Encore un générique avant mes 40 ans

Je vais décréter que mai sera le mois de la nostalgie, au moins sur ce blog. 

Dans les quarante (et des poussières) génériques pour mes quarante ans, j’ai oublié cette merveille.

Holmes et Yoyo

J’adorais cette Holmes et Yoto. J’étais fascinée par le robot, qui mettait les aliments qu’il mangeait dans un petit sac poubelle.

Ce qui est fou, c’est que cette série m’a énormément marquée, alors qu’elle ne compte que très peu d’épisodes, et qu’elle n’a pas été diffusée énormément.

Vous vous en souvenez, vous ?

Moins 10%

Je viens de me rappeler apparemment que j’avais un blog sur la télé, depuis treize ans, que je néglige depuis cinq ans.

Il faut dire que l’heure est grave : 10% m’a amèrement déçue.

Avant le démarrage de cette deuxième saison, je m’étais dit qu’il y aurait bien un connard pour venir dire qu’elle était moins bien que la première, par principe et par esprit de contradiction. Je ne m’attendais pas vraiment à être cette connasse.

Je ne partage pas du tout, mais alors pas du tout, le concert de louanges des critiques avertis sur cette deuxième saison. Je crois que ça s’appelle le phénomène Fais pas ci, fais pas ça. Il n’existe pas, je l’invente. En gros, quand une série française est bonne et fonctionne, il devient impossible de la dénigrer, même devant l’évidence de son déclin.

[ATTENTION, SI VOUS N’AVEZ PAS ENCORE REGARDE TOUS LES EPISODES DE LA SAISON 2, CE BILLET COMPTE DES SPOILERS]

 

Le premier épisode de la saison 2 ne m’avait pas renversée, loin de là. Le deuxième m’avait un peu calmée, plus drôle, plus enlevé, avec des dialogues qui font mouche. Mais, hier, 10% m’a perdu avec trois fois rien : Andréa Martel, la lesbienne la mieux des séries depuis Bette de The L Word, couche avec son patron et ex camarade du collège. Bon, je suis fermée sur le sujet et je sens bien que mon point de vue ne fera pas l’unanimité, mais pour moi, bêtement, une lesbienne, ça ne couche pas avec un mec. Du moins, les lesbiennes font bien ce qu’elles veulent dans la vraie vie, mais j’aimerais qu’elles évitent dans les séries, quand elles sont jolies, assumées et que leur présence à l’écran fait du bien à ma cause. J’ai mis assez longtemps pour faire comprendre à mes parents que non je ne reviendrai pas sur le droit chemin, je n’aime pas trop qu’une série vienne remettre en cause tous mes efforts. Je ne parle même pas des conséquences sur les gens un peu bas de plafond qui pensent que les filles qui aiment les filles sont en gros mal baisées.

Je ne suis pas demeurée, je comprends bien le propos défendu par les scénaristes. En couchant avec son envahissant patron, Andréa « Marteau » Martel entend reprendre le contrôle sur lui et le dominer.
Ca ne me plaît pas plus. Je trouve ça même carrément naze, si vous voulez le fond de ma pensée.

Je vous rassure, ce n’est pas le seul problème que m’ont posé les épisodes d’hier.

La première saison mettait en scène avec légèreté les aventures des guests. La deuxième les met au second plan certes, mais les utilise grossièrement. Virginie Efira et Ramzy remettent en cause l’équilibre économique de l’agence avec leur brouille. Julien Doré drague la copine de Gabriel, ce qui le rend bien malheureux. Isabelle Adjani est là pour faire plaisir aux créateurs de la série surtout et achève de couler Matthias.
Les stars ne sont plus la petite touche qui apporte un plus à la série, mais le gros moins qui la plombe.

Andréa 2

Bon heureusement, les acteurs restent formidables. Camille Cottin est à tomber. La déchéance de Matthias est touchante et la prestation de Noémie est renversante. Hervé est fabuleux.
Mais, je trouve que la mayonnaise ne prend pas entre leurs problématiques et la présence des stars.

Andréa

Les deux épisodes d’hier soir sonnaient le glas de la belle entente entre les agents d’ASK et j’avoue que je suis à deux doigts de me désintéresser totalement de leur avenir.

 

Adulescente (un post sur Riverdale)

Je ne sais pas trop comment, ni pourquoi, mais j’ai décidé de regarder « Riverdale ». S’il y a une série dont je ne suis pas la cible, c’est bien celle-là. D’ailleurs, Netflix s’est bien gardé de me la recommander.

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Par quoi commencer…

L’intrigue peut-être.

Dans une petite ville américaine comme les autres, où il y a un lycée et Luke Perry devenu adulte, un adolescent est porté disparu, puis retrouvé assassiné, ce qui, selon le narrateur, va bouleverser tout le monde.

« Riverdale » compte tous les poncifs d’une série américaine pour adolescents : des lycéens populaires, des parents plus ou moins normaux, des pom-pom girls, des joueurs de football américain, une cafétéria, un jeune homme solitaire et cynique, et même le journal du lycée toujours prompt à révéler des scoops que personne n’a eu avant lui.

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Je publie uniquement cette photo pour satisfaire mon lectorat qui aime les garçons musclés.

Le souci c’est que je n’ai pas encore réussi à trancher : Faut-il prendre « Riverdale » au second degré, ce qui expliquerait que les acteurs jouent comme des patates et que les intrigues soient aussi bizarrement mauvaises, ou s’agit-il d’une vraie série avec des ambitions, auquel cas c’est vraiment mauvais ?

[Du coup, j’ai un peu enquêté (bon, j’ai tapé le nom de la série sur Google et interrogé mes contacts Facebook plus avertis que moi) et je n’ai pas trouvé de réponses réellement tranchées. Alors ok, la série est adaptée de « Archie Comics », mais comme elle n’est pas aussi volontairement caricaturale qu’un « Scream Queens » par exemple, je ne suis toujours pas réellement fixée.]

« Riverdale » me fait penser à un smoothie mélangeant dans un gros blender scénaristique « Dawson », « Les Frères Scott », « Gossip girl », « Scream », « Smallville » et « Pretty little liars ». C’est tellement caricatural, que j’attends bientôt l’apparition d’un vampire, d’un loup-garou, ou d’une sorcière.

Ce qui me fait penser que la série est une énorme blague, c’est l’étrange obsession des scénaristes pour les cheveux roux. L’intrigue démarre avec la disparition mystérieuse du jumeau roux de la reine du lycée, qui a les cheveux aussi flamboyants que son frère. Le personne principal, Archie, arbore une teinte capillaire assez étrange, orangée-cuivrée. (Là, il semblerait que les cheveux d’Archie soient roux dans la bd, donc je m’incline.)

Il y a sans doute un message derrière ça, mais je ne le perçois pas encore.

Pour le côté « Dawson », nous avons donc deux ados, hyper complices depuis l’enfance, Betty et Archie, qui se découvrent des sentiments l’un pour l’autre. Enfin, Betty, comme Joey, est amoureuse d’Archie, qui lui préfère, comme Pacey, une professeur de musique très séduisante. Bon, le souci, c’est que la prof de musique a l’air plus jeune que son élève et qu’on lui a mis des lunettes pour lui donner un côté intello, qui fait plutôt secrétaire cochonne.

Pour le côté « Scream », il y a le crime évidemment, le narrateur un peu dark qui a été l’ami du héros (la ressemblance avec Audrey est certainement purement fortuite, en plus là c’est un garçon), mais qui est aujourd’hui devenu un paria, et l’héroïne blonde à qui on donnerait le bon dieu sans confessions mais qui a un côté sombre, qui fait un peu peur (Emma donc).

Pour le côté « xoxo Gossip Girl », on mise sur Veronica et Betty, devenues V(i) et B(i) dès le troisième épisode.

Vous allez me dire : tu te moques, tu te moques, mais tu regardes.

Oui, je sais, mais c’est calibré pour me plaire, même si Netflix ne le sait pas a priori. J’ai été bercée depuis ma vieille adolescence par les séries avec des collèges, des lycéens vêtus de teddy ou de tenues de pom-pom girls, des histoires d’amour impossibles entre les héros, et oui, je l’avoue, j’aime ça. Comme en plus, cette chouette ambiance de petite ville américaine sans histoire est bouleversée par un meurtre, je veux en savoir plus sur l’identité de l’assassin.

Et puis, je sens bien qu’il y a une volonté de bien-faire et même des parti-pris intéressants. Les lycéens sont très peu connectés, les portables et les ordinateurs sont très peu présents à l’écran. A quelques détails près, la série est relativement intemporelle, ce qui me la rend bizarrement sympathique.

Bon, en vrai, j’attends de voir si B va se rendre compte qu’elle est attirée par V, et laisser tomber Archie pour la brune sulfureuse.

Pour avoir Archie, il suffit de prendre Stefan…

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..de le mélanger à Dawson…

dawson…d’ajouter un zeste d’Addison…

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et voici Archie, tada !

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Deux ans après, où j’en suis avec Netflix

J’avais envie de rédiger un top sur les séries qui m’ont le plus marquée en 2016. Mais, comme d’autres le font bien mieux que moi, et que mes choix se résumeraient essentiellement à celles diffusées par Netflix, j’ai décidé de faire un point après presque deux ans d’abonnement.

Les avantages de Netflix
Le prix
Avec l’âge, je deviens raisonnable sur le tout gratuit. Il faut bien reconnaître que ce n’est pas très cher. Pour 10 euros par mois, je peux visionner légalement un grand nombre de séries et de films sur mon ordinateur, ma télévision, et même ma console de jeux.

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Les séries exclusives
Je me suis lassée de « Orange is the new black », au point de ne pas avoir encore terminé la saison 3 et de me demander si je verrai la 4 un jour. Mais qu’importe, en 2016 sur Netflix, j’ai regardé les trois saisons de « Penny Dreadful », « Stranger Things »,  la suite de « Scream », « The Crown », et la saison 3 de « Black Mirror ». J’avance doucement avec les séries Marvel bien sombres. Je vois bientôt le bout de « Daredevil », je vais terminer « Luke Cage », avant de me remettre à « Jessica Jones ». Je m’endurcis tout doucement grâce à ces trois super anti-héros. Je me demande encore si ça valait le coup de revenir à Stars Hollow, mais je vais bientôt en finir avec les aventures des « Gilmore girls ». J’ai également essayé pas mal de choses. L’avantage, c’est que je peux arrêter au bout de cinq minutes, un quart d’heure ou un épisode sans regret.

Le côté pratique
Je démarre une série sur mon ordinateur, que je poursuis sur ma télé, et que je retrouve au lit sur le pad de ma console de jeux. Ca peut paraître anodin, et pourtant c’est diablement pratique et confortable. J’arrête de visionner une série pendant un moment, et je reprends exactement là où je m’étais arrêtée. Ca faisait pareil avec les VHS non rembobinées, mais l’image sautait après.
Les sous-titres sont qualitatifs. Bon, il ne faut pas être trop regardant sur les fautes – il y en a quand même – et parfois on a l’impression que les traducteurs ont fait une micro-sieste, mais dans l’ensemble c’est un bon point de ne pas avoir à les chercher et à les caler.

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Un rêve de téléphage
L’adulte que je suis pense à la petite POC apprentie téléphage, quand elle a, à sa disposition, un catalogue de séries et de films assez étendu. Bébé POC n’avait le choix qu’entre les programmes de trois chaînes, et encore quand ses parents ne lui imposaient pas « 7 sur 7 » ou « Histoires parallèles ».

Comme ce message n’est pas subventionné par Netflix, je vais me pencher sur les gros bémols du système.

La disparition inéluctable de certains programmes
Quand j’ai rejoint Netflix, j’ai pensé que son catalogue était en expansion permanente comme l’univers (non?). Mais, ce n’est pas le cas du tout. Régulièrement, des séries disparaissent dans l’indifférence générale. Enfin pas la mienne, je pleure encore (dans l’ordre) « Fringe », « Chuck » et même « Lost ». J’allais oublier les cinq premières saisons de « Doctor Who ». Je trouve franchement dommage que le catalogue s’appauvrisse et ne conserve pas quelques classiques.
Du coup, il semble écrit que je ne verrai jamais la fin de « Fringe ».

La disparition inquiétante des films Disney
Un dimanche soir de petit moral, je me suis dit « pourquoi ne pas regarder un bon vieux Disney sur Netflix histoire de chasser mon cafard tout noir ». C’est à ce moment-là que j’ai constaté que pendant que je ne faisais pas attention tous les films Disney (et il y en avait un paquet) avaient disparu de Netflix en France. Ils n’ont pas réapparu depuis, et j’ai eu beau chercher sur Internet, les articles évoquant les raisons de ce départ sont inexistants.
Si quelqu’un a une vraie explication…

Les films
Autant le dire tout de suite, il ne faut pas s’abonner à Netflix pour l’offre cinéma, sinon on sera déçu. Le service ne propose pas de films récents pour des questions légales en France, et les ajouts sont en général assez décevants. Bon, je ne vais pas être injuste totalement. Grâce à Netflix, j’ai découvert « Le monde de Narnia ». Mais en gros, les films sur Netflix, c’est un peu comme les films à la télé pendant les vacances de Noël, très sympa quand on est nostalgique, pas super sinon.

Bilan, de mon côté, pour le moment, les avantages surclassent les inconvénients. J’espère secrètement le retour des Disney en regardant mes séries.

Mes retrouvailles avec les filles Gilmore

J’ai démarré en douceur le visionnage des nouveaux épisodes de « Gilmore gilrs » hier. Je suis désormais partagée entre la tentation de tous les regarder très vite pour savoir où ils vont me mener, et celle de les faire durer au risque d’être spoilée

Justement, je préviens que ce post comprendra des informations au moins sur le premier épisode de la nouvelle saison de la série, et un peu sur le deuxième que j’ai sérieusement entamé.

Autant le dire tout de suite, j’ai été conquise par ces retrouvailles.

La série reste fidèle à elle-même. Les Gilmore causent, causent, causent et causent.

J’ai bien noté que le visage de Lorelai avait changé. Je ne l’ai jamais trouvée très jolie, et là elle ne s’est clairement pas arrangée. Dommage, le temps aurait peut-être pu lui donner du charme. Il faut passer outre ce premier choc.

Lorelai n’a toujours pas appris à communiquer avec sa mère, malgré la disparition de Richard, dont la présence est étrangement palpable dans le premier épisode. Elle tient toujours la Libellule, comme elle peut depuis le départ de Sookie. Une absence qui s’éternise a priori. L’apparition en guest de Melissa McCarthy est très, très attendue. Elle est surtout toujours en couple avec Luke. En dix ans, ils ont oublié de se demander s’ils voulaient des enfants. J’imagine que le scénaristes se sont retrouvés face à ce dilemme cornélien : pouvaient-ils consciemment nous introduire un chiard dans la série sans mettre les fans en état de choc ? Donc Lorelai a désormais 48 ans, et elle s’interroge sur ses envies de maternité. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Rory, elle, semble être devenue journaliste pigiste. Ca arrive même aux meilleures. Son (seul) fait de gloire est d’avoir été publiée par le New Yorker, ce qui fait la fierté de son beau-père. Elle a largué son appartement et ses cartons chez Lane, Paris, sa grand-mère, sa mère, et dans son pied à terre londonien. L’un des excellents ressorts comiques du premier épisode vient du petit ami de Rory, Paul, que tout le monde, y compris elle, oublie. Cette vanne me semble un rien empruntée à « Arrested development » et à Ann, la terrible petite amie de Georges-Michael, mais ça passe. Je ne sais pas d’où elle tient l’argent pour faire tous ses voyages, mais elle travaille avec Alex Kingston, convertie pour l’occasion en hystéro totale.

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Quant à Emily, elle gère son deuil comme elle peut et continue de se déchirer avec sa fille. Mais, elles travaillent désormais sur leur relation en allant voir chaque semaine une psy.

Comme je le disais, ma première impression est très bonne.

J’ai presque dû me retenir d’applaudir à chaque apparition d’un personnage récurrent de la série. L’entrée en scène de Paris est, à ce titre, absolument géniale. Lane est moins gâtée, elle aura peut-être plus de chance par la suite. Kirk est mis en valeur dans ses nouvelles aventures entrepreneuriales- la création de Öööber, son service éphémère de voiturier – comme dans ces réalisations artistiques (son nouveau court-métrage). On ne s’attend pas à ce que Rory entretienne à nouveau une liaison avec Logan, par ailleurs fiancé, ce qui va pose problème, on le sent.
Taylor continue à tenter d’améliorer Stars Hollow notamment avec un tout à l’égout, et son idée de gay pride, qui avorte faute de gays dans la ville, m’a bien plu.

Les références à la culture populaire qui émaillent les épisodes font vraiment plaisir. Mon seul bémol, il y en a peut-être parfois un peu trop.

Ce qui marche le mieux, c’est le sentiment de prendre le cours de la vie des personnages comme si le temps avait réellement passé. Alors certes, Luke et Lorelai semblent un peu figés dans leur relation, et c’est finalement Emily, qui en parle le mieux en les comparant à des colocataires. Lorelai ne supporte pas cette réflexion, mais elle ne corrige pourtant jamais sa mère sur ce point.

La relation mère-fille reste tendue, et le nouveau malentendu qui oppose les deux femmes suite aux déclarations de Lorelai lors de funérailles de son père n’arrange rien. Mais, j’y crois. Elles n’ont jamais résolu leur problème et tout ce qui les oppose remonte à la surface suite à cet événement tragique. Plus que la relation assez Bisounours (j’espère bien que les choses vont se corser) entre Rory et sa mère, c’est ce rapport qui m’intéresse, parce que je le trouve vraiment très réaliste et qu’il me parle.

Voilà, ce post est évidemment à suivre, parce que j’ai hâte de passer le reste du printemps, l’été, et l’automne avec les filles Gilmore.

Gilmore girls, The Crown… les rares bonnes nouvelles de novembre

Mon humeur est donc maussade et je cherche des raisons de me réjouir. L’arrivée des téléfilms de Noël depuis la mi-octobre n’en est absolument pas une par exemple, surtout que les chaînes tournent avec le même stock depuis dix ans. « Une fiancée pour Noël » a déjà dû passer 95 fois.

Le retour de la « Villa des cœurs brisés »
C’est officiellement ma nouvelle télé-réalité favorite. Le concept est tellement bidon, que ça confine au génie. Des candidats de télé-réalité viennent se faire (love)coacher par une spécialiste blonde de l’amour qui tire ses cheveux en arrière. Ils sont célibataires depuis 90 jours, 25 jours, 365 jours, ou 80 jours, et ils ont besoin de comprendre pourquoi toutes leurs relations échouent. J’ai quelques hypothèses de mon côté : Ils font de la télé-réalité, ne sortent qu’entre eux ou presque, et papillonnent. Mais bon, qu’importe, la love-coach est là pour leur proposer des exercices dignes du très lointain « Starting Over » de TF1.

Dans les épisodes précédents, Anaïs devait ainsi porter sur son dos des pierres, sur lesquelles apparaissait une inscription représentant les maux qui pèsent sur sa vie. Elle pouvait ainsi se figurer le poids que représentaient ses soucis. Vincent, qui ne sort qu’avec des femmes trophées, avait pour défi de draguer une nana à l’aveugle. La love-coach n’a même pas poussé la logique jusqu’au bout en lui proposant de rencontrer une agrégée de philosophie portant des lunettes, ce qui doit être le début de la « thonitude » pour le jeune homme.

Bref, ça ne sert à rien, mais c’est sympa, surtout parce que le choix des candidats est calibré pour plaire à un maximum de monde avec des piliers du genre (Anaïs, Eddy, ou Vincent), mais aussi des petits nouveaux.

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La nouvelle saison de « Gilmore girls »
Je ne peux pas dire que je l’attendais. Je n’ai jamais imaginé que la série reviendrait pour quatre épisodes inédits. Du coup, c’est un peu un rêve. Les critiques sont bonnes, j’ai hâte de me faire une idée.
Retrouver Stars Hollow est un véritable enchantement. Je veux savoir ce que Rory et Lorelai ont fait durant ces DIX dernières années. J’espère que la ville est restée isolée du monde. Je suis curieuse de savoir comment Emily gère son deuil, si les Hep Alien vivent de leur musique, si Lane et Zach ont d’autres enfants, si Sookie est toujours avec son ignoble époux, si Kirk sort toujours avec la pauvre Lulu, si Christopher a retrouvé quelqu’un ou s’il va encore foutre le bordel dans le couple de Lorelai…et bien sûr où en sont Lorelai et Rory.

« The Crown »
Je rentabilise enfin mon abonnement à Netflix, qui propose depuis quelques mois les meilleures séries du moment. Après « Stranger things », « Penny Dreadful » et « Black Mirror », me voilà devenue accro à « The Crown », ce qui n’a rien d’illogique puisque j’aime le Royaume Uni et ses reines. J’ai déjà appris plein de choses sur Elisabeth II et l’histoire anglaise. Si je devais comparer cette série à quelque chose d’existant, je me référerais à « Borgen » pour le côté petites manipulations entre amis et femme forte.

La mire (Black Mirror saison 3)

Ce week-end, j’ai regardé, dévoré, englouti (vous pouvez lire cette phrase avec en tête une chanson d’un film Disney récent, ça fonctionne) même les six épisodes de la saison 3 de « Black Mirror ». Résultat, lundi matin, j’ai sérieusement envisagé de quitter les réseaux sociaux pour toujours. A priori, je ne l’ai pas fait, mais j’aurai toujours dans un coin de la tête les mises en garde de la série.

« Black Mirror » parle, en gros, des écrans et de nos rapports malsains à la technologie. La série se déroule dans un avenir pas si lointain (un peu trop réaliste, un peu trop effrayant), et, selon les épisodes, dans des contrées plus ou moins imaginaires, dont la ressemblance avec les nôtres n’est pas fortuite.

J’avais un léger a priori sur « Black Mirror » : cette série est absolument horrible et suscite le malaise. C’est ce que j’avais retenu du peu que j’avais aperçu sur France 4 des deux premières saisons. Et mon léger a priori a été confirmé par certains épisodes. Le troisième m’a donné littéralement envie de vomir. C’est le problème des gens un peu trop empathiques qui se prennent de pitié pour le personnage principal. Si vous avez vu la saison, vous comprenez mon malaise, sinon je ne suis pas sûre de vous recommander, surtout si vous êtes un peu sensible, d’essayer.

Pour apprécier « Black Mirror », il faut se laisser prendre par la main, s’abandonner un peu, et se laisser surprendre. Un peu comme quand on s’installe dans une montagne russe. Parfois, c’est sympa comme Big Thunder Mountain, d’autres fois ça secoue et ça fait mal comme Space Mountain ou le Stampida, pour ceux qui connaissent.

Le premier épisode de la saison 3 est une jolie réflexion sur notre rapport aux réseaux sociaux, et sur leurs dérives possibles. Il se penche également sur notre propension à juger tout le monde confortablement installés derrière nos écrans. Il devrait être diffusé largement auprès des plus petits comme des plus grands.

Le dernier est un véritable thriller, sans doute moins dérangeant dans son propos que la majorité des autres épisodes de la saison. Mais son sujet demeure effrayant d’actualité. Il est à nouveau consacré aux réseaux sociaux et à leur propension à condamner quelqu’un pour pas grand chose, avec en fond l’écologie et les progrès de la science.

Et évidemment, ceux qui ont vu la série me voient arriver avec mes gros sabots. L’épisode 4 est une parenthèse singulière dans ces intrigues qui secouent et interrogent.

J’avais lu sur Twitter et Facebook, pas mal de choses sur « San Junipero », et puis je l’ai regardé, et je l’ai forcément adoré.

C’est beau, c’est fort, c’est émouvant, c’est envoûtant. Évidemment, il y a un petit fond scientifico- anticipation, pas trop angoissant pour une fois. Je ne vais pas vous donner le fin mot de l’histoire, qui est sans importance ou presque.

Là encore, il faut se laisser guider et profiter.

L’histoire d’amour est parfaite. L’ambiance, le décor et la bande-son le sont aussi.

J’aimerais bien comprendre pourquoi les séries de ces derniers mois souhaitent à ce point nous amener à croire que les années 80 étaient un âge d’or. A force de les regarder, j’en suis également de plus en plus convaincue.

Si vous ne devez visionner qu’un épisode de cette série et de cette saison, c’est celui-là, mais malgré tout ça serait dommage. L’ensemble est un véritable uppercut.

J’ai demandé à la personne qui m’a incitée à regarder pourquoi nous nous infligions ça, et j’ai ma réponse : sans doute parce que c’est très, très bien fait, et très fort.