Marathon culinaire : On achève bien les top chefs !

Hier soir, malgré une folle journée passée à tenter d’endiguer une inondation dans les escaliers de mon immeuble – je confirme que la Dépêche du Midi avait raison, les canalisations cèdent les unes après les autres, c’est la panique – et à travailler, en perdant au passage tout les textes que je venais de finaliser faute d’avoir songé que cette merde d’open office ne faisait pas de sauvegarde automatique régulière, j’ai décidé de me détendre devant l’émission la plus longuuuuuuuuuuuuue du moment et accessoirement la plus stressante.

Pour la première épreuve hier, les top chefs étaient invités à cuisiner pour la personne qu’ils aimaient le plus au monde, basiquement leur petite maman ou leur femme / homme. Ils devaient leur faire une déclaration d’amour dans une assiette, non pas en dessinant à l’ancienne un cœur dans du fromage blanc, mais en leur confectionnant un plat symbole de leur relation. Préparer des œufs brouillés aurait ainsi été mal venu pour vous donner un exemple. Au préalable, chaque candidat, enfin les candidats qui intéressent la production, ce qui est déjà plus limitatif, a pu lire une jolie lettre écrite de la main de l’être cher lui disant combien il / elle est fier de lui. On se serait cru à « Koh Lanta » au bout de quatre semaines de survie quand les candidats affamés ont les nerfs qui lâchent face à leur courrier.
A ce petit jeu, c’est Cyrille (qui écrit son prénom comme un fille) qui l’a emporté en préparant à sa femme le plat qu’il lui avait cuisiné quand il l’a demandée en mariage à base de topinambours entres autres, le légume le plus sexy jamais vu.

Je me suis demandé comment la production allait juger de la qualité des déclarations et c’est finalement Cyril Lignac, qui a justifié son salaire, en choisissant sur ses critères à lui.

Après une mise en bouche relativement fade, la « grande épreuve » du jour ne manquait pas de piquant. Placés dans l’arène d’un cirque, face aux jury installé façon empereur romain dans une loge, les candidats ont du cuisiner, selon les sources, entre 7 et 10 heures d’affilée. On achève bien les top chefs… A chaque épreuve, un cuisinier était sauvé et qualifié d’office pour la semaine suivante.

Dans l’ordre, l’épreuve a démarré par le meilleur défi : cuisiner absolument tout dans un légume. L’idée est bonne, mais n’aurait-il pas fallu signaler aux téléspectateurs qu’elle n’était à reproduire chez lui qu’avec des légumes bios ou au moins non traités, sous peine de s’empoisonner avec ses chips d’épluchure ?
A ce petit jeu, Jean, qui avait déjà sublimé le lapin la semaine dernière, après force râleries, l’a emporté.

Mon chouchou, le chef Constant, a ensuite demandé aux candidats un exercice de maîtrise de la cuisine en les priant d’élaborer une omelette blanche à l’extérieur et jaune à l’intérieur avec un filet de jaune d’oeuf. Juan a été désigné comme vainqueur.
Jean-François Piège a invité les chefs à préparer une viande sans sel, et Noémie, que j’ai mésestimée, l’a emporté.
Ensuite, Thierry Marx, le pape de la cuisine moléculaire, a souhaité que les candidats lui fassent une forêt noire sans cuisson. Tabata l’a agacé à se montrer réticente face à ses exigences, et le gentil Carl a gagné.
Enfin, les derniers candidats en course, réunis en deux groupes de deux, ont du décliner un légume en deux plats. Le céleri a réussi à Ruben et Julien, qui ont surclassé Tabata (en méforme décidément), Norbert (faites le taire!!!!), Denny, et Florent.

Pour l’ultime épreuve, les chefs ont du travailler le céleri dans un dessert. C’est évident que le céleri en sucré c’est aussi dégueulasse que la tarte aux concombres.

De mon côté, j’avais mon compte après les légumes cuisinés avec leurs épluchures, l’omelette blanche, la viande pas salée, et le légume « sublimé ». Je me suis donc privée de dessert sans savoir qui allait quitter le jeu. C’est finalement Florent, qui n’a pas profité de sa seconde chance qui est parti.

Le croque-monsieur sans cuisson coûte sa place en finale à… (ben non, je le dis pas, lisez le post !)

A peine le quart de finale digéré, je me suis attaquée à la demi-finale de « Top chef ». Dès les premières images, le mage Marylin de « Secret Story 2 » qui sommeille en moi a eu une intuition : Pierre Sang allait être le premier qualifié et Stéphanie serait éliminée au terme de la soirée. Le mage ayant été aiguillé dans sa première intuition par une image que M6 a à nouveau laissé traîner dans sa bande-annonce, il ne s’est pas trompé, la seconde a paru presque jusqu’à la dernière seconde exacte mais…je laisse évidemment planer le suspense.

« Valse avec l’agneau »
Les candidats ont dans un premier temps du décliner, revisiter voire sublimer, car ils font très bien les trois, l’agneau en quatre temps, d’où mon titre extrêmement approprié.
Yannick Alleno est désormais un fidèle de « Top Chef ». Le cuisinier triplement étoilé a surveillé comme le lait sur le feu les quatre tops chefs éventuels et j’ai évidemment immédiatement paniqué pour Pierre Sang, qui a sué encore plus que d’habitude sous les yeux du grand chef. C’est finalement Fanny qui a totalement paniqué et foiré toute sa recette en perdant ses moyens face à un mentor potentiel. Paul Arthur s’est lui contenté de proposer de servir des restes dans un trois étoiles, ce qui tend à démontrer qu’il n’était pas au top de sa lucidité non plus.
Au final, alors que Yannick Alleno avait beaucoup raillé Pierre Sang ou que le montage tendait à nous démontrer que le cador des fourneaux avaient plus ridiculisé ce candidat que les autres, l’outsider a emporté la première épreuve, écoeurant littéralement ses camarades de jeu. D’ailleurs, Stéphanie l’a bien expliqué à la caméra, face à Fanny et Paul Arthur, elle se sentait en difficultés, sous-entendu si ce tocard de Pierre Sang était encore là, au moins j’aurais des certitudes. Pan dans les dents, Stéphanie !

Cauchemar en cuisine….pour le téléspectateur surtoutSa situation ne s’est pas améliorée avec la deuxième épreuve chiantissime à l’écran, qui consistait pour les candidats à reproduire au détail près le plat de Philippe Etchebest, le Gordon Ramsay français, enfin le chef qui a accepté de prendre sa place dans le futur « cauchemar en cuisine » de M6.
Fanny, en état de grâce depuis le quart de finale malgré son plantage au Meurice, a produit selon le cuisinier doublement étoilé un plat digne d’une grande table. Son papa, juge pour l’occasion, avait pourtant préféré l’assiette de Paul Arthur.

A un croque-monsieur près
Les deux favoris du départ, Stéphanie et Paul Arthur, sont donc contraints de s’abaisser à cuisiner des plats de rue dans une camionnette. Le candidat mâle a avoué n’avoir jamais cuisiné une pizza et Stéphanie a semblé vraiment contrariée de devoir mettre son talent au service des burritos. Mais, bon, au moins cette épreuve ressemblait à une épreuve de « Top chef » dans son côté ludique et inattendu.
Comme si la soirée ne nous avait pas semblé assez longue, alors que la messe semblait dite, et que le jury populaire avait désigné quasiment à l’unanimité Paul Arthur comme grand vainqueur – Stéphane Rotenberg nous avait prévenu habilement, le public et les chefs sont rarement d’accord – les jurés du concours ont préféré désigner Stéphanie comme meilleure cuisinière de rue, alors que de l’avis général, ses plats n’étaient pas commodes à manger sur le pouce, un comble pour une cuisine de rue, renvoyant les deux candidats dans une ultime ultime épreuve de la dernière chance de la mort qui tue.

Là, je suis obligée de relancer le débat vain sur le côté légèrement biaisé du concours. Selon les canons de « Top chef », Paul Arthur était totalement dans les clous en revisitant la cuisine de rue, mais sous prétexte que son croque-monsieur n’était pas cuit – énorme quand même – il a été recalé par les chefs. Rien à voir avec le fait que Stéphanie ne pouvait pas ne pas accéder à la finale évidemment.

 « Le meilleur plat du concours »Nous nous sommes donc payés à 23h40 une nouvelle épreuve pour désigner le dernier finaliste, tournant autour du saumon, et par miracle, sinon ils auraient cuit un oeuf ou vider une truite, Stéphanie a proposé « le meilleur plat du concours », rien que ça, éliminant Paul Arthur définitivement.

Pour la finale, nous aurons donc deux filles et Pierre Sang. Mais l’année dernière, pour le coup, l’ultime épreuve a démontré que le résultat était totalement imprévisible, alors bien que la production veuille faire clairement triompher une fille, je crois encore aux chances de Pierre Sang, même si ça semble vraiment, vraiment très improbable qu’il gagne.

Top chef : petits arrangements entre cuisiniers !

Le cinq est un bon chiffre, comme l’a prouvé l’excellent épisode de « Top Chef » d’hier soir.

En préambule, les candidats ont du « revisiter » les moules frites pour une grande enseigne spécialiste du coquillage. Malheureusement Tifffany n’aime pas les moules, ce qu’elle a claironné durant toute l’épreuve. Le beau Ronan est, lui, sûr de son fait : sa présentation qui déchire lui vaudra à coup sûr la victoire et surtout l’immunité. Les juges, d’éminents spécialistes de la moule frites, plébiscitent en effet sa réalisation mais apprécient également celle de Fanny, beaucoup plus conventionnelle, car on a demandé aux candidats de revisiter la moule frites sans leur indiquer qu’il ne fallait pas trop non plus bouleverser les habitudes des consommateurs, et c’est finalement la candidate la plus agaçante du programme qui obtient la victoire, au grand dam du doyen de l’aventure, qui se juge dépossédé injustement de son gain. Ronan est bon joueur et c’est un vrai plaisir de le voir mimer sa déception avec les seuls traits de son visage.

Si on avait soufflé à Cyril Lignac de choisir le plat de Fanny juste pour embêter Ronan, je n’en serais presque pas étonnée.

Le jeune homme déjà passablement énervé, on demande au premier groupe de candidats, trois d’entre eux, de cuisiner pour des mioches, des plats qu’ils sont supposés détester. Si certains choix sont objectivement haïssables, même pour les adultes, je me demande quel enfant déteste le colin aisément panable. La voix-off nous rassure, les candidats choisissent AU HASARD leur plan de travail. C’est donc un hasard si Ludovic a la langue, qui écœure les plus endurcis des adultes, et Ronan, le fameux colin.

Pourtant, le marseillais part motivé avec de bonnes idées de présentation, car il faut faire avaler les plats aux enfants et donc camoufler les mauvaises choses derrière un design attractif, alors que Ronan souhaite opter pour le minimum syndical car il ne fréquente que de très loin les enfants qui ne l’intéressent pas en plus.
Au final, après un recadrage des chefs, le panage est la solution qui permet à Ronan, sans surprise, d’emporter l’épreuve devant Tiffany, le pauvre Ludovic et sa langue sont envoyés au rattrapage.

Les autres candidats partent cuisiner comme des châtelains chez Yves Lecoq. Là encore, « le tirage au sort » avantage dans un premier temps Paul-Arthur qui échoue avec Fanny, avant que celle-ci choisisse de rejoindre la très professionnelle Stéphanie derrière les fourneaux, desservant l’un des meilleurs candidats avec, je m’excuse pour ses proches et ses parents, le vrai boulet de la compétition, le fantasque Pierre Sang.

Les plats sont réussis, mais Pierre Sang et Paul Arthur sont invités à l’épreuve de la dernière chance, qui tourne au fiasco total avec une épreuve autour de la sole. Ludovic, en déveine, se loupe sur la cuisson du poisson et Pierre Sang toujours au top la vide mal. Seul Paul Arthur s’en sort avec les félicitations du jury. Les deux candidats en ballotage sont également mauvais et donc confrontés à l’épreuve de la dernière dernière chance. Ils cuisinent une sole meunière. Ludovic, pressé, la loupe et est injustement, un sentiment partagé par le jury, exclu du programme.

Pierre Sang ne devrait plus s’éterniser maintenant…

Vous savez que j’aime cette émission, mais les ficelles sont parfois un peu grosses.. Ronan, dépité de ne pas avoir eu l’immunité a été très bien servi pour l’épreuve des chefs, tout comme Stéphanie à qui on a pas trop longtemps laissé Pierre-Sang. Seule l’élimination de Ludovic me ferait un peu douter des petits arrangements du programme.

Top Chef boycotte le Mexique

J’ai conclu, hier, ma journée de Saint-Valentin devant ma télé-réalité préférée du moment, « Top chef ».

Nos dix cuisiniers encore en course ont eu la surprise de recevoir des lettres, plus ou moins enthousiastes, selon leur talent et leur expérience, des leurs mentors en cuisine. Pour certains, il s’agissait de leur petite maman et d’autres de leur prof ou de leur chef. Et surprise, justement, tous ces gens qui avaient du écrire leur courrier sur un coin de table chez M6 étaient justement présents pour juger la première épreuve du jour. Ils avaient également mis la main à la pâte pour constituer le panier défi du jour de leurs poulains. Si l’ensemble des mentors a su cerner les goûts de son favori, le compagnon de la pauvre Fanny n’a, lui, rien compris à l’épreuve et a mis dans son panier tout ce qu’elle aimait, sans savoir a priori qu’elle devrait tout cuisiner dans son plat. La cuisinière a donc du accompagner du pigeon avec des coquilles Saint-Jacques (beurk). D’ailleurs, bizarrement, le pigeon revenait dans beaucoup (trop) d’assiettes.

Au final, Stéphanie, déjà très bien placée la semaine dernière dans cette étape préliminaire, l’a emporté face au jeune Alexis, qui bien que brouillon et désordonné surprend ses juges. J’espère qu’il ne sera pas le nouveau Romain Machin Chose de cette année, le vainqueur sur lequel personne n’aurait misé un kopeck au départ.

Nous avons ensuite assisté à la traditionnelle répartition des chefs sur des épreuves, sans que personne ne sache ni pourquoi, ni comment, certains sont affectés à un défi plutôt qu’un autre. Six candidats sont partis en forêt pour nourrir une troupe de louveteaux affamés, tandis que quatre punis ont du cuisiner pour des gros au régime et se fader les conseils ineptes du Docteur Cohen.

« Top chef » répond à un modèle préétabli, qui pourrait s’avérer un peu pénible à longue : d’un côté l’épreuve super sympa et spectaculaire, et de l’autre, un truc moins marrant à l’atelier.

En tant que téléspectatrice, j’ai préféré voir s’affairer les cuisinier autour d’un feu de bois avec un opinel et rivaliser d’imagination pour cuire leur barbaque, plutôt que de suivre des chefs agacés s’escrimer à cuisiner sans sucre, sans huile et sans beurre. En effet, l’épreuve des chefs dites des gros au régime semblait laisser penser qu’on ne doit surtout rien manger de tel quand on est à la diète. Bonjour la frustration et bravo au Docteur Cohen qui a omis de souligner qu’il s’agissait d’une épreuve, un rien caricaturale juste pour le jeu…

Bref, au final, quatre cuisiniers ont du participer à l’épreuve de la dernière chance, clairement les moins bons de la promo, qui, comme chaque semaine, auraient pu gicler tous les quatre, pour que la compétition gagne en intérêt et en qualité. Je l’ai déjà écrit sur le Post et je le redis ici, je ne comprends pas les écarts de niveau et d’expérience entre les candidats dans une compétition culinaire qui se dit de haut vol. Comment Alexis, 10 ans et demi, peut-il rivaliser avec Ronan, 34 ans, qui est déjà chef dans un restaurant gastronomique ? C’est absurde… Bon, le petit toulousain s’en sort plutôt pas mal pour le moment, tout comme le pourtant très foireux Pierre Sang, que je rêve de voir partir… La pauvre Fanny frôle, elle, la burnoute à chaque épisode.

Bilan, toujours accro à « Top chef », même si l’émission m’oblige à veiller tous les lundis, mais j’attends mieux de la seconde épreuve et des candidats présents.

A titre informatif, l’émission a boycotté Abraham, le mexicain. Un message diplomatique fort ?

Des chefs pas toujours au top

En attendant que Christian Constant vienne travailler à quelques mètres de chez moi, je me contente de l’observer dans « Top Chef », la seule émission de télé-réalité que je peux me mettre sous la dent en ce moment.

Comme toujours, j’ai été charmée par les épreuves d’hier soir, à l’exception peut-être de celle mettant en scène des rugbymen et des pâtes…

En ouverture, les candidats ont du cuisiner un pique-nique contemporain avec les mets d’un frigo classique. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le blog de ma femme (je ne cautionne pas le pain noir), je peux vous dire que nous avons été extrêmement surprises en découvrant ce que compte un frigo lambda selon M6. Petite difficulté supplémentaire, en plus de « sublimer » des mets du quotidien, les candidats devaient se débrouiller pour trouver de contenants. Ils ont donc découpé des boîtes de jus d’orange, utilisé des bouteilles en plastique, des pots de yaourts et même des conserve.
A ce petit jeu, Paul Arthur, dont j’adore le prénom, pourtant sur la sellette la semaine dernière, et Stéphanie, sont arrivés ex æquo, et c’est finalement le garçon qui a gagné la première immunité du jeu et le droit de voir ses recettes figurer dans un magazine people féminin, dont on doit taire le nom.

Les candidats ont ensuite été scindés arbitrairement en deux groupes, eux-mêmes subdivisés en deux, pour aller soit nourrir des grands sportifs exigeants ou gaver de sucre des gamins.

A ce moment là du jeu, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur la composition des équipes. Pourquoi Fanny, plutôt psychorigide et sérieuse, a-t-elle été ainsi obligée de se fader Alexis, le cadet de l’aventure, brouillon et inorganisé, tandis que le très prétentieux Renan devait gérer un camarade de jeu beaucoup plus fiable ?
J’imagine que ça fait de jolies images à l’arrivée quand la jeune femme prend en main le padawan…

Cette épreuve des pâtes ne m’a guère captivé et j’ai trouvé son résultat relativement imbécile, puisque dans une version revisitée et trash de « l’école des fans », tout le monde a perdu, puisqu’il fallait faire le consensus auprès des chefs et des sportifs. D’ailleurs, la star du jour, Sébastien Chabal, n’a pas dégusté les pâtes cuisinées par les futurs « top chefs ».

L’autre épreuve a amené les cuisiniers à concocter un goûter d’anniversaire pour des enfants de sept ans. Je n’imagine pas dans quel état les gosses ont terminé après avoir dégusté le buffet de l’équipe d’Abraham, le mexicain, qui a parsemé de bonbons absolument tous les gâteaux, et celui de l’équipe de la battante Stéphanie, tout aussi chargé en sucre.

J’ai cru un instant que tous les candidats allaient participer au repêchage, mais mystérieusement les enfants et les chefs sont tombés d’accord pour favoriser l’équipe majoritairement féminine, comptant la déjà favorite Stéphanie.

Nous avons donc assisté à une épreuve de la dernière chance avec sept candidats au top d’eux-même qui ont pourtant présenté des entrées chaudes, dignes de candidats d’un « dîner presque parfait », sans les noix de Saint-Jacques toutefois. Trois candidats se sont distingués de la masse par leur niveau bas. Alexis, le toulousain, a ainsi réussi à servir un oeuf dur au lieu d’un oeuf mollet aux chefs. A se demander ce qu’il fout là…  Abraham a, lui, proposé une salade en tant qu’entrée chaude et Matthieu, le futur éliminé, a payé cher son risotto.

Comme l’an dernier, certains candidats semblent clairement là pour faire de la figuration, tandis que le groupe des favoris se dessinent. Comme Guislaine Arabian, je me félicite du bon niveau des filles, qui prennent les choses en mains et prennent les garçons pour leurs commis.

Alalalala, « Top chef » pourrait vraiment être une émission au top sans les musiques emphatiques qui dramatisent le propos, les présentations des candidats qui la tirent vers le bas et sa durée.
 
Oh une dernière question, il sert à quoi Cyril Lignac dans cette émisssion ?
 
[NDLA : Je remercie les courageux volontaires, très peu nombreux, qui ont accepté de communiquer sur leurs vices télévisuels…]

Une révolution, sa révolution, enfin celle de Jamie…

Après un très bon départ la semaine dernière, les aventures de Jamie en Amérique se sont muées en une télé-réalité très lacrymale.

Jamie est donc parti en croisade aux Etats-Unis et plus particulièrement dans la petite ville de Huntington en Virginie Occidentale, où une grande partie de la population est obèse, pour sauver les américains d’eux-mêmes.
La semaine dernière, il prenait les choses en main dans les cantines scolaires, ce qui après une grande résistance des cantinières revêches mais bien coiffées a quasiment réussi.
Pour la suite de son combat, il décide donc de s’attaquer aux lycéens. Il découvre que dans l’usine à manger qu’est la cantine de la grande école locale, les gamins se nourrissent aussi mal que les bambins et ingurgitent frites, pizzas, ou hamburgers au poulet en délaissant le pourtant utile bar à salades. De plus, les lycéens ne semblent pas hyper réceptifs à son message qui consiste à les inciter à arrêter les frites pour leur préférer de la laitue. Du coup, le cuisinier anglais décide de s’appuyer sur des ambassadeurs pour porter sa bonne parole dans les classes mais attendez, ça me rappelle un truc tout ça, un cuisinier, un lycée, les ambassadeurs…je le savais, Jamie a tout pompé sur Cyril Lignac qui avait fait exactement la même démarche, voilà un ou deux ans sur M6. Bref, Jamie initie les gamins brièvement à la cuisine et décide, mais c’est dingue ça, comme Cyril Lignac à nouveau, les cours de cuisine, et l’idée d’inviter des gosses peu rompus aux techniques culinaires, à concocter un menu pour des pontes locaux, afin de lever des fonds pour financer sa « révolution ». Je me demande si Cyril Lignac ne devrait pas faire quelque chose contre ce plagiat manifeste, non ?

Le problème de santé publique posé par l’obésité aux Etats-Unis étant assez terrible, les apprentis cuisiniers sont invités à témoigner sur ce qu’il les a amenés à participer à l’aventure et dans une séquence très glauque et lacrymale, une gamine de 15 ans qui pèse plus de 150 kg explique que son espérance de vie est limitée à 7 ans par son poids.

Dans le deuxième épisode, Super Jamie doit combattre le super vilain de son aventure américaine. Il s’agit d’un animateur de radio particulièrement virulent qui reproche à notre cuisinier favori d’être venu là pour apprendre à vivre à ses compatriotes et faire sa publicité au passage. Jamie parie donc avec lui qu’il initiera 1000 personnes à la cuisine en une semaine dans sa bonne ville et je vous passe le suspense vain, ça fonctionne et il rallie même à sa cause son ennemi sensible au fait qu’il existe maintenant des cercueils géants pour les obèses.
Je plaisantais évidemment pour le sens dans lequel s’est effectué le plagiait manifeste. Cyril Lignac pompe tout à Jamie depuis l’émission qui l’a révélée au grand public, mais n’a malheureusement pas le charisme de la star anglaise des fourneaux.

La semaine prochaine, on se demande ce que Jamie va accomplir de plus, puisqu’il a déjà convaincu le gouverneur de l’Etat de l’intérêt de sa démarche. Rencontrera-t-il le président américain ou Oprah ?

Avec tout ça, j’ai loupé « Doc Martin ».

MIAM est un peu beurk parfois…

Samedi, à 20 heures, comme tous les samedis à ce moment là depuis quelques semaines, je m’étais installée devant la télévision avec ma moitié pour découvrir un nouvel épisode « M.I.A.M », l’invitation à manger du Jamie Oliver (du pauvre) français, Cyril Lignac. Le principe de l’émission est de mettre en scène une énième compétition culinaire – M6 ne s’en lasse pas – opposant cette fois-ci des téléspectateurs lambdas persuadés de maîtriser une recette et le chef Lignac. Entre les étapes de la préparation express du plat, la chaîne nous propose des petits reportages destinés à nous édifier culinairement. Le premier sujet est dédié à l’une des composantes du met réalisé en plateau, le deuxième est consacré à un produit adoré par les enfants et le troisième met en scène un test de Greg-le gagnant d’un « dîner presque parfait ».

Samedi soir, j’ai failli tomber de mon lit en découvrant le reportage consacré à la crème fraîche, qui serait l’atout de choix de la gastronomie française, mais passons… A la fin du sujet qui nous apprenait comment était faite la crème fraîche, un chef se proposait d’apprendre aux enfants à réaliser un potage au persil agrémenté d’une bonne dose de crème pour leur faire passer la pilule, l’argument de base de la recette étant que les chiards ne supportent pas les légumes et vomissent le persil mais qu’avec une bonne lampée de crème bien grasse, ça passe mieux.

Là, je m’exclame, bien que je le déteste, SOS Docteur Cohen ! Cyril qui est son grand ami devrait éviter de vendre aux parents l’usage de la crème épaisse comme planque pour les légumes ennemis des enfants, non ? Docteur ?

Bon, passons, à la limite….

Le reportage dédié aux enfants était, lui, consacré aux corn-flakes, un aliment réputé, selon la voix-off, pour ses qualités nutritives et excellent pour la santé. Alors, certes, mais certainement pas badigeonné de sucre non plus…
« MIAM » suivait donc la visite d’un groupe d’enfants dans une usine agroalimentaire, probablement la marque du coq et du tigre, qui fabrique justement des corn-flakes, vantant à nouveau les mérites gustatifs et nutritifs, j’y tiens, des pétales de maïs grillés et arrosés de sucre. Nous avions déjà eu le droit à ce genre de reportage avec les poissons panés.
Les grands noms de l’agroalimentaire doivent être ravis de disposer désormais d’une aussi jolie vitrine toutes les semaines à 20 heures sur M6. De mon côté, j’ingère poliment entre deux pages de publicités assumées, un magnifique publireportage qui ne dit jamais son nom…Miamm…

[NDLA : Sans transition, je vous rappelle que demain on live-blogue ici même devant « la Nouvelle Star ». J’espère simplement que les « nouveaux » commentaires made in Blogspot suivront le mouvement.]

Benjamin éliminé à un cheveu de David près !

Le cinquième épisode de « Top Chef » était riche en enseignements. Nous avons ainsi appris que Virginie Guilhaume a la critique facile quand il s’agit de bouffe, alors que comme l’a souligné Alexandre, le belge, toujours au taquet, on aimerait bien voir ce qu’elle est capable de faire, elle, derrière un fourneau. Nous avons également réalisé que les grands chefs, même formés dans les meilleures maisons, ne savaient pas faire de cookies. La semaine dernière, c’était la pizza qui leur semblait être une mission impossible…. A priori, quand on cuisine à un haut niveau, les basiques deviennent hors de portée.

Sinon, la production a décidé consciemment ou inconsciemment de tuer le suspense de la soirée au bout de 20 minutes d’émission, ce qui est peu quand on sait qu’un épisode de « Top Chef » dure en moyenne 3 heures (pubs comprises) en laissant le vainqueur de l’épreuve du « coup de feu » constituer son équipe pour créer le restaurant éphémère qui allait servir d’épreuve pré-éliminatoire à la soirée. Les deux finalistes étaient deux bons candidats, Brice et Pierre, et c’est Pierre que le chef Lignac a désigné pour constituer les équipes. Pierre n’a pas été bon joueur ou kamikaze (au choix) et a opté pour les meilleurs candidats pour son équipe. Il aurait pu abandonner l’hystérique Alexandre aux autres et donner une chance à Romain de ne pas se faire sauver in extremis lors de l’épreuve éliminatoire, mais non il a préféré le bon belge à l’ado mal dégrossi.

Ce choix s’est avéré très vite judicieux, puisque l’équipe du beau Benjamin a d’emblée semblé incapable de s’entendre, faute de leader ou justement parce qu’elle en avait au moins un de trop, David refusant de lâcher l’affaire, alors qu’au final il a laissé à son rival le choix du thème et du nom du resto. En parallèle, l’équipe 2 a accordé les pleins pouvoirs à Pierre qui avait après tout emporté la première épreuve de la soirée.

Au final, Alvéoles, le restaurant lounge, zen, épuré, branché de la mort qui tue de l’équipe 1 a intelligemment tout misé sur des étagères Ikéa assez inutiles dans son décor, tandis qu’Alexandre a opté pour le Deus ex machina pour « The Street », un restaurant new-yorkais. Il faut dire que le responsable de la boutique de décoration a accordé une étonnante ristourne de 70% au décorateur de l’équipe favorite, qui a même piqué le tapis qui aurait été parfait pour Alvéoles.

Toujours au top, les candidats de l’équipe 1 ont imposé, goguenards, à Benjamin de s’occuper de la déco. Ca lui apprendra à se maquiller comme une fille, car comme l’a si bien dit Alexandre, qui est pourtant resté patient jusqu’au bout dans son rôle, « la déco est une affaire de femmes ».

Les chefs n’ont pas eu le droit à un apéritif, ni un café, ni même de l’eau minérale chez Alvéoles, tandis que The Street leur a proposé tout cela et même plus encore. Le dîner du restaurant new-yorkais était presque parfait, mais les chefs ont quand même réussi à se louper sur leur dessert pourtant tellement simple qu’il en était presque déplacé, un cookie. Ils auraient du opter pour un inratable brownie…

Au final, comme nous le supputions depuis 21 heures, l’équipe de Romain, Benjamin et David a été placée sur la sellette. Je m’attendais presque à un retournement inattendu de situation pour justifier la soirée, mais non finalement…

L’épreuve finale a scellé le destin de Benjamin. Le jury a pardonné à Romain de lui proposer son quatrième plat de poisson – ici un crustacé – aux légumes archi épuré en le mettant en garde pour la prochaine fois… David a eu beau semer des cheveux et de la ficelle dans son lapin, il l’a quand même emporté. Les chefs s’étaient assurés au préalable de bien éliminer Benjamin.

La semaine prochaine, les chefs s’attaqueront aux plats de leur enfance et les revisiteront sous l’œil attendri de leurs parents. Les candidats éliminés se chargeront de leur côté de démolir leurs hamburgers de chefs.

La semaine dernière, j’ai constaté en parcourant mes mots clés qu’après avoir conspué Grégory, mes lecteurs s’énervaient en constatant qu’il avait été éliminé de façon injuste. Globalement, le système d’écrémage est devenu complètement arbitraire, les chefs virant clairement désormais les candidats arrivés en bout de course en se fiant qu’assez peu à ce qu’ils produisent dans l’épreuve finale. Certes, la logique est respectée mais la justice dans tout ça est légèrement absente. Qu’importe, ce n’est que de la télé et même de la télé-réalité…

Mon week-end télé !

(Mieux vaut tard que jamais…)

A défaut de Télé POC, car la semaine ne le mérite pas, voici un petit zapping édifiant de ce que j’ai regardé à la télévision ce week-end…

Vendredi 21h11
J’ai décidé en accord avec ma Moitié de zapper les Enfoirés. C’est un peu comme « la Nouvelle Star », j’en ai assez de voir les mêmes têtes reprendre avec des déguisements approximatifs des vieux standards ou les tubes de l’année écoulée dans une compilation musicale destinée à enchanter tous les publics. J’ai mauvais fond, mais je ne vois pas pourquoi Catherine Lara, Maxime Leforestier, ou le gamin des « Choristes » qui a vieilli en plus ont encore leur place dans le programme alors que Leslie n’a jamais pu y participer ce qui lui a (presque) coûté sa carrière.
Un peu ramollie par mon bain, je débarque donc devant les très toniques experts, pardon l’équipe de Los Angeles de « NCIS ». Un cartel de la drogue a pris en otage une gamine, son oncle est mort, et l’équipe du NCIS de la Côte Ouest est prête à intervenir. Le père a finalement enlevé sa fille et je n’y ai pas compris grand-chose. Le deuxième épisode tout aussi tonitruant met en scène les Navy Seals, je rigole en remarquant que ce sont les phoques de la marine. L’un des agents du « NCIS » L.A., ancien Navy Seals, prend mal que ses compagnons d’infortune d’autrefois soient accusés du vol de drogue chez un trafiquant. Je saisis à nouveau mal la chute. Les agents canardent beaucoup. « NCIS Los Angeles » est loin, comme prévun d’égaler en qualité la série d’origine. Il manque le second degré de Dinozzo ou d’Abby pour faire passer la pilule patriotique particulièrement indigeste dans les deux épisodes aperçus.

Vendredi 23 heures, après avoir erré longuement en zappant de chaîne en chaîne, je tombe enfin sur un programme alléchant : « Next Made in France » avec un gay qui recherche un vrai mec pour lui faire porter une jupette en cuir de gladiateur. Le candidat hors du bus repart évidemment seul. La deuxième fournée me permet d’apercevoir mon premier module bi. Dans le bus, ça fricote sec entre mecs et nanas. Le candidat exclut bizarrement des prétendants très potables pour se concentrer sur une fille bizarre un peu rondelette et livide aux énormes seins. Je devrais cautionner ce choix, mais j’ai du mal à le saisir. Dans les modules bis, les candidats déclarent en préambule avoir couché avec le mec de leur meilleure amie ou le père de leur ex.

Samedi 18 heures
Mon destin cruel m’impose de tomber toutes les semaines sur « accès privé », l’émission la plus trash de M6. Après un sujet, la semaine dernière, sur les fans tombées du côté Obscur qui harcèlent le groupe allemand Tokyo Hotel, je visionne un reportage sur la relation complexe qu’entretiennent Jacques Dutronc et Françoise Hardy depuis des années… J’apprends également qu’Eric Galliano vend désormais des chaussures, ce qui me navre pur lui.
J’enchaîne logiquement avec un vieux « maison à vendre » que j’ai déjà vu…

Samedi 20 heures
J’ai le choix entre « M.I.A.M » sur M6 et le grand retour de « Fa si la chanter » sur France 3. Je choisis le programme culinaire pour faire plaisir à ma femme. Cyril Lignac affronte des particuliers sur la confection de raviolis au foie gras et se fait battre par une équipe qui utilise de la mangue dans sa préparation. Le chef est trahi par son fruit favori, quelle injustice ! Pendant ce temps là Greg d’un dîner presque parfait mais surtout de « Top Chef » part à la découverte de la cuisine moléculaire, qui sera également au menu de la compétition culinaire ce soir… Hmmm… étrange ! Fort heureusement, je sais déjà grâce à la bande-annonce que Greg sera lui jugé sur sa capacité à faire la cuisine chez des particuliers avec des fonds de placard.
Quant à « Fa si la chanter », le peu que j’en ai vu m’a paru aussi ringard que l’émission original. Dans « accès privé » justement, le pauvre Pascal Brunner revenait sur son alcoolisme et sa descente aux enfers. Je souhaite mieux à Cyril Hanouna qui a bien du mérite de se coltiner ce jeu. Sur le coup, j’imaginais que c’était une bonne idée de relancer l’émission mais en voyant le décor tout droit sorti des années 90 et les braves choristes aussi raides qu’à l’époque, je me demande l’intérêt de remettre à l’antenne ce jeu.

Dimanche 9 heures
Comme il faut aller voter et bien voter, je loupe la rediffusion de la première saison des « Chevaliers du Zodiaque » sur NT1. La semaine dernière, Hyoga du Cygne affrontait son ancien maître (alors qu’en vrai c’est Camus du Verseau, mais bon…), le chevalier Cristal qui, hypnotisé par le Grand Pope, qui est en fait son jumeau maléfique, désirait la mort de son disciple. J’ai de toute façon un peu de temps avant de redécouvrir la Bataille du sanctuaire.

Dimanche 15 heures
J’ai regardé « Monk » apprivoiser un chien, à moins que ça ne soit l’inverse, alors que j’ai loupé d’après Pierre, un épisode clé de cette ultime saison la semaine dernière. « Monk et le chien » m’évoque irrésistiblement « Monk et le bébé ». De plus, comme personnellement je ne supporte pas de toucher un chien sans me laver les mains dans la seconde qui suit, je trouve Monk super normal sur ce coup là.

Dimanche 18 heures
Gordon tente de sauver un restaurant de la faillite et se prend la tête avec son chef français. Ce résumé peut s’appliquer à 90% des épisodes de « panique en cuisine » multi rediffusés par W9, le dimanche soir. Qu’importe, je me délecte et je me dis que M6 devrait réhabiliter ses « paniques au » qui étaient vraiment géniaux.

Dimanche 20 heures
Je fais le tour de mon appartement en hurlant de joie en découvrant le score du parti socialiste aux élections régionales puis pour le fun je remets ça en apprenant celui de Ségolène Royal puis à 22 heures celui de Martin Malvy dans ma région ! Je me contiens difficilement – je finis par apostropher mon petit écran – en écoutant le porte-parole de l’UMP énoncer des contrevérités grotesques.

Grégory n’a toujours pas été éliminé de Top Chef !

Conformément à mon Télé POC, j’ai préféré hier « Top Chef » à tout le reste. L’émission pourrait désormais être rebaptisée « mais quand est-ce que Grégory, bien inférieur techniquement aux autres, va être éliminé de la compétition ? ». La production semble en effet avoir phosphoré pour éviter le plus longtemps possible d’être privé de cet atout charme aux yeux du public, quitte à se décrédibiliser légèrement.

[© Pierre Olivier/M6]

Ainsi, après avoir brillamment démontré à nouveau, qu’il était l’un des meilleurs quand il s’agissait d’être créatif dans l’épreuve dite du « coup de feu » en proposant des frites de salsifis aux gamins qui n’y ont vu que du feu – Jamie Oliver a du être vert en découvrant cette idée depuis l’autre côté de la Manche, il aurait ainsi pu faire ingurgiter un peu plus de légumes dans les cantines aux petits anglais uniquement amateurs de gras -, Grégory a eu la grande chance de concourir dans le combat des chefs avec le belge Alexandre, sosie de voix de Benoît Poelvoorde. Face aux deux concurrents, enfin essentiellement face au bruxellois qui a fini par déclarer qu’il « ne saurait pas tout faire », le tandem formé par Princesse Mononoké et le transparent Romain faisait bien pâle figure. La jeune fille, qui se targue d’être une self made woman, a eu bien du mal à composer avec les commis pourtant là pour l’aider. Plutôt que de les manager en souriant à la Greg – qu’il est sympa décidément, ce garçon -, elle a préféré leur aboyer dessus et leur faire revêtir toute la charge de l’échec de son duo.

Au final, Guislaine Arabian a été mortifiée par la conduite de ses apprentis, mais surtout celle de Yok Yok et a logiquement placé les adversaires de Greg et Alexandre sur la sellette, les dispensant, eux, d’épreuve éliminatoire. Et hop, une semaine de plus de compétition, approuvée par Greg, pour le gagnant du dîner presque parfait…

En face, les deux autres binômes formés par Brice, la tête à claques, et Pierre, le futur vainqueur de l’émission, et Benjamin, le beau gosse qui ne s’ignore pas, et David, qui voudrait tellement gagner pour son père décédé, ont du constituer une magnifique pièce montée décorée. Brice, le teigneux nerveux, a réussi à supporter pendant quasiment deux heures l’autorité du très peu souriant Pierre, jusqu’à ce qu’il craque parce qu’il ne faut pas pousser non plus. David a du lui tolérer les excentricités du très remuant Benjamin, qui sera à n’en pas douter éliminé la semaine prochaine au profit de Greg.

Au final, Yok Yok et son pot au feu de la mer ont été éliminés et Romain s’est révélé dans l’épreuve d’élimination.

Si j’étais mauvaise langue, je dirais que le jury a déjà ses très, très grands favoris et que les épreuves des chefs sont donc une énorme plaisanterie puisqu’ils regardent les candidats cuisiner et qu’ils choisissent par avance de préserver l’un ou l’autre. L’épreuve éliminatoire a au moins le mérite d’être jugée à l’aveugle, mais mon petit doigt me dit que les chefs connaissent suffisamment bien la cuisine des candidats désormais pour ne pas faire de boulette en éliminant définitivement l’un ou l’autre.

Je me mouille un peu en faisant quelques pronostics. La finale devrait logiquement voir s’affronter Alexandre, le belge grande gueule, et le froid bien que méridional Pierre. Benjamin, le tentateur, sera le prochain éliminé, puis ce sera ENFIN le tour de Grégory, à moins que David ne s’intercale dans le tiercé.

La semaine prochaine, nos chefs devront improviser un repas au domicile d’un particulier avec ce qu’ils trouvent sur place ou s’inititier à la cuisine molléculaire avec Thierry Marx.