Mon panthéon des séries

Sur mes 42 ans d’existence si je ne devais retenir que maximum dix séries, pour lesquelles opterai-je ?

Je n’ai bien sûr pas tout vu, je n’ai même quasi rien vu de la masse de séries existantes et ceci n’est qu’un point de vue entièrement subjectif.

Plutôt que de juger mes choix, je vous invite si vous avez envie et que vous lisez ceci à me donner les vôtres !

 

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Lost
Même si aujourd’hui il est de bon ton de cracher sur Lost à cause de la fin de la série, je reste persuadée qu’il fallait juste savourer le voyage plutôt que s’attacher uniquement à la destination. C’est LA série qui nous a poussées, mon ex copine et moi, à passer des heures sur Internet à chercher des réponses à toutes les questions que nous nous posions (et que nous nous posons encore) et  à émettre tout un tas d’hypothèses, qui se sont avérées fausses pour 99% d’entres elles.
Je reste marquée par le bunker qui s’illumine à la fin de la saison 1, comme par le « Not Penny’s boat » ou le « Not in Portland« . Cette île qui bouge, ça peut sembler ridicule et dérisoire, mais elle nous a passionnés et s’il y a UNE série que j’aimerais revoir sans rien en savoir, c’est bien celle-là.

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Friends
C’est la seule série dont j’ai vu tous les épisodes au moins deux ou trois fois, bien plus pour certains. Il ne se passe pas une semaine sans que je l’évoque pour illustrer un moment de ma vraie vie. Elle me fait encore rire. Je peux citer certains passages par coeur.
Alors bien sûr on peut l’étudier avec un regard critique, ne pas ou ne plus l’apprécier… mais pour moi c’est de loin la numéro 1 dans mon coeur.

La croisière s’amuse
Petite Poc a passé des heures et des heures à regarder les passagers d’un paquebot faire d’improbables escales à Puerto Valarta. Dès le générique qui présentait les guests du jour, j’étais embarquée. La série était légère, mais traitait parfois des sujets plus graves. Je la choisis comme flamboyante représentante de toutes ces séries des années 80 qui ne valaient certainement pas grand-chose, mais qui m’ont fait passer de bons moments devant mon petit écran quand j’étais petite.

 

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Buffy contre les vampires
La trilogie du samedi de M6 a marqué une génération. Il existe encore, aujourd’hui, des réfractaires qui pensent encore que cette série racontait simplement les histoires d’une blondinette capable de mettre une raclée aux suceurs de sang. Les autres savent. L’arrivée de Dawn dans la saison cinq est de l’un de mes plus mémorables souvenirs de téléphage. Once more with feeling est dans le top 10 de mes épisodes de série favoris de tous les temps. La relation entre Buffy et Spike m’a fait vibrer et je l’assume.

American Horror Story
Je me suis très longtemps tenue éloignée de tout ce qui pouvait me faire peur. Avec AHS, je me suis en quelque sorte totalement rebootée. J’ai aimé la maison hantée, adoré l’asile et Hotel es une petite claque dans ma vie de simili sériphile. Cette série me hantera longtemps, je le sens et ce n’est pas terminé.

The good place
Presque la perfection pour moi… C’est drôle, malin, extrêmement bien joué, profond. Ca parle d’une chose qui me terrifie (la mort) en jouant avec des tas de concepts éthiques et philosophiques. Je n’attends même pas la quatrième saison pour trancher et savoir que cette série restera à jamais essentielle dans ma vie.

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Scrubs
C’est une jolie série d’apprentissage qui n’a pas assez fait parler d’elle en France, je trouve. Elle a raté sa sortie, comme beaucoup, mais sur l’ensemble c’est une série que je pourrai revoir à l’infini. Là encore, on rit beaucoup mais on pleure aussi pas mal. Je suis par ailleurs une fan inconditionnelle de JD.

Parks and Recreation
Alors ok la saison 1 était ratée. Ca arrive ! Mais cette série est un véritable monument. Elle compte quand même à son générique Amy Poehler et Aziz Ansari (Master of None, rien que ça). Le personnage de Ron Swanson mérite à lui-seul qu’on la visionne. Il m’a réconciliée avec les moustachus. Et puis bon, rien que pour voir Chris Pratt quand il n’était pas taillé en super-héros. Ca vaut le détour.
Pour tout ça et surtout pour une scène d’anthologie sur la patinoire qui reste pour moi l’une des plus drôles toutes séries confondues, Parks and Recreation est forcément dans mon panthéon.

 

 

 

5 raisons d’aimer ce mois de novembre sinistre

C’est le mois de novembre, le mois le plus sinistre de l’année avec mars, il fait un froid de loup, assez soudain pour le gens qui vivent dans le sud comme moi et qui ont évolué en tee-shirt jusqu’au 31 octobre, et je l’avoue humblement, j’ai le moral dans les chaussettes. J’ai donc cherché cinq raisons de me réjouir, qui marcheront peut-être aussi pour vous aussi.

 

 

1- Luigi‘s Mansion 3 sur Switch
Je pars avec le sujet le moins universel de ce classement. Je n’ai pas essayé les précédents opus de cette franchise, car comme tout le monde je méprise un peu le frère de Mario, pourtant j’adore les créatures vertes. Mais ce jeu est absolument génial. Prenant, beau, et amusant, il déborde de qualités.
En plus, Nintendo s’offre un cross-over inattendu avec American Horror Story, et surtout ma saison préférée et de tellement loin de la série, puisque je suis persuadée que le frère de Mario nettoie l’Hôtel Cortez. Si vous n’avez pas encore vu la saison cinq de la série d’anthologie de Ryan Murphy, je vous envie…

2- Mask Singer
J’attendais avec impatience et scepticisme la nouvelle émission de TF1 et je la trouve géniale. Pour vous faire le pitch, des « stars » chantent déguisées en animal. Personne ne sait qui se cache sous le déguisement. A chaque épisode, une célébrité est éliminée et est démasquée.
Alors oui, le jury en fait trop, mais c’est le jeu… Bien sûr qu’on leur a dit de balancer des noms délirants, mais ça ajoute à l’amusement. J’ai adore mené l’enquête vendredi avec quelqu’un de décidément bien plus perspicace que moi. Et je serai au rendez-vous vendredi pour être à nouveau étonnée.
Je sais qui est Marie-José Perec, je me souviens avoir écouté sur France Inter l’une de ses courses…

3- La saison 2 de The End of The Fucking World sur Netflix
Je ne voyais même pas l’intérêt de donner une deuxième saison à cette série absolument parfaite en une. J’ai changé d’avis, hier soir, en visionnant les deux premiers épisodes de sa suite. Le décor est bien planté, la musique qui accompagne les images toujours aussi prenante et surtout j’ai déjà envie de savoir où ils vont aller après ça.

4- L’amour vu du pré
C’est globalement mon énorme coup de coeur de l’automne. Si la saison 14 de L’Amour est dans le pré est bien mieux que les cinq précédentes, ce programme où les agriculteurs des émissions passées commentent les aventures des nouveaux venus est le meilleur programme proposé par M6 depuis un moment. Déjà, on est heureux de revoir les couples formés par l’émission en dehors d’un énième bilan guindé. Bon, on est ravis aussi de voir Pierre et Fred. Je suggère d’ailleurs à M6 de poser des caméras chez Pierre et Fred et de leur consacrer toute une émission, car ils sont formidables. Et je ne dis pas ça uniquement parce que l’ex prétendante me rassure en pleurant plus que moi devant le programme.
Le concept fonctionne bien, car les téléspectateurs de marque ont vécu l’aventure et jouent bien le jeu en livrant des informations coulisses. Vraiment je recommande…

5- J’hésite : le prochain Star Wars, Noël, les vacances bientôt enfin, ma prochaine Pop!, Affaire conclue…

Urgences

J’avais pensé rédiger un post passionnant sur le fait que je n’ai jamais regardé un épisode de Game of Thrones. C’est d’ailleurs certainement ce que j’aurais fait si Le Plus existait encore. Mais en vrai, comme ça se résume à : « une fois j’ai essayé, j’ai pas aimé, j’ai arrêté ». Ca n’aurait pas été super.

Je pourrais en profiter pour lister les séries essentielles qu’il faut avoir vu sinon c’est trop la honte et tu te dis téléphage et que justement je n’ai pas vues parce que je suis libre et téléphage pas sériphile. Alors Les Sopranos, Six feet under, The Wire, Breaking Bad… (Quoi t’as jamais vu Breaking Bad ? C’est pas possible et tu te dis téléphage ?).

En vrai, je voulais vous parler de 911, qui ne passionne apparemment que moi.

C’est une série de Ryan Murphy et je me suis prise de passion pour lui depuis que j’ai découvert American Horror Story.

Je vis désormais dans la crainte que M6 déprogramme 911 parce que la série ne réunit pas assez de téléspectateurs.

Suivre une série à la télévision (et parfois aussi sur Netflix, vous en parlerez à mon frère qui se demande toujours ce qui est arrivé aux personnages de The New Girl entre la saison 3 disparue de la plateforme et la 6 qui y est encore toute seule, isolée, pendant que j’attends la 7. Ou à moi, qui me suis arrêtée à la fin de la saison 3 de Fringe et qui depuis me demande si je verrai un jour la suite sans que ça m’empêche cependant de dormir), c’est vivre dans l’angoisse perpétuelle de ne pas revoir ses personnages favoris.

Tout récemment, je m’étais bêtement attachée à Drop Dead Diva. NT1 TFX diffusait chaque matin la série. L’avantage d’une diffusion sur NT1 TFX le matin, c’est que si vous souffrez d’amnésie à très court terme, la chaîne rediffuse tous les matins les mêmes épisodes que la veille moins un ou deux, ce qui fait que la progression est très lente. Mais bon, j’avais quand même réussi à m’attacher et je brûlais de savoir si Jane allait terminer ou pas avec Grayson, son amoureux de quand elle était encore une autre. Et bien, je ne le saurais jamais, puisque NT1 TFX a arrêté la diffusion de la série avant l’ultime saison. Ils ont tout diffusé 45 fois, sauf les ultimes épisodes. Et je fais quoi, moi ? Je ne vais pas m’acheter l’intégrale quand même ?

Donc là je me suis attachée à 911.
Alors je sais que ça rappelle New York 911, sauf que c’est 40 fois mieux puisque Ryan Murphy est dans le coup. L’argument est spécieux, je sais. Et en plus, j’adorais New York 911.

En gros la série raconte le quotidien agité d’une brigade de pompiers, d’une super flic (Angela Basset, excusez du peu) et d’une merveilleuse receveuse d’appel d’urgence (Connie Britton et là évidemment on s’incline).
Chaque situation est introduite par un appel au 911. Les interventions mises en scène sont souvent énormes et c’est ça aussi qui fait le charme de la série.
En plus des sauvetages, on découvre la vie de chacun des protagonistes : Connie s’occupe de sa vieille mère malade et tombe amoureuse du pompier sexy, Peter Krause a un lourd secret sur la conscience, le marie d’Angela vient de faire son coming-out.

911 joue aussi sur tous les leviers qui marchent avec moi : la grosse émotion, la bluette sentimentale, la lesbienne au top mais dans la tourmente…

Alors oui, 911 est surtout une bonne grosse série qui sort l’artillerie lourde, mais Ryan Murphy est un malin et ajoute des petites subtilités qui la rendent fort agréable à regarder. Pourquoi bouder mon plaisir ?

Et si demain, M6 l’arrête, je serais bien dégoûtée. Au fait, ils l’ont construit leur pont, les autres ?

 

Horreurs en série

J’avoue que malgré ma super bonne résolution de manger des lentilles le 1er janvier pour m’assurer une assise financière correcte toute l’année, 2019 ne commence pas exactement aussi bien que je l’aurais souhaité. Rien de bien grave, juste des menues contrariétés accumulées et puis la grippe pour couronner le tout !

Dans cette morosité ambiante, une bonne chose s’est cependant détachée. Un soir, j’ai proposé qu’on essaie American Horror Story. Sans plus de convictions que cela. J’avais supporté, et le mot n’est pas trop fort, la première saison, et calé avec le premier épisode très gore d’Asylum. Du coup, je m’étais vue plus courageuse que je ne suis, et j’avais tenté le cirque. Jusqu’à l’apparition du clown, je tenais à peu près.

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Cette fois, je me suis accrochée! ! Et, ça a été une véritable révélation. Je connaissais Ryan Murphy évidemment. J’ai regardé Nip / Tuck avant de m’en dégoûter quand la série est devenue franchement de mauvais goût.  J’ai visionné pas mal d’épisodes de Glee et puis Scream Queens aussi. Mais American Horror Story – Asylum a été une véritable révélation. Comme je suis de nature un peu obsessionnelle, ça m’a donné envie de tout voir de lui.
Je viens donc d’attaquer American Crime Story – The assassination of Gianni Versace. Nous avons enchaîné sur Coven (saison 3 d’American Horror Story), qui est un peu trop bordélique à mon goût, mais qui reste plaisant.

Ce que j’aime chez Ryan Murphy, c’est qu’il ne recule pas devant le grand-guignol et le mauvais goût absolu. Il pousse le bouchon toujours un peu trop loin, mais pour le meilleur !

J’ai cru que j’allais arrêter dès le gars qui se fait arracher le bras dans un asile de fou désaffecté par une entité inconnue, mais j’ai tenu.
J’ai cru que j’allais caler aux extraterrestres sadiques qui engrossent des jeunes femmes, mais j’ai tenu.
J’ai cru que je n’allais pas supporter l’ancien médecin nazi qui réalise encore des expériences atroces sur les patients d’un asile psychiatrique (et l’image de Chloë Sevigny  les jambes sectionnées me hantera longtemps), mais j’ai tenu.
J’ai cru que j’allais stopper à la nonne possédée, mais j’ai tenu.
Alors le viol collectif dès le premier épisode dans Coven, ça a presque été du pipi de chat. J’ai serré les dents à l’inceste maternel, mais j’ai tenu au plan à trois avec deux morts-vivants.

Et maintenant, j’attends la suite !

En un mot, Ryan Murphy m’a déjà poussé au-delà des limites de ce que j’estimais possible  et supportable de voir dans une série. Les épisodes finaux de la saison 2 de American Horror Story – Asylum ont été ma récompense. Et j’espère que Coven me réserve au moins quelque chose d’aussi bien.

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Et puis bon, grâce à lui, j’ai aussi découvert que Jessica Lange était une immense actrice et j’ai fait la connaissance de Sarah Paulson.
Je ne vous parle même pas d’Evan Peters, que j’avais déjà croisé dans Les Frères Scott, le pauvre, de Taissa Farmiga ou d’Emma Roberts, que je connaissais déjà grâce à Scream Queens.

Désormais, j’ai presque envie de revoir Glee, surtout que je n’ai jamais vu la fin de la série.

Je recommande American Horror Story aux fans de Mylène Farmer (les asiles psychiatriques, tout ça), aux amateurs de Stephen King, aux gens morts à l’intérieur, à ceux qui ont peur de tout (comme moi, comme quoi), aux anciens enfants qui regardaient Freddy avec leur meilleur ami à 8 ans (et qui depuis bizarrement ont peur de tout), aux gens qui n’ont peur de rien, et à peu près à tout le monde (qui ne tente rien perd bêtement des occasions de découvrir des supers séries).