Malaises en série dans le pré

Cette saison de L’amour est dans le pré revient décidément aux fondamentaux de l’émission. Hier, certains agriculteurs ont tranché dans le vif ou trop tardé à le faire, ce qui a eu des conséquences détestables pour leurs prétendantes.

Pré

Le bonheur de Sébastien…
Sébastien coule désormais des jours heureux avec Emilie, son coup de coeur de l’aventure. Leur bonheur fait plaisir à voir (ou pas). Ils aident ensemble une brebis à mettre bas et l’agriculteur baptise le bébé à peine nettoyé du nom de sa prétendante. Il aurait peut-être pu épargner à la petite bête un taggage en règle à peine sortie du ventre de sa maman. Ils regardent lovés sur le canapé le portrait de l’agriculteur. Bref, ça dégouline d’amour.
Pourtant, bien que je me réjouisse de leur bonheur, quelque chose me chiffonne. Je me demande si Emilie sera aussi enthousiaste pour la vie à la ferme une fois que les caméras de l’émission seront parties. Le passage du rêve à la réalité quotidienne pourrait bien avoir des conséquences sur le couple. Je peux évidemment me tromper et je le souhaite pour Sébastien qui est un gentil garçon.

…contraste avec les doutes de Julie.
Julie a suivi les conseils de Jean-Michel, son prétendant qui travaille dans l’univers du cheval et aimerait vraiment prendre les rênes de son haras, et exclu Julien, son rival, pourtant gentil et certainement sincère dans sa démarche. Pour le consoler de son exclusion, elle a tenu à lui faire un soin énergétique, l’occasion de lui apprendre que son aura était très mal calée et qu’il comptait une déchetterie émotionnelle dans son corps. (Je vous conseille d’urgence de vérifier la position de votre aura et le tri sélectif de vos émotions.) Le voilà bien consolé ! Bon, qu’on se rassure, Julie a des doutes sur Jean-Michel. S’il comble physiquement son manque affectif, elle le trouve déjà trop pressant.
Comme 90% des filles de l’aventure, Julie sera seule au bilan.

Jean-Marc est incapable de se décider…
Jean-Marc souffle le chaud et le froid auprès d’Yvelise et Françoise. L’agriculteur ne semble vraiment pas prêt à se décider. Il a peut-être juste du mal à penser qu’il pourrait finir cette aventure, seul, ce qui semble pourtant être la solution la plus raisonnable pour tout le monde.
Je n’ai pas envie de m’étendre sur leur cas. Les deux femmes sont prêtes à tout pour emporter les faveurs de l’agriculteur, qui se résignera certainement à choisir l’une des deux en temps voulu.

…tandis que Fabrice prend une décision difficile.
Le summum de la tristesse a été atteint chez Fabrice, vierge à cinquante balais, qui hésitait entre deux candidates sympathiques et motivées. Marie pensait avoir « gagné » et a été dépassée sur le fil par Nathalie, sa rivale, qui a su se montrer plus coquine. Maladroit (mufle, un peu crétin…), l’agriculteur a tenu à annoncer son choix façon speed-dating aux deux jeunes femmes, puis a ouvert le champagne pour célébrer sa décision. La pauvre Marie, visiblement attachée, l’a logiquement mal vécu.
Encore une fois, les deux candidates semblaient au coude à coude et le candidat a tranché parce qu’il le fallait bien, ce qui donne une idée de son attachement.

Raphaël au pied du mur a opté pour…
Je conclus par Raphaël, le pêcheur beau gosse et beau parleur. Malgré une préférence marquée, le candidat se réservait le droit d’annoncer son choix au moment où il l’avait choisi, au détriment du bien-être de son invitée qui le sentait venir gros comme une maison.
Encore un coeur brisé au programme…et surtout une séquence de malaise d’anthologie avec la perdante qui parle de sa vie de merde dans une refuge de montagne, ce qui agace sa rivale pourtant grande gagnante qui tient à lui expliquer qu’elle n’a rien à lui envier en terme de parcours sentimental raté.

 

Point Pré

J’ai joué au Jéopardy avec M6, la semaine dernière. Le replay des épisodes inédits est arrivé tard et dans le désordre. J’ai donc découvert les choix des agriculteurs avant de comprendre comment ils avaient été motivés.

Mouton

Le choix de Nathalie
Nathalie a opéré un premier écrémage chez ses prétendants. Elle a finalement décidé de chasser le facteur motivé qui lui avait écrit après les speed-dating. Il faut dire que le garçon solitaire a pu la faire flipper avec son absence de second degré et sa vie sans amis. Ils ne sont plus que deux, le chiffre normal, à pouvoir l’emporter et le choix risque d’être complexe pour la jeune femme, qui a, face à elle, deux beaux garçons, drôles et motivés.
Je n’aimerais pas être à sa place.
Je n’aimerais pas non plus être à leur place, car la jeune éleveuse m’horripile avec ses rires forcés.

Roland et la bouchère
Roland a sagement opté pour la bouchère retraitée chti, qui a son âge et qui va attendre patiemment qu’il cesse son activité dans un an pour couler des jours heureux avec lui. Sa rivale plus jeune a pourtant cherché à enfoncer sa concurrente en soulignant qu’elle était vieille et abîmée. C’était peine perdue, Roland était déjà décidé.

Pierre-Emmanuel, premier amoureux officiel de la saison
Pierre-Emmanuel boit les paroles de Gwladys, qui lui narre de passionnantes histoires sur les animaux de compagnie qu’elle a eus depuis ses deux ans, et déguste ses petits plats alsaciens. Le couple est déjà sur les rails pour un bilan heureux.

Vincent, l’amoureux des chiffres
Je ne suis pas convaincue que Karine Le Marchand valide le choix de Vincent, qui a préféré la très urbaine Carine à Brigitte, qui rêvait de s’installer au grand air pour y mener de grands projets agricoles. En même temps, je comprends que Vincent ait préféré celle qui venait pour lui et non pour son activité.

Rattrapage accéléré de l’Amour est dans le pré avant l’épisode inédit de ce soir !

Je ne croyais pas ça possible, mais j’ai rattrapé en deux jours les six épisodes, trois soirées en réalité, de l’Amour est dans le pré, que j’avais loupés pendant mes vacances.

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Je trouve jusque-là cette saison bien mieux réussie, que la précédente. Si le temps continue de s’écouler avec une lenteur extrême, les épisodes me paraissent pourtant bien moins longs et laborieux que lors des deux saisons précédentes. Il faut dire que le casting est particulièrement bon cette année. Tous les candidats ne sont pas forts, mais il y a quelques figures marquantes, dont on se plaît à suivre les aventures.
D’ailleurs, c’est simple, la distinction va s’opérer entre ceux dont je me souviens et qui m’intéressent, et les autres.

Le choix de Sébastien
Sébastien a préféré Emilie, son coup de coeur des courriers et des speed-dating, à Noura. Si ce choix suit la logique des événements, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a été précipité largement par sa favorite. Du coup, j’ai presque envie d’envoyer une lettre de candidature à la production pour coacher les candidats pendant le séjour à la ferme. Pourquoi ne pas avoir joué le jeu et laissé un peu de temps au temps… Sébastien pourrait bien d’en mordre les doigts.

Le coup de coeur de Gégé
Le coup de foudre entre Gégé et Anne-Marie aux speed-dating devrait vraiment rester dans les moments cultes de l’émission. Là, rien à dire, les choses se sont logiquement confirmées à la ferme et la rivale suisse d’Anne-Marie s’est gentiment eclipsée en leur souhaitant le meilleur. Elle se demandait de toute façon ce qu’elle fichait là, depuis le départ. Le couple perd une cuisinière et une femme d’intérieur hors pair.

Chistophe dépassé par ses prétendantes
Là encore, une évidence, Christophe a craqué sur la splendide Angélique, qui avait, avec son physique de rêve, osé ne pas lui envoyer de photos avec son courrier. Sylvie et ses allusions coquines font pâle figure à côté de la favorite de l’agriculteur, et elle devrait bientôt jeter l’éponge. Mais, en attendant, les deux filles ne se passent rien.

Roland et sa zigounette
Bon, là, l’objectif est clair : Roland cherche une femme pour occuper ses soirées d’hiver et ses vieux jours. Son choix se fera sur des motifs très précis.

Jean-Marc, des prétendantes en guerre
Cette année, Françoise est bien décidée à l’emporter, quitte à piétiner dans sa course folle à l’amour, sa rivale Yvelise. Mais, à sa place, je me méfierai quand même de la concurrence, qui n’entend pas s’en laisser compter.
C’est peut-être le face à face le plus violent et le plus angoissant de la saison.

Julie, Jim, et Jim, et Jim
Julie est la première candidate de l’histoire à ameuter non pas deux mais trois prétendants. Et, le pire, c’est qu’ils sont tous plutôt pas mal. La jeune femme a plus que l’embarras du choix. Optera-t-elle pour le facteur surmotivé qui l’a relancé jusque chez elle ou pour l’un ou l’autre des deux mignons garçons choisis à la base ? Je n’en ai aucune idée à ce stade.

Pierre-Emmanuel, le décidé
Le candidat a fait un choix extrêmement respectable en invitant uniquement une prétendante, son super coup de coeur, chez lui. Espérons que ça fonctionne pour lui, mais ça semble assez bien parti.

Les autres…
J’avoue que la destinée de Carole, ses chiens, et ses deux prétendants m’indiffère. Bon, je pense quand même qu’elle devrait préférer le timide au fou des toutous.
Raphaël, le globe-trotter, ornithologue et pêcheur, ne dégotera vraisemblablement pas l’amour dans l’émission.
Romuald a un beau potentiel de mufle. Il a patiemment expliqué à sa première invitée qu’elle n’avait aucun avantage compétitif à être arrivée la première, avant de revivre en voyant sa seconde prétendante pointer le bout de son nez.

Ceux que j’oublie carrément et j’en suis désolée, mais je reviendrai sur leur sort plus tard.

 

Près de l’amour !

Je suis un peu en retard dans mon suivi de L’Amour est dans le pré. Pourtant, cette saison continue de réserver des surprises.

Le malaise de la soirée
Sébastien avait été très touché à l’ouverture de son courrier de recevoir une lettre d’une de ses anciennes camarades de classe à l’école primaire. La quadragénaire ne l’avait jamais vraiment oublié et avait donc choisi de prendre la plume pour avoir enfin une chance de se déclarer, trente ans après son coup de foudre. Normal… Aux speed-dating, l’amoureuse transie est apparue tremblotante, nerveuse et proche des sanglots, expliquant au candidat qu’elle l’aimait déjà ou depuis toujours. Bon, pas de superbe histoire d’amour en pespective, Sébastien a flippé et ne l’a pas choisie. Il a préféré le sosie de Frédérique Bel, avec qui il a été tout aussi bizarre que sa précédente prétendante, en riant puis en pleurant, parce qu’il était épaté qu’une femme pareille se déplace pour lui.
Bilan : Je lui souhaite évidemment que ses sentiments pour le sosie de Frédérique Bel soient partagés. A l’avenir, il faudra simplement qu’il déménage pour éviter de retrouver son petit lapin en train de mijoter dans une casserole. Son ex de l’école primaire a déjà promis qu’elle l’attendrait.

Dorothée

Dorothée

+

F Bel

Frédérique Bel

=

Frédérique Bel

Emilie, la prétendante de Sébastien

Une prétendante a réussi à clouer le bec à Romuald, le candidat le plus insupportable de la saison, qui l’a logiquement choisie pour aller à la ferme. Si elle poursuit dans cette voie, elle pourrait bien être l’heureuse élue et faire beaucoup de bien aux oreilles et au moral des téléspectateurs.

Carole, la candidate posée et sensée de cette édition, qui habite dans un coin perdu avec ses chiens (elle fuit peut-être une vieille copine de l’école primaire), a fait des choix raisonnables, peut-être trop. Mais, on sent bien que ce n’est pas de ce côté que les choses vont réellement se corser. Enfin, on est jamais à l’abri d’une surprise avec L’Amour est dans le pré.

Toutes les prétendantes avaient révisé leur ornithologie pour séduire Raphaël, le séduisant pêcheur passionné par les oiseaux , qui n’a finalement pas choisi la guide ornithologue, qui pensait pourtant avoir toutes ses chances. Elle a, sans le savoir, été sauvée d’un terrible repas à base de foie de poisson. J’avoue que son cas ne me passionne pas plus que le précédent.

Il y a, en revanche, à dire sur Roland, qui participe clairement à l’émission pour avoir des relations sexuelles, beaucoup et le plus souvent possible. A son crédit, il a vite affiché la couleur lors des speed-dating, évoquant beaucoup sa « zigounette » et la nécessité de la faire travailler pour qu’elle fonctionne à l’avenir. Ses prétendantes n’ont pas pris peur et l’ont trouvé « coquin« . Doux euphémisme…

 

La saison de trop, mais vraiment de TROP pour Fais pas ci, fais pas ça

Hier soir, j’ai fait un mash-up entre « Top chef » sur M6 et « Fais pas ci, fais pas ça » sur France 2.

J’avais regardé le premier épisode de mon ex série française préférée sur Internet ce qui m’a permis de regarder le début de « Top chef ».

Contre toute attente, je continue à bien aimer cette saison. Je me suis presque habituée aux commentaires à la bouche des chefs. Comme si ceux des trois coachs ne suffisaient pas, Jean-François Piège, ex juge du concours, est, à son tour, venu parler façon « Car glass » ou débrief des Anges en voix off. Les émission télé ont inventé une nouvelle intonation horripilante, mais à laquelle on se fait, c’est ainsi.

L’épreuve de la boîte obscure reste amusante. Les chefs doivent reconstituer un plat qu’ils ont dégusté dans le noir. Pour pimenter un peu l’émission, elle compte son candidat horripilant, David, qui porte une toque alors que personne ne lui demande et qui fait des mimiques de psychopathe quand on le contrarie.

J’ai ensuite zappé l’épreuve du poulet/patates pour voir la suite de l’ultime saison de « Fais pas ci, fais pas ça ». J’ai lu partout que les producteurs et les acteurs ne voulaient pas faire la saison de trop. J’aime bien ce gentil manque de lucidité. Ils ont fait la saison de trop, il y a déjà quatre saisons. Il y a eu un peu de mieux vers la 6 dans mes souvenirs, mais la huit était totalement calamiteuse. Là, on continue la descente aux enfers.

Fpc pfc mariage

On va faire simple : Les Lepic et les Bouley n’ont strictement plus rien à nous raconter.
Ils sont rincés.

Nous étions restés sur l’improbable association des deux mères de famille dans un projet autour du macramé. L’entreprise est devenue florissante, mais Fabienne n’a plus d’idées et Valérie est hystérique comme d’habitude. C’est un paradigme de « Fais pas ci, fais pas ça », quoiqu’il arrive Valérie est hystérique et Denis, placide.
Denis, justement, a ouvert un food-truck bio, qu’il ne veut pas voir prospérer, car il est de gauche.
Renaud compose, lui, avec ses actionnaires asiatiques, ce qui suscite la jalousie de Fabienne.
Alors, bon, je suis une puriste de la série, mais je me souviens qu’il était allergique aux nems, ce qui lui avait épargné une mutation en Chine, il y a longtemps, et dans l’épisode 1 de la saison 9, il en mange. Bonjour la cohérence scénaristique.
Du côté des enfants, Soline, Tiphaine, et Christophe vont bien, on ne s’en fait pas pour eux, mais la pauvre Charlotte a été plaquée par sa meuf et mange des chips.
J’allais oublier le ressort comique autour d’Eliott, qui devient centriste. Ses convictions politiques étaient rigolotes dans la saison une, quand il s’affirmait comme un sarkozyste convaincu face à ses parents bobos. Là, le running-gag tombe juste à plat. Allez, ok, on va dire qu’un centriste de 18 ans, c’est rigolo. Mais, juste pour la forme.

Voilà, ça nous fait la matière pour deux épisodes bien lourdingues sans véritable conclusion avant, procédé scénaristique de dingue, un saut dans le temps de cinq ans la semaine prochaine. Bon, si les Américains l’ont fait (« Les Frères Scott », « Desperate housewives »), nous devons en être capables, mais ça sent quand même le truc bien raté.

Je ne comprends pas, et là ça m’agace vraiment, qu’une série qui trouvait sa valeur ajoutée et son comique dans la mise en avant du quotidien de deux familles aux convictions opposées, mais aux valeurs communes, en soit venue à juste proposer des intrigues aussi abracadabrantes;  limite stupides. Et puis surtout, ce n’est pas drôle.
Il suffit de regarder la première saison pour voir tout ce que « Fais pas ci, fais pas ça » a perdu. Je ne reviens pas sur la saison de trop. Au final, on en vient à ne plus aimer les Lepic et les Bouley. Pire, j’en viens à ne plus aimer du tout Fabienne.

 Ohhh, oui, tu m’énerves, Fabienne !

Quand je suis revenue sur « Top chef », les recalés des premières épreuves devaient réaliser une coque craquante avec une surprise à l’intérieur, soit à peu près un challenge du « Meilleur pâtissier ». Comme M6 se fout de la gueule du monde en calant la dernière publicité avant le nom du candidat éliminé, je suis allée me coucher sans savoir et en m’en fichant éperdument.

L’Amour est dans le pré : Les nouvelles ouailles de Tata Kaka

Après moult tergiversations et hésitations, j’ai finalement regardé les portraits des nouveaux agriculteurs de « L’Amour est dans le pré ». Comme l’an dernier, ils semblent sur le papier assez sympathiques, et la vie ne les a pas épargnés. C’est d’ailleurs la nouvelle tendance de l’émission : les candidats dont il est quasi impossible de se moquer à moins d’être mort à l’intérieur.

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Romuald est un éleveur de poules bio. Bien fait de sa personne et plutôt drôle, il est en plus posé et parle bien. Du coup, on se demande pourquoi il est encore célibataire et ce que l’émission peut bien faire pour lui. Bon, il a indiqué à Karine Le Marchand, qu’il avait beaucoup changé après un gros burn-out et une rupture douloureuse, ce qui expliquerait sa situation.
Il devrait recevoir des tonnes de lettres. Je vous recommande de miser sur quelqu’un d’autre.

Nathalie attend l’amour comme Jenifer. Elle approche des trente ans et s’inquiète de voir ses copines se maquer, alors qu’elle est toujours seule. En gros, elle veut se caser avec un type pas trop grand et pas trop musclé.
Son niveau d’exigence devrait grimper en flèche au moment des courriers.

J’avoue que j’ai été très émue par le portrait de Gilles, l’adorable papa, qui a perdu la même année sa femme, et sa mère, et dont le fils a eu un accident extrêmement grave, qui l’a laissé très diminué. Il a sobrement indiqué que « la féminité lui manquait ».
Il devrait recevoir plein de lettres de jeunes femmes pleines de compassion, et je lui souhaite sincèrement de trouver le bonheur avec ou sans les caméras de M6

Christophe a été présenté comme « le bad boy de la saison », essentiellement parce que ce viticulteur du Jura est un peu looké cuir. Au final, c’est juste un type très passionné (exalté?) qui pourrait passer des heures à regarder la femme qu’il aime et qui apprécie autant les films de gangsters, que « Dirty Dancing ».
L’équation beau gosse plus viticulteur devrait lui permettre de recevoir des milliers de lettres.

Gérard dit « Gégé », qui affiche des escargots à la sortie de son exploitation pour demander aux automobilistes de ralentir, est, pour le moment, le candidat le plus caricatural. Ce grand sensible aime aller au bal danser la lambada après avoir dégusté une bonne tête de veau. Karine Le Marchand a bien souligné qu’il n’avait connu qu’un flirt à l’âge de vingt ans. Je retiens surtout de son entretien ce gros blanc après cette phrase « Mon père m’a pas fait voir, il m’a dit : tu montes dessus et tu laboures ». Comme il parlait des terres, l’animatrice, toujours en verve, lui a indiqué que c’était pareil pour les filles.
Je crains que Gégé ne reçoive que deux lettres.

Comme Gégé décidément, Julie n’a pas du tout connu l’amour, et elle n’a pas d’amis non plus. Alors, est-ce parce que les éleveuses de cheveux ont leur petit caractère, dixit l’animatrice, ou parce qu’elle a attendu en vain un homme qui ne s’intéressait pas à elle durant sept ans ? Mystère…
En tout cas, Karine Le Marchand, dans son rôle de protectrice de ses ouailles, a prié les hommes pas sérieux de s’abstenir.
Là encore, je souhaite le meilleur à Julie, qui n’a pas été présentée forcément sous son meilleur jour dans son portrait.

J’ai déjà prévu de caser Julie avec Vincent, le gentil éleveur de brebis, fan de numérologie, qui ressemble à Emmanuel Macron dixit la marieuse du programme. Je précise juste qu’il a de faux-airs d’Emmanuel Macron, qui n’aurait pas été très souvent chez le dentiste.

Je vous épargne toutes les bonnes blagues de « Tata Kaka » sur le sexe des hommes plus petits que celui des chevaux, ou ses commentaires sur le volume et la consistance des excréments des bêtes en fonction de leur alimentation. Je l’aime beaucoup, et elle excelle dans son rôle d’accoucheuse des sentiments des agriculteurs, mais elle devrait ralentir sur l’humour scatologico-grivois.

Divorcés au deuxième regard

Dans la suite et la fin de « Mariés au premier regard », qui aura finalement été une émission assez courte, une mariée a dit non, et deux couples ont divorcé.

Nous étions restés, la semaine dernière, sur un énorme cliffhanger : Valentine allait-elle trouver quelque chose à dire au maire ? Finalement, elle a opté pour le « non » et planté le pauvre Justin sur l’autel.
Je ne vois pas trop l’intérêt d’avoir poussé « l’expérience » jusque-là pour renoncer au dernier moment, mais c’est le jeu, j’imagine.

A l’inverse, Nathalie, qui avait bien hésité à convoler avec Benoît, file désormais le parfait amour avec le jeune homme. Il faut dire que l’entrepreneur s’est donné les moyens de la mettre en confiance en l’accueillant dans une maison décorée à sa convenance. Cependant, pour bien embêter la production, le couple a décidé de divorcer pour démarrer son histoire normalement sur de bonnes bases. Je trouve leur démarche assez cohérente.

Ce sont finalement ceux qui s’étaient plu au premier regard, qui ont explosé en vol. Thomas n’a pas supporté son installation chez Tiffany. En voyant l’intérieur de la jeune fille, le photographe a eu immédiatement envie de prendre ses jambes à son cou. Bon, j’avoue, je le comprends. Un intérieur en dit long sur une personne. Les éminents experts ont essayé de le remettre face à ses obligations en lui indiquant qu’il était marié et qu’il avait fui le domicile conjugal. Le psychologue lui en a bien remis une couche aussi sur sa personnalité introvertie. Bim ! Mais en vain, les tourtereaux ont divorcé et le petit cœur de Tiffany s’est brisé. Enfin pas pour longtemps, puisque la jeune fille a succombé au charme de Justin planté sur l’autel par Valentine. Ils n’ont même pas eu besoin de « La villa des cœurs brisés » pour cicatriser leurs blessures d’amour.

Quand je vois que tous ces jeunes gens héritent d’un premier divorce qui ne compte pas pour du beurre, je pense immanquablement au pauvre Ross si dépité avec ses « three divorces ».

Quant à la science, elle a moyennement marché au final. J’attends la deuxième saison avec impatience désormais.