Gilmore Girls, suite et fin !

J’en termine avec « Gilmore girls », que j’ai enfin fini de regarder ce week-end.

J’ai détesté le dénouement et j’ai été très déçue par les fameux cinq derniers mots.

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L’automne aurait pu parfaitement fermer les portes. Lorelai renonce d’elle-même à son trip « Into the wild » (le livre, pas le film) après une épiphanie : elle veut finalement épouser Luke. Je leur ai amèrement reproché de ne pas assez s’aimer, mais il faut bien reconnaître que sa déclaration à son amoureuse est plutôt touchante. C’est l’un des meilleurs moments de cette saison pour moi.

Emily choisit de vendre sa maison et d’aller s’installer au bord de la mer. Comme je la comprends…

Pour donner un semblant d’ouverture joyeuse et boucler la boucle, ou le cercle vicieux : Lorelai se décide enfin à agrandir la Libellule et demande de l’argent à sa mère, qui lui impose de venir passer des vacances avec Luke dans sa jolie maison des Hampton.

Rory trouve enfin sa voie, enfin ce n’est pas gagné, en devenant écrivain et en rédigeant les aventures des « Gilmore girls », concluant le tout avec une jolie mise en abîme.

Mais, c’était sans compter le véritable pouvoir de nuisance des filles Gilmore.

Alors, non, Lorelai ne plante pas Luke devant l’autel, comme l’a légitimement craint Emily, et nous aussi pour être tout à fait honnête. Elle décide simplement de se marier en catimini la nuit qui précède son mariage, afin de causer à nouveau de belles et profondes dissensions entre elle et sa mère, qui sera certainement vexée par ce geste impulsif et nul.

En vrai, j’ai bien compris que les scénaristes avaient déjà eu du mal à réunir le cast, et surtout Mélissa McCarty, venue juste le temps de produire beaucoup de gâteaux de mariage, et qu’il était donc probablement impossible d’organiser pour le couple phare une cérémonie digne de ce nom. Mais, le mariage pouvait être éludé ou placé au second plan, sans que Lorelai n’en fasse à nouveau qu’à sa tête. Ca rappelle le tristement célèbre Max-Medina-Gate.

Bref, donc le mariage est avancé inutilement, et surtout la pauvre Rory, encore visiblement amoureuse de Logan, annonce à sa maman qu’elle est enceinte. Hop, cinq derniers mots, et fureur de la téléphage qui écrit ces quelques lignes.

Qui est le père ?
Probablement pas Dean, qui a enfin trouvé la femme de sa vie et lui a fait plein de jolis enfants. Pourtant, Rory tente bien de le déstabiliser en lui faisant une improbable déclaration chez Doz.
Certainement pas Paul, le pauvre garçon qu’elle oublie perpétuellement, et qui finit par la plaquer. Bien fait, Rory !

Pourquoi pas Jess, qui semble encore amoureux d’elle et déjà prêt à l’éditer ?

Sans aucun doute Logan avec qui nous l’avons vue batifoler durant quatre épisodes.

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J’allais oublier le wookie avec qui elle a couché à New York. Chewbacca est peut-être le père. Ca serait mon hypothèse préférée.

Est-ce que j’ai envie de voir une suite à cette suite ?
Honnêtement non.

En dehors des habitants de Stars Hollow, aucun protagoniste important ne reviendrait pour cette énième saison, non ?

Et puis, à quoi bon ? Lorelai est mariée, elle a de chouettes projets. Emily commence à refaire sa vie. Et, on se fout de Rory.

Le retour déprimant des filles Gilmore

Avant de retrouver les filles Gilmore, je l’avoue, j’adorais l’idée que mes personnages préférés des années 90/2000 se réunissent pour un retour forcément gagnant sur mon petit écran.

Comme beaucoup, j’ai longtemps espéré que les « Friends » acceptent de se retrouver à New-York, que Buffy revienne à Sunnydale, ou que Joey, après avoir divorcé de Pacey, aille retrouver en barque le beau Dawson, désormais installé chez ses parents après son échec cuisant à Hollywood. Bon, dans le deuxième cas, il me semble que la ville a été rasée de la carte et que la bouche de l’enfer a été scellée, mais j’imagine qu’un New Sunnydale, une ville nouvelle et démoniaque, aurait pu voir le jour.

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En retrouvant Lorelai, méconnaissable, je remercie les « Friends » d’avoir refusé de se plier à l’exercice. Monica version 2016 est aussi défigurée que sa consœur de Stars Hollow, et retrouver Ross et Rachel en mode vieux couple ou en divorcés fâchés m’aurait sans doute déprimée.

La vérité, c’est que nous n’aimons pas voir vieillir nos héros. Buffy est parfaite à 20/25 ans. Elle serait déprimante en vieille chasseuse de quarante ans, qui commence à se demander si elle n’est pas passée à côté de sa vie à force de sauver le monde.

Je pourrai multiplier les exemples à l’infini, mais j’en viens au fait.

J’attendais beaucoup, sans doute trop, du retour des « Gilmore girls ». En voyant la bande-annonce, mes yeux se sont embués et je me suis exclamée « ils sont tous là » ! Aujourd’hui, je me dis juste qu’ils sont « tous vieux », que les acteurs qui ont une vraie carrière ne feront qu’une brève apparition (Milo / Jess ou Melissa / Sookie), et qu’en fait je préférais les savoir heureux dans la dimension parallèle des séries terminées, où les personnages revivent en boucle les mêmes aventures sans jamais se lasser….et vieillir, j’insiste lourdement sur ce point.

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C’est déjà suffisamment pénible d’avoir bientôt quarante ans, et des inquiétudes sur son avenir professionnel, sans avoir à se taper en plus ceux de Rory.

Rory a toujours été un personnage pénible. Rory est d’ailleurs la cause de 90% des abandons de « Gilmore girls » par les gens qui ont essayé la série. Sa pote Paris, qui est pourtant une pimbêche psychopathe, a l’air sympathique à côté de Rory. Cette gamine super douée oblige sa pauvre mère à se réconcilier avec ses parents pour pouvoir entrer dans une école privée hors de prix, puis faire Yale, alors qu’elle a toujours voulu intégrer Harvard, et pourtant à 32 ans, Rory n’a toujours pas trouvé sa voie. Elle erre donc de Stars Hollow à Londres, en passant par New York et Hartford. Elle tente en vain de décrocher des piges, fait la fine bouche quand GQ lui demande un reportage pas si idiot que ça au final, et reprend la Gazette de sa ville natale, sans faire plaisir à personne. Je me demande bien pourquoi elle fait sauter le poème.
Sa vie sentimentale est un échec aussi retentissant que sa vie professionnelle. Mais, on a vraiment très envie de lui rappeler, que c’est elle qui a dit non à la demande en fiançailles de Logan ! On se demande aussi ce qu’elle a bien pu foutre depuis le moment, où elle avait heureusement choisi de suivre la campagne de Barack Obama pour un site web.

Comme, je n’ai pas vu encore le dernier épisode, j’ignore si elle s’en sort sentimentalement. Mais, j’imagine bien qu’elle va encore faire souffrir ce pauvre Dean, après avoir tellement contrarié sa petite maman, qu’elle a choisi de partir randonner.

J’en viens justement à sa pauvre petite maman, en pleine dépression depuis la reprise de la série.

On ignore si c’est la mort de son père, son auberge qui n’a pas progressé d’un pouce en dix ans, ou sa relation boiteuse avec Luke, qui la déprime le plus. A mon avis, c’est un bel ensemble. Figée dans l’ambre, ce qui a laissé des traces sur son visage depuis une décennie, Lorelai se réveille à 48 ans pour voir que sa vie est un peu ratée. Rien de comparable avec celle de sa fille mais quand même.

Il aurait fallu que les scénaristes aient le courage de la faire rompre avec Luke. Ce couple ne fonctionne pas. Le manque d’alchimie entre les deux protagonistes sautent aux yeux à l’écran. Posez-vous une simple question : à quel moment les voit-on s’embrasser ou même se toucher ? Je veux bien qu’ils forment un vieux couple, mais ça ne donne pas envie de croire à l’amour éternel de les voir ensemble.

Ceux qui s’en sortent le mieux, ce sont finalement Kirk et Taylor, qui ont réussi à accomplir de grandes choses pour la ville.

J’imagine que je reviendrai dresser le bilan de l’ensemble après avoir vu le dernier épisode, mais je ne suis pas forcément très pressée.

Mes retrouvailles avec les filles Gilmore

J’ai démarré en douceur le visionnage des nouveaux épisodes de « Gilmore gilrs » hier. Je suis désormais partagée entre la tentation de tous les regarder très vite pour savoir où ils vont me mener, et celle de les faire durer au risque d’être spoilée

Justement, je préviens que ce post comprendra des informations au moins sur le premier épisode de la nouvelle saison de la série, et un peu sur le deuxième que j’ai sérieusement entamé.

Autant le dire tout de suite, j’ai été conquise par ces retrouvailles.

La série reste fidèle à elle-même. Les Gilmore causent, causent, causent et causent.

J’ai bien noté que le visage de Lorelai avait changé. Je ne l’ai jamais trouvée très jolie, et là elle ne s’est clairement pas arrangée. Dommage, le temps aurait peut-être pu lui donner du charme. Il faut passer outre ce premier choc.

Lorelai n’a toujours pas appris à communiquer avec sa mère, malgré la disparition de Richard, dont la présence est étrangement palpable dans le premier épisode. Elle tient toujours la Libellule, comme elle peut depuis le départ de Sookie. Une absence qui s’éternise a priori. L’apparition en guest de Melissa McCarthy est très, très attendue. Elle est surtout toujours en couple avec Luke. En dix ans, ils ont oublié de se demander s’ils voulaient des enfants. J’imagine que le scénaristes se sont retrouvés face à ce dilemme cornélien : pouvaient-ils consciemment nous introduire un chiard dans la série sans mettre les fans en état de choc ? Donc Lorelai a désormais 48 ans, et elle s’interroge sur ses envies de maternité. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Rory, elle, semble être devenue journaliste pigiste. Ca arrive même aux meilleures. Son (seul) fait de gloire est d’avoir été publiée par le New Yorker, ce qui fait la fierté de son beau-père. Elle a largué son appartement et ses cartons chez Lane, Paris, sa grand-mère, sa mère, et dans son pied à terre londonien. L’un des excellents ressorts comiques du premier épisode vient du petit ami de Rory, Paul, que tout le monde, y compris elle, oublie. Cette vanne me semble un rien empruntée à « Arrested development » et à Ann, la terrible petite amie de Georges-Michael, mais ça passe. Je ne sais pas d’où elle tient l’argent pour faire tous ses voyages, mais elle travaille avec Alex Kingston, convertie pour l’occasion en hystéro totale.

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Quant à Emily, elle gère son deuil comme elle peut et continue de se déchirer avec sa fille. Mais, elles travaillent désormais sur leur relation en allant voir chaque semaine une psy.

Comme je le disais, ma première impression est très bonne.

J’ai presque dû me retenir d’applaudir à chaque apparition d’un personnage récurrent de la série. L’entrée en scène de Paris est, à ce titre, absolument géniale. Lane est moins gâtée, elle aura peut-être plus de chance par la suite. Kirk est mis en valeur dans ses nouvelles aventures entrepreneuriales- la création de Öööber, son service éphémère de voiturier – comme dans ces réalisations artistiques (son nouveau court-métrage). On ne s’attend pas à ce que Rory entretienne à nouveau une liaison avec Logan, par ailleurs fiancé, ce qui va pose problème, on le sent.
Taylor continue à tenter d’améliorer Stars Hollow notamment avec un tout à l’égout, et son idée de gay pride, qui avorte faute de gays dans la ville, m’a bien plu.

Les références à la culture populaire qui émaillent les épisodes font vraiment plaisir. Mon seul bémol, il y en a peut-être parfois un peu trop.

Ce qui marche le mieux, c’est le sentiment de prendre le cours de la vie des personnages comme si le temps avait réellement passé. Alors certes, Luke et Lorelai semblent un peu figés dans leur relation, et c’est finalement Emily, qui en parle le mieux en les comparant à des colocataires. Lorelai ne supporte pas cette réflexion, mais elle ne corrige pourtant jamais sa mère sur ce point.

La relation mère-fille reste tendue, et le nouveau malentendu qui oppose les deux femmes suite aux déclarations de Lorelai lors de funérailles de son père n’arrange rien. Mais, j’y crois. Elles n’ont jamais résolu leur problème et tout ce qui les oppose remonte à la surface suite à cet événement tragique. Plus que la relation assez Bisounours (j’espère bien que les choses vont se corser) entre Rory et sa mère, c’est ce rapport qui m’intéresse, parce que je le trouve vraiment très réaliste et qu’il me parle.

Voilà, ce post est évidemment à suivre, parce que j’ai hâte de passer le reste du printemps, l’été, et l’automne avec les filles Gilmore.

Gilmore girls, The Crown… les rares bonnes nouvelles de novembre

Mon humeur est donc maussade et je cherche des raisons de me réjouir. L’arrivée des téléfilms de Noël depuis la mi-octobre n’en est absolument pas une par exemple, surtout que les chaînes tournent avec le même stock depuis dix ans. « Une fiancée pour Noël » a déjà dû passer 95 fois.

Le retour de la « Villa des cœurs brisés »
C’est officiellement ma nouvelle télé-réalité favorite. Le concept est tellement bidon, que ça confine au génie. Des candidats de télé-réalité viennent se faire (love)coacher par une spécialiste blonde de l’amour qui tire ses cheveux en arrière. Ils sont célibataires depuis 90 jours, 25 jours, 365 jours, ou 80 jours, et ils ont besoin de comprendre pourquoi toutes leurs relations échouent. J’ai quelques hypothèses de mon côté : Ils font de la télé-réalité, ne sortent qu’entre eux ou presque, et papillonnent. Mais bon, qu’importe, la love-coach est là pour leur proposer des exercices dignes du très lointain « Starting Over » de TF1.

Dans les épisodes précédents, Anaïs devait ainsi porter sur son dos des pierres, sur lesquelles apparaissait une inscription représentant les maux qui pèsent sur sa vie. Elle pouvait ainsi se figurer le poids que représentaient ses soucis. Vincent, qui ne sort qu’avec des femmes trophées, avait pour défi de draguer une nana à l’aveugle. La love-coach n’a même pas poussé la logique jusqu’au bout en lui proposant de rencontrer une agrégée de philosophie portant des lunettes, ce qui doit être le début de la « thonitude » pour le jeune homme.

Bref, ça ne sert à rien, mais c’est sympa, surtout parce que le choix des candidats est calibré pour plaire à un maximum de monde avec des piliers du genre (Anaïs, Eddy, ou Vincent), mais aussi des petits nouveaux.

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La nouvelle saison de « Gilmore girls »
Je ne peux pas dire que je l’attendais. Je n’ai jamais imaginé que la série reviendrait pour quatre épisodes inédits. Du coup, c’est un peu un rêve. Les critiques sont bonnes, j’ai hâte de me faire une idée.
Retrouver Stars Hollow est un véritable enchantement. Je veux savoir ce que Rory et Lorelai ont fait durant ces DIX dernières années. J’espère que la ville est restée isolée du monde. Je suis curieuse de savoir comment Emily gère son deuil, si les Hep Alien vivent de leur musique, si Lane et Zach ont d’autres enfants, si Sookie est toujours avec son ignoble époux, si Kirk sort toujours avec la pauvre Lulu, si Christopher a retrouvé quelqu’un ou s’il va encore foutre le bordel dans le couple de Lorelai…et bien sûr où en sont Lorelai et Rory.

« The Crown »
Je rentabilise enfin mon abonnement à Netflix, qui propose depuis quelques mois les meilleures séries du moment. Après « Stranger things », « Penny Dreadful » et « Black Mirror », me voilà devenue accro à « The Crown », ce qui n’a rien d’illogique puisque j’aime le Royaume Uni et ses reines. J’ai déjà appris plein de choses sur Elisabeth II et l’histoire anglaise. Si je devais comparer cette série à quelque chose d’existant, je me référerais à « Borgen » pour le côté petites manipulations entre amis et femme forte.