Conflits de génération

Pour mes quarante ans, j’ai entrepris un petit quart de France pour retrouver mes racines. J’y reviendrai peut-être. J’ai surtout échoué pendant quelques jours chez mes parents.

Mercredi soir, nous n’avions pas forcément envie d’écouter du Johnny, nous nous sommes donc retrouvés face à la question fatidique : que regarder en famille ?

J’ai proposé à mon père de profiter de mon abonnement Netflix pour trouver un film ou un série qui nous conviendrait à tous.
Il m’a proposé d’aller voir dans les cassettes VHS là haut si je ne trouvais pas quelque chose à regarder. (Oui mes parents ont encore un magnétoscope en état de fonctionnement.)

VHS

Netflix est très vite apparu comme une option extrêmement dangereuse pour mon père. J’allais l’abonner de force à la chaîne de vidéo à la demande et surtout braver la loi en utilisant mon compte chez lui. J’ai essayé de me défendre et puis j’ai renoncé en ne trouvant pas le canal approprié sur la box SFR. Je crois qu’il a refusé avec tellement de véhémence la proposition de SFR de lui filer un essai gratuit, qu’ils ont banni à jamais le canal de sa box.
De mon côté, je suis montée voir la sélection des VHS et l’idée de me retrouver face à mon enregistrement sautilleur de 1994 du Père Noël est un ordure sur un écran HD m’a fait  capituler.

Finalement, ma mère a trouvé que Wallander sur la 25, c’était super. J’ai tenu vingt minutes poliment avant d’aller regarder Crazy Ex-Girlfriend – j’en reparlerai – sur Netflix dans mon lit.

Mon père pense que les jeunes générations complotent contre les anciennes en créant des technologies qui les mettent sciemment sur la touche. De mon côté, après réflexion, je me dis qu’il n’est surtout jamais prêt à écouter quand on essaie de lui apprendre ou de l’initier. Il se sent diminué et attaqué dans son orgueil de grand scientifique, qui, jusque-là, maîtrisait tout.

De toute façon, le rapport de mes parents aux nouvelles technologies a toujours été un poème. J’en ai déjà parlé ici, mais nous avons eu notre premier magnétoscope en 1994. Mes parents  ont déménagé dans les années 2000 leur première télé couleur qui devait peser un âne mort. Elle était tellement lourde que lors du grand cambriolage de 1996, les voleurs l’ont déplacée, avant de renoncer à l’emporter (ce qui est certainement une bonne chose, car j’ai toujours entendu mes parents dire que si la télé tombait en panne, ils ne la remplaceraient pas. La menace / le mensonge ultime).

Depuis, ils se sont essayés, enfin surtout mon père, avec dégoût au smartphone et à la tablette en décrétant que l’outil n’était pas fait pour eux. Ca m’attriste un peu, mais je ne le referai pas. J’ai quand même réussi à démontrer à ma mère que sa tablette pouvait avoir un intérêt en lui téléchargeant une ou deux applis.

J’imagine que dans trente ans, peut-être vingt, je n’espère pas dix, à moins d’un retour spectaculaire à l’âge du tube cathodique et du modem 56k, je serai plus que dépassée et que je serai certainement aussi rétive aux nouvelles technologiques.

Wait and see !

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Friends

Le mois d’août est venu et comme chaque année désormais, c’est le moment où ma relation avec Netflix se consolide.

Mercredi soir, j’ai regardé Ferris Bueller, et n’en déplaise aux grincheux, j’ai trouvé le film extrêmement regardable, drôle, et presque un peu profond. J’avais oublié qu’on y voyait un tout jeune Charlie Sheen, Jennifer Grey avec son véritable nez (vous saviez, vous, que sa carrière avait été brisée par la chirurgie esthétique ?), et Alan Ruck, que vous avez aperçu dans un tas de séries et de films, sans vous souvenir qu’il était un adolescent tourmenté dans ce chouette film des années 80, et sans connaître son nom surtout.
Si vous avez une chaude soirée d’été à combler, je vous recommande La folle journée de Ferris Bueller, qui était le film culte de mes 8 ans grâce à mon meilleur ami.

Mais, ce n’est absolument pas de Ferris Bueller dont je voulais vous parler. Avant de partir en vacances, j’avais commencé à regarder sans réelle conviction Friends from college. Et, à ma grande surprise, j’avais plutôt adhéré à une série qui ne semble pas recueillir un méga accueil critique et public. Je l’ai terminée hier avec regret et j’espère vivement qu’il y aura une saison 2. Bon, désormais avec Netflix, il faut rester prudent…

Bon, pourtant, la série part avec un gros handicap : les personnages sont assez antipathiques, et mon premier mouvement a été de me dire que je m’en fichais, comme de l’an quarante, de leurs petits soucis de privilégiés. Elle compte aussi d’énormes moments de malaise,  ce qui m’insupporte en général.
Mais bon, le format, la présence de deux acteurs que j’aime plutôt bien – Cobbie Smulders (Robin dans How I met your mother, que j’ai peu vue depuis l’arrêt de la série) et Fred Savage des Années coup de coeur – ont fini par me pousser à m’attacher un peu à Friends from college.

La série, comme son nom l’indique, narre les aventures de personnes qui se sont rencontrées à la fac et qui ont plutôt bien réussi dans la vie. Enfin, tout est relatif.
Ethan est devenu auteur à moyen succès, sa femme Lisa, avocate. Leur pote Max est éditeur et représente les intérêts d’Ethan. Nick, l’ex de Lisa, est rentier. Sam a épousé un homme riche et Marianne se paie un bel appartement en jouant dans des pièces sans queue, ni tête.

Pour les intrigues, Ethan couche avec Sam, son ex, plus ou moins depuis qu’ils ont quitté la fac, ce qu’évidemment Lisa ignore. Sa carrière d’écrivain va mal, et il se lance, avec son ami Max, dans l’écriture d’un roman pour ado, qui aura pour héros des loups garou. Max est gay et vit avec Felix, un type très bien, qui ne supporte pas ses anciens amis, et en visionnant les premiers épisodes, on le comprend et on le plaint.  Marianne est décalée.

J’ai compris en regardant le dernier épisode, hier, pourquoi j’avais apprécié cette série. J’y ai vu une très lointaine suite de Friends. Des Friends qui auraient un peu mal tourné… La suite tant attendue, qui a bien fait de ne jamais voir le jour, parce que Monica et Chandler seraient malheureux en couple, que Ross serait en dépression après sa rupture avec Rachel, et où Phoebe resterait elle-même. Marianne est d’ailleurs une assez parfaite synthèse de Joey et Phoebe.

Si vous avez passé l’année à ne rien regarder, je recommande en priorité la splendide saison 2 de Master of none, sur laquelle je n’arrive pas à mettre des mots tellement elle m’a scotchée, et puis la première surtout si vous n’avez jamais visionné la série. Mais, si vous avez envie de ne rien attendre d’une série, tentez peut-être Friends from college. Sur un malentendu…

 

 

Adulescente (un post sur Riverdale)

Je ne sais pas trop comment, ni pourquoi, mais j’ai décidé de regarder « Riverdale ». S’il y a une série dont je ne suis pas la cible, c’est bien celle-là. D’ailleurs, Netflix s’est bien gardé de me la recommander.

riverdale

Par quoi commencer…

L’intrigue peut-être.

Dans une petite ville américaine comme les autres, où il y a un lycée et Luke Perry devenu adulte, un adolescent est porté disparu, puis retrouvé assassiné, ce qui, selon le narrateur, va bouleverser tout le monde.

« Riverdale » compte tous les poncifs d’une série américaine pour adolescents : des lycéens populaires, des parents plus ou moins normaux, des pom-pom girls, des joueurs de football américain, une cafétéria, un jeune homme solitaire et cynique, et même le journal du lycée toujours prompt à révéler des scoops que personne n’a eu avant lui.

abdos

Je publie uniquement cette photo pour satisfaire mon lectorat qui aime les garçons musclés.

Le souci c’est que je n’ai pas encore réussi à trancher : Faut-il prendre « Riverdale » au second degré, ce qui expliquerait que les acteurs jouent comme des patates et que les intrigues soient aussi bizarrement mauvaises, ou s’agit-il d’une vraie série avec des ambitions, auquel cas c’est vraiment mauvais ?

[Du coup, j’ai un peu enquêté (bon, j’ai tapé le nom de la série sur Google et interrogé mes contacts Facebook plus avertis que moi) et je n’ai pas trouvé de réponses réellement tranchées. Alors ok, la série est adaptée de « Archie Comics », mais comme elle n’est pas aussi volontairement caricaturale qu’un « Scream Queens » par exemple, je ne suis toujours pas réellement fixée.]

« Riverdale » me fait penser à un smoothie mélangeant dans un gros blender scénaristique « Dawson », « Les Frères Scott », « Gossip girl », « Scream », « Smallville » et « Pretty little liars ». C’est tellement caricatural, que j’attends bientôt l’apparition d’un vampire, d’un loup-garou, ou d’une sorcière.

Ce qui me fait penser que la série est une énorme blague, c’est l’étrange obsession des scénaristes pour les cheveux roux. L’intrigue démarre avec la disparition mystérieuse du jumeau roux de la reine du lycée, qui a les cheveux aussi flamboyants que son frère. Le personne principal, Archie, arbore une teinte capillaire assez étrange, orangée-cuivrée. (Là, il semblerait que les cheveux d’Archie soient roux dans la bd, donc je m’incline.)

Il y a sans doute un message derrière ça, mais je ne le perçois pas encore.

Pour le côté « Dawson », nous avons donc deux ados, hyper complices depuis l’enfance, Betty et Archie, qui se découvrent des sentiments l’un pour l’autre. Enfin, Betty, comme Joey, est amoureuse d’Archie, qui lui préfère, comme Pacey, une professeur de musique très séduisante. Bon, le souci, c’est que la prof de musique a l’air plus jeune que son élève et qu’on lui a mis des lunettes pour lui donner un côté intello, qui fait plutôt secrétaire cochonne.

Pour le côté « Scream », il y a le crime évidemment, le narrateur un peu dark qui a été l’ami du héros (la ressemblance avec Audrey est certainement purement fortuite, en plus là c’est un garçon), mais qui est aujourd’hui devenu un paria, et l’héroïne blonde à qui on donnerait le bon dieu sans confessions mais qui a un côté sombre, qui fait un peu peur (Emma donc).

Pour le côté « xoxo Gossip Girl », on mise sur Veronica et Betty, devenues V(i) et B(i) dès le troisième épisode.

Vous allez me dire : tu te moques, tu te moques, mais tu regardes.

Oui, je sais, mais c’est calibré pour me plaire, même si Netflix ne le sait pas a priori. J’ai été bercée depuis ma vieille adolescence par les séries avec des collèges, des lycéens vêtus de teddy ou de tenues de pom-pom girls, des histoires d’amour impossibles entre les héros, et oui, je l’avoue, j’aime ça. Comme en plus, cette chouette ambiance de petite ville américaine sans histoire est bouleversée par un meurtre, je veux en savoir plus sur l’identité de l’assassin.

Et puis, je sens bien qu’il y a une volonté de bien-faire et même des parti-pris intéressants. Les lycéens sont très peu connectés, les portables et les ordinateurs sont très peu présents à l’écran. A quelques détails près, la série est relativement intemporelle, ce qui me la rend bizarrement sympathique.

Bon, en vrai, j’attends de voir si B va se rendre compte qu’elle est attirée par V, et laisser tomber Archie pour la brune sulfureuse.

Pour avoir Archie, il suffit de prendre Stefan…

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..de le mélanger à Dawson…

dawson…d’ajouter un zeste d’Addison…

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et voici Archie, tada !

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Sans commentaire (ou presque)

J’avais simplement envie de partager ces deux scènes apparues dans une série, que je découvre (« Sense 8 »), et une autre à laquelle je me remets régulièrement (« Orange is the new black »).

Elles peuvent servir dans une discussion ayant pour thème « les séries, c’est quand même surfait », tant elles sont fabuleuses (à mes yeux du moins).

Rien à ajouter…

En effet, je suis encore sous le choc de la présence d’un candidat du « Meilleur pâtissier » dans les « Anges ». Je reviendrai quand j’aurai digéré.

Je pense quand même un peu à Dominique  de la Star ac’ 6 en entendant cette chanson.

« Orange is the new black » est une série pleine de défauts, mais le final de la saison 3 est une petite merveille.

Gilmore Girls, suite et fin !

J’en termine avec « Gilmore girls », que j’ai enfin fini de regarder ce week-end.

J’ai détesté le dénouement et j’ai été très déçue par les fameux cinq derniers mots.

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L’automne aurait pu parfaitement fermer les portes. Lorelai renonce d’elle-même à son trip « Into the wild » (le livre, pas le film) après une épiphanie : elle veut finalement épouser Luke. Je leur ai amèrement reproché de ne pas assez s’aimer, mais il faut bien reconnaître que sa déclaration à son amoureuse est plutôt touchante. C’est l’un des meilleurs moments de cette saison pour moi.

Emily choisit de vendre sa maison et d’aller s’installer au bord de la mer. Comme je la comprends…

Pour donner un semblant d’ouverture joyeuse et boucler la boucle, ou le cercle vicieux : Lorelai se décide enfin à agrandir la Libellule et demande de l’argent à sa mère, qui lui impose de venir passer des vacances avec Luke dans sa jolie maison des Hampton.

Rory trouve enfin sa voie, enfin ce n’est pas gagné, en devenant écrivain et en rédigeant les aventures des « Gilmore girls », concluant le tout avec une jolie mise en abîme.

Mais, c’était sans compter le véritable pouvoir de nuisance des filles Gilmore.

Alors, non, Lorelai ne plante pas Luke devant l’autel, comme l’a légitimement craint Emily, et nous aussi pour être tout à fait honnête. Elle décide simplement de se marier en catimini la nuit qui précède son mariage, afin de causer à nouveau de belles et profondes dissensions entre elle et sa mère, qui sera certainement vexée par ce geste impulsif et nul.

En vrai, j’ai bien compris que les scénaristes avaient déjà eu du mal à réunir le cast, et surtout Mélissa McCarty, venue juste le temps de produire beaucoup de gâteaux de mariage, et qu’il était donc probablement impossible d’organiser pour le couple phare une cérémonie digne de ce nom. Mais, le mariage pouvait être éludé ou placé au second plan, sans que Lorelai n’en fasse à nouveau qu’à sa tête. Ca rappelle le tristement célèbre Max-Medina-Gate.

Bref, donc le mariage est avancé inutilement, et surtout la pauvre Rory, encore visiblement amoureuse de Logan, annonce à sa maman qu’elle est enceinte. Hop, cinq derniers mots, et fureur de la téléphage qui écrit ces quelques lignes.

Qui est le père ?
Probablement pas Dean, qui a enfin trouvé la femme de sa vie et lui a fait plein de jolis enfants. Pourtant, Rory tente bien de le déstabiliser en lui faisant une improbable déclaration chez Doz.
Certainement pas Paul, le pauvre garçon qu’elle oublie perpétuellement, et qui finit par la plaquer. Bien fait, Rory !

Pourquoi pas Jess, qui semble encore amoureux d’elle et déjà prêt à l’éditer ?

Sans aucun doute Logan avec qui nous l’avons vue batifoler durant quatre épisodes.

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J’allais oublier le wookie avec qui elle a couché à New York. Chewbacca est peut-être le père. Ca serait mon hypothèse préférée.

Est-ce que j’ai envie de voir une suite à cette suite ?
Honnêtement non.

En dehors des habitants de Stars Hollow, aucun protagoniste important ne reviendrait pour cette énième saison, non ?

Et puis, à quoi bon ? Lorelai est mariée, elle a de chouettes projets. Emily commence à refaire sa vie. Et, on se fout de Rory.

Le retour déprimant des filles Gilmore

Avant de retrouver les filles Gilmore, je l’avoue, j’adorais l’idée que mes personnages préférés des années 90/2000 se réunissent pour un retour forcément gagnant sur mon petit écran.

Comme beaucoup, j’ai longtemps espéré que les « Friends » acceptent de se retrouver à New-York, que Buffy revienne à Sunnydale, ou que Joey, après avoir divorcé de Pacey, aille retrouver en barque le beau Dawson, désormais installé chez ses parents après son échec cuisant à Hollywood. Bon, dans le deuxième cas, il me semble que la ville a été rasée de la carte et que la bouche de l’enfer a été scellée, mais j’imagine qu’un New Sunnydale, une ville nouvelle et démoniaque, aurait pu voir le jour.

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En retrouvant Lorelai, méconnaissable, je remercie les « Friends » d’avoir refusé de se plier à l’exercice. Monica version 2016 est aussi défigurée que sa consœur de Stars Hollow, et retrouver Ross et Rachel en mode vieux couple ou en divorcés fâchés m’aurait sans doute déprimée.

La vérité, c’est que nous n’aimons pas voir vieillir nos héros. Buffy est parfaite à 20/25 ans. Elle serait déprimante en vieille chasseuse de quarante ans, qui commence à se demander si elle n’est pas passée à côté de sa vie à force de sauver le monde.

Je pourrai multiplier les exemples à l’infini, mais j’en viens au fait.

J’attendais beaucoup, sans doute trop, du retour des « Gilmore girls ». En voyant la bande-annonce, mes yeux se sont embués et je me suis exclamée « ils sont tous là » ! Aujourd’hui, je me dis juste qu’ils sont « tous vieux », que les acteurs qui ont une vraie carrière ne feront qu’une brève apparition (Milo / Jess ou Melissa / Sookie), et qu’en fait je préférais les savoir heureux dans la dimension parallèle des séries terminées, où les personnages revivent en boucle les mêmes aventures sans jamais se lasser….et vieillir, j’insiste lourdement sur ce point.

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C’est déjà suffisamment pénible d’avoir bientôt quarante ans, et des inquiétudes sur son avenir professionnel, sans avoir à se taper en plus ceux de Rory.

Rory a toujours été un personnage pénible. Rory est d’ailleurs la cause de 90% des abandons de « Gilmore girls » par les gens qui ont essayé la série. Sa pote Paris, qui est pourtant une pimbêche psychopathe, a l’air sympathique à côté de Rory. Cette gamine super douée oblige sa pauvre mère à se réconcilier avec ses parents pour pouvoir entrer dans une école privée hors de prix, puis faire Yale, alors qu’elle a toujours voulu intégrer Harvard, et pourtant à 32 ans, Rory n’a toujours pas trouvé sa voie. Elle erre donc de Stars Hollow à Londres, en passant par New York et Hartford. Elle tente en vain de décrocher des piges, fait la fine bouche quand GQ lui demande un reportage pas si idiot que ça au final, et reprend la Gazette de sa ville natale, sans faire plaisir à personne. Je me demande bien pourquoi elle fait sauter le poème.
Sa vie sentimentale est un échec aussi retentissant que sa vie professionnelle. Mais, on a vraiment très envie de lui rappeler, que c’est elle qui a dit non à la demande en fiançailles de Logan ! On se demande aussi ce qu’elle a bien pu foutre depuis le moment, où elle avait heureusement choisi de suivre la campagne de Barack Obama pour un site web.

Comme, je n’ai pas vu encore le dernier épisode, j’ignore si elle s’en sort sentimentalement. Mais, j’imagine bien qu’elle va encore faire souffrir ce pauvre Dean, après avoir tellement contrarié sa petite maman, qu’elle a choisi de partir randonner.

J’en viens justement à sa pauvre petite maman, en pleine dépression depuis la reprise de la série.

On ignore si c’est la mort de son père, son auberge qui n’a pas progressé d’un pouce en dix ans, ou sa relation boiteuse avec Luke, qui la déprime le plus. A mon avis, c’est un bel ensemble. Figée dans l’ambre, ce qui a laissé des traces sur son visage depuis une décennie, Lorelai se réveille à 48 ans pour voir que sa vie est un peu ratée. Rien de comparable avec celle de sa fille mais quand même.

Il aurait fallu que les scénaristes aient le courage de la faire rompre avec Luke. Ce couple ne fonctionne pas. Le manque d’alchimie entre les deux protagonistes sautent aux yeux à l’écran. Posez-vous une simple question : à quel moment les voit-on s’embrasser ou même se toucher ? Je veux bien qu’ils forment un vieux couple, mais ça ne donne pas envie de croire à l’amour éternel de les voir ensemble.

Ceux qui s’en sortent le mieux, ce sont finalement Kirk et Taylor, qui ont réussi à accomplir de grandes choses pour la ville.

J’imagine que je reviendrai dresser le bilan de l’ensemble après avoir vu le dernier épisode, mais je ne suis pas forcément très pressée.

Deux ans après, où j’en suis avec Netflix

J’avais envie de rédiger un top sur les séries qui m’ont le plus marquée en 2016. Mais, comme d’autres le font bien mieux que moi, et que mes choix se résumeraient essentiellement à celles diffusées par Netflix, j’ai décidé de faire un point après presque deux ans d’abonnement.

Les avantages de Netflix
Le prix
Avec l’âge, je deviens raisonnable sur le tout gratuit. Il faut bien reconnaître que ce n’est pas très cher. Pour 10 euros par mois, je peux visionner légalement un grand nombre de séries et de films sur mon ordinateur, ma télévision, et même ma console de jeux.

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Les séries exclusives
Je me suis lassée de « Orange is the new black », au point de ne pas avoir encore terminé la saison 3 et de me demander si je verrai la 4 un jour. Mais qu’importe, en 2016 sur Netflix, j’ai regardé les trois saisons de « Penny Dreadful », « Stranger Things »,  la suite de « Scream », « The Crown », et la saison 3 de « Black Mirror ». J’avance doucement avec les séries Marvel bien sombres. Je vois bientôt le bout de « Daredevil », je vais terminer « Luke Cage », avant de me remettre à « Jessica Jones ». Je m’endurcis tout doucement grâce à ces trois super anti-héros. Je me demande encore si ça valait le coup de revenir à Stars Hollow, mais je vais bientôt en finir avec les aventures des « Gilmore girls ». J’ai également essayé pas mal de choses. L’avantage, c’est que je peux arrêter au bout de cinq minutes, un quart d’heure ou un épisode sans regret.

Le côté pratique
Je démarre une série sur mon ordinateur, que je poursuis sur ma télé, et que je retrouve au lit sur le pad de ma console de jeux. Ca peut paraître anodin, et pourtant c’est diablement pratique et confortable. J’arrête de visionner une série pendant un moment, et je reprends exactement là où je m’étais arrêtée. Ca faisait pareil avec les VHS non rembobinées, mais l’image sautait après.
Les sous-titres sont qualitatifs. Bon, il ne faut pas être trop regardant sur les fautes – il y en a quand même – et parfois on a l’impression que les traducteurs ont fait une micro-sieste, mais dans l’ensemble c’est un bon point de ne pas avoir à les chercher et à les caler.

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Un rêve de téléphage
L’adulte que je suis pense à la petite POC apprentie téléphage, quand elle a, à sa disposition, un catalogue de séries et de films assez étendu. Bébé POC n’avait le choix qu’entre les programmes de trois chaînes, et encore quand ses parents ne lui imposaient pas « 7 sur 7 » ou « Histoires parallèles ».

Comme ce message n’est pas subventionné par Netflix, je vais me pencher sur les gros bémols du système.

La disparition inéluctable de certains programmes
Quand j’ai rejoint Netflix, j’ai pensé que son catalogue était en expansion permanente comme l’univers (non?). Mais, ce n’est pas le cas du tout. Régulièrement, des séries disparaissent dans l’indifférence générale. Enfin pas la mienne, je pleure encore (dans l’ordre) « Fringe », « Chuck » et même « Lost ». J’allais oublier les cinq premières saisons de « Doctor Who ». Je trouve franchement dommage que le catalogue s’appauvrisse et ne conserve pas quelques classiques.
Du coup, il semble écrit que je ne verrai jamais la fin de « Fringe ».

La disparition inquiétante des films Disney
Un dimanche soir de petit moral, je me suis dit « pourquoi ne pas regarder un bon vieux Disney sur Netflix histoire de chasser mon cafard tout noir ». C’est à ce moment-là que j’ai constaté que pendant que je ne faisais pas attention tous les films Disney (et il y en avait un paquet) avaient disparu de Netflix en France. Ils n’ont pas réapparu depuis, et j’ai eu beau chercher sur Internet, les articles évoquant les raisons de ce départ sont inexistants.
Si quelqu’un a une vraie explication…

Les films
Autant le dire tout de suite, il ne faut pas s’abonner à Netflix pour l’offre cinéma, sinon on sera déçu. Le service ne propose pas de films récents pour des questions légales en France, et les ajouts sont en général assez décevants. Bon, je ne vais pas être injuste totalement. Grâce à Netflix, j’ai découvert « Le monde de Narnia ». Mais en gros, les films sur Netflix, c’est un peu comme les films à la télé pendant les vacances de Noël, très sympa quand on est nostalgique, pas super sinon.

Bilan, de mon côté, pour le moment, les avantages surclassent les inconvénients. J’espère secrètement le retour des Disney en regardant mes séries.