Mon été devant la télé !

Avertissement ! Ce post est réservé à un public de téléphages avertis. Les journées télé de cette femme pourraient effarer les autres !

Cet été, pour des raisons principalement logistiques et laborieuses, mes vacances seront essentiellement toulousaines. Je m’occupe donc en travaillant un petit peu, en essayant de maintenir 30° de moyenne dans mon appartement (ce qui est vraiment mieux que 35°, ce qu’on réalise à 35° justement), en regardant des séries sur Netflix, en lisant un peu quand même, mais surtout en regardant la télévision. Je commande aussi des choses sur Internet et parfois je sors acheter des fruits.

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La photo est à la fois hors et dans le sujet !

Voilà ma journée télé type !

Réveil entre 6h32 et 9h30 en fonction de la température !
Je sirote mon café au lait devant TV Breizh. Je suis la téléspectatrice, que dis-je la ménagère de moins de cinquante ans, qui regarde TV Breizh. Mais j’ai une bonne raison pour cela, la chaîne (re)diffuse Une famille formidable depuis sa première saison. Nous en sommes à la cinquième déjà. J’attends de passer le cap épineux du moment où la série est devenue irregardable. Pour le moment, ça tient plutôt la route et j’arrive encore à avoir de l’empathie pour les Beaumont dans leur globalité.
Je suis au niveau Beaumont + 10 et au stade où je pourrai écrire des fanfics de la série en faisant réintervenir des personnages improbables qui ont disparu de la smala au fur et à mesure des saisons.
Je prévois ainsi d’écrire sur la relation homo entre Nicolas et son vieux pote Alexis, qui a fait son coming-out lors de la première apparition de la famille sur TF1, ce qui devait être presque culotté à l’époque.

Vers 11 heures, j’alterne C8 et NT1.
Sur C8, il y a une sympathique émission estivale sur des enfants qui ont tué des gens (parents, profs, amis, inconnus…). Je ne m’interroge évidemment pas sur la pertinence de la diffusion d’un tel programme en fin de matinée. Ca aurait été tellement super à l’heure du goûter, mais les plus petits se régalent devant Maigret à ce moment-là… Quand j’en ai marre ou que la pub tombe, je me replie sur NT1 et sa sympathique famille de créationnistes qui ont 19 enfants et qui véhiculent des messages édifiants sur l’absence de sexe avant le mariage ou le rôle de la femme. En général, je (re)zappe en vociférant vers les enfants tueurs.

14 heures, j’échoue devant Faustine.
C’est l’heure du pic de chaleur de la journée alors je suis toute excusée. France 2 nous fait revivre les meilleurs moments de l’émission de Faustine Bollaert. Et là, comme j’ai 68 ans, je me munis de mon mouchoir et je me prépare à pleurer. Faustine est un peu comme un Jacques Pradel bienveillant. Des gens lui confient qu’ils n’ont jamais revu leur amour de jeunesse, leur soeur cachée ou leur père disparu parce qu’ils habitent à 30 km l’un de l’autre et là magie de la télé, après avoir bien insisté sur le fait qu’ils ne se sont JAMAIS vus ou plus depuis TRENTE ANS, elle fait entrer la personne sur le plateau. L’animatrice a les larmes aux yeux, je suis liquide. Parfois, quand le sujet ne s’y prête pas, on revoit juste des images touchantes ou un témoignage tire-larmes.

15 heures, je tombe dans le coma devant le Tour de France.
C’est là que j’ai le plus honte de moi. Je revis mes jeunes années chez mes grands-parents dans les Alpes quand il faisait trop chaud pour sortir et que je regardais le Tour avec ma Mamie en espérant que ça se termine à temps pour voir quelques miettes de Giga. Là je n’attends plus rien, je me passionne pour le cyclisme. Bon, en général, je me passionne surtout pour Tetris sur ma Switch. Je pense passer pro avant la fin de l’année.

18h30, je regarde N’oubliez pas les paroles.
Typiquement le programme que je ne regarde pas de l’année, mais en l’absence des talks, le jeu de Nagui me fait patienter jusqu’à mon programme de la journée !

19h10, c’est l’heure de Demain nous appartient.
J’ai résisté à Plus belle la vie, mais je suis tombée dans Demain nous appartient. Je n’avais vu que des bribes d’épisodes et l’arc Bernard Menez / Véronique Jeannot m’a rendue accro. Bon, Pause café est devenue passablement réac et il faut que je compose avec ça. Je pense que sa carrière dans l’éducation nationale l’a rendue amère, alors je lui pardonne. Ce n’est pas long, ce n’est pas prenant et ça passe bien. Si vous avez une nature addictive, fuyez ! Il faudra voir si cette passion survit à l’été.

20h30, deuxième moment fort de ma journée.
J’adore En famille. Je me suis attachée aux Le Kervelec bien plus que de raison. Vous pouvez en dire tout le mal que vous voulez, je trouve que les scénaristes ont été malins de jouer la carte du saut dans le temps. L’évolution des personnages est cohérente, le côté feuilletonnant marche bien et les acteurs sont bons. Le fait que Chloé affirme sa bisexualité en fantasmant sur une copine de fac n’est que la cerise sur le gâteau. Ca ne casse certainement pas trois pattes à un canard, mais ça me va bien.

Je rassure les âmes sensibles, je ne suis pas ce programme à la lettre chaque jour (si, si en fait). Je vous ferai les primes dans un second temps…