La minute vieille

Vous allez dire que mon âge m’obsède, mais j’ai parfois le sentiment d’avoir pris dix ans dans la vue ces six derniers mois. Pas physiquement, je reste superbe – du moins je ne suis pas trop dégradée – et j’ai très peu de cheveux blancs. Mais dans la tête, j’ai 72 ans décidément (j’ai donc pris 29 ans).

Je ne suis pas non plus aidée par l’actualité. Hier matin, j’ai appris le décès de Mack Mackenzie (Kevin Dobson), le procureur intègre de Côte Ouest. Il formait l’un des couples les plus sympathiques de l’histoire des séries avec sa femme Karen. Il était surtout le père de Paige (l’immense fantasme de mon adolescence tourmentée).


Paige est devenue Edie Britt dans Desperate Housewives et j’ai perdu une partie de mon innocence déjà à cette occasion.
Et Mack Mackenzie est mort à 77 ans !
J’espère que Greg Sumner va bien… (ouf, oui, a priori mieux que Mack.)
Je vais me vanter mais j’ai vu le dernier épisode de Côte Ouest.

Je sais surtout que j’ai pris un méchant coup de vieux quand je garde un écran allumé pendant la journée afin de conserver un oeil sur le Tour de France. Vendredi, j’ai fait pire, j’ai regardé le Tour parce qu’il passait dans ma région et plus précisément dans la ville où je suis exilée. J’ai même monté le son pour entendre Franck Ferrand parler des curiosités touristiques du coin.
Hier, j’ai récidivé parce que le Tour de France a pénétré sur l’île de Ré (« ma belle adorée »). Bon, j’étais surtout curieuse de savoir comment ils allaient passer le péage du pont. Spoiler alerte, ils sont passés par la sortie et non par l’entrée…
A titre indicatif, mes parents et ma tante s’étaient installés en terrasse sur la fameuse île pour regarder l’arrivée. J’ai donc plus 76 ans que 72 ans…

Au-delà de ça, ce spectacle m’apaise. Et je sens bien qu’un lourd atavisme pèse sur mes épaules.

Quand j’étais petite, mes grands-parents m’avaient acheté le numéro de Pif dédié à la compétition. J’arborais fièrement la casquette qui allait avec.

Tous les après-midis de juillet, ma mamie branchait la télé sur le Tour. On ne loupait pas une étape, ni un commentaire de Jean-Paul Ollivier sur les charmes de nos belles régions ! Je suivais donc le Tour, je n’avais pas tellement le choix en même temps, c’était ça ou rien. Enfin si, l’ennui encore plus profond !
J’ai suivi les victoires de Bernard Hinault et Greg Lemond. Je sais qui est Sean Kelly.
Va savoir pourquoi, j’ai eu un faible pour Claudio Chiappucci.
Va savoir pourquoi je me souviens de son nom.
Va savoir pourquoi je l’ai googlé et maintenant ce crush m’inquiète avec le recul.

Pas de blanc sur les pages roses

Je tiens à remercier Claire qui a noté en commentaire que dans un accès de démence liée à la canicule de la semaine écoulée, j’avais supprimé brutalement le rose de ces pages pour en venir à une apparence pleine de blanc et de sobriété, qui sied mieux à mon humeur du moment.
Alors pour paraphraser Winnie l’ourson, « merci de l’avoir remarqué » !

Le avant et vous êtes sur le après

Depuis l’arrêt de 5 hommes à la maison, je me console en regardant des choses très diverses et vraiment variées…

Des films de cinéma
Ces trois derniers jours, j’ai atteint l’un des objectifs que je m’étais fixé pour l’été : regarder quelques films de François Truffaut sur Netflix. J’ai enchaîné Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite.
Je ne suis pas cinéphile, je vais donc me contenter de dire que j’ai pris énormément de plaisir à les regarder pour des raisons qui m’appartiennent.

La première, c’est que j’adore découvrir la France des années 60. C’est le syndrome Maigret. Cette époque me fascine, je regarde les enseignes, les moyens de transport, les logements, la décoration, en partie les moeurs… C’est la France de mes parents et des mes grands-parents et elle m’intrigue.


La deuxième, je l’avoue, c’est que j’avais très envie de découvrir Dorothée actrice. Comme tous les enfants nés en 1977 ,et cinq à dix ans avant et après, j’aime Dorothée. C’est l’un des symboles de mon enfance heureuse. Je guette chacune de ses apparitions en plateau aujourd’hui et je regrette amèrement qu’elle n’ait jamais pu incarner L’Instit (je sais qu’elle avait été pressentie, j’ai même regardé la vidéo sur Youtube). J’ai été épatée par son jeu dans L’amour en fuite. Elle est formidable dans le rôle de Sabine, le nouvel amour d’Antoine Doinel.
J’ajoute que j’adore Marie-France Pisier, et pas uniquement pour son rôle dans Pourquoi pas moi, je me suis donc aussi régalée en la retrouvant dans le dernier film du cycle.

Il faut bien le reconnaître ces films sont assez épatants, souvent drôles, parfois émouvants… Il faut s’habituer à Antoine Doinel, mais on devient vite accro. Si j’osais, je dirais qu’il y a un petit côté série dans ses aventures et qu’on regrette qu’il n’y ait pas de suite.
L’avantage, c’est qu’ils sont sur Netflix et donc facilement accessibles à tous.

Du mystère
Je me suis aussi (re)mise à Fringe.
Après une longue hésitation, je voulais à la base me relancer dans Lost, j’ai finalement préféré Fringe. Pour une raison simple, je n’ai jamais vu la fin de la série. Elle m’a permis de découvrir l’une des immenses failles de Netflix à son démarrage, les séries ne sont pas éternellement diffusées sur la plateforme. J’avais donc été coupée dans mon élan en cours de saison 4 (alors 2 en fait…je suis allée bien moins loin que je pensais). J’ai failli acheter à plusieurs reprises l’intégrale en dvd sans jamais transformer l’essai.
Après mûre réflexion d’au moins deux minutes, j’ai décidé de reprendre à zéro la série et je ne regrette pas mon choix.
La première saison est vraiment excellente. Le personnage de l’héroïne est pour l’instant assez formidable. Forte, intelligente, drôle et charismatique, elle prend des décisions qui ont un sens. Au hasard, elle ne cache pas sa relation avec son ex collègue, elle partage les infos en sa possession… Je le souligne parce que souvent dans les séries, je ne comprends pas les choix des protagonistes. J’avais oublié à quel point sa relation avec Peter Bishop (Pacey de Dawson) était chouette. John Noble (Walter Bishop) est excellent en savant fou déphasé par un séjour prolongé en asile psychiatrique.
Les intrigues sont dans la veine de X Files : des crimes mystérieux commis par des humains aux étranges pouvoirs surnaturels. Mais la vérité ne viendra pas des étoiles, elle est ailleurs…

Je ne sais pas si j’irai au bout cette fois, car je ne suis pas sûre que la série tienne le rythme, une fois le mystère des phénomènes étranges qui frappent la terre éventé, mais je vais vraiment essayer.
Et du coup, je recommande Fringe sur Amazon Prime Vidéo.

De l’interactivité
J’ai également re-terminé, quoi pas tout à fait, Unbreakable Kimmy Schmidt en participant à l’épisode interactif.
J’ai beaucoup de tendresse pour cette série un peu inégale. Elle avait offert une happy-end méritée à Kimmy et j’appréhendais un peu ce nouvel épisode.

Pour mémoire, Kimmy est libérée dans le premier épisode de la série d’un bunker où un ignoble révérend la détenait en otage, depuis 15 ans, avec d’autres femmes, après lui avoir fait croire que l’apocalypse avait eu lieu. La naïve Kimmy débarque ensuite à New-York pour porter son regard décalé sur notre société toute viciée. En parallèle, elle continue son combat contre son kidnappeur, repris une nouvelle fois pour ce nouvel opus.

Cet épisode interactif est vraiment sympa et beaucoup plus abouti que Bandersnatch (celui de Black Mirror). On peut s’amuser à faire suivre le pire des chemins à Kimmy, simplement pour découvrir les conséquences atroces de nos choix et nous faire recadrer par des personnages de la série. J’ai aussi cru suivre la bonne piste et je me suis souvent trompée.
Globalement, c’est amusant à faire et la trame de l’épisode est vraiment bien.
Je voudrais le regarder à nouveau en essayant toutes les possibilités, mais ça risque d’être vraiment chronophage.

De la douceur pour se détendre
Pour me détendre le soir avant de dormir et me sortir de la tête que mon mal de gorge serait lié au covid et non au fait que les températures ont chuté de 20° en 24 heures, je me suis aussi remise à Nailed it, la meilleure émission de pâtisserie de la terre. La saison 4 est étonnamment drôle avec des pâtissiers de plus en plus calamiteux et le duo Nicole Byer / Jacques Torres mérite à lui-seul le visionnage. Le moment où l’animatrice est surprise de goûter un truc mangeable, voire bon, est assez irrésistible.
Je regrette vraiment que la version française ait été abandonnée. Artus avait su lui donner un ton et un humour bien particulier sans copier la version américaine.

Voilà qui a pas mal occupé ma semaine…. J’ai aussi regardé les rediffs de Doctor Who sur NRJ12 et écrasé une larme pour en moyenne un épisode sur deux. Décidément, j’aime vraiment Matt Smith dans le rôle.

Plus personne à la maison

Comme je l’avais pronostiqué, M6 m’a sucré 5 hommes à la maison. Je persiste à penser que cette émission était vraiment bien produite et méritait mieux que ça. Je vais en parler une dernière fois et ensuite j’irai me rouler en boule dans une cave pour pleurer le programme au frais.

Je pense que M6 a commis quelques erreurs avec l’émission.

Son titre
Il n’a rien de bien engageant et laissait présager une télé-réalité vaguement trash. Et elle ne l’était pas, elle était par bien des aspects beaucoup plus humaine et tendre que L’Amour est dans le pré.

Sa programmation
Il aurait sans doute fallu inverser les semaines 1 et 2. Je n’ai rien contre Jen(nifer) mais elle avait certainement un côté un petit peu trop télé-réalité qui a rebuté les téléspectateurs et ses prétendants légèrement bling-bling n’ont rien arrangé.
En plus, Jennifer partage une ressemblance assez troublante avec une autre star de la télé-réalité, Stéphanie Clerbois, qui n’a sans doute frappé que moi, mais qui a pu inconsciemment perturbé les téléspectateurs. A l’inverse, Emilie était certainement plus simple et accessible, mais véritablement charmante (je vous recommande un détour par le replay vraiment). Son aventure m’a semblé plus sincère que la précédente et son choix final beaucoup plus compréhensible, j’allais même écrire lisible. L’épisode de vendredi était assez émouvant avec un prétendant sincèrement touché par son départ.

Je ne pourrai pas me faire d’opinion sur les autres candidates, car l’émission est déprogrammée.

J’en fais trop ?

Du coup, maintenant, on va revenir aux fondamentaux du côté de M6 avec des épisodes de Chasseurs d’appartement. Je ne déteste pas l’émission. Elle me rappelle juste ce qui a été pénible dans ma propre recherche immobilière.
Des agents qui te trouvent un appartement génial, à un prix défiant toute concurrence, mais absolument pas dans ton secteur. C’est joli le centre de Mâcon, mais moi je voulais habiter celui de TOULOUSE !
Tes exigences font chier tout le monde. Tu veux de l’ancien, on t’emmène dans une résidence des années 90 (alors je chipote, c’est littéralement de l’ancien, mais ça risque de manquer de parquet d’origine et de moulures au plafond) et si tu as parlé d’un truc atypique, tu as intérêt à t’accrocher, car tu te retrouveras dans un labyrinthe qui fait en moyenne 1m20 de hauteur sous plafond. Et trop tard, tu t’es cognée à la poutre au milieu de la cuisine (la poutre existe, elle était juste à l’entrée de l’appartement).
J’allais oublier le budget. Même quand le candidat dispose d’une confortable enveloppe, les chasseurs arrivent à l’exploser en évoquant une négociation déjà quasi validée. Dans la vraie vie, quand tu commences à expliquer à l’agent immobilier que le prix est délirant, il devient tout pâle et t’explique par a + b à quel point tu es ingrate de vouloir le saigner ainsi que les pauvres propriétaires actuels (et là aussi, expérience 100% authentique).
Dans le cas de l’émission de M6, de toute façon mieux vaut avoir un budget coquet. Et encore, ça ne t’épargne pas les biens immondes et donc hors secteur.
Et au final, l’acheteur ne choisit jamais l’appartement pour lequel tu aurais opté et ça te rend dingue.

Et à la fin du mois d’août, M6 ressortira carrément son carton du (dé)confinement pour s’assurer de supers audiences : Tous en cuisine avec Cyril Lignac. L’émission que je déteste par dessus tout, parce que je ne supporte pas la feinte bonne humeur de tous les gens filmés en train de flinguer la recette du chef (et surtout celle des célébrités qui « nailed » visiblement la recette) et que je ne suis pas fan de Jérôme Anthony.

Et surtout, je vous recommande de jeter un oeil à la liste d’ingrédients qu’il fallait en moyenne pour réaliser un plat de l’émission. Pendant le confinement, j’avais du mal à trouver du pain au Drive, même de mie (je ne parle même pas des oeufs ou de la farine), alors la liste longue comme le bras de produits pour réaliser les recettes me laisse fortement dubitative.

J’espère qu’en mesure de conciliation, M6 va mettre les dernières semaines de 5 hommes à la maison sur 6play.

Une petite dernière pour la route ? Ma chanson préférée de l’album Sainte Victoire de Clara Luciani. M6, c’est un message personnel, tu as intérêt à me mettre le replay sur 6play sinon « c’est la dernière fois que tu me vois » !

Elle panique

Aujourd’hui, je ne vais parler que de sujets clivants…

Elle panique…
Je le sens dans ma chair, M6 va bientôt me priver de 5 hommes à la maison et c’est vraiment dommage car cette émission est topissime.
Cette semaine, c’est Emilie qui reçoit 5 hommes chez des amis. Elle n’a pas dû prendre connaissance du concept.
J’avais aimé Jen(nifer) la semaine dernière, Emilie est encore plus super. Déjà, elle a charme fou, en plus d’être vraiment jolie. Et surtout, elle possède un sacré répondant. Il faut dire qu’elle me semble moins gâtée en prétendants que sa prédécesseuse (j’ai vérifié, le mot existe, mais déplaît à mon correcteur orthographique). Dès le deuxième jour, l’un d’eux a carrément choisi de se tirer. Les autres sont clairement là pour gagner. Il aurait fallu leur rappeler qu’ils ne participaient pas à Koh Lanta, mais à un programme de dating.
Hier, on a atteint les sommets du malaise télévisé avec les bonnes copines d’Emilie qui passent sur le gril les prétendants au restaurant. J’ai même craint que l’un d’eux fonde en larmes avant la fin du dîner. Pour ceux qui ont regardé la discutable émission sur les forces spéciales mardi sur M6, ils étaient dans le même état que les candidats face à leurs instructeurs après avoir été amenés cagoulés à l’écart du groupe. Oui, oui, des gens ont été enlevés et cagoulés, mardi soir sur M6. Un concept à approfondir pour L’amour est dans le pré.
M6, c’est l’été, vous n’avez rien de mieux en stock, laissez (« les moi, les beaux yeux de la mama ») moi 5 hommes à la maison ! S’il vous plaît…

Elle panique bis…
Dans mon histoire vidéoludique, essentiellement menée avec Nintendo, j’ai eu une immense frayeur, que dis-je, un vrai traumatisme. Je ne plaisante absolument pas. Dans le premier Pikmin, dans le troisième monde, j’ai failli crever d’un arrêt cardiaque quand Baba longues jambes s’est abattue sur mes petits pikmins.
Baba longues jambes est une araignée géante et je suis arachnophobe. Je traversais une arène ensablée en toute confiance quand le truc immonde est tombé du ciel. J’avais une télé 4/3 de 30 cm (à vue de nez) de diagonale et j’ai sursauté de plusieurs centimètres, je n’ose imaginer le résultat sur grand écran.
Pikmin est l’un de mes jeux préférés. J’ai terminé le premier sur Game Cube. Le principe : vous incarnez Olimar, un adorable petit bonhomme qui s’est écrasé sur une planète totalement inhospitalière. Il a un temps limité pour retrouver toutes les pièces de son vaisseau. S’il échoue avant la fin du chrono, il mourra. Pour l’aider, il peut compter sur d’adorables et impitoyables petites créatures, les pikmins, qui transportent les différents morceaux de sa fusée. En échange, on les protège la nuit des habitants de leur écosystème.
Le jeu est d’autant plus prenant que vous êtes de la taille d’une insecte sur une planète remplie de monstres IGNOBLES. Baba n’est que l’une des représentantes des HORREURS que vous allez croiser. Le Snabrek est par exemple une immonde créature à tête d’oiseau avec un corps de serpent qui surgit (on surgit beaucoup dans Pikmin) du sol quand personne ne s’y attend. Il y a toutes sortes de Bulbrobe (de gros scarabées voraces) aussi, plus ou moins affreux et difficiles à battre.
Pour reproduire vos mignons (enfin quand vous les verrez s’acharner sur une créature, vous réviserez ce jugement) pikmins vous devez ramener les cadavres à votre vaisseau. Que c’est chou…
La suite sur Game Cube était très bien aussi et se déroulait cette fois aussi bien sur la terre ferme qu’en sous-sol (beurk). Je n’ai jamais réussi à battre le monstre final, une araignée armée de différents lasers.
Le troisième épisode sur WiiU ne m’a guère convaincue. Trop compliqué. Et la version 3DS n’avait que peu d’intérêt.
Pourquoi j’en parle ? Parce que le troisième épisode va ressortir sur Switch. L’occasion de me remettre à cauchemarder dès le mois d’octobre.

Et puis elle s’énerve…
France Inter propose depuis quelques étés une émissions sur la culture populaire : Blockbuster. Je trouve l’idée louable, je suis plus réservée sur le traitement des sujets. Après avoir plus ou moins apprécié les émissions sur Tintin, Mylène Farmer ou Les chevaliers du Zodiaque (ahhhh la mention au fait que les filles pouvaient aussi apprécier le dessin animé parce que certains personnages étaient androgynes m’a tellement plu) – les sujets sont éclectiques – je me suis vraiment énervée sur celle consacrée à Animal Crossing.
Je sais d’expérience qu’il faut éviter de regarder / écouter un programme de vulgarisation sur un sujet qu’on apprécie. Ca n’a pas manqué, je me suis énervée toute seule contre l’émission. Je fais partie des gens qui s’engueulent avec leur télévision, donc je m’engueule aussi très bien avec la radio. J’ai beaucoup crié : « c’est pas vrai ». A 8 heures du matin, fenêtres ouvertes dans une résidence calme, riche idée.
Juste à titre informatif, même si ça ne choque que moi, on pouvait partager son île avant le denier opus. Dès la version Game Cube même… et le jeu de décoration s’appelle Happy Home Designer. Parfois, on peut aussi juste bosser son sujet.
Pour les gens qui aiment s’engueuler avec la radio, vous avez l’embarras du choix.

Mais telle Mylène, je vais bientôt m’en foutre, car dans moins de deux heures, j’espère avoir en main le Society avec le deuxième épisode sur Xavier Dupont de Ligonnès.

Trop fort

Je suis très reconnaissante à France 2 d’avoir maintenu une diffusion de Fort Boyard cet été, étant donné la situation sanitaire. Ca ne semblait pourtant pas gagné au printemps.
Je ne peux concevoir un été sans Fort Boyard.

(L‘écran se brouille. Vous allez avoir le droit à un flashback…)

Quand l’émission a vu le jour, il y a 30 ans, j’avais déjà 13 ans (je vous laisse faire l’addition) et pourtant ma mère a eu l’étrange idée de m’interdire de regarder Fort Boyard, car elle jugeait le programme « débile » (ou quelque chose du genre). Je venais donc de passer les quatre dernières années de mon existence à regarder quasi H24 Club Dorothée (à l’époque, le programme jeunesse avait envahi la grille de TF1. On voyait Dorothée le mercredi toute la journée, durant l’ensemble des vacances scolaires et même le dimanche matin, sans compter la quotidienne.), mais dans un étrange sursaut de conscience, ma mère jugeait que Fort Foyard allait nuire à ma croissance intellectuelle. J’ai donc été interdite pendant de longues années de jeu d’aventure sur France 2.

Cette interdiction a certainement forgé ma passion pour l’émission.

Pour être tout à fait honnête, c’est surtout l’arrivée d’Olivier Minne à la tête du programme qui m’a définitivement rendue accro. Il est le meilleur maître du Fort de l’histoire selon moi. J’ai par exemple totalement zappé les années Jean-Pierre Castaldi et je m’en réjouis.

Un rythme (re)trouvé
Après quelques errements, la prise du Fort sur deux jours a été le pire, l’émission a trouvé un rythme de croisière très plaisant ces dernières années. La volonté marquée de vouloir écrire des histoires autour des personnages est parfois un peu agaçante et rallonge inutilement la sauce, mais on va dire que ça fait partie du charme du programme.

Depuis quelques années, le Père Fouras n’est plus simplement un sage enfermé dans une vigie qui pose des énigmes. Il est devenu le maître du Fort et les boyards que renferme la citadelles sont les siens. Il voit donc d’un mauvais oeil que des célébrités plus ou moins connues viennent lui piquer son pognon chaque année. Et quelque part je le comprends… Il gagnerait du temps à lâcher les tigres dès que l’équipe des Miss franchit le seuil de son domicile maritime. Mais le jeu serait moins drôle…

Des personnages (parfois trop) nombreux
La mythologie du Fort repose donc désormais sur l’histoire de ce vilain radin qui garde son argent pour lui. Pour protéger son magot, il s’est entouré de plein de personnages, dont le nombre et la pertinence varient chaque année.
Rouge et sa soeur Blanche restent les piliers d’épreuves qui ne me fascinent guère. Pourquoi avoir conservé la cage, c’est un mystère pour moi. Ca ralentit le jeu… Elle permet aux candidats de gagner trois clés en réalisant des épreuves athlétiques sans grand intérêt. Et en général, ils échouent. A quoi bon du coup ?
Cyril Féraud a réalisé son rêve en intégrant le programme en tant que Ken Humain. Je n’ai vu qu’un fois son épreuve. Difficile de juger !
Willy Rovelli a quitté son restaurant pour ouvrir un bar clandestin. Malheureusement, il semble plus aisé de boire des horreurs que de les manger. Du coup, les candidats vomissent moins et c’est dommage.

Des cellules renouvellées
Mais les personnages restent accessoires, ce sont les cellules ou les aventures qui comptent. Elles se renouvellent chaque année en conservant un socle commun. Les jarres qui étaient un peu mon épreuve préférée ont disparu et je le regrette, mais ainsi va la vie du Fort.

Le petit reproche que je ferai à cette saison tournée visiblement un peu en urgence, c’est justement la relative redondance des épreuves. Depuis le début de l’été, on a beaucoup vu la cellule de l’araignée – on a compris que le costume était rigolo et humiliant, mais bon au bout de la troisième fois, bof… – celle de la laverie aussi avec chute du candidat quasi obligatoire, la cabine téléphonique qui s’envole et fait hurler le malheureux enfermé dedans, et bien sûr la cabine abandonnée (Père Fouras propose une énigme à une pauvre candidate coincée dans une cabine téléphonique remplie de mouches qui se fait arroser d’insectes plus immondes les uns que les autres).
Heureusement, samedi dernier, nous avons eu le droit à la tête chercheuse, l’une de mes favorites, horriblement ratée par le candidat humoriste inconnu de moi.

Autre petit regret, autrefois, les équipes étaient constituées de candidats avec un rôle attribué : l’homme fort, l’acrobate… ce qui permettait une meilleure diversité des cellules. Aujourd’hui, les plus difficiles voire les quasi impossibles ont presque toutes disparu et on sait en général par avance lesquelles vont être gagnées. Heureusement on a parfois de bonnes surprises.

Je termine sur un dernier bémol : les animaux.
J’ai 43 ans (et oui, je sais) et j’ai plus de mal qu’à 12 ans et même 25 ans, voire 33 ans, avec les animaux utilisés dans les épreuves. Sans faire mon Hugo Clément (nooooooooon, et bien si, en slip, nu, en boxer, en couple, amoureux), je ne suis pas toujours heureuse de voir un pauvre crapaud malmené alors qu’il serait plus heureux dans son habitat naturel (la crapaudie ?).
Mais je sais que les animaux sont consubstantiels à l’émission, qui perdrait énormément sans eux. Je bâillonne donc POC de 43 ans pour qu’elle ne nuise pas au plaisir de POC de 8 ans.

Mon émission préférée de l’été
Tous ces bémols ne m’empêchent pas d’être au rendez-vous tous les samedis soirs à 21h15 et de me régaler devant ce qui reste, pour moi, le meilleur programme de l’été et certainement le meilleur jeu de la télévision française.

En plus, depuis quelques années, il y a eu un énorme changement : les candidats qui participent au jeu sont sincèrement motivés et se battent pour gagner les clés. Ils ont souvent connu le programme enfant ou des enfants qui adorent l’émission ce qui les pousse à se dépasser. Ca ajoute à la qualité du divertissement.

Et oui, je m’époumone devant mon écran pour encourager les candidats du jour. Je peste quand ils sont mauvais. Je leur indique où est la clé. Je les prie de sortir (sors, sors, mais putain sooooooooooooooooooooooooors !). Je suis un peu émue et fière par procuration quand ils réalisent un chouette exploit. Je tremble quand vient le moment de bien indiquer le mot clé sans se tromper, parfois en plaçant des boulets sur les lettres.

Et certainement, en mon très fort intérieur, une petite POC de 8 ans rêve de participer un jour à Fort Boyard.



SOS d’une téléphage en détresse

Je suis très inquiète pour 5 hommes à la maison, qui ne semble passionner personne en dehors de moi. Les audiences ne sont guère reluisantes et j’ai peur que M6 remplace l’émission rapidement par des Chasseurs d’appart, ce qui serait vraiment dommage.

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais à cause du coronavirus la grille estivale est encore plus minable que d’ordinaire. Je regrette Ninja Warrior et j’assume. Je n’ai guère que Fort Boyard à me mettre sous la dent le samedi soir pour égayer mes soirées d’été (j’exagère, je vous rassure, il y a Society sur XDDL, mais le prochain numéro sort dans une semaine). J’étais donc ravie de retrouver une belle émission pour faire patienter jusqu’à la rentrée et à L’amour est dans le pré (si tous les agriculteurs ne se sont pas casés d’ici là hors caméra, grâce à la publicité engendrée par le portraits).

Alors vous allez me dire, tu disposes de trois chaînes formidables de streaming, keep cool et mate Rox et Rouky. Oui, mais non, je suis une téléphage old fashioned, moi. J’aime bien aussi regarder la télévision. Et pour le moment, comme je l’expliquais dans le paragraphe précédent, je dois me contenter de sangloter devant des rediffs de Faustine et de feindre de ne pas me souvenir des objets déjà vendus dans Affaire conclue. Même mon jeu préféré est en rediff. Je suis une inconditionnelle de Personne n’y avait pensé, le meilleur jeu de tous les temps présenté par Cyril Féraud. Quand je dis que j’ai aussi 71 ans dans ma tête, il faut me croire…

Et puis bon, on en a eu la preuve avec Jenifer cette semaine, cette émission est formidable. C’est un condensé de quatre mois d’Amour est dans le pré en cinq jours. Les concurrents arrivent chez la dame, on fait connaissance, on va faire les courses – on élimine une personne – on fait une activité, on mange une raclette en famille – on élimine encore un candidat – on va chez le coiffeur, on sort en boîte, hop un éliminé, et à la fin Jenifer choisit entre ses deux concurrents finaux ou repart seule. Et là, le choix va être cornélien pour elle.
Je n’ai d’ailleurs pas bien saisi ce qui avait cloché avec celui qui me semblait le mieux placé pour conquérir son coeur. La raclette l’a visiblement dégoûté de la famille de Jen et la soirée entre amis l’a achevé. Ce soir, elle décidera qui du mauvais sosie de Cyril Lignac ou de celui de David Ginola a ses faveurs.

Je vous recommande vraiment de donner une chance à Cinq hommes à la maison. Si vous ne le faites pas pour vous, faites le au moins pour moi. Je vis littéralement sur le point le plus chaud de la carte et j’ai besoin de programme à la hauteur de ce que mon cerveau peut supporter. J’ajoute que les journées sont longues si on veut profiter de la fraîcheur. 23° ce matin à 6 heures. Quelle fraîcheur ?????

Banc d’essai

Depuis quelques semaines, je brûle de faire un comparatif entre les trois chaînes de vidéo à la demande que j’utilise. Comme je brûle littéralement depuis lundi et que je trouve visiblement malin de frôler la combustion spontanée en ajoutant la chaleur de mon pc portable à celle de mon petit corps, c’est visiblement le jour J !

Je dispose d’abonnements à Netflix, Amazon Prime et Disney +, dans l’ordre d’arrivée dans ma vie. Des choix qui se sont faits dans le même ordre par : premier arrivé sur le marché, opportunité et coup de coeur.
Précision notable, je les paie ou j’en supporte le coût avec quelqu’un qui accepte ma téléphagie.
Je vais essayer de les comparer objectivement en tenant compte de mon ressenti.

Netflix, le précurseur
Les avantages…
Les créations originales de la chaîne : Dark, Master of none, Sex education, The end of the fucking world, Unbreakable Kimmy Schmidt..
Des séries que je n’ai pas vues ailleurs : The Good Place, Brooklyn Nine-Nine
Des documentaires plutôt meilleurs que la moyenne (Gregory) et Alien Theory (que je n’inclus pas dans la catégorie citée).
Et depuis peu, quelques grands films du patrimoine français, et notamment beaucoup de Truffaut, que je m’étais promis de visionner pendant l’été (qui n’est pas encore terminé).
La navigation est assez fluide. Bon, on ne voit toujours que ce que l’algorithme veut nous montrer et pense qu’on va aimer. Mais en comparaison de certains concurrents, Netflix s’en tire pas mal.
Et puis, Netflix c’est cool.

Les inconvénients
Le prix ! Globalement, l’abonnement est quasi deux fois plus cher que celui des concurrents.
Le catalogue. Netflix finit par manquer de séries vintage et je ne me retrouve pas forcément dans les créations originales. Je me tamponne d’Elite et de la Casa de papel.

Pourquoi je reste abonnée ?
Netflix sait se renouveler et les créateurs de Dark bossent sur une nouvelle série.

Amazon prime, le rouleau compresseur
Les avantages
On ne va pas se mentir : le prix et la livraison gratuite et rapide sur la plateforme de e-commerce. Ca compte aussi !
Le catalogue. Mamamia ce catalogue ! Malcolm vient d’arriver sur la plateforme. On y trouve aussi Buffy contre les vampires, Fringe, Une nounou d’enfer, The Office, Community, Lost, The L Word, X Files, Dawson…. J’en passe et des meilleurs. Mais aussi des tas de films. Vous avez passé les années 90/2000 dans un bunker, vous pouvez actualiser entièrement votre culture populaire.

Les inconvénients
Je n’ai jamais vu une interface aussi mal fichue. Amazon Prime est organisé par saison, ce qui fait que vous pouvez passer un temps dingue à chercher celle que vous souhaitez regarder.
Les créations originales sont, à mon goût, plus faibles que celles de Netflix.

Pourquoi je reste abonnée ?
C’est un rêve de téléphage.

Disney +, le cadeau aux enfants de 7 à 177 ans
Les avantages
Tout le catalogue Disney à portée de clic, auquel on ajoute évidemment Star Wars et les Marvel.
TOUT LE CATALOGUE DISNEY avec STAR WARS et les MARVEL.
Je n’oublie pas le Muppet Show. La formidable et trop courte série mettant en scène le talk show de Miss Piggy (The Muppets) vaut le détour.

Et j’allais omettre les Simpson. Je n’ai toujours pas trouvé par quel bout les prendre, ce qui explique cela.
Mandalorian, définitivement et, je l’espère, toutes les séries issues de l’univers Star Wars et Marvel à venir.
Le prix qui n’est pas délirant.

Les inconvénients
Attention, je vais écrire un adage populaire qui compte dans le top 5 de mes phrases favorites en l’inversant : Disney + a les inconvénients de ses avantages. On n’a pas forcément envie de regarder un Disney tous les jours.
Pour le moment, ça manque un peu de séries, bien que les trois premières saisons de Once upon a time arrivent sur la plateforme.

Pourquoi je reste abonnée ?
Mais parce que je le dois à POC de 8 ans ! Et aussi, parce que je peux me refaire quand je le désire l’intégrale Star Wars et envisager même de regarder le MCU enfin dans l’ordre. Quelle drôle de question…

Et s’il ne devait en rester qu’un…
Pour le rapport qualité / prix, Amazon prime, presque sans hésiter.
(Et Disney +….)

Ne retiens pas tes larmes… ça commence aujourd’hui

Avec l’âge, je suis devenue extrêmement sensible. J’ai facilement les larmes aux yeux et je pleure rapidement. Ce qui me fait le plus souvent sangloter, ce sont les animaux. Il suffit que je zappe sur Docteur Cath (la vétérinaire belge tout terrain qui a le droit à sa propre télé-réalité diffusée sur la 22, tôt le matin) pour tomber sur un animal sur le point de trépasser et c’est immédiat, je chiale. Je ne connaissais pas Woofy, le gentil bouledogue de 13 ans, quelques secondes auparavant, et apprendre son décès me fout un sacré coup. Si c’est un chat, c’est pire. Si c’est un chat qui appartient à une personne âgée, c’est terminé. Bon, en général je zappe pour me préserver.

Ca fonctionne aussi avec Une saison au zoo. Je ne me suis pas remise du décès d’un adorable petit singe. Le transfert d’un animal peut aussi m’émouvoir.
Le top, ce sont les vidéos Dodo avec le petit chat chétif accueilli dans une famille aimante / le gosse qui retrouve son chien perdu depuis des semaines.

Que des trucs normaux donc…

Et il y a une émission qui me fait pleurer quasi quotidiennement depuis le début de l’été, c’est Ca commence aujourd’hui. France 2 a décidé de nous diffuser deux heures de best-of pendant les après-midis estivaux et ça tombe bien, j’ai loupé plein d’émissions ces derniers mois.

J’étais une inconditionnelle de Ca se discute et une dingue de Jour après jour, alors forcément je suis la cible rêvée pour Ca commence aujourd’hui.

Le monde a changé. L’émission de Faustine est donc dix fois moins trash que celle de Jean-Luc Delarue. On est plus dans l’émotion que dans le voyeurisme. Au final, ça revient à peu près au même, mais la pilule passe mieux.

Chaque jour, Faustine Bollaert accueille dans son émission des personnes qui viennent témoigner sur un sujet, le plus souvent lié à l’amour ou à la famille. Les thématiques alternent entre grave et plus léger.

Désormais, mon moi de 71 ans prend ses précautions en s’armant de mouchoirs avant de s’installer devant France 2 à 14 heures. Dans le sud-ouest, il fait déjà approximativement 32° dehors, donc j’ai toutes les excuses du monde pour me déshydrater devant la télévision.

Il faut dire que Faustine Bollaert est absolument parfaite dans son rôle. Elle excelle dans l’art d’amener ses invités à se confesser. Elle est dans la compassion sans jamais perdre le cap de l’interview. Parfois, elle se déplace pour consoler les témoins et j’émets des « ohhhhh » devant mon écran. Et surtout dans Ca commence aujourd’hui, il y a souvent des invités surprises. Monique recherche son amie de toujours perdue de vue depuis 45 ans et hop elle débarque en plateau, et moi je suis liquide. Michel a perdu sa soeur de vue depuis dix ans et elle le rejoint. On ne s’attendait pas à la voir là, parce qu’elle vit à La Martinique. Et moi, je pleure, je pleure…

Je suis particulièrement sensible aux émissions sur les familles décomposées qui se réconcilient ou se retrouvent sur France 2 et à celles sur les secrets de famille.
J’aime aussi les sujets sur les histoires d’amour improbables et les mariages qui ont capoté au dernier moment, car j’ai quand même mauvais fond.

Grâce à Ca commence aujourd’hui, j’ai appris que Caroline Drancourt était devenue sophrologue, après avoir mené une brillante carrière de chanteuse, d’éleveuse de chevaux et d’avocate. J’ai hâte d’avoir des nouvelles de Jess. J’ignore ce qu’il advient d’elle depuis qu’elle n’est plus édile de Saint-Tropez. Car comme dans les bonnes années de Ca se discute, les célébrités viennent aussi se confier à Faustine sur des grands moments de leur existence ou leur nouvelle vie.

Et pour conclure ce magnifique post, j’emprunterai les mots d’Amel Bent : « ne retiens pas tes larmes, pleurer ça fait du bien… »

La télé de l’été (chapitre 1)

Nous sommes le 21 juillet et je suis toujours confinée. Bon, j’exagère un peu. Je sors sans autorisation et je me suis même éloignée de plus de 100 kilomètres de ma résidence. Ce petit voyage m’a permis de constater que les gestes barrières n’étaient pas forcément très bien intégrés par tous.
J’ai fait l’effort de ne pas embrasser mes parents.
Bon, je dois reconnaître que ne pas embrasser quelqu’un, à l’exception de l’être aimé, n’est jamais une corvée pour moi. Je ne suis pas très bisous. N’empêche que pour mes parents, que je n’avais pas vus depuis février, ce n’est pas naturel du tout. Jusque-là tout allait bien, mais en voyant ma mère manger la confiture du pot familial avec sa petite cuillère, je me suis dit que ces précautions étaient un peu vaines… Je ne suis ni bisous, ni petit-déj. De quoi me plains-je ?

Mes vacances étant déjà terminées, ça a été rapide cette année. Je reprends mes bonnes habitudes estivales en tentant de trouver quelque chose de correct à regarder à la télévision. Ca méritera plein de posts à venir…

Je m’amuse toujours à constater que je vieillis. Dans ma tête cohabite une personne de 71 ans et une enfant de 8 ans et elles se supportent très bien.

L’enfant de 8 ans a beaucoup soutenu l’équipe de Daphné Burki partie à l’assaut de Fort Boyard samedi soir. L’animatrice a d’ailleurs brillé dans l’émission et m’a bluffée. Je n’ai pas encore vu le personnage de Cyril Féraud dans le jeu, j’espère que je pourrai me rattraper ce samedi.

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La personnage âgée s’est étonnée vendredi que Mc Do s’entête à utiliser les cuillères qui servaient à brasser le Mc Flurry dans le temps, alors que ses accompagnements ne sont plus intégrés avec vigueur à la glace depuis un moment. Ils ont encore du stock de longue cuillère bizarre ou ils rentabilisent une machine fort chère ? (Selon cette vidéo, il semblerait que la glace soit toujours touillée, mais j’étais persuadée que ce n’était plus le cas en France ou du moins dans les Mc Do que je fréquente.)

L’enfant de 8 ans a investi dans un fort joli Musclor chevauchant Kringer. En Pop ! évidemment.

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La personne âgée s’est découvert une nouvelle passion : Maigret sur C8.
Je me souviens de mon moi de 17 ans et quelques qui se lamentait quand ses parents imposaient un programme unique le vendredi soir à la télévision : Maigret avec Bruno Crémer sur France 2 à l’époque. S’il me voyait aujourd’hui me délecter des épisodes du polar le moins palpitant de la création, il hurlerait à la trahison.
Je n’y peux rien si Maigret convient parfaitement aux chaudes journées de juillet. Ce n’est pas très excitant et excessivement long. Un peu ennuyeux, je le reconnais, mais j’apprécie les décors (si, si, je vous jure). J’aime cette reconstitution minutieuse de la France des années 50/60. En plus, Maigret passe une partie de l’épisode à manger et j’aime bien voir les personnages manger dans les séries. Les filles Gilmore mangent beaucoup également. En plus, au hasard des épisodes, je retrouve des acteurs aujourd’hui connus ou du moins vus ailleurs dans la fiction française : Alexandre Brasseur (Demain nous appartient) ou Cécile Bois (Candice Renoir).

On ne va pas se mentir, je ne suis pas au stade où je regarde un épisode d’un bout à l’autre. Je zappe en général au bout d’une vingtaine de minutes sans jamais savoir qui est le coupable du forfait du jour, ce dont je me fous éperdument. Je découvre que je vais pouvoir me détendre devant 54 épisodes avec un format à l’ancienne de 90 minutes, dont on n’est plus vraiment coutumier aujourd’hui (et c’est une très bonne chose).

Je loue les vertus apaisantes de Maigret et le fait que ça soit une série très pratique pour jouer à Animal Crossing ou au nouveau Paper Mario sur sa Switch (on perd rarement le fil de Maigret).

Oh la belle vie… (Mon dé/confinement avec AnimalCrossing New Horizons)

Pendant le confinement, j’ai pris l’étrange habitude de regarder tous les jours le 13 heures de Marie-Sophie Lacarrau et de son complice, Léopold Audebert (naturellement), qui répondait aux questions que je me posais sur le confinement, puis le déconfinement.

J’ai surtout passé une grande partie de mon temps à jouer à Animal Crossing New Horizons et maintenant que (tout) Le Monde en parle, au point que mon frère s’intéresse au sujet, je me suis dit que j’allais y revenir.

Je me pense atteinte du syndrome de l’insulaire (une revisite personnelle de celui de la cabane). Non, non, je ne veux pas retourner à une vie normale. Je veux continuer à côtoyer une dizaine de sympathique animaux sur une île semi désertique où ne pénètrent que ceux que j’ai choisis et ils sont peu nombreux.

Ainsi s’organisent mes journées…

Le matin…
Méli ou Mélo me téléphone quand je passe le seuil de ma maison pour m’indiquer ce que ma chasse aux insectes et ma pêche de la soirée m’ont rapporté et qui va désormais figurer sur mon compte épargne.
Je prends le courrier pour constater que j’ai reçu un cadeau de l’AJD (les joyeux décorateurs qui jaugent mon intérieur avec mon consentement) ou de ma maman du jeu.
Je décide ensuite de faire le tour du village pour saluer mes habitants qui baguenaudent et creuser le sol pour ramasser quelques fossiles. Si j’ai le temps, je vais voir chez les soeurs Doigts de fée si je vais changer de tenue. La plus baroque fait en général mon affaire.  Je vais également vérifier l’arrivage du jour chez Méli et Melo. Je n’oublie pas de faire un tour sur la plage pour trouver le plan qui s’est échoué dans une bouteille et vérifier si je l’ai déjà ou pas. S’il est vraiment intéressant et que j’ai les ressources, je me remets en chemin vers la maison pour le réaliser immédiatement.
Avec la sensation du devoir accompli, je fais une pause ou je relève plusieurs missions pour gagner quelques miles (les miles du jeu permettent de gagner des bonus : nouveaux objets, plans ambitieux ou billets d’avion vers les îles désertes pleines de ressources). Il peut s’agir de couper du bois, de cogner des cailloux. Je ramasse toujours les jolis papillons que je croise et à l’occasion je plante ma gaule dans l’eau.

Dans la journée, je refais un passage sur l’île pour saluer mes habitants, pêcher quelques poissons, relever quelques missions et si j’ai la fibre bâtisseuse aménager un peu l’île.

Le soir venu…
J’achète des tickets Miles Nook pour partir à la découverte d’une île inconnue où je vais pêcher longuement, mais surtout essayer d’attraper des scorpions. Il faudra que je prenne garde de ne pas me faire piquer sous peine de faire un malaise et de me retrouver inconsciente sur le ponton face à un dodo inquiet.

Pour le moment, j’ai préservé mon île d’un aménagement trop systématique. Mais j’ai bien compris en échangeant avec Marie qu’il allait falloir que je construise plus et que je mette des clôtures pour espérer décrocher les 5 étoiles tant attendues. Ma maison est, elle, au top de ses capacités et j’ai même terminé de rembourser cet escroc de Nook. Pour me soutirer de l’argent, il propose désormais des objets hors de prix dans la boutique de ses neveux.

Pour les personnes qui n’ont jamais joué à Animal Crossing ou même jamais approché une console, cette vie parallèle peut sembler étrange. Autant on imagine bien ce que Mario peut faire (quoique…) et qui se résume souvent à sauver la Princesse Peach, autant jouer à Animal Crossing peut sembler étrange et vain.

Il n’y a pas réellement d’objectifs dans Animal Crossing, sinon décorer sa maison à son goût, tenter de capturer tous les poissons et les insectes du jeu – chaque saison apporte son lot de nouvelles créatures -, participer à tous les événements organisés par les intervenants du jeu (idem à chaque saison, sa célébration), aménager son île, rendre service à ses habitants, spéculer sur les navets, enrichir un raton laveur particulièrement vorace, jardiner, désherber, faire des bonshommes de neige, construire des choses désormais, aider un pélican amnésique à retrouver son bateau, accueillir des campeurs, tenter de déjouer les pièges artistiques d’un renard faussaire…

Mais depuis le départ, ce jeu est étrangement addictif. Il fallait avoir la foi pour s’attacher à la version Game Cube, qui me semblerait étrangement sommaire aujourd’hui. Mais je me souviens encore de certains des habitants de mon premier village, qui s’appelait Amaméson (à ma maison). Le jeu est vraiment monté en puissance dans sa première version nomade, mais il a atteint des sommets avec New Leaf sur 3DS, qui a eu le droit à une mise à jour avec Amiibo vraiment géniale, il n’y a pas si longtemps que ça. Je me suis même transformée en décoratrice forcenée avec Happy Home Designer, que je recommande aux maniaques de la décoration qui viennent juste de découvrir le jeu avec la Switch. J’ai été particulièrement fière d’aménager une start-up pour un hamster geek. Chacun ses petites satisfactions…

Animal Crossing a encore franchi un cap avec New Horizons. Il faut bien le reconnaître…

J’aime construire des objets grâce aux plans que je trouve ou que les habitants me donnent, y compris des toilettes en or.
J’aime (modérément) transformer mon île et l’urbaniser (le moins possible). Je suis extrêmement fière de mon café année 50 que j’ai baptisé le Pink Flamingo, où je respecte scrupuleusement les distances de sécurité.
J’aime me relooker chaque jour ou presque grâce aux nombreuses tenues disponibles au magasin. J’ai opté capillairement parlant pour la coupe Sarah Paulson (version Cult) que je ne peux arborer que sur mon moi imaginaire.
J’aime pouvoir transformer doucement mon île en une Isle of dogs avec mon chouchou George, que j’adore habiller, et ma jolie Cookie.
J’aime ce musée absolument magnifique. Il n’a jamais été aussi beau.
J’aime que les fleurs n’aient jamais été aussi belles, les insectes et les poissons aussi bien dessinés.

Et oui, j’ai photographié l’écran avec mon téléphone en ne cadrant pas le flamant rose qui donne son nom au café…

A mon bonheur, il ne manque que le café de Robusto, la pêche aux coquillages en haute mer et peut-être, mais elle ne reviendra jamais, la loterie de Nook de la première édition du jeu.

Mais malgré tout, à la question, aimerais-tu vraiment vivre sur ton île imaginaire ? La réponse est malheureusement non, parce que le soir venu, les scorpions et les tarentules attaquent. Ca s’est joué à rien !