Who wants to live forever (la fin de The Good Place)

Voilà, c’est fini ! The Good Place est arrivé à son terme. Je pense que si on m’avait filmée pendant ce visionnage, on m’aurait vu m’effondrer doucement, sourire bravement, éponger mes yeux, me remettre à pleurer, dire un faible « non », me mettre à sangloter…

Ca fait deux heures que c’est fini et j’ai toujours du chagrin. Cette fin me hantera longtemps. Il me faudra quelques Jeremy Bearimy pour m’en remettre.

Jeremy Bereamy
Ma vanne préférée de The Good Place (NBC)

Je m’interrogeais hier : une série peut-elle réussir sa sortie ?
The Good Place  a prouvé qu’une série pouvait être géniale de bout en bout, à condition peut-être de choisir sa date de fin et de s’y tenir.

 

[La suite ne contient pas de gros spoils, mais au cas où passez votre chemin si vous n’avez pas vu ce dernier épisode !]

De bout en bout, The Good Place aura mélangé avec brio culture populaire avec des références drôles et plaisantes et culture (éthique et philosophie) tout court. L’apparition de Ron Swanson dans ce final n’est qu’une des cerises sur ce magnifique gâteau, avec celle de Phoebe dans le précédent épisode.

Les scénaristes auraient pu se contenter d’amener Eleanor, Chidi, Tahani, Jason et Michael à The Good Place. Ils auraient fait le job, on leur aurait été reconnaissants et on serait passé à autre chose. Mais non, ils ont voulu amener de la profondeur à tout ça.

« L’éternité, c’est long surtout vers la fin. » Les créateurs de The Good Place ont fait leur cette sentence pour offrir une issue forte et émouvante à leurs personnages.

Les héros de The Good Place étaient déjà morts. La série a réussi l’exploit de leur offrir une vraie fin.

Mon panthéon des séries

Sur mes 42 ans d’existence si je ne devais retenir que maximum dix séries, pour lesquelles opterai-je ?

Je n’ai bien sûr pas tout vu, je n’ai même quasi rien vu de la masse de séries existantes et ceci n’est qu’un point de vue entièrement subjectif.

Plutôt que de juger mes choix, je vous invite si vous avez envie et que vous lisez ceci à me donner les vôtres !

 

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Lost
Même si aujourd’hui il est de bon ton de cracher sur Lost à cause de la fin de la série, je reste persuadée qu’il fallait juste savourer le voyage plutôt que s’attacher uniquement à la destination. C’est LA série qui nous a poussées, mon ex copine et moi, à passer des heures sur Internet à chercher des réponses à toutes les questions que nous nous posions (et que nous nous posons encore) et  à émettre tout un tas d’hypothèses, qui se sont avérées fausses pour 99% d’entres elles.
Je reste marquée par le bunker qui s’illumine à la fin de la saison 1, comme par le « Not Penny’s boat » ou le « Not in Portland« . Cette île qui bouge, ça peut sembler ridicule et dérisoire, mais elle nous a passionnés et s’il y a UNE série que j’aimerais revoir sans rien en savoir, c’est bien celle-là.

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Friends
C’est la seule série dont j’ai vu tous les épisodes au moins deux ou trois fois, bien plus pour certains. Il ne se passe pas une semaine sans que je l’évoque pour illustrer un moment de ma vraie vie. Elle me fait encore rire. Je peux citer certains passages par coeur.
Alors bien sûr on peut l’étudier avec un regard critique, ne pas ou ne plus l’apprécier… mais pour moi c’est de loin la numéro 1 dans mon coeur.

La croisière s’amuse
Petite Poc a passé des heures et des heures à regarder les passagers d’un paquebot faire d’improbables escales à Puerto Valarta. Dès le générique qui présentait les guests du jour, j’étais embarquée. La série était légère, mais traitait parfois des sujets plus graves. Je la choisis comme flamboyante représentante de toutes ces séries des années 80 qui ne valaient certainement pas grand-chose, mais qui m’ont fait passer de bons moments devant mon petit écran quand j’étais petite.

 

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Buffy contre les vampires
La trilogie du samedi de M6 a marqué une génération. Il existe encore, aujourd’hui, des réfractaires qui pensent encore que cette série racontait simplement les histoires d’une blondinette capable de mettre une raclée aux suceurs de sang. Les autres savent. L’arrivée de Dawn dans la saison cinq est de l’un de mes plus mémorables souvenirs de téléphage. Once more with feeling est dans le top 10 de mes épisodes de série favoris de tous les temps. La relation entre Buffy et Spike m’a fait vibrer et je l’assume.

American Horror Story
Je me suis très longtemps tenue éloignée de tout ce qui pouvait me faire peur. Avec AHS, je me suis en quelque sorte totalement rebootée. J’ai aimé la maison hantée, adoré l’asile et Hotel es une petite claque dans ma vie de simili sériphile. Cette série me hantera longtemps, je le sens et ce n’est pas terminé.

The good place
Presque la perfection pour moi… C’est drôle, malin, extrêmement bien joué, profond. Ca parle d’une chose qui me terrifie (la mort) en jouant avec des tas de concepts éthiques et philosophiques. Je n’attends même pas la quatrième saison pour trancher et savoir que cette série restera à jamais essentielle dans ma vie.

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Scrubs
C’est une jolie série d’apprentissage qui n’a pas assez fait parler d’elle en France, je trouve. Elle a raté sa sortie, comme beaucoup, mais sur l’ensemble c’est une série que je pourrai revoir à l’infini. Là encore, on rit beaucoup mais on pleure aussi pas mal. Je suis par ailleurs une fan inconditionnelle de JD.

Parks and Recreation
Alors ok la saison 1 était ratée. Ca arrive ! Mais cette série est un véritable monument. Elle compte quand même à son générique Amy Poehler et Aziz Ansari (Master of None, rien que ça). Le personnage de Ron Swanson mérite à lui-seul qu’on la visionne. Il m’a réconciliée avec les moustachus. Et puis bon, rien que pour voir Chris Pratt quand il n’était pas taillé en super-héros. Ca vaut le détour.
Pour tout ça et surtout pour une scène d’anthologie sur la patinoire qui reste pour moi l’une des plus drôles toutes séries confondues, Parks and Recreation est forcément dans mon panthéon.