buffy. Je suis Joyce !!!!!
Depuis j’essaie d’oublier… D’autant que je reste farouchement du côté de la Tueuse quand elle quitte Sunnydale après « la mort » d’Angel et sa dispute avec sa mère. Mon regard change parfois avec l’âge sur les personnages de série, que je trouve immatures ou égoïstes, mais pas avec Buffy. Je persiste à penser qu’être Tueuse, ce n’est pas une sinécure et que ses proches devraient être un peu plus indulgents avec elle.

6- Des certitudes qui vacillent
J’ai pleuré quand Buffy tue Angel pour éviter que la dimension démoniaque s’empare de la terre. Préparez-vous au pire : si je devais sacrifier un être cher pour sauver la terre, vous seriez vite amenés à prendre le thé avec des démons ! La première fois, j’étais restée de marbre face à cette scène. Je me prépare pour bien d’autres gros chagrins. J’avais également une perception beaucoup plus sombre de Spike par le passé. Le vampire peroxydé est un tendre. Il aime sa Dru. Là-aussi, on se prépare bien à son idylle bancale avec Buffy. Et Bébé Yoda est une crevure qui mange les oeufs des gens, mais ça n’a rien à voir.

La saison 2 vient de se terminer. Je me prépare à l’arrivée de Faith, à la fin du lycée…. Tout va si vite !

95%

Il me reste un épisode à regarder pour conclure Dix pour cent. Comme prévu, la série qui devait s’arrêter aura bien une suite et j’ai bien du mal à m’en réjouir. Je me suis ennuyée ferme devant les trois derniers épisodes. Quand je me mets frénétiquement à jouer à Candy Crush devant une série, c’est rarement bon signe. Désolée !

J’ai réfléchi à ce qui me posait problème. J’ajoute que j’avais certainement trop d’attentes pour cette saison finale.

1- Le format
C’est long une heure. Vraiment…

2- Le rythme
C’est vraiment long une heure quand on s’ennuie. Je suis désolée, ok c’est bien filmé, ok c’est bien joué, ok c’est rigolo, mais c’est rigolo par moment et le reste du temps, ben, moi, je m’ennuie. Pourtant j’aime les séries bavardes, mais là j’ai l’impression de revivre mes moments d’égarement estivaux devant Maigret.

3- Les personnages
Camille m’ennuie presque autant que son père, Mathias. Je ne crois pas en sa rédemption. J’ai envie de le gifler dans les trois-quarts de ses apparitions et je pense que cette promo que les acteurs ont fait visiblement de mauvaise grâce a contribué à mes le rendre antipathiques. Je regarde certainement trop France 2, mais je les ai vu partout se faire encenser.
Je ne parle même pas de Gabriel que je voudrais secouer. Je me contre-fiche de son triangle amoureux. Quant à Camille, on a renoncé à lui faire avoir une vie sentimentale depuis qu’elle a failli coucher avec son demi-frère. Du coup, elle est juste là pour être le pivot des intrigues des autres. D’ailleurs, elle ne rayonne pas de gaieté dans cette quatrième saison, la pauvre.
La série repose donc sur les épaules d’Andréa et du seul autre personnage véritablement intéressant de cette quatrième saison, Elise, la vilaine agente pas du tout lesbienne (mal visé, Poc). C’est le seul protagoniste que je trouve un peu intéressant, avec la bien trop rare Arlette.

4- Les stars
Ca valait vraiment le coup de faire apparaître Mimie Mathy, Muriel Robin (en misandre….sans déconner), Nathalie Baye et surtout, surtout Rayane Bensetti (la caution populaire, jeune et branchée, j’imagine) pour dire que quand même les stars se bousculent dans la série (y compris les jeunes du coup). En dehors de ça, j’ai trouvé les célébrités qui ont eu le droit à « leur » épisode parfaitement soporifique, comme le reste. L’épisode avec Sigourney Weaver est sans doute (je n’ai pas encore vu l’ultime) le meilleur des cinq. Mais bon, ça reste fade et surtout jamais irrévérencieux. Je sauve la scène où Camille et Andréa évoque leur fausse liaison avec Bernard Verley. Tous les épisodes auraient dû être à ce niveau. J’attendais tellement mieux de celui avec Sandrine Kiberlain, que je trouve drôle moi dans les quelques minutes de son stand-up. Il aurait fallu assumer qu’elle soit vraiment nulle.
Globalement, la série se fait plaisir en accueillant les plus grands et puis quoi ? Rien, je m’ennuie. (On va le savoir.)

5- Les intrigues
Pareil, rien de fou… L’agence va mal, l’agence va mieux et l’agence va couler. Le moment où la méchante agente enregistre Andréa est d’une rare subtilité. Vous avez compris au troisième plan sur son téléphone qui enregistre la conversation, qu’elle enregistre la conversation. Parce que moi, oui ! Colette s’est barrée, laissant Andréa livrée à son bébé et elle s’en tire plutôt bien. Je m’attendais à ce que sa fille se retrouve à l’assistance publique après son abandon à la crèche.
J’ai déjà parlé de la rédemption de Mathias, qui me laisse aussi froide que son histoire avec Noémie, qui frise souvent l’hystérie (désolée). Quant à Sofia, elle prend la grosse tête et puis redescend, ouf ! Je ne parle pas de Hervé, qui est la caution bons mots de l’ensemble et qui a une plutôt jolie intrigue avec sa nouvelle carrière d’acteur.

Bref, j’en arrive à la conclusion que la série a la carte, parce que cette saison 4 est vraiment loin d’être exceptionnelle et loin d’atteindre le niveau de la première. Le problème vient peut-être de moi. Mon revisionnage de Buffy m’a rendu allergique à tout ce qui est dénué de vampires et de rythme peut-être.

Dix conseils séries pour supporter le reconfinement

Même si je suis certainement l’un des êtres les plus casaniers que la terre ait porté, ce reconfinement (qui donnera lieu à un re-déconfinement du coup ?) me mine.
Et pourtant, mon lieu de vie actuel a été aménagé ces derniers mois pour survivre à un éventuel reconfinement. Mais il ne compte, malgré mes efforts, toujours pas de jardin, ni de vue mer.
Comme me disait ma maman avant que je parte passer un examen, haut les coeurs ! (Du coup, c’est le moment d’écouter la chanson de Fauve ? Pas Hautot, hein ? Vous vous souvenez de Fauve ? Sans blague ?)

L’histoire étant un éternel recommencement, voici dix conseils séries, toujours totalement subjectifs, pour passer le confinement. Je vous interdis de dire que je me répète. Il n’y a pas d’ordre !

Mon nouveau mantra…

1- The Good Place (saisons 1 à 4 sur Netflix)
Oh une série qui parle de la mort en pleine pandémie, comme tu es drôle, Poc ! Certes, mais ce n’est pas son unique sujet (quoique…), elle vous permettra aussi de réfléchir au sens de la vie (« J’ai trouvé le sens de la raison qui m’entraîne » lalalala) et peut-être de vous intéresser à l’éthique. J’en suis restée personnellement à la série, mais rien ne dit que ce deuxième confinement ne sera pas celui qui me mènera vers la philosophie.

2-Dark (saisons 1 à 3 sur Netflix)
J’ai déjà tout dit sur Dark, qui est certainement la série qui m’a le plus secouée ces 5 dernières années. Je vous envie de la découvrir, je vous envie de pouvoir la regarder d’un trait. Pensez à prendre des notes quand même et prévoyez une grande feuille blanche pour dresser les différents arbres généalogiques !

3- The Boys (saison 1 et 2 sur Amazon)
Des têtes qui explosent, des supers-héros bien tordus, des effets spéciaux qui déchirent… voilà de quoi bien, bien se changer les idées

4- Gilmore Girls (saisons 1 à 7 sur Netflix et quatre épisodes supplémentaires non indispensables)
Pour se vider la tête, rien de tel que d’écouter Lorelai parler et encore parler en buvant du café chez Luke dans la très chouette bourgade de Stars Hollow. Ce monde parallèle si proche du nôtre et en même temps si lointain devrait apaiser vos nerfs un peu à vif. Et puis bon, prendre fait et cause pour Lorelai contre sa mère vous permettra de canaliser votre énergie négative.

5- Buffy contre les vampires (saison 1 à 7 sur Amazon)
C’est mon petit plaisir quotidien, redécouvrir les aventures de Buffy et du scooby-gang en VO ! Entendre les blagues et les références à côté desquelles j’étais passée durant toutes ces années, découvrir des morceaux d’intrigues qui résonneront à nouveau par la suite, noter les obsessions de Josh Whedon… J’ai presque envie de prendre des notes en regardant Buffy.

6- Community (mais vraiment que les saisons 1 à 3 sur Amazon ou Netflix)
Petit bijou de série qui s’étiole à partir de sa quatrième saison pour virer à l’immense n’importe quoi durant les deux dernières, mais les trois premières valent tellement le détour.

7- American Horror Story (saison 1 à 9 sur Netflix)
Je vous envie de découvrir cette série. Vous pouvez vous référer à mon classement pour les regarder, les prendre dans l’ordre, piocher au hasard selon vos préférences, plutôt le cirque et ses monstres, l’hôpital (et ses fantômes) psychiatrique et ses horreurs, les années 80 et ses meurtres sanglants

8- Family Business (saisons 1 et 2 sur Netflix)
C’est plus drôle que Dix pour cent, mieux joué que Joséphine Ange Gardien, moins chiant que Maigret et plus réaliste qu’Emily un Paris. Un bonheur de série française…

9- Friends (saisons 1 à 10 sur n’importe quelle chaînes de la TNT)
Pour revoir les têtes de bébés des acteurs dans la première saison, attendre dix saisons pour que Ross et Rachel finissent ensemble, parce que ça reste drôle même au dixième visionnage et surtout parce que c’est léger.

10- Mandalorian (saison 1 et bientôt 2 sur Disney +)
C’est LA série qui m’a réconciliée avec l’univers de Star Wars après la troisième trilogie. (On peut aussi profiter du confinement pour regarder I, II, III, Solo, Rogue One, IV, V et VI). C’est beau, c’est bien, et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Je vais essayer de penser à dix conseils lecture et à dix émissions à ne pas manquer. On va y arriver, je vous le promets !

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J’ignore si c’est mon niveau d’attente qui était trop élevé ou mon humeur pas assez bonne, mais je suis vraiment restée sur ma faim devant les deux premiers épisodes de la saison 4 de Dix pour cent. Je regrette même de ne pas avoir regardé Le meilleur pâtissier à la place, car la revisite des barres chocolatées avait l’air bien plus alléchante.

Rien à voir, mais elle est bien cool ma nouvelle Pop !, non ?

Je ne sais pas ce qui ne marche pas ou plus sur moi. J’avais adoré la première saison, j’étais très réservée sur la deuxième et j’avais apprécié la troisième. Mais là, clairement, j’ai trouvé les enjeux très faibles.

1- Les guests
On a surtout l’impression qu’ils sont là pour se faire plaisir et donner du lustre à la série. L’intrigue autour de Charlotte Gainsbourg était archi faiblarde. Oulalala elle ne veut pas jouer dans un film de SF débile écrit par son meilleur ami. Clairement, il ne fallait pas trop égratigner la star. A se demander si quelque chose de plus fort n’a pas été réécrit. Et en plus, Charlotte, elle est trop, trop sympa. Elle signe le plâtre de la débutante. Il y avait peut-être autre chose à faire en surjouant son côté timide. Les seuls moments que j’ai trouvés un peu inspirés, c’est quand elle a du mal à se faire entendre. Ca aurait sans doute été convenu d’insister là-dessus, mais au moins on aurait joué avec son image.
Même chose pour Mimie Mathy, dont j’ai trouvé la présence limite aussi humiliante que ce qu’elle reproche à ses agents. Je n’ai pas compris pourquoi elle avait piqué un écran plat chez ASK. Il faudra m’expliquer.
Dans le deuxième épisode, c’est la même chose : Franck Dubosc a du mal à jouer avec un acteur qui monte et le méprise et à la fin ils s’aiment bien. D’accord… Nathalie Baye fait une apparition pour le fun. OK ? Mais moi, je m’ennuyais ferme devant ma télé.
J’espère que Sandrine Kiberlain va relever un peu tout ça, la semaine prochaine.

2- La vie des agents
Gabriel a trouvé une meuf et Sofia est jalouse. C’est tellement peu subtil que ça frise le grotesque. Mathias a décidé de devenir producteur grâce à tout le pognon qu’il a récupéré en vendant ses parts d’ASK et a emmené Noémie avec lui. Leur histoire est devenue ennuyeuse. Va-t-il assumer que c’est sa meuf désormais et que son ex femme dirige Savoir et torture une américaine à Paris ? Camille ne sert à rien, ce qui ne change guère, et Hervé est drôle. Il est toujours là pour dire le bon mot.

3- Les petites phrases
On va dire que c’est bien écrit et certes elles sont drôles ces petites phrases. Ca ne rattrape cependant pas deux heures d’ennui relatif. Si vous voulez savoir de quoi je parle, elles étaient toutes citées, hier, sur Twitter.

4- L’agence
ASK va mal à cause du départ de Mathias, mais devrait retrouver des couleurs dès mercredi prochain avec l’arrivée d’une nouvelle agente, transfuge de l’agence rivale, probablement lesbienne, car elle a une coupe au carré et porte des tailleurs. Hicham râle un peu, mais à sa place je serais un peu plus inquiet pour mon investissement. En vrai si l’agente au carré et au tailleur est vraiment lesbienne, ça craint !

Vous le sentez arriver le truc qui m’a bien, bien posé problème dans les épisodes d’hier ?

5- Andréa
Le problème de Dix pour cent, c’est que la série repose énormément sur les épaules de Camille Cottin et de son personnage. Et là, Andréa a bien du mal à gérer de front sa vie de couple, d’agente et de nouvelle patronne d’ASK. Du coup, elle porte un pull atroce pendant 80% des deux épisodes, néglige sa femme et sa fille, et n’est plus vraiment très douée dans son boulot. En bref, elle est chiante et la scène où elle va dans le nord manger des tonnes de nourriture chti n’est pas drôle. Il y a une boulette d’Avesnes sur le plateau de fromage, une spécialité odorante au goût remarquable. Pourquoi ne pas passer plus de temps sur ce repas absurde ? Je m’attendais à la voir vomir, moi. Je ne sais pas…
A la limite, on s’en fiche. Mais on en revient toujours au problème de la saison 2 : pourquoi a-t-elle couché avec Hicham et surtout gardé un enfant dont elle ne voulait visiblement pas et dont elle se désintéresse ? Pourquoi est-elle encore avec Colette ? C’est malaisant son désintérêt pour sa meuf et son gosse à la longue. Je comprends que Colette se barre et je le sens vraiment venir l’épisode Trois hommes et un couffin la semaine prochaine.

Je sauve quand même la meilleure invitée de l’épisode, Fabienne Pascaud de Télérama !

Je regarde certainement bien trop de séries américaines efficaces sur les plateformes pour supporter à nouveau une série français qui se traîne. J’irai au bout bien sûr et je reviendrai dire que j’ai eu tort la semaine prochaine s’il le faut, mais là bof quoi !

Si j’osais, je vous dirais que Capitaine Marleau ce n’est pas pire.

Psychose (ma critique de Ratched de Ryan Murphy)

Parce que j’aime Ryan Murphy, parce que j’adore Sarah Paulson, (et que je suis abonnée à Netflix), je me suis précipitée sur Ratched.

Bilan… et bien la saison qui va de l’épisode 1 à l’épisode 6 est super, il faut oublier les deux derniers épisodes.

Ratched conte donc le destin de l’infirmière Mildred Ratched, personnage clé de Vol au dessus d’un nid de coucou.
Pour résumer brièvement la série, Mildred infiltre l’hôpital psychiatrique où son « frère » est détenu après avoir tué plusieurs prêtres. Il y est hébergé en attente d’un verdict sur sa santé mentale. Cet asile est dirigé par le docteur Richard Hanover, un médecin novateur qui pense être en capacité de guérir nombre de maladies mentales grâce à de nouvelles techniques, dont la lobotomie.
Je ne vous en dirai pas plus sur la relation entre Mildred et Edmund, le vilain tueur. Je vous laisse la découvrir dans le plus horrible des spectacles de marionnettes de l’histoire des puppets show.

Le début de la série a de faux-airs d’Asylum, la deuxième saison d’American Horror Story, avec des scènes à la limite du soutenable de lobotomie, d’amputations, et de tortures diverses et variées à base d’eau bouillante. Et comme il parle fortement d’homosexualité féminine, on pense d’autant plus à la brillante anthologie de Ryan Murphy.

La série fait également de multiples références à peine cachées à la filmographie d’Alfred Hitchcock dans les décors (le motel, les routes escarpées), l’allure et les tenues de Sarah Paulson, la mise en scène… J’en ai certainement loupé un paquet. Les six premiers épisodes sont remarquablement beaux et bien filmés.

Le casting laisse rêveur. Pour la première fois à l’écran, mesdames et messieurs, deux des plus célèbres lesbiennes d’Hollywood : Cynthia Nixon et Sarah Paulson. Elles vont s’apprécier, se détester et s’aimer à la folie.

Dès le départ, un problème de taille se pose cependant : où va la série et de quoi parle-t-elle ? On s’en fiche un peu dans un premier temps, tant c’est, je me répète, beau, bien filmé, horrible et finalement réjouissant.
Le souci avec Ratched, c’est que Ryan Murphy ne signe pas une anthologie pour une fois. Ratched n’est pas le premier épisode d’une série sur les origines des méchants de la littérature, ce qui, avouons-le, aurait été génial ! Non, Ratched va se penser en plusieurs saisons.


Et le malentendu (« du cul, vieille morue ») se pose dès l’épisode 6, où tous les personnages inutiles à la suite meurent violemment : le docteur Hanover, Sharon Stone et son fils mutilé. En revanche, le frère serial-killer survit, alors que je pensais qu’il allait mourir sur la chaise électrique, et décide arbitrairement de se venger de « sa soeur » pour les trois prochaines saisons.
Ratched avait un début de happy-end avec Gwendolyn au Mexique et bien non elle va en chier, ahahahahaha ! C’est gentil de mettre Mildred en couple et de la réconcilier avec l’infirmière Bucket, mais à quoi bon puisqu’elle est là pour souffrir ?
On sent bien que le scénariste ne sait absolument pas comment finir sa première saison. Et maintenant, il va falloir replacer Mildred dans l’hôpital psychiatrique, probablement se débarrasser de Gwendolyn (guérie du cancer par le gui !!!!) et faire un sort à Edmund !

Bien sûr, tout ce que je viens d’écrire ne m’empêchera en rien d’attendre avec impatience la suite de Ratched. Sarah Paulson y est divine et une mauvaise série de Ryan Murphy vaut dix séries normales.

Vampire diaries (épisode 1)

Comme l’offre de séries n’est pas assez vaste, j’ai décidé d’enfin reprendre, depuis le début et en VO, la meilleure série de la trilogie du samedi. Je parle bien sûr de Charmed Deadzone Buffy contre les vampires !

Au fur et à mesure, et quand ça me prendra, j’ai donc envie d’en parler ici.

D’abord, je me rends compte d’une chose, il est probable que je n’ai jamais vu certains épisodes de la première saison. Et il est certain, que je ne les ai pas visionnés dans l’ordre au départ.

Je pensais naïvement que la série ne prenait de l’ampleur qu’ à la deuxième ou à la troisième saison. C’est faux ! Je vais prêcher beaucoup de convertis, Buffy c’est vraiment bien dès le départ. Alors certes, il faut se faire à la bouille juvénile des acteurs, mais c’est très reposant de voir des personnages qui ne sont pas rivés sur leurs portables. J’ai activé le mode vieille conne !

Mes premiers constats…

On me l’avait beaucoup dit, mais la VO change tout.

Buffy contre les vampires est vraiment une excellente série. J’avais gardé de la première saison, le souvenir d’un lycée qui se dépeuplait au fur et à mesure des attaques de vampires et autres créatures diaboliques, et c’est loin d’être (entièrement) vrai.

La série est vraiment drôle. L’épisode où Buffy postule pour être pom-pom girl vaut son pesant de moutarde.

L’histoire entre Buffy et Angel est beaucoup plus belle que le souvenir que j’en conservais. J’ai souvent été injuste avec ce couple. Je viens de découvrir comment la tueuse apprend que son amoureux est un vampire et wahou l’épisode est top. Dans mon corps coexistent une vieille conne et une midinette de quatorze ans.

On entend quelques notes de la musique d’ambiance de Koh Lanta dans Les hyènes, le sixième épisode de la première saison, et ça surprend.

Et surtout, révélation pour moi, quelqu’un avait pensé à attaquer Buffy avec une arme à feu avant Warren à la fin de la saison 6. Darla lui tire dessus toujours dans le septième épisode de la première saison. Elle ne l’emporte pas au paradis.

C’est tout pour le moment !