Nailed it !

Comme presque chaque année depuis 16 ans, et à chaque fois pour une raison différente, j’ai loupé l’anniversaire de mon blog. En même temps, mes parents ont oublié celui de mon frère (oui je balance !), alors on va dire que c’est moins grave (et surtout tout le monde s’en tamponne le coquillard).

@M6

Cette semaine, j’ai regardé largement en replay L’Amour est dans le pré. J’ignore si c’est un problème de fatigue, de casting, ou de programmation, mais j’ai véritablement du mal à accrocher avec les agriculteurs cette année.
Même si je trouvais la phase des courriers souvent inutilement longue, elle permettait quand même de redécouvrir les candidats, de commencer à s’y attacher, et surtout de connaître leurs premiers coups de coeur. Là on passe directement à la case speed-dating avec l’impression d’avoir loupé les épisodes précédents. Alors certes, Karine Le Marchand est géniale dans le rôle de la téléspectatrice qui commente depuis son canapé, mais ça ne m’atteint pas.

Lundi, nous avons donc découvert Cathy, qui n’avait convié que trois prétendants, pour n’en retenir qu’un au final, après des speed-dating glaçants. Elle a certainement été déçue par ses courriers, mais on ne peut pas le savoir puisqu’on ne l’a pas vue les ouvrir !
Jérôme a, lui, reçu une foule de jolies jeunes femmes et a eu au moins cinq coups de foudre. J’attends de voir la suite maintenant. Et Lionel s’est autant ennuyé que nous pendant ces rendez-vous. Idem, je pense que Lionel a choisi des prétendantes par défaut.

Bref, ce n’est pas bien folichon et ça n’augure rien de bon pour la suite. Cathy devrait très vite nous quitter et Lionel sera peut-être le fameux candidat dont une prétendante a été repêchée in extremis.

Comme vraiment, je ne passe pas une super semaine sur M6, j’ai eu bien du mal aussi avec le Meilleur Pâtissier. Je me demande au final si ce n’est pas moi le véritable problème dans l’histoire. J’en veux peut-être inconsciemment à M6 de m’avoir sucré 5 hommes à la maison.

Donc pour cette nouvelle édition en plein covid, les pâtissiers sont 54 à s’affronter pour décrocher le titre de meilleur confectionneur de gâteaux. Et sur les 54, j’ai l’impression que certains ont mon niveau, ce qui n’est pas un compliment. Hier, après le cake et la charlotte, je me suis presque attendue à ce que quelqu’un prépare un gâteau au yaourt.

Vous reprendrez bien un morceau de 2020 ?

Le premier éliminé qui réalisait des merveilles dans son portrait a enchaîné les déconvenues. Je comprends. Il ne maîtrisait pas le four. Il n’a jamais cuisiné sous pression… Mais bon moi je regarde l’émission pour découvrir de beaux gâteaux, pas pour rigoler nerveusement en voyant un type sortir une préparation à moitié cuite de son four.

Mais le pire, c’est quand même le candidat qui aime tellement les States qu’il parle la moitié du temps en anglais. La production a jugé plus prudent de le sous-titrer. Vous savez qui aimez aussi les Etats-Unis ? XDDL ! Je dis ça, je dis rien.

Alors je précise, ils ne sont pas 54, ils sont 14, mais à l’écran, le sentiment est le même. En plus, ils portent des petites visières à bouche. Je pose la question : n’aurait-il pas été préférable de les isoler, de les tester et ensuite de tourner. D’autant que ni Mercotte, ni Cyril Lignac, ni la mirobolante Julie Vignalie ne portent ces ridicules accessoires. J’aurais préféré un masque à la limite.

Et puis bon, si c’est pour voir des gâteaux s’écrouler et ne ressembler à rien, je préfère Nailed it (C’est du gâteau) vraiment. Au moins, c’est drôle !

Voilà, voilà, ça va vous sinon ?
Je risque de poster une série de billets grincheux. Mais il faut dire aussi qu’entre l’automne, le stress et les journalistes sportifs de France 2 qui râlent parce qu’il pleut et il fait froid à Roland Garros en OCTOBRE, il y a de quoi être de mauvaise humeur. Non ?

Piece of cake ! (Quand POC joue à C’est du gâteau)

J’ai passé les vacances de Noël à visionner les épisodes spécial fêtes de mon émission de pâtisserie préférée sur Netflix, Nailed it / C’est du gâteau !

nailed it

J’adore ce programme qui récompense avant tout l’effort et le fait d’avoir essayé, et non la réussite au millimètre près. Le chef Jacques Torres et son acolyte la géniale Nicole Byer ne mercottent jamais. Ils sont au contraire archi bienveillants. En plus, pour l’épisode dédié au Nouvel An, l’émission accueillait le génial Pimento de Brooklyn 99 (Jason Mantzoukas), et accessoirement l’amant frappadingue de Janet dans The Good Place pour une session particulièrement déjantée de pâtisserie.

Comme en 2019, j’ai décidé de tout essayer, je me suis dit que moi-aussi je pouvais réaliser des sablés décorés à la pâte à sucre. Ca allait être une partie de plaisir même…

Après avoir cherché une recette de sablés en ligne et en avoir trouvé 45 différentes, avec ou sans oeufs, avec une tonne de beurre ou 8 grammes…. j’ai ouvert la Bible de la cuisine des filles qui n’ont (presque) rien appris de leur mère : le Ginette Mathiot. Ginette toujours de bons conseils avait une recette équilibrée que j’ai choisie d’adopter pour la partie sablés.

D’ailleurs c’est ce que j’ai fait de mieux dans la recette ! Ils ont bien cuit. J’avais ajouté un peu d’arôme vanille (naturelle) à la pâte pour qu’elle ait bon goût.

Ne me restait qu’à décorer mes petits palets bien identiques.
Et là, j’avais eu une idée de génie. J’avais choisi de faire une déco Kermit. Après tout, reproduire la tête de la plus célèbre grenouille de la culture populaire me paraissait plutôt simple. Bon, faute de moyens, j’ai opté pour un Kermit monochrome. Ce n’est pas facile d’être vert, mais c’est économique au moins.

J’avais donc mes sablés et ma pâte à sucre verte. J’avais choisi de la confiture d’abricots pour lier les deux. J’étais prête.

Bon, en fait, il me manquait plein d’outils pour bien tailler le visage de mon invité et puis le monochrome n’était finalement pas l’idée du siècle.

Bref, Nailed it !

20190110_181827

nicole

Alors soyons clairs, pour ceux qui en doutaient (personne ?), la pâte à sucre n’apporte pas grand chose au pauvre sablé. C’est insipide totalement.

A l’avenir quand j’aurais envie de pâtisser à l’américaine, je me munirai de mon kit play-doh.

playdoh

Finalement, mes sablés ont séduit une personne qui va au delà des apparences pour juger. Mon prochain projet pour écouler ma pâte à sucre verte: des sablés Yoda !

 

Piece of cake (C’est du gâteau sur Netflix)

J’ai deux passions dans la vie : Netflix et le Meilleur pâtissier. Alors quand Netflix revisite, que dis-je, sublime Le Meilleur pâtissier, je suis évidemment aux anges.

Peace of cake, devenue POC, puis Agnès, est évidemment obligée d’aimer les gâteaux.

L’émission s’appelle C’est du gâteau, Nailed it (soit j’y suis arrivé) en anglais.

C’est du gâteau est l’anti Meilleur pâtissier. L’émission met en scène des amateurs de pâtisserie, qui aiment vraiment ça, mais qui n’ont pas spécialement le temps ou l’envie de faire ça professionnellement. En gros : moi !

J’adore l’émission de M6, mais je me demande comment des gens normaux sont capables d’avoir une idée en un quart de seconde pour revisiter un fraisier sous forme de profiteroles et de lancer 300 cuissons en même temps pour arriver en une heure en plus à personnaliser le machin avec une sculpture de Mercotte (nue, c’est bon pour mes mots clés) en pâte à sucre.
J’adore faire des gâteaux, mais je me limite aux cookies. En plus, je dois bien l’avouer, je ne suis pas exactement une perfectionniste quand il s’agit de cuisine. En gros, je me fous de l’apparence, tant que c’est bon. Je suis l’anti cake-designeuse.

Dans C’est du gâteau, des gens normaux, enfin ça se discute, revisitent des trucs impossibles et font justement leur possible avec leurs capacités pour le copier. Le résultat est souvent hilarant. La bande-annonce est un parfait résumé de la situation.

La force de l’émission tient dans la bienveillance des coachs. L’animatrice (Nicole Byer) est exubérante et drôle, et ne pense en général qu’à picoler. Le chef français (Jacques Torres) est magique avec son accent à couper au couteau qui plaît aux ménagères du Wisconsin. L’invité du jour trouve toujours du positif dans le gloubi-boulga confectionné par les candidats.

Nous sommes bien loin du pinaillage de Mercotte, qui trouve qu’on ne devrait pas voir les fraises, que le glaçage n’est pas très régulier, que c’est trop sucré, que la noix de coco n’était pas indispensable dans un congolais, que les cinquante phrases à reporter sur le gâteau ne respectent pas les règles calligraphiques de l’école de la Troisième République, que la pièce montée de cinquante mètres de haut est un peu petite…

Non là, on présente un gâteau ni fait, ni à faire, pas cuit et où il manque les oeufs, et les jury trouve qu’il est moelleux et qu’au moins les gens ont essayé…

Soyons clairs, si ce qui suit ne vous fait pas rire, passez votre chemin !

Mon seul bémol, c’est que cette merveille ne compte que trop peu d’épisodes. En tout cas, ça fait bien longtemps que je n’avais pas autant ri devant ma télé.

Le choix de POC

A l’instar de mon magazine préféré et avant peut-être de me remettre aux Télé POC, j’ai décidé en cette période de fête où les programmes sont formidables de vous recommander une chose au moins à regarder à la télévision par jour.

Ce soir, c’est un peu le choix de Sophie pour moi.

a3643-lamire

J’hésite entre le choix du cœur, de la raison et celui du pourquoi pas après tout je ferai autre chose en même temps.

Le choix du cœur
Le Meilleur pâtissier, mon émission préférée du moment, nous propose une spéciale fêtes. J’ignore si Mercotte aura déterré de son ignoble grimoire un dessert de Noël inuit pour piéger les plus fameux candidats du programme, mais je compte sur l’émission pour me réconcilier avec la bûche.

Le choix de la raison
Il semblerait que « Sils Maria » soit LE film à regarder ce soir. Télérama lui octroie quand même trois T, ce qui est le maximum autorisé. Je n’ai vu Kristen Stewart au cinéma que dans un « Twillight » et encore sur un malentendu, il est peut-être temps que je la découvre sous un autre jour.

Le choix de la facilité
Je dois essayer de pêcher un Dai yu pour un habitant dans « Animal crossing » et je dois finir de rembourser un énorme emprunt auprès de Nook, donc si je me pose devant « Parents, mode d’emploi : le film », je suis à peu près sûre de pouvoir jouer sans remords.

Hier, j’aurais aussi recommandé ça, et je vous le conseille en replay du coup.

 

Une finale formidable pour le meilleur pâtissier

Plutôt qu’en faire deux billets, je vais vous faire une synthèse de ma semaine télé, marquée par deux temps forts.

Le retour d’une Famille formidable sur TF1

2517d-philippeetcatherine

Je regarde la série depuis son démarrage, et j’ai même acheté les dvd des trois premières saisons, qui restent à mes yeux les meilleures. Il m’est donc quasi impossible de lâcher les Beaumont. A l’inverse si je sens que si les aventures des Lepic et des Bouley sont aussi mauvaises dans la saison à venir que pour la précédente, je n’hésiterais pas à jeter ces deux familles aux oubliettes.

Nous avions donc laissé Jacques et Catherine en pleine installation au Portugal après une énième crise de leur couple. Frédérique venait d’avoir un accident de scooter et de perdre l’usage de ses jambes. Jérémy, fou de jalousie, s’était fait larguer par sa très jolie amoureuse. Seule éclaircie dans ce tableau bien sombre, la perspective de l’ouverture d’un food-truck, un nouvel espoir pour Jacques, qui ne prendra jamais sa retraite.

Tout commence le mieux du monde sous le soleil de Lisbonne. Le nouveau projet de restauration rapide cartonne et Reine est sur le point d’épouser on nouvel amoureux portugais. Mais, on sent bien pourtant que son bonheur va être de courte durée. Une petite douleur au dos se transforme en cancer du pancréas métastasé au foie, ce qui plombe un peu l’ambiance et l’épisode.

Les aventures de Jacques et de Julien font un peu tache à côté de ce rebondissement morbide.

Après la disparition de Richard, voir partir Reine serait un énorme coup dur pour la série. La semaine prochaine, on nous promet des miracles à La Réunion, mais je sens que cette saison ne va pas être la plus drôle de la série.

Voilà pour les faits, en dehors de ça, on sent bien que depuis quelques saisons (au moins neuf), les Beaumont n’ont plus grand chose à nous raconter. Le clan s’est agrandi, et on prend plaisir à revoir tout le monde, mais bon comme dans les vraies retrouvailles familiales, au bout de cinq minutes, on n’a plus grand chose à se dire.

« La famille formidable » tourne en rond. Jacques s’ennuie et nous ennuie. Une constante dans la série, mais il va falloir dépasser ça un jour. La complicité entre Julien et lui ne fonctionne pas autant que celle qui existait avec Richard.

Reine est parfaite dans le choc et la tristesse, Catherine également. La scène où elle apprend à son amie qu’elle est condamnée est magnifique. Mais bon, ça ne rattrape pas tout.

On s’en fiche un peu que la fille de Julien et Audrey divorce de sa copine hystéro. En plus, ça me saoule qu’une nana réputée lesbienne aille coucher avec le cousin de sa copine pour lui nuire.

Le nouveau pétage de plomb d’Audrey n’était pas vraiment nécessaire. Depuis le temps, on sait que les scénaristes la détestent autant que sa famille.

Mais voilà, par habitude plus qu’autre chose, je serai devant mon écran la semaine prochaine en espérant que Reine s’en sorte finalement.

Et quand j’aurai deux minutes je dresserai l’arbre généalogique des Beaumont pour rigoler un peu.

La finale du Meilleur pâtissier

Mercotte

J’ai été un peu injuste dans mon précédent billet sur les candidats de cette saison, car la finale féminine s’est avérée super chouette. Comme je l’avais prévu, Chelsea l’a emporté face à Lila, la diététicienne qui a un peu pris pendant le concours (non?), Mélanie, la sympathique Belge, et Sandrine.

Lila, qui n’avait absolument pas été sanctionnée pour son baba au rhum non alcoolisé, a été, en revanche, classée hors-sujet pour son Opéra revisité. Je pense qu’il va falloir revoir complètement cette épreuve, où les candidats doivent repenser les gâteaux sans les changer finalement, parce qu’elle embrouille tout le monde.

Les candidats ont ensuite plutôt brillé sur le gâteau de la mort de Mercotte, une spécialité hongroise la Dobos Torta, inutilement compliquée et a priori pas très bonne. Là encore, il va falloir trouver autre chose à l’avenir, car on sent bien que l’imagination de l’implacable pâtissière atteint ses limites.

J’ai été touchée de voir les quatre filles fondre (de circonstance avant de cuisiner du chocolat) en larmes en voyant apparaître leur idole…Pierre Hermé. Elles se sont ensuite bien battues avec leur chocolat.

Finalement, c’est Chelsea qui l’a logiquement emporté pour sa régularité sur la saison, j’imagine.

Les limites du feel good du Meilleur pâtissier de M6

Mon humeur tire sur le maussade voire le grincheux en ce moment. Je comptais donc hier sur « Le Meilleur pâtissier », mon émission préférée du moment, pour me remonter un peu le moral. Et bien, ça n’a pas marché.

le-meilleur-patissier-que-deviennent-les-gateaux-des-candidats_width1024
Source photo avec en plus un bel article sur ce que deviennent les gâteaux 

Je trouve cette saison un peu en dessous, comme si, avec des candidats sous doute moins attachants que les éditions précédentes, l’émission révélait ses travers.

Des recettes qui s’épuisent
Au rythme d’un paquet de défis par saison, il devient difficile de renouveler le panel de gâteaux à pâtisser. Je l’avoue, j’aurais été incapable de décrire la composition d’un Succès pour l’épreuve du classique revisité, hier. Je n’ai donc pas pu être extrêmement bluffée par les réalisations des candidats.
Quant au vieux grimoire de Mercotte, il est carrément épuisé. Je ne cesse de le répéter, mais depuis deux saisons, elle ne propose plus que la confection de gâteaux inutilement compliqués qui n’ont, en plus, pas l’air bon du tout.
Hier, à la place des candidats, je lui aurais volontiers collé le nez dans son ignoble Mimosa. Elle en a rajouté jusqu’à l’écœurement dans le pinaillage. « Ce n’est pas un Mimosa » parce que les morceaux de gâteaux qui parsèment ce truc ne sont pas jaunes, et qu’il y a de la croûte. « Ce n’est pas un Mimosa », parce qu’on ne sent pas bien le goût de l’Ameretto.
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Comment savoir ce qu’est vraiment un Mimosa quand la recette se plaît à piéger les candidats qui font ce qu’ils peuvent au final ?

Du beau mais rarement du bon
L’épreuve de la figure imposée tourne de plus en plus à la performance artistique, voire architecturale, au détriment du goût. Hier, j’ai suivi rêveusement les pâtissiers pendant qu’ils confectionnaient un gâteau évoquant les contes de fées avec une centaine de biscuits. En voyant les machins qu’ils ont sortis, assez laids dans l’ensemble en plus, je me suis dit qu’ils étaient dans leur grande majorité immangeables.
En plus, à quoi bon les embêter à leur faire construire le truc le plus improbable possible en biscuits, pour ensuite le casser afin qu’il soit engouffré du bout des lèvres par Mercotte et dégusté par Cyril la bouche grande ouverte (beurk!).

Des éliminations étranges
Cette année, les candidats sont souvent dans un mouchoir de poche au niveau des résultats et l’élimination semble se faire de plus en plus à la tête du client, tout comme l’attribution du tablier bleu d’ailleurs. Les pâtissiers ne sont pas tous logés à la même enseigne. Ainsi, certaines peuvent foirer une épreuve et s’en tirer à bon compte, quand d’autres sortiront immédiatement.

Je regrette tous ces bémols, car je persiste à trouver cette émission absolument délectable. En plus, parmi les vrais plus de la saison, il y a Faustine Bollaert qui devient vraiment excellente dans son rôle d’animatrice douce amère. Elle m’a beaucoup fait rire hier en évoquant le Prince et la sorcière, qui composait le jury.

Sauf catastrophe, Chelsea fera une belle gagnante pour le programme.

Le Meilleur pâtissier, la meilleure émission de M6 (et même de toute la télé)

-Je pense que je peux désormais affirmer très sérieusement que « Le meilleur pâtissier » de M6 est mon émission préférée. C’est le seul programme « feel good » qui fonctionne sur moi, car littéralement je me sens mieux et détendue en le regardant.

Jusqu’à 23h30, hier, je suis restée scotchée.

Bon, il y a quand même un léger détail qui froisse mes petits nerfs sensibles, la figure imposée de Mercotte.

La juge implacable sort de ses livres de pâtisserie des recettes antiques que plus personne ne cuisine en général pour une bonne raison. J’ai encore la nausée en songeant au Bloody cake, cuisiné à base de concentré de tomates. Si ce gâteau est tombé à jamais dans l’oubli, c’est en gros parce qu’il n’est pas bon, et que sa recette a été créée après la crise de 29 quand le beurre et/ou les œufs, je ne sais plus exactement, manquaient.

tennis-cake
C’est rigolo, la recette du Tennis cake figure sur le site de la BBC qui diffuse l’émission outre-Manche… 

Hier, Mercotte, de plus en plus sadique, a ressorti le « Tennis cake » de ses tablettes. C’est un genre de grany pour le mélange de fruits secs de la base, recouvert de pâte d’amande ET de pâte à sucre. Pour corser le tout, le pâtissier doit dessiner un terrain de tennis, avec un vrai filet, des raquettes et UNE balle, en glaçage royal.

Autant dire que personne ne mange les éléments de décoration, ni d’ailleurs le nappage bien trop sucré. Je crois que la base n’a pas plus d’intérêt. Bref, il faut jeter ce gâteau dès qu’il est prêt.

Mercotte tenait dur comme fer à son filet, ses raquettes, sa balle, et son glaçage vert CLAIR façon gazon de tennis. Sans filet, ce n’est pas un « Tennis cake ».
Une candidate effrontée a mis deux balles de tennis sur le « Tennis cake ». Il n’y en a qu’une, voyons. A la place de la malheureuse concurrente humiliée, j’aurais évoqué les balles neuves, mais qu’importe.

Ca me rappelle le Voyageur-gate. Une pâtissière avait écrit « Bon voyage » sur le gâteau « Le Voyageur », alors qu’en fait il faut écrire « Voyageur », le nom de l’infecte réalisation.

st-grotul-1
La prochaine épreuve imposée du Meilleur pâtissier

Alors évidemment, cette séquence m’a fait penser au fameux gâteau de la Saint-Grotus que la pauvre Loïs doit concocter dans Malcolm pour satisfaire Ida, son ignoble génitrice. Comme le « Tennis cake », le gâteau de la Saint-Grotus est concocté à base d’une tonne de fruits secs et il n’est pas très bon. Je pense même que ça sera la prochaine épreuve imposée.

st-grotul-4
Ce que les pâtissiers ont rêvé de faire avec le Tennis cake hier

Après ce moment crispant, les candidats ont réalisé de superbes gâteaux d’anniversaire d’après les dessins de gamins imaginatifs.

La petite Agnès, qui aura seulement 40 ans en mai, rêve qu’un gentil pâtissier lui fasse un joli gâteau Star Wars-Mario-Yoshi-Friends au praliné, à la pâte d’amandes et aux fraises. A bon entendeur !