Dix conseils séries pour supporter le reconfinement

Même si je suis certainement l’un des êtres les plus casaniers que la terre ait porté, ce reconfinement (qui donnera lieu à un re-déconfinement du coup ?) me mine.
Et pourtant, mon lieu de vie actuel a été aménagé ces derniers mois pour survivre à un éventuel reconfinement. Mais il ne compte, malgré mes efforts, toujours pas de jardin, ni de vue mer.
Comme me disait ma maman avant que je parte passer un examen, haut les coeurs ! (Du coup, c’est le moment d’écouter la chanson de Fauve ? Pas Hautot, hein ? Vous vous souvenez de Fauve ? Sans blague ?)

L’histoire étant un éternel recommencement, voici dix conseils séries, toujours totalement subjectifs, pour passer le confinement. Je vous interdis de dire que je me répète. Il n’y a pas d’ordre !

Mon nouveau mantra…

1- The Good Place (saisons 1 à 4 sur Netflix)
Oh une série qui parle de la mort en pleine pandémie, comme tu es drôle, Poc ! Certes, mais ce n’est pas son unique sujet (quoique…), elle vous permettra aussi de réfléchir au sens de la vie (« J’ai trouvé le sens de la raison qui m’entraîne » lalalala) et peut-être de vous intéresser à l’éthique. J’en suis restée personnellement à la série, mais rien ne dit que ce deuxième confinement ne sera pas celui qui me mènera vers la philosophie.

2-Dark (saisons 1 à 3 sur Netflix)
J’ai déjà tout dit sur Dark, qui est certainement la série qui m’a le plus secouée ces 5 dernières années. Je vous envie de la découvrir, je vous envie de pouvoir la regarder d’un trait. Pensez à prendre des notes quand même et prévoyez une grande feuille blanche pour dresser les différents arbres généalogiques !

3- The Boys (saison 1 et 2 sur Amazon)
Des têtes qui explosent, des supers-héros bien tordus, des effets spéciaux qui déchirent… voilà de quoi bien, bien se changer les idées

4- Gilmore Girls (saisons 1 à 7 sur Netflix et quatre épisodes supplémentaires non indispensables)
Pour se vider la tête, rien de tel que d’écouter Lorelai parler et encore parler en buvant du café chez Luke dans la très chouette bourgade de Stars Hollow. Ce monde parallèle si proche du nôtre et en même temps si lointain devrait apaiser vos nerfs un peu à vif. Et puis bon, prendre fait et cause pour Lorelai contre sa mère vous permettra de canaliser votre énergie négative.

5- Buffy contre les vampires (saison 1 à 7 sur Amazon)
C’est mon petit plaisir quotidien, redécouvrir les aventures de Buffy et du scooby-gang en VO ! Entendre les blagues et les références à côté desquelles j’étais passée durant toutes ces années, découvrir des morceaux d’intrigues qui résonneront à nouveau par la suite, noter les obsessions de Josh Whedon… J’ai presque envie de prendre des notes en regardant Buffy.

6- Community (mais vraiment que les saisons 1 à 3 sur Amazon ou Netflix)
Petit bijou de série qui s’étiole à partir de sa quatrième saison pour virer à l’immense n’importe quoi durant les deux dernières, mais les trois premières valent tellement le détour.

7- American Horror Story (saison 1 à 9 sur Netflix)
Je vous envie de découvrir cette série. Vous pouvez vous référer à mon classement pour les regarder, les prendre dans l’ordre, piocher au hasard selon vos préférences, plutôt le cirque et ses monstres, l’hôpital (et ses fantômes) psychiatrique et ses horreurs, les années 80 et ses meurtres sanglants

8- Family Business (saisons 1 et 2 sur Netflix)
C’est plus drôle que Dix pour cent, mieux joué que Joséphine Ange Gardien, moins chiant que Maigret et plus réaliste qu’Emily un Paris. Un bonheur de série française…

9- Friends (saisons 1 à 10 sur n’importe quelle chaînes de la TNT)
Pour revoir les têtes de bébés des acteurs dans la première saison, attendre dix saisons pour que Ross et Rachel finissent ensemble, parce que ça reste drôle même au dixième visionnage et surtout parce que c’est léger.

10- Mandalorian (saison 1 et bientôt 2 sur Disney +)
C’est LA série qui m’a réconciliée avec l’univers de Star Wars après la troisième trilogie. (On peut aussi profiter du confinement pour regarder I, II, III, Solo, Rogue One, IV, V et VI). C’est beau, c’est bien, et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Je vais essayer de penser à dix conseils lecture et à dix émissions à ne pas manquer. On va y arriver, je vous le promets !

Bonjour Paris

Comme tout le monde, j’ai regardé Emily in Paris sur Netflix.

On a tous de bonnes excuses pour ça. Les températures ont chuté de 20° depuis la dernière fois où j’ai mis le nez dehors (nous sommes le 13 octobre et je suis confinée en attendant de râler quand on aura lieu le reconfinement officiel). J’ai du boulot par dessus la tête, le moral dans les chaussettes à l’idée de ne plus en avoir parce que c’est la crise, et je n’ai pas franchement de perspectives de vacances dans un horizon proche.

Donc voilà, je me suis dit que comme tout le monde, j’allais adorer détester Emily.

La série n’a pas eu l’effet escompté sur moi (me détendre !), car elle m’agace profondément. Je déteste Emily. En plus, je l’avoue, ça me saoule que les Français soient présentés comme des gens odieux, qui passent leur vie à fumer, paresseux (le pire à mes yeux), et suffisants. Ca me rappelle quand Marie-France a expliqué dans Koh Lanta que les gens du Nord étaient travailleurs, à l’opposé visiblement de ceux du « sud » qui se la couleraient douce. L’apparition d’Alexandre de la Star Ac en serveur mal-aimable n’a pas suffi à me réconcilier avec le propos.

Carrie à Paris à côté, c’était presque la panacée.

Mais bon plus que de pointer tout ce qui ne va pas dans la série, ce qui a été fait mieux ailleurs, je vais vous expliquer pourquoi les salariés de Savoir ont raison d’être odieux avec Emily.

J’ai un regard particulier sur la série, parce qu’en ce moment je m’intéresse de près à la question de la cession-reprise. Chacun ses hobbies !

Je voudrais juste que vous preniez deux minutes pour vous mettre à la place des salariés de Savoir. Monsieur Brossard, probablement un descendant de Papy Brossard, le créateur du délicieux Savane, a décidé de revendre sa société à des Américains, sans consulter sa seconde la vaillante Sylvie Grateau, dont le patronyme devait lui évoquer à une lettre près l’activité familiale.
Tous les salariés de Savoir vivent dans la terreur d’un licenciement, car ils sentent bien que les Américains n’attendent qu’une chose, tailler dans le vif des effectifs et certainement absorber Savoir à terme pour récupérer ses prestigieux clients. Et en ce moment, avec la conjoncture, ça ne serait pas gai pour eux d’être au chômage.
Sur ce, débarque l’arrogante Emily, qui ne parle pas un mot de français, et progresse étonnamment lentement dans son apprentissage de la langue de Victor Hugo. Elle a des idées sur tout et entend les mettre au pas des règles américaines (ouvrir à 8h30 le matin, ne plus coucher au boulot…). La jeune américaine veut « digitaliser » Savoir et je comprends que Sylvie le vive mal. Sylvie connaît les attentes de ses prestigieux clients, elle.
Je suis Sylvie sur ce coup-là, d’autant qu’elle s’est fait plaquer dans Dix pour cent par son agent de mari.

J’en suis au moment où Emily a découvert que sa nouvelle meilleure amie était la copine de son voisin et crush. J’imagine que d’ici la fin de cette saison, elle aura mis tout le monde dans sa poche et retourné tout un tas de situations défavorables en nouveaux succès. Mais je demeure très inquiète pour l’avenir de Savoir et de ses salariés.

Psychose (ma critique de Ratched de Ryan Murphy)

Parce que j’aime Ryan Murphy, parce que j’adore Sarah Paulson, (et que je suis abonnée à Netflix), je me suis précipitée sur Ratched.

Bilan… et bien la saison qui va de l’épisode 1 à l’épisode 6 est super, il faut oublier les deux derniers épisodes.

Ratched conte donc le destin de l’infirmière Mildred Ratched, personnage clé de Vol au dessus d’un nid de coucou.
Pour résumer brièvement la série, Mildred infiltre l’hôpital psychiatrique où son « frère » est détenu après avoir tué plusieurs prêtres. Il y est hébergé en attente d’un verdict sur sa santé mentale. Cet asile est dirigé par le docteur Richard Hanover, un médecin novateur qui pense être en capacité de guérir nombre de maladies mentales grâce à de nouvelles techniques, dont la lobotomie.
Je ne vous en dirai pas plus sur la relation entre Mildred et Edmund, le vilain tueur. Je vous laisse la découvrir dans le plus horrible des spectacles de marionnettes de l’histoire des puppets show.

Le début de la série a de faux-airs d’Asylum, la deuxième saison d’American Horror Story, avec des scènes à la limite du soutenable de lobotomie, d’amputations, et de tortures diverses et variées à base d’eau bouillante. Et comme il parle fortement d’homosexualité féminine, on pense d’autant plus à la brillante anthologie de Ryan Murphy.

La série fait également de multiples références à peine cachées à la filmographie d’Alfred Hitchcock dans les décors (le motel, les routes escarpées), l’allure et les tenues de Sarah Paulson, la mise en scène… J’en ai certainement loupé un paquet. Les six premiers épisodes sont remarquablement beaux et bien filmés.

Le casting laisse rêveur. Pour la première fois à l’écran, mesdames et messieurs, deux des plus célèbres lesbiennes d’Hollywood : Cynthia Nixon et Sarah Paulson. Elles vont s’apprécier, se détester et s’aimer à la folie.

Dès le départ, un problème de taille se pose cependant : où va la série et de quoi parle-t-elle ? On s’en fiche un peu dans un premier temps, tant c’est, je me répète, beau, bien filmé, horrible et finalement réjouissant.
Le souci avec Ratched, c’est que Ryan Murphy ne signe pas une anthologie pour une fois. Ratched n’est pas le premier épisode d’une série sur les origines des méchants de la littérature, ce qui, avouons-le, aurait été génial ! Non, Ratched va se penser en plusieurs saisons.


Et le malentendu (« du cul, vieille morue ») se pose dès l’épisode 6, où tous les personnages inutiles à la suite meurent violemment : le docteur Hanover, Sharon Stone et son fils mutilé. En revanche, le frère serial-killer survit, alors que je pensais qu’il allait mourir sur la chaise électrique, et décide arbitrairement de se venger de « sa soeur » pour les trois prochaines saisons.
Ratched avait un début de happy-end avec Gwendolyn au Mexique et bien non elle va en chier, ahahahahaha ! C’est gentil de mettre Mildred en couple et de la réconcilier avec l’infirmière Bucket, mais à quoi bon puisqu’elle est là pour souffrir ?
On sent bien que le scénariste ne sait absolument pas comment finir sa première saison. Et maintenant, il va falloir replacer Mildred dans l’hôpital psychiatrique, probablement se débarrasser de Gwendolyn (guérie du cancer par le gui !!!!) et faire un sort à Edmund !

Bien sûr, tout ce que je viens d’écrire ne m’empêchera en rien d’attendre avec impatience la suite de Ratched. Sarah Paulson y est divine et une mauvaise série de Ryan Murphy vaut dix séries normales.

Nailed it !

Comme presque chaque année depuis 16 ans, et à chaque fois pour une raison différente, j’ai loupé l’anniversaire de mon blog. En même temps, mes parents ont oublié celui de mon frère (oui je balance !), alors on va dire que c’est moins grave (et surtout tout le monde s’en tamponne le coquillard).

@M6

Cette semaine, j’ai regardé largement en replay L’Amour est dans le pré. J’ignore si c’est un problème de fatigue, de casting, ou de programmation, mais j’ai véritablement du mal à accrocher avec les agriculteurs cette année.
Même si je trouvais la phase des courriers souvent inutilement longue, elle permettait quand même de redécouvrir les candidats, de commencer à s’y attacher, et surtout de connaître leurs premiers coups de coeur. Là on passe directement à la case speed-dating avec l’impression d’avoir loupé les épisodes précédents. Alors certes, Karine Le Marchand est géniale dans le rôle de la téléspectatrice qui commente depuis son canapé, mais ça ne m’atteint pas.

Lundi, nous avons donc découvert Cathy, qui n’avait convié que trois prétendants, pour n’en retenir qu’un au final, après des speed-dating glaçants. Elle a certainement été déçue par ses courriers, mais on ne peut pas le savoir puisqu’on ne l’a pas vue les ouvrir !
Jérôme a, lui, reçu une foule de jolies jeunes femmes et a eu au moins cinq coups de foudre. J’attends de voir la suite maintenant. Et Lionel s’est autant ennuyé que nous pendant ces rendez-vous. Idem, je pense que Lionel a choisi des prétendantes par défaut.

Bref, ce n’est pas bien folichon et ça n’augure rien de bon pour la suite. Cathy devrait très vite nous quitter et Lionel sera peut-être le fameux candidat dont une prétendante a été repêchée in extremis.

Comme vraiment, je ne passe pas une super semaine sur M6, j’ai eu bien du mal aussi avec le Meilleur Pâtissier. Je me demande au final si ce n’est pas moi le véritable problème dans l’histoire. J’en veux peut-être inconsciemment à M6 de m’avoir sucré 5 hommes à la maison.

Donc pour cette nouvelle édition en plein covid, les pâtissiers sont 54 à s’affronter pour décrocher le titre de meilleur confectionneur de gâteaux. Et sur les 54, j’ai l’impression que certains ont mon niveau, ce qui n’est pas un compliment. Hier, après le cake et la charlotte, je me suis presque attendue à ce que quelqu’un prépare un gâteau au yaourt.

Vous reprendrez bien un morceau de 2020 ?

Le premier éliminé qui réalisait des merveilles dans son portrait a enchaîné les déconvenues. Je comprends. Il ne maîtrisait pas le four. Il n’a jamais cuisiné sous pression… Mais bon moi je regarde l’émission pour découvrir de beaux gâteaux, pas pour rigoler nerveusement en voyant un type sortir une préparation à moitié cuite de son four.

Mais le pire, c’est quand même le candidat qui aime tellement les States qu’il parle la moitié du temps en anglais. La production a jugé plus prudent de le sous-titrer. Vous savez qui aimez aussi les Etats-Unis ? XDDL ! Je dis ça, je dis rien.

Alors je précise, ils ne sont pas 54, ils sont 14, mais à l’écran, le sentiment est le même. En plus, ils portent des petites visières à bouche. Je pose la question : n’aurait-il pas été préférable de les isoler, de les tester et ensuite de tourner. D’autant que ni Mercotte, ni Cyril Lignac, ni la mirobolante Julie Vignalie ne portent ces ridicules accessoires. J’aurais préféré un masque à la limite.

Et puis bon, si c’est pour voir des gâteaux s’écrouler et ne ressembler à rien, je préfère Nailed it (C’est du gâteau) vraiment. Au moins, c’est drôle !

Voilà, voilà, ça va vous sinon ?
Je risque de poster une série de billets grincheux. Mais il faut dire aussi qu’entre l’automne, le stress et les journalistes sportifs de France 2 qui râlent parce qu’il pleut et il fait froid à Roland Garros en OCTOBRE, il y a de quoi être de mauvaise humeur. Non ?

Weeds

Si vous ne savez pas bien quoi faire ce week-end ou si vous avez le moral à zéro (je ne parle pas uniquement de moi, quoique… mais moi je vais passer le week-end avec un artisan moustachu qui doit nettoyer une ville souillée par son double maléfique, donc ça va), je vous recommande chaudement la saison 2 de Family Business sur Neftlix. Et si vous n’avez pas vu la première, les deux saisons de Family Business sur Netflix du coup !

Je pitche et après je vous dis pourquoi c’est bien.

Si vous ne souhaitez pas être spoilé sur la saison 1, passez directement à pourquoi c’est bien !

La famille Hazan décide de se lancer dans la production intensive de cannabis après avoir reçu un tuyau lui disant que la consommation de drogue douce allait être légalisée en France. A la fin de la première saison, il s’avère que c’est entièrement faux et les Hazan sont contraints de se débarrasser de leur production tout en composant avec une redoutable mafieuse néerlandaise, baptisée Jaurès. On retrouve la petite famille dans la saison 2 en plein commerce florissant, mais néanmoins clandestin, d’herbe. Sauf que la qualité de la production a décliné et que Jaurès veut sévir. Le fils de la famille qui a entraîné tout le monde dans cette galère aimerait bien arrêter pour avoir enfin la chance de voir ses enfants… Et ce n’est que le début du commencement des ennuis…

Ah juste, si la bande-annonce et la mention à Corneille ne vous font pas rire, passez votre chemin !

Voilà pourquoi il faut regarder Family Business !

1- Parce que c’est drôle !
Je vais me répéter, mais il en faut beaucoup pour me dérider. Et là, j’ai ri et même aux éclats, ce qui m’arrive de plus en plus rarement devant une série. En revanche, qu’est ce que chiale… Que de bons moments à avoir les yeux humides devant Dispatches from elsewhere (à bien prononcer dispatchise fromeuh elsewhereu).

2- Parce que c’est bien écrit
Je ris peu et je suis rarement surprise par les séries. Bienvenue dans ma vie pleine de gaieté ! Là, les rebondissements ne sont pas téléphonés, la série n’hésite pas à mettre ses personnages dans d’improbables situations dont ils ne sortent pas forcément vainqueurs et le cliffhanger final est vraiment inattendu.

3- Parce que c’est vraiment drôle
La séquence où Jonathan Cohen tente de découper la tête d’un cheval, puis d’un poney, avant d’essayer d’acheter un lapin pas en forme, voire mort, dans une animalerie, est hilarante. Bon, elle tombe très mal pour les équidés. La mention à Corneille présente dans la bande-annonce m’a aussi beaucoup fait rire et continue de me faire rire.

4- Parce que c’est extrêmement bien joué
Tous les acteurs sont formidables. J’avais tellement de réserves sur Jonathan Cohen, qui est très juste en fils prodigue gaffeur. Gérard Darmon est tout aussi génial en patriarche déphasé accro au cannabis. La grand-mère campée par Arlette de Dix pour cent (Liliane Rovère) est excellente et je ne parle même pas de Julie Piaton, qui est une parfaite petite soeur lesbienne obligée de réparer les conneries de son grand frère foireux. Je suis en adoration devant l’inepte Clémentine, qui est certes moins pire que dans la saison 1 où elle atteignait des sommets, mais toujours au top. Et Enrico Macias campe un guest délicieux !

5- Parce que c’est typiquement la série dont on n’attend rien et qui vous récompense beaucoup (contrairement à 70% des autres séries)
J’ignore encore ce qui m’a poussé à regarder le premier épisode alors que les critiques étaient très injustement mauvaises et que je fuis en général les séries françaises, surtout sur les plateformes de streaming. Peut-être la bande-annonce… mais je ne le regrette pas. Je mets Family Business à la hauteur de Dix pour cent. J’en oublierai presque le calamiteux Plan coeur (brrrrrrrrrrrrr).

Plan blog

Vous savez comme moi qu’il y a plein de supers séries à regarder et qu’on manque toujours de temps. Enfin, ça a été niveau temps ces dernier mois, mais j’y reviendrai. C’est pour ça que je me demande toujours pourquoi je finis par regarder Plan coeur sur Netflix. D’autant que j’ai mollement apprécié la première saison et détesté la deuxième. Alors pourquoi me suis-je tapée l’épisode sur le confinement ? C’est un grand mystère…. d’autant que je n’ai pas pu me rincer l’oeil, ce qui semble être l’objet unique de cet inédit, sur la plastique du beau barbu, dont on voit presque tout sauf ce qu’il montre au balcon à sa voisine (mais que c’est drôle…).

Je vais vous résumer Plan coeur aussi bien que je l’ai fait hier pour quelqu’un que ça n’intéressait pas.

Dans la première saison, Machine (je vais vérifier les prénoms pour plus de clarté) Elsa se fait plaquer par Maxime. Comme elle a le coeur brisé, ses bonnes copines (avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis) décident de payer un escort-boy (qu’elle baptise « le pute ») pour qu’elle se console. Elsa ne sait pas que le beau Julio est payé pour la séduire et tombe amoureuse de lui. Comme c’est une comédie romantique, la réciproque est vraie. Elle découvre la vérité dans le dernier épisode et décide de se mettre en couple avec lui. A un moment, il y a Anne de Petrini aussi. Ses deux potes, Charlotte et Emilie, ont aussi des aventures qui ne visent qu’à illustrer le fait qu’elles sont insupportables. Emilie passe sa vie à être infecte (et le mot est faible) avec son gars, qui est un gentil interne. Charlotte s’emploie à gâcher la vie d’Elsa.
Dans la saison 2, Elsa a caché à ses meilleures amies qu’elle était avec Julio. (Tu m’étonnes…) Du coup, elles essaient de la recaser avec Maxime, qui s’est découvert un amour transi pour elle entre deux.
Le seul personnage bien, et c’est sans parti-pris, est la collègue lesbienne d’Elsa, qui apparaît de temps en temps pour ne pas trop exister.
Je vous épargne l’intrigue autour de la start-up bidon de Charlotte.
Elsa rompt avec Julio à cause de ses copines et se remet finalement avec lui, parce que cette série est nulle et n’a rien à dire.

Et donc, comme ça doit bien marcher, Netflix a proposé hier un épisode spécial de Plan coeur sur le confinement.

Vous avez aimé le confinement, vous détesterez l’épisode de Plan coeur sur le confinement.
Vous avez détesté le confinement, vous détesterez l’épisode de Plan coeur sur le confinement.
D’ailleurs, je pense que les scénaristes de Plan coeur détestent leurs personnages. Je ne vois aucune autre explication.

La petite bande d’amis décide de se confiner ensemble dans la maison de la grand-mère d’Emilie. Et puis, finalement pas…. Charlotte a trop peur d’être infectée par le virus. Maxime a trop envie de baiser (je n’invente rien). Matthieu, dont je ne vous ai pas parlé, est bloqué à Londres. (On l’oublie vite, comme les autres personnages qui cessent rapidement de l’appeler.) Jules et Elsa veulent baiser (décidément). Emilie est donc bloquée, seule, avec son courageux époux qui est soignant et son fils à la campagne.


Et là, et bien c’est la calamité.
Elsa devient super écolo et insupportable (je ne sais pas quel est le message derrière, je vous laisse décider). Charlotte psychote à cause du virus. Emilie se fait suer et profite du métier de son époux pour devenir populaire sur Insta. On avait déjà atteint les limites du supportable avec son personnage dans les deux premières saisons et là j’avoue que je ne comprends même plus comment c’est possible d’être aussi immonde. Maxime secoue sa b.t.e au balcon pour trouver une meuf (et encore une fois, je n’invente rien).
Au bout de trente jours de confinement, sans qu’on comprenne comment c’est possible puisqu’on ne les voit jamais sortir, Julio chope le coronavirus. Du coup, Elsa se rend compte qu’elle est une véritable emmerdeuse. Charlotte est prise de remords car elle ne fait rien pour les autres et culpabilise. Elle vainc sa germophobie pour mettre ses über au féminin au service des soignants. Maxime fait du sport pour entretenir son corps, donc on le voit en slip une grande partie de l’épisode.

Ce que ça dit du confinement : rien ou du moins pas grand chose de bien.
Il y aurait pourtant eu matière. La série ne fait même pas l’effort de suivre l’actualité qui avait son importance pendant ces quarante jours. Les personnages se regardent le nombril pendant 98% de l’épisode, avant de réaliser qu’il faut être altruiste, sauf Maxime très occupé par autre chose.

Si un extraterrestre découvre l’humanité avec cet épisode, il va nous crever. Vous êtes prévenus !

Sinon, ça va, ma gestion de la colère, tout ça…

Les années collège

Grâce aux plateformes de streaming, j’ai découvert des séries à côté desquelles j’étais totalement passée. Je suis très cliente des sitcoms (ou assimilées) et leur durée – 20 minutes – est idéale pour moi. Des années de zapping ont visiblement impacté ma concentration.

Je vous conseille à nouveau le visionnage de Superstore. NRJ12 diffuse la série le samedi soir, mais je pense que la VO est indispensable. La voix de Glenn le mérite à elle-seule. La série est drôle, décalée et permet de découvrir plein de choses que j’ignorais encore sur l’Amérique.
La série est sur Amazon Prime.

Brooklyn Nine-Nine est vaguement diffusé sur France ô, ses jours me paraissent donc comptés, mais est surtout disponible sur Netflix. Je vous recommande chaudement cette série policière.
J’ai été émue aux larmes par le coming-out bisexuel de Rosa. C’est l’un des trucs les plus intelligents que j’ai vus dans une série sur le sujet. Je prends cet exemple au hasard parmi tant d’autres.
La comparaison que je vais faire est loin d’être géniale, mais pour moi c’est un peu un Scrubs chez les flics, souvent (très) drôle et aussi parfois grave.

J’adore Malcolm, j’ai beaucoup aimé les premières saisons de Modern Family, comme celles de The Big Bang Theory, je suis une inconditionnelle d’une Nounou d’enfer (et c’est dingue, comme on aime encore plus la série avec le temps et le recul), j’ai de la tendresse pour The Middle, mais j’ai du mal à comprendre pourquoi les séries précédemment citées et celle que je vais évoquer dans la suite ont été aussi maltraitées par les chaînes hertziennes ou TNTiennes.

Sur Amazon Prime (disponible aussi sur Netflix), j’ai enfin pu découvrir dans l’ordre et en VO, Community.
Community est une très grande série. Elle a été (mal) diffusée à une époque sur une chaîne qu’on appelait à l’époque Numéro 23 (ce qui donnait un bon indice sur les boutons à presser pour y accéder) et a disparu depuis des écrans radars.

Wikipédia donnera mieux que moi tous les détails technique sur la série et son casting, et vous indiquera notamment qu’elle compte six saisons. De mon côté, je vais vous dire qu’elle mérite le détour et que c’est certainement la série qui parle le mieux de la culture populaire.

Je vais essayer de la pitcher.
Jeff Winger, un avocat sans scrupule, a menti sur ses diplômes à ses employeurs et se retrouve contraint de reprendre ses études dans le community college (en gros une fac publique au rabais) de Greendale pour obtenir le niveau suffisant pour exercer. Le premier jour, il tombe sous le charme de Britta, une blonde idéaliste, et pour la mettre dans son lit, il feint de vouloir créer un groupe de travail. Pas dupe, Britta le prend à son propre piège et convie d’autres étudiants à participer à leurs révisions.
Il y a Annie, la crack du lycée qui n’a pas obtenu son diplôme de fin d’études parce qu’elle s’est gavée de médicaments pour tenir, Troy, l’ex star du même lycée qui aurait dû faire carrière dans le sport s’il ne s’était pas blessé, Shirley, la mère célibataire qui voudrait créer sa propre entreprise, Pierce, l’héritier de l’empire des lingettes, raciste, sexiste et homophobe qui est inscrit dans l’établissement depuis des siècles, et Abed, qui rêve de devenir cinéaste et observe le monde avec un prisme bien particulier.
Autour de ces personnages principaux gravitent de nombreux autres protagonistes tout aussi, voire plus, loufoques. Chang, le professeur d’espagnol qui ne parle pas un mot de la langue et qui deviendra de plus en plus étrange au fur et à mesure des saisons, et surtout mon chouchou, le doyen Graig Pelton, qui essaie tant bien que mal de faire survivre son établissement et nourrit un goût très développé pour le travestissement et Jeff.

Il faut s’accrocher un peu au démarrage de Community. Il faut peut-être aussi se ménager des pauses, du moins c’est ce que j’ai fait. Mais on finit par s’attacher énormément aux personnages, un peu comme Jeff, qui rêve au départ de se débarrasser des boulets qui l’entourent, pour finir par en être dépendant.
Comme toute bonne série, Community fait évoluer ses protagonistes. Des couples improbables se forment, d’autres plus attendus ne voient jamais le jour et surtout de grandes amitiés naissent. Troy et Abed entretiennent une magnifique bromance, digne de celle de Turk et JD dans Scrubs.

Je ne vais pas écrire que Community est une série « geek », parce que tout le monde donne un sens différent à ce mot et qu’il est plus que galvaudé.
Je vais plutôt dire que la série a digéré la culture populaire pour en tirer le meilleur. C’est le personnage d’Abed qui joue avec les codes des séries et du cinéma et c’est souvent grâce lui que tout dérape pour le meilleur. Dans les premières saisons, il est fasciné par Cougar Town (que je rêve désormais de voir), puis par une caricature de Doctor Who, Inspector Spacetime.
En tant que folle des voyages dans le temps et des dimensions parallèles, je suis forcément fan de l’épisode où il crée six dimensions parallèles grâce à un coup de dé, dont une démoniaque qui refera parler d’elle par la suite.

Certains épisodes sont tournés à la façon d’un documentaire (les fameux true crimes dont regorge Netflix) pour narrer une crise dont seul Greendale peut avoir le secret. D’autres reprennent les codes d’une autre autre série ou même d’un film. Les épisodes à la manière de Glee ou de New York, section criminelle sont de petits chefs d’oeuvre. Celui dédié à l’héritage de Pierce qui se déroule dans un jeu vidéo, avec les graphismes et le codes d’un jeu vidéo des années 80, est parfait.
Dans Community, une compétition de paintball ou la formation d’un fort en couvertures deviennent de vraies aventures avec pourtant les contraintes des unités de lieu, d’action et de temps. L’épisode où Abed déprime le prof qui donne un cours sur Madame est servie en résolvant la question du titre – Who is the Boss (le nom de la série en VO) – est hilarant. (Spoiler alert, c’est Angela !) Car les cours absurdes dispensés à Greendale sont aussi prétexte à de très bons épisodes, principalement dans les toutes premières saisons.
La série trouve sa pleine puissance dans sa troisième saison, qui se termine dans une explosion de folie.
Les trois suivantes ne comptent plus que treize épisodes et sentent la fin. Il fallait oser tenter le reboot en début de saison 5 avec un re-pilote.

Je vous recommande Community…
Si vous êtes un dingue de culture populaire.
Si vous pensez qu’il existe une dimensions parallèle qui compte une version démoniaque de vous.
Si vous êtes fan de Cougar town ou de Doctor Who.
Si vous avez aimé Arrested development (y compris les dernières saisons).
Si le mot « méta » vous fait frissonner.
Si vous êtes abonné à Netflix ou Amazon Prime, car au pire vous perdrez vingt minutes pour tester.

Pas de blanc sur les pages roses

Je tiens à remercier Claire qui a noté en commentaire que dans un accès de démence liée à la canicule de la semaine écoulée, j’avais supprimé brutalement le rose de ces pages pour en venir à une apparence pleine de blanc et de sobriété, qui sied mieux à mon humeur du moment.
Alors pour paraphraser Winnie l’ourson, « merci de l’avoir remarqué » !

Le avant et vous êtes sur le après

Depuis l’arrêt de 5 hommes à la maison, je me console en regardant des choses très diverses et vraiment variées…

Des films de cinéma
Ces trois derniers jours, j’ai atteint l’un des objectifs que je m’étais fixé pour l’été : regarder quelques films de François Truffaut sur Netflix. J’ai enchaîné Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite.
Je ne suis pas cinéphile, je vais donc me contenter de dire que j’ai pris énormément de plaisir à les regarder pour des raisons qui m’appartiennent.

La première, c’est que j’adore découvrir la France des années 60. C’est le syndrome Maigret. Cette époque me fascine, je regarde les enseignes, les moyens de transport, les logements, la décoration, en partie les moeurs… C’est la France de mes parents et des mes grands-parents et elle m’intrigue.


La deuxième, je l’avoue, c’est que j’avais très envie de découvrir Dorothée actrice. Comme tous les enfants nés en 1977 ,et cinq à dix ans avant et après, j’aime Dorothée. C’est l’un des symboles de mon enfance heureuse. Je guette chacune de ses apparitions en plateau aujourd’hui et je regrette amèrement qu’elle n’ait jamais pu incarner L’Instit (je sais qu’elle avait été pressentie, j’ai même regardé la vidéo sur Youtube). J’ai été épatée par son jeu dans L’amour en fuite. Elle est formidable dans le rôle de Sabine, le nouvel amour d’Antoine Doinel.
J’ajoute que j’adore Marie-France Pisier, et pas uniquement pour son rôle dans Pourquoi pas moi, je me suis donc aussi régalée en la retrouvant dans le dernier film du cycle.

Il faut bien le reconnaître ces films sont assez épatants, souvent drôles, parfois émouvants… Il faut s’habituer à Antoine Doinel, mais on devient vite accro. Si j’osais, je dirais qu’il y a un petit côté série dans ses aventures et qu’on regrette qu’il n’y ait pas de suite.
L’avantage, c’est qu’ils sont sur Netflix et donc facilement accessibles à tous.

Du mystère
Je me suis aussi (re)mise à Fringe.
Après une longue hésitation, je voulais à la base me relancer dans Lost, j’ai finalement préféré Fringe. Pour une raison simple, je n’ai jamais vu la fin de la série. Elle m’a permis de découvrir l’une des immenses failles de Netflix à son démarrage, les séries ne sont pas éternellement diffusées sur la plateforme. J’avais donc été coupée dans mon élan en cours de saison 4 (alors 2 en fait…je suis allée bien moins loin que je pensais). J’ai failli acheter à plusieurs reprises l’intégrale en dvd sans jamais transformer l’essai.
Après mûre réflexion d’au moins deux minutes, j’ai décidé de reprendre à zéro la série et je ne regrette pas mon choix.
La première saison est vraiment excellente. Le personnage de l’héroïne est pour l’instant assez formidable. Forte, intelligente, drôle et charismatique, elle prend des décisions qui ont un sens. Au hasard, elle ne cache pas sa relation avec son ex collègue, elle partage les infos en sa possession… Je le souligne parce que souvent dans les séries, je ne comprends pas les choix des protagonistes. J’avais oublié à quel point sa relation avec Peter Bishop (Pacey de Dawson) était chouette. John Noble (Walter Bishop) est excellent en savant fou déphasé par un séjour prolongé en asile psychiatrique.
Les intrigues sont dans la veine de X Files : des crimes mystérieux commis par des humains aux étranges pouvoirs surnaturels. Mais la vérité ne viendra pas des étoiles, elle est ailleurs…

Je ne sais pas si j’irai au bout cette fois, car je ne suis pas sûre que la série tienne le rythme, une fois le mystère des phénomènes étranges qui frappent la terre éventé, mais je vais vraiment essayer.
Et du coup, je recommande Fringe sur Amazon Prime Vidéo.

De l’interactivité
J’ai également re-terminé, quoi pas tout à fait, Unbreakable Kimmy Schmidt en participant à l’épisode interactif.
J’ai beaucoup de tendresse pour cette série un peu inégale. Elle avait offert une happy-end méritée à Kimmy et j’appréhendais un peu ce nouvel épisode.

Pour mémoire, Kimmy est libérée dans le premier épisode de la série d’un bunker où un ignoble révérend la détenait en otage, depuis 15 ans, avec d’autres femmes, après lui avoir fait croire que l’apocalypse avait eu lieu. La naïve Kimmy débarque ensuite à New-York pour porter son regard décalé sur notre société toute viciée. En parallèle, elle continue son combat contre son kidnappeur, repris une nouvelle fois pour ce nouvel opus.

Cet épisode interactif est vraiment sympa et beaucoup plus abouti que Bandersnatch (celui de Black Mirror). On peut s’amuser à faire suivre le pire des chemins à Kimmy, simplement pour découvrir les conséquences atroces de nos choix et nous faire recadrer par des personnages de la série. J’ai aussi cru suivre la bonne piste et je me suis souvent trompée.
Globalement, c’est amusant à faire et la trame de l’épisode est vraiment bien.
Je voudrais le regarder à nouveau en essayant toutes les possibilités, mais ça risque d’être vraiment chronophage.

De la douceur pour se détendre
Pour me détendre le soir avant de dormir et me sortir de la tête que mon mal de gorge serait lié au covid et non au fait que les températures ont chuté de 20° en 24 heures, je me suis aussi remise à Nailed it, la meilleure émission de pâtisserie de la terre. La saison 4 est étonnamment drôle avec des pâtissiers de plus en plus calamiteux et le duo Nicole Byer / Jacques Torres mérite à lui-seul le visionnage. Le moment où l’animatrice est surprise de goûter un truc mangeable, voire bon, est assez irrésistible.
Je regrette vraiment que la version française ait été abandonnée. Artus avait su lui donner un ton et un humour bien particulier sans copier la version américaine.

Voilà qui a pas mal occupé ma semaine…. J’ai aussi regardé les rediffs de Doctor Who sur NRJ12 et écrasé une larme pour en moyenne un épisode sur deux. Décidément, j’aime vraiment Matt Smith dans le rôle.

Banc d’essai

Depuis quelques semaines, je brûle de faire un comparatif entre les trois chaînes de vidéo à la demande que j’utilise. Comme je brûle littéralement depuis lundi et que je trouve visiblement malin de frôler la combustion spontanée en ajoutant la chaleur de mon pc portable à celle de mon petit corps, c’est visiblement le jour J !

Je dispose d’abonnements à Netflix, Amazon Prime et Disney +, dans l’ordre d’arrivée dans ma vie. Des choix qui se sont faits dans le même ordre par : premier arrivé sur le marché, opportunité et coup de coeur.
Précision notable, je les paie ou j’en supporte le coût avec quelqu’un qui accepte ma téléphagie.
Je vais essayer de les comparer objectivement en tenant compte de mon ressenti.

Netflix, le précurseur
Les avantages…
Les créations originales de la chaîne : Dark, Master of none, Sex education, The end of the fucking world, Unbreakable Kimmy Schmidt..
Des séries que je n’ai pas vues ailleurs : The Good Place, Brooklyn Nine-Nine
Des documentaires plutôt meilleurs que la moyenne (Gregory) et Alien Theory (que je n’inclus pas dans la catégorie citée).
Et depuis peu, quelques grands films du patrimoine français, et notamment beaucoup de Truffaut, que je m’étais promis de visionner pendant l’été (qui n’est pas encore terminé).
La navigation est assez fluide. Bon, on ne voit toujours que ce que l’algorithme veut nous montrer et pense qu’on va aimer. Mais en comparaison de certains concurrents, Netflix s’en tire pas mal.
Et puis, Netflix c’est cool.

Les inconvénients
Le prix ! Globalement, l’abonnement est quasi deux fois plus cher que celui des concurrents.
Le catalogue. Netflix finit par manquer de séries vintage et je ne me retrouve pas forcément dans les créations originales. Je me tamponne d’Elite et de la Casa de papel.

Pourquoi je reste abonnée ?
Netflix sait se renouveler et les créateurs de Dark bossent sur une nouvelle série.

Amazon prime, le rouleau compresseur
Les avantages
On ne va pas se mentir : le prix et la livraison gratuite et rapide sur la plateforme de e-commerce. Ca compte aussi !
Le catalogue. Mamamia ce catalogue ! Malcolm vient d’arriver sur la plateforme. On y trouve aussi Buffy contre les vampires, Fringe, Une nounou d’enfer, The Office, Community, Lost, The L Word, X Files, Dawson…. J’en passe et des meilleurs. Mais aussi des tas de films. Vous avez passé les années 90/2000 dans un bunker, vous pouvez actualiser entièrement votre culture populaire.

Les inconvénients
Je n’ai jamais vu une interface aussi mal fichue. Amazon Prime est organisé par saison, ce qui fait que vous pouvez passer un temps dingue à chercher celle que vous souhaitez regarder.
Les créations originales sont, à mon goût, plus faibles que celles de Netflix.

Pourquoi je reste abonnée ?
C’est un rêve de téléphage.

Disney +, le cadeau aux enfants de 7 à 177 ans
Les avantages
Tout le catalogue Disney à portée de clic, auquel on ajoute évidemment Star Wars et les Marvel.
TOUT LE CATALOGUE DISNEY avec STAR WARS et les MARVEL.
Je n’oublie pas le Muppet Show. La formidable et trop courte série mettant en scène le talk show de Miss Piggy (The Muppets) vaut le détour.

Et j’allais omettre les Simpson. Je n’ai toujours pas trouvé par quel bout les prendre, ce qui explique cela.
Mandalorian, définitivement et, je l’espère, toutes les séries issues de l’univers Star Wars et Marvel à venir.
Le prix qui n’est pas délirant.

Les inconvénients
Attention, je vais écrire un adage populaire qui compte dans le top 5 de mes phrases favorites en l’inversant : Disney + a les inconvénients de ses avantages. On n’a pas forcément envie de regarder un Disney tous les jours.
Pour le moment, ça manque un peu de séries, bien que les trois premières saisons de Once upon a time arrivent sur la plateforme.

Pourquoi je reste abonnée ?
Mais parce que je le dois à POC de 8 ans ! Et aussi, parce que je peux me refaire quand je le désire l’intégrale Star Wars et envisager même de regarder le MCU enfin dans l’ordre. Quelle drôle de question…

Et s’il ne devait en rester qu’un…
Pour le rapport qualité / prix, Amazon prime, presque sans hésiter.
(Et Disney +….)

Perdue dans les ténèbres (La fin de Dark)

Cette année, deux de mes séries préférées de ces cinq dernières années ont tiré leur révérence : The Good Place et Dark. Et curieusement, les deux ont parfaitement réussi leur sortie. Leur point commun : leurs créateurs avaient programmé leur fin dès le départ sûrement. J’ajoute qu’elles n’ont pas excédé les cinq saisons.

Je ne vais pas me lancer dans un résumé détaillé de Dark. D’abord parce que personne n’y comprendrait rien et ensuite parce que je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi.

Voici quelques points qui résument mon amour pour cette série ! Ils ne sont pas exempts de spoilers, vous êtes prévenus (cependant, je ne donne aucune information sur la résolution de la série)!

Une sortie digne de ce nom
Je craignais une fin ouverte, une absence de fin, ou une fin incompréhensible. Que nenni ! Si la troisième saison de Dark nous promène énormément et nous égare régulièrement, sa fin est étrangement totalement compréhensible. Limite limpide ! Elle se résume en une phrase : ne partons pas fâchés ! Ceux qui savent comprendront. La dernière scène vous permettra de bien vous prendre la tête pour resituer qui est absent et pourquoi.

De merveilleux voyages temporels
(Vraiment merveilleux… La série porte bien son nom. Tout est sombre, pluvieux et généralement poisseux. Mon moi de 71 ans a passé son temps à souhaiter que les gens se lavent à un moment entre deux sauts temporels….)
Pour en arriver là, il aura fallu passer par tout un tas d’époques : les années 80, la fin des années 2000, aujourd’hui ou presque, les années cinquante, la fin du XIXè siècle… Les personnages eux-mêmes se sont un peu perdus à traverser les décennies. Il aura fallu assimiler que tel personnage a plusieurs incarnations à plusieurs âges. Je ne suis pas extrêmement physionomiste, j’ai souffert. Ca m’a replongé dans ma lecture d’Anna Karénine où j’ai mis beaucoup de temps à assimiler les noms des différents protagonistes. (C’est juste pour placer que j’ai lu un roman russe. La honte…)

Un arbre généalogique touffu
Je ne vous parle même pas des arbres généalogiques. Moi qui me vantais de maîtriser celui de la famille Beaumont, je me réveille encore en sursaut en me demandant: mais qui est Tronte déjà ? Je fais une petite fixette sur Tronte, j’avoue. Et je sais que c’est le père d’Ulrich et le fils d’Agnès désormais, merci. Quant à Charlotte qui est la mère de sa mère, ça fait partie du charme de Dark.

De légers paradoxes temporels
Sur ce dernier point d’ailleurs, j’ai piqué une crise de nerfs après le visionnage du dernier Avengers pour ne pas avoir respecté des paradoxes temporels qui font rigoler à côté de certains de ceux de Dark, mais je pardonne beaucoup à la série.

Une BO au top
Je suis également reconnaissante à Dark pour avoir remis au goût du jour ce tube de Nena, que j’adore. Je vous conseille vraiment d’aller au-delà de 99 Luftballons.

Globalement, la bande-originale de Dark est une véritable merveille qu’en bonne ancienne, je rêve de voir éditer en CD un jour. (Imaginez le final sur la chanson qui suit…)

Des rebondissements inattendus
Vous l’aviez vu venir vous : la mère de Katharina, infirmière dans l’établissement où Ulrich est interné dans le passé, qui tue sa fille et fait tomber la médaille que sa petite-fille trouvera dans le futur en train de s’amuser sur le lieu même où sa mère a été tuée par sa grand-mère. Ahahahahaha !

Jonas qui sort sans le savoir avec sa tante, c’est du pipi de chat à côté.
Je vous passe le rebondissement de la série qui a le plus fait tomber ma mâchoire à la fin de la saison 2 et qui restera l’un des plus forts de ma vie de sériphile avec le bunker qui s’allume dans Lost.

Une série terminée
Si vous n’avez pas vu Dark, vous allez pouvoir découvrir la série d’un bloc, sans oublier d’une saison sur l’autre qui est Tronte ou pourquoi Claudia disparaît. Vous avez beaucoup de chance !

Pour conclure, je recommande Dark…
A ceux qui aiment autant le voyage que la destination.
Aux déçus de Lost.
A ceux qui ont adoré Lost.
Aux fans des voyages dans le temps.
A ceux qui n’ont pas entendu d’allemand depuis Hallo Freunde.
A ceux qui adorent les histoires drôlement mystérieuses.
A ceux qui se promènent souvent en forêt.
Aux curieux…

Et pour ceux qui cherchent encore des réponses, la série est décortiquée à l’envi sur Youtube.

Pour conclure, ce merveilleux duo entre deux stars des années 80 qui ont su rester sexys avec le temps.