Est-ce que j’aimerais vraiment être confinée avec…Bébé Yoda ?

Pour le reconfinement, je me suis (re)posé la question du premier : avec quel personnage de série j’aimerais être confinée ? Et soudain l’évidence : Bébé Yoda. Mais il va bien falloir peser le pour et le contre.

(Et oui, au premier degré, je me demande vraiment quels sont les avantages et les inconvénients d’accueillir Bébé Yoda chez soi. Ca va vous ?)

(Des gens se sont vraiment énervés parce qu’il mangeait les oeufs d’une grenouille extraterrestre imaginaire, alors ce n’est pas pire, je trouve…)

Pour…
Il est vraiment trop mignon.


Il n’est pas très remuant.

Il n’est pas très bruyant.

Il est rigolo.

Il sera un atout de taille pour vos visios entre amis ou en famille.

Il n’est pas très encombrant, même dans un petit appartement. Il se range dans une sacoche.

Il a certainement la Force, ce qui peut être pratique pour déplacer des meubles.

Il mange les oeufs des araignées. Un bon point pour les arachnophobes (sauf si elles se réveillent, furieuses et géantes).

Contre…
On ne sait pas bien ce qu’il mange. Des oeufs a priori… Mais ils sont vraiment difficiles à trouver en période de confinement. Et si comme Alf lui prenait l’envie soudaine de manger le chat….


Il est propre au moins ? Ce n’est pas très clair dans la série. Après tout, c’est techniquement un bébé ou un enfant.

Il est habitué aux grandes espaces : Tatooine, l’univers… Pas sûre que votre 30 m2 lui suffise !

Il tripote un peu tout, comme un gosse. Il pourrait détraquer la box Internet sans le vouloir ou trifouiller dans la caisse du chat (décidément).

Il n’est pas hyper obéissant. Le Mandalorian a du mal à en venir à bout, alors un humain lambda…

On ne connaît pas vraiment son âge et c’est préoccupant.

Bilan, de mon côté, ça sera un grand non ! Mais je vous laisse juger…

Dix conseils séries pour supporter le reconfinement

Même si je suis certainement l’un des êtres les plus casaniers que la terre ait porté, ce reconfinement (qui donnera lieu à un re-déconfinement du coup ?) me mine.
Et pourtant, mon lieu de vie actuel a été aménagé ces derniers mois pour survivre à un éventuel reconfinement. Mais il ne compte, malgré mes efforts, toujours pas de jardin, ni de vue mer.
Comme me disait ma maman avant que je parte passer un examen, haut les coeurs ! (Du coup, c’est le moment d’écouter la chanson de Fauve ? Pas Hautot, hein ? Vous vous souvenez de Fauve ? Sans blague ?)

L’histoire étant un éternel recommencement, voici dix conseils séries, toujours totalement subjectifs, pour passer le confinement. Je vous interdis de dire que je me répète. Il n’y a pas d’ordre !

Mon nouveau mantra…

1- The Good Place (saisons 1 à 4 sur Netflix)
Oh une série qui parle de la mort en pleine pandémie, comme tu es drôle, Poc ! Certes, mais ce n’est pas son unique sujet (quoique…), elle vous permettra aussi de réfléchir au sens de la vie (« J’ai trouvé le sens de la raison qui m’entraîne » lalalala) et peut-être de vous intéresser à l’éthique. J’en suis restée personnellement à la série, mais rien ne dit que ce deuxième confinement ne sera pas celui qui me mènera vers la philosophie.

2-Dark (saisons 1 à 3 sur Netflix)
J’ai déjà tout dit sur Dark, qui est certainement la série qui m’a le plus secouée ces 5 dernières années. Je vous envie de la découvrir, je vous envie de pouvoir la regarder d’un trait. Pensez à prendre des notes quand même et prévoyez une grande feuille blanche pour dresser les différents arbres généalogiques !

3- The Boys (saison 1 et 2 sur Amazon)
Des têtes qui explosent, des supers-héros bien tordus, des effets spéciaux qui déchirent… voilà de quoi bien, bien se changer les idées

4- Gilmore Girls (saisons 1 à 7 sur Netflix et quatre épisodes supplémentaires non indispensables)
Pour se vider la tête, rien de tel que d’écouter Lorelai parler et encore parler en buvant du café chez Luke dans la très chouette bourgade de Stars Hollow. Ce monde parallèle si proche du nôtre et en même temps si lointain devrait apaiser vos nerfs un peu à vif. Et puis bon, prendre fait et cause pour Lorelai contre sa mère vous permettra de canaliser votre énergie négative.

5- Buffy contre les vampires (saison 1 à 7 sur Amazon)
C’est mon petit plaisir quotidien, redécouvrir les aventures de Buffy et du scooby-gang en VO ! Entendre les blagues et les références à côté desquelles j’étais passée durant toutes ces années, découvrir des morceaux d’intrigues qui résonneront à nouveau par la suite, noter les obsessions de Josh Whedon… J’ai presque envie de prendre des notes en regardant Buffy.

6- Community (mais vraiment que les saisons 1 à 3 sur Amazon ou Netflix)
Petit bijou de série qui s’étiole à partir de sa quatrième saison pour virer à l’immense n’importe quoi durant les deux dernières, mais les trois premières valent tellement le détour.

7- American Horror Story (saison 1 à 9 sur Netflix)
Je vous envie de découvrir cette série. Vous pouvez vous référer à mon classement pour les regarder, les prendre dans l’ordre, piocher au hasard selon vos préférences, plutôt le cirque et ses monstres, l’hôpital (et ses fantômes) psychiatrique et ses horreurs, les années 80 et ses meurtres sanglants

8- Family Business (saisons 1 et 2 sur Netflix)
C’est plus drôle que Dix pour cent, mieux joué que Joséphine Ange Gardien, moins chiant que Maigret et plus réaliste qu’Emily un Paris. Un bonheur de série française…

9- Friends (saisons 1 à 10 sur n’importe quelle chaînes de la TNT)
Pour revoir les têtes de bébés des acteurs dans la première saison, attendre dix saisons pour que Ross et Rachel finissent ensemble, parce que ça reste drôle même au dixième visionnage et surtout parce que c’est léger.

10- Mandalorian (saison 1 et bientôt 2 sur Disney +)
C’est LA série qui m’a réconciliée avec l’univers de Star Wars après la troisième trilogie. (On peut aussi profiter du confinement pour regarder I, II, III, Solo, Rogue One, IV, V et VI). C’est beau, c’est bien, et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Je vais essayer de penser à dix conseils lecture et à dix émissions à ne pas manquer. On va y arriver, je vous le promets !

Plan blog

Vous savez comme moi qu’il y a plein de supers séries à regarder et qu’on manque toujours de temps. Enfin, ça a été niveau temps ces dernier mois, mais j’y reviendrai. C’est pour ça que je me demande toujours pourquoi je finis par regarder Plan coeur sur Netflix. D’autant que j’ai mollement apprécié la première saison et détesté la deuxième. Alors pourquoi me suis-je tapée l’épisode sur le confinement ? C’est un grand mystère…. d’autant que je n’ai pas pu me rincer l’oeil, ce qui semble être l’objet unique de cet inédit, sur la plastique du beau barbu, dont on voit presque tout sauf ce qu’il montre au balcon à sa voisine (mais que c’est drôle…).

Je vais vous résumer Plan coeur aussi bien que je l’ai fait hier pour quelqu’un que ça n’intéressait pas.

Dans la première saison, Machine (je vais vérifier les prénoms pour plus de clarté) Elsa se fait plaquer par Maxime. Comme elle a le coeur brisé, ses bonnes copines (avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis) décident de payer un escort-boy (qu’elle baptise « le pute ») pour qu’elle se console. Elsa ne sait pas que le beau Julio est payé pour la séduire et tombe amoureuse de lui. Comme c’est une comédie romantique, la réciproque est vraie. Elle découvre la vérité dans le dernier épisode et décide de se mettre en couple avec lui. A un moment, il y a Anne de Petrini aussi. Ses deux potes, Charlotte et Emilie, ont aussi des aventures qui ne visent qu’à illustrer le fait qu’elles sont insupportables. Emilie passe sa vie à être infecte (et le mot est faible) avec son gars, qui est un gentil interne. Charlotte s’emploie à gâcher la vie d’Elsa.
Dans la saison 2, Elsa a caché à ses meilleures amies qu’elle était avec Julio. (Tu m’étonnes…) Du coup, elles essaient de la recaser avec Maxime, qui s’est découvert un amour transi pour elle entre deux.
Le seul personnage bien, et c’est sans parti-pris, est la collègue lesbienne d’Elsa, qui apparaît de temps en temps pour ne pas trop exister.
Je vous épargne l’intrigue autour de la start-up bidon de Charlotte.
Elsa rompt avec Julio à cause de ses copines et se remet finalement avec lui, parce que cette série est nulle et n’a rien à dire.

Et donc, comme ça doit bien marcher, Netflix a proposé hier un épisode spécial de Plan coeur sur le confinement.

Vous avez aimé le confinement, vous détesterez l’épisode de Plan coeur sur le confinement.
Vous avez détesté le confinement, vous détesterez l’épisode de Plan coeur sur le confinement.
D’ailleurs, je pense que les scénaristes de Plan coeur détestent leurs personnages. Je ne vois aucune autre explication.

La petite bande d’amis décide de se confiner ensemble dans la maison de la grand-mère d’Emilie. Et puis, finalement pas…. Charlotte a trop peur d’être infectée par le virus. Maxime a trop envie de baiser (je n’invente rien). Matthieu, dont je ne vous ai pas parlé, est bloqué à Londres. (On l’oublie vite, comme les autres personnages qui cessent rapidement de l’appeler.) Jules et Elsa veulent baiser (décidément). Emilie est donc bloquée, seule, avec son courageux époux qui est soignant et son fils à la campagne.


Et là, et bien c’est la calamité.
Elsa devient super écolo et insupportable (je ne sais pas quel est le message derrière, je vous laisse décider). Charlotte psychote à cause du virus. Emilie se fait suer et profite du métier de son époux pour devenir populaire sur Insta. On avait déjà atteint les limites du supportable avec son personnage dans les deux premières saisons et là j’avoue que je ne comprends même plus comment c’est possible d’être aussi immonde. Maxime secoue sa b.t.e au balcon pour trouver une meuf (et encore une fois, je n’invente rien).
Au bout de trente jours de confinement, sans qu’on comprenne comment c’est possible puisqu’on ne les voit jamais sortir, Julio chope le coronavirus. Du coup, Elsa se rend compte qu’elle est une véritable emmerdeuse. Charlotte est prise de remords car elle ne fait rien pour les autres et culpabilise. Elle vainc sa germophobie pour mettre ses über au féminin au service des soignants. Maxime fait du sport pour entretenir son corps, donc on le voit en slip une grande partie de l’épisode.

Ce que ça dit du confinement : rien ou du moins pas grand chose de bien.
Il y aurait pourtant eu matière. La série ne fait même pas l’effort de suivre l’actualité qui avait son importance pendant ces quarante jours. Les personnages se regardent le nombril pendant 98% de l’épisode, avant de réaliser qu’il faut être altruiste, sauf Maxime très occupé par autre chose.

Si un extraterrestre découvre l’humanité avec cet épisode, il va nous crever. Vous êtes prévenus !

Sinon, ça va, ma gestion de la colère, tout ça…

La télé de l’été (chapitre 1)

Nous sommes le 21 juillet et je suis toujours confinée. Bon, j’exagère un peu. Je sors sans autorisation et je me suis même éloignée de plus de 100 kilomètres de ma résidence. Ce petit voyage m’a permis de constater que les gestes barrières n’étaient pas forcément très bien intégrés par tous.
J’ai fait l’effort de ne pas embrasser mes parents.
Bon, je dois reconnaître que ne pas embrasser quelqu’un, à l’exception de l’être aimé, n’est jamais une corvée pour moi. Je ne suis pas très bisous. N’empêche que pour mes parents, que je n’avais pas vus depuis février, ce n’est pas naturel du tout. Jusque-là tout allait bien, mais en voyant ma mère manger la confiture du pot familial avec sa petite cuillère, je me suis dit que ces précautions étaient un peu vaines… Je ne suis ni bisous, ni petit-déj. De quoi me plains-je ?

Mes vacances étant déjà terminées, ça a été rapide cette année. Je reprends mes bonnes habitudes estivales en tentant de trouver quelque chose de correct à regarder à la télévision. Ca méritera plein de posts à venir…

Je m’amuse toujours à constater que je vieillis. Dans ma tête cohabite une personne de 71 ans et une enfant de 8 ans et elles se supportent très bien.

L’enfant de 8 ans a beaucoup soutenu l’équipe de Daphné Burki partie à l’assaut de Fort Boyard samedi soir. L’animatrice a d’ailleurs brillé dans l’émission et m’a bluffée. Je n’ai pas encore vu le personnage de Cyril Féraud dans le jeu, j’espère que je pourrai me rattraper ce samedi.

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La personnage âgée s’est étonnée vendredi que Mc Do s’entête à utiliser les cuillères qui servaient à brasser le Mc Flurry dans le temps, alors que ses accompagnements ne sont plus intégrés avec vigueur à la glace depuis un moment. Ils ont encore du stock de longue cuillère bizarre ou ils rentabilisent une machine fort chère ? (Selon cette vidéo, il semblerait que la glace soit toujours touillée, mais j’étais persuadée que ce n’était plus le cas en France ou du moins dans les Mc Do que je fréquente.)

L’enfant de 8 ans a investi dans un fort joli Musclor chevauchant Kringer. En Pop ! évidemment.

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La personne âgée s’est découvert une nouvelle passion : Maigret sur C8.
Je me souviens de mon moi de 17 ans et quelques qui se lamentait quand ses parents imposaient un programme unique le vendredi soir à la télévision : Maigret avec Bruno Crémer sur France 2 à l’époque. S’il me voyait aujourd’hui me délecter des épisodes du polar le moins palpitant de la création, il hurlerait à la trahison.
Je n’y peux rien si Maigret convient parfaitement aux chaudes journées de juillet. Ce n’est pas très excitant et excessivement long. Un peu ennuyeux, je le reconnais, mais j’apprécie les décors (si, si, je vous jure). J’aime cette reconstitution minutieuse de la France des années 50/60. En plus, Maigret passe une partie de l’épisode à manger et j’aime bien voir les personnages manger dans les séries. Les filles Gilmore mangent beaucoup également. En plus, au hasard des épisodes, je retrouve des acteurs aujourd’hui connus ou du moins vus ailleurs dans la fiction française : Alexandre Brasseur (Demain nous appartient) ou Cécile Bois (Candice Renoir).

On ne va pas se mentir, je ne suis pas au stade où je regarde un épisode d’un bout à l’autre. Je zappe en général au bout d’une vingtaine de minutes sans jamais savoir qui est le coupable du forfait du jour, ce dont je me fous éperdument. Je découvre que je vais pouvoir me détendre devant 54 épisodes avec un format à l’ancienne de 90 minutes, dont on n’est plus vraiment coutumier aujourd’hui (et c’est une très bonne chose).

Je loue les vertus apaisantes de Maigret et le fait que ça soit une série très pratique pour jouer à Animal Crossing ou au nouveau Paper Mario sur sa Switch (on perd rarement le fil de Maigret).

Star nostalgie

Je continue mon exploration du catalogue de Disney +. Hier soir, je me suis dit que j’allais regarder un dessin-animé jamais diffusé à la période Noël. Un classique pourtant… Pinocchio.

J’ai compris pourquoi aucune chaîne n’osait projeter ce film. Il est d’une violence psychologique rare.
C’est donc l’histoire d’un vieux monsieur un peu gâteux qui vit avec son chat et son poisson rouge au milieu des jouets qu’il confectionne. Une bonne fée trouve malin de transformer sa dernière création,  un pantin de bois, en un être vivant. Le vieux est ravi, mais dès le lendemain sa créature est enlevée par un saltimbanque sans scrupules qui l’enferme dans une cage et menace de le tuer à la première occasion. Il s’enfuit pour retomber dans les griffes de malandrins qui le vendent cette fois-ci à un cocher qui transforme les mauvais garçons en ânes, qu’il vend à des mines de sel… Il s’en sort in extremis pour sauver le vieux dans le ventre d’une baleine bien nommée Monstro et être transformé en petit garçon, car deux enlèvements et deux tentatives de réduction en esclavage le valent bien. Happy end…

Moralité, les enfants si vous ne reprenez pas l’école lundi, il vous en cuira !

Un peu hébétée par toute cette violence, je me suis rapatriée sur Youtube pour tenter de visionner le premier prime de la Star Ac 2.

STAR ACADEMY 7

Pour celles et ceux qui auraient pris l’histoire en cours de route, la Star ac a fait les belles heures de ce blog. Nous l’avons même live-blogguée un certain nombre de fois avec mes plus anciens lecteurs… J’ai une passion pour les éditions 2, 3 et 6 du programme. Je cite encore en exemple certaines performances.

[J’aime tellement cette reprise de Jenifer. Détail amusant, ils prenaient place sur un tapis roulant en chantant.]

Je me suis donc lancée le coeur joyeux dans ce visionnage.

Bon, ça a mal vieilli. Il ne faut pas se mentir. J’ai tenu une trentaine de minutes en passant les interminables séquences de blabla avec les profs et les digressions de Nikos. On a oublié à quel point il était détendu dans ce programme.  Il explique la défection de Patrice, seul absent notable de la précédente promotion pour cette première, par une pièce de théâtre en Moselle avant de lancer un surréaliste « bonjour à toi Patrice où que tu sois ».

C’est d’ailleurs la première chose qui m’a choquée : la présence de la grande majorité des premiers star académiciens au lancement de la deuxième saison du programme. Ils ont même accepté de chanter « pour la dernière fois » leur hymne avec une choré délivrée mécaniquement et visiblement répétée en deux jours. Je les plains tellement.

Ils seront également de la dernière pour l’une des séquences les plus cultes de la Star ac, toutes éditions confondues. Ils finissent tous en larmes en écoutant Nolwenn et Houcine reprendre Lettre à France.

La nouvelle promotion attend bien une trentaine de minutes  pour apparaître sous les projecteurs et j’en ai oublié pas mal à mon grand dam. Bizarrement, Eva visiblement venue boucher un trou, car elle ne savait pas du tout chanter, m’a bien marquée, tout comme Florence qui avait massacré un titre de David Hallyday avant de se faire éjecter manu militari de l’émission, la semaine suivante.

Je redécouvre aussi que les candidats avaient pour la première fois des cours de danse classique et de théâtre avec le très culte Oscar Sisto.

Et puis, j’ai arrêté pour conserver mes beaux souvenirs intacts.

Il semblerait que TF1 ait entendu mes prières et que l’émission fasse bientôt son retour à l’antenne. (TF1, j’attends la suite de Santa Barbara depuis trente ans maintenant, merci de poursuivre dans cette bonne voie !)

Je ne transigerai pas sur les points suivants :

  • Le château, ils se débrouillent comme ils veulent mais les académiciens doivent se retrouver à Dammarie Les Lys, et non dans le coeur de Paris comme la septième promotion maudite et oubliée.
  • La présence de Raphaëlle R, la mythique professeur d’expression scénique pour des débriefs impitoyables des primes.
  • Les évaluations biaisées pour mettre sur la sellette les élèves que la prod ne peut plus saquer.
  • La double élimination : le public sauve un élève, ses camarades en éliminent un. La séquence la plus cruelle de toute l’histoire de la télé-réalité.

En vrai, au moins deux de ces points seraient aujourd’hui rendus impossibles par les réseaux sociaux. L’élimination de Karima par Harlem (saison 4) ne passerait plus du tout sur Twitter aujourd’hui.

Comme je suis une vieille conne blasée, je me dis qu’il faut peut-être garder un beau souvenir de la star ac et ne pas la remettre à l’antenne dans une version 3.0 pas forcément utile. Je suis pourtant celle qui avait adoré son passage sur NRJ12 avec une formidable coprésentation de Matthieu Delormeau et Tonya Kinzinger. Cette phrase est à prendre dans un absolu premier degré.

 

Le retour (de flamme) de la Force

Parmi les joies du confinement, il faut bien le dire, il y a l’arrivée tant attendue de Disney + en France. J’en profite pour voir enfin tous les dessins-animés que j’ai loupés dans ma longue existence. J’ai commencé mon rattrapage par La Petite Sirène, que j’ai adoré, je ne m’y attendais pas du tout. Il se peut que je chante « les poissons, le poissons » en boucle depuis. Le prochain film sur ma liste est La Princesse et la Grenouille, suivi certainement de Basile, détective privé.

Mais, évidemment, ce qui me réjouit le plus pour le moment, c’est de déguster (« les poissons, les poissons »), désormais à un rythme hebdomadaire, les nouveaux épisodes de Mandalorian.

Un peu comme pour Rogue One, je n’attendais rien, ou du moins pas grand chose, de cette série inspirée de l’univers Star Wars. J’étais même carrément sceptique, me rendant à l’avis que Disney allait essorer la franchise jusqu’à la moelle pour se faire du pognon. Et, non, je suis emballée !

Nous avons consommé à vitesse grand V ses premiers épisodes disponibles au lancement et le sixième, en ligne depuis vendredi, nous a laissées sur notre faim. Il était extrêmement réussi, peut-être le meilleur jusque-là.

Je ne suis pas une spécialiste de l’univers Star Wars, loin de là. Je suis juste née en 1977 et ce film a marqué ma vie, comme celle de tout bon Xennial, qui se respecte (je généralise exprès). Je rêve d’enrichir ma collection de Pop! avec cette figurine et celle-ci. Ceci n’est absolument pas un message subliminal pour un 13 mai qui approche à la vitesse de la lumière pour une personne à qui j’en ai déjà subtilement parlé en attirant son attention à plusieurs reprises sur la beauté de ces figurines. Bref… j’adore Mandalorian et pas uniquement grâce à Bébé Yoda (dont la Pop! sera bientôt en ma possession).

The Child

Moins de Skywalker, plus de fun
Mandalorian s’inscrit subtilement dans l’univers Star Wars en se détachant des Skywalker, comme quoi c’est possible, et en faisant des références à l’existant mais sans qu’il pèse trop sur le propos. L’apparition du conducteur de vaisseau prison avec son look 70’s / première trilogie m’a enchantée, tout comme le passage sur la planète Tatooine. Bon, ok, j’aurais voulu voir les deux soleils évoqués, mais ça aurait été trop facile certainement. Nous sommes dans la galaxie après la chute de l’Empire. On sent bien que la Nouvelle République galère encore à s’imposer et que c’est toujours le far-west, un peu comme avant en somme et puis après aussi certainement.

Le Rebelle dans l’espace
La série a un petit côté fiction des années 70 et 80. Un héros banni erre dans l’univers avec son enfant adoptif et relève des missions pour subsister. La menace rôde partout autour de lui, mais il s’en sort à chaque épisode et trace sa route. Il pourrait monter sur sa moto ou errer le long d’une route poussiéreuse du coeur de l’Amérique. Là, il s’envole avec son vaisseau spatial. Impossible pour lui de se poser auprès d’une jolie éleveuse de crevettes bleues. C’est un peu Le Rebelle, Bruce Banner / L’incroyable Hulk ou l’Agence tous risques à lui tout seul. D’ailleurs, la musique du générique final a des accents de l’époque.

Dans l’espace, personne ne vous entend parler
Moi qui adore les séries bavardes, je suis une inconditionnelle de Gilmore Girls après tout, je me surprends à aimer ce héros taiseux et ces épisodes quasi silencieux. Tour de force inattendu, le héros masqué est d’ailleurs extrêmement expressif.

Une programmation payante
La stratégie de Disney + de distiller les épisodes au compte-goutte me semble déjà très payante. Bon, d’abord, parce que ça empêche de s’abonner à la chaîne uniquement pour binge-watcher la série durant la quinzaine de jours de gratuité, mais aussi parce que ça fait du bien de découvrir une série à l’ancienne avec une véritable attente et une frustration à la fin. En ces temps de confinement, un rendez-vous régulier avec un truc qui fait plaisir, ça n’a pas de prix. 

 

Vis ma vie de confinée ! (Je regarde Affaire conclue à la maison)

Nous allons bientôt arriver au moment où les chaînes n’auront plus rien dans leurs cartons à nous proposer. Alors histoire de temporiser, elles s’adaptent !

Quotidien propose ainsi une formidable émission raccourcie tous les soirs. Le talk-show a su se renouveler pendant cette drôle de période et la formule est vraiment plaisante. Je suis assez fan de la séquence avec les couples curieusement et je trouve qu’Alison Wheeler n’a jamais été aussi drôle. Il se peut aussi que je sois moi-aussi un peu au bout du rouleau. C’est aussi comme ça que j’ai appris que les chaînes proposaient désormais une grille dite « dégradée« .

affaire conclue

France 2 pense par exemple à ses téléspectateurs et a adapté sa meilleure émission à la sauce fait maison (on pourrait dit cheap, mais bon je reconnais l’effort). Et honnêtement si vous avez envie de rire en ces temps difficiles, Affaire conclue à la maison est certainement une très bonne piste.

Nous avons donc Sophie Davant et ses oreillettes depuis le salon de sa maison en Normandie (c’est elle qui l’a dit hier en commentant la météo sur place, son ancien dada), qui contacte via Skype un vendeur quelque part dans le monde. Celui-ci se présente, raconte (un peu trop) sa vie et montre son bel objet. Un commissaire priseur confiné nous en dit plus, à son tour, sur sa nouvelle vie avec ses enfants, puis expertise l’objet. Deux acheteurs bien tentés par l’objet interviennent enfin pour tenter de l’acheter (sous réserve qu’ils le reçoivent un jour et qu’il soit conforme à la description).

C’est hilarant parce que le petit décalage de quelques secondes, auquel on est bien habitué pour l’interview d’un envoyé spécial, ou désormais d’un spécialiste médical ou d’un homme politique, fonctionne beaucoup moins bien dans une émission de divertissement. Il y a un petit côté Intervilles-Guy-Lux-Je-ne-vous-entends-pas, qui rend le propos très décalé.

Dans ces circonstances, mener de vraies enchères est quasi impossible. La production a donc songé à une solution de circonstance : les acheteurs font leur proposition sur un papier blanc (de taille et de couleur pas encore super homologuées) façon Vitrine du Juste Prix. Et on sent bien d’ailleurs que Caroline Margeridon s’est inspirée du jeu culte de TF1 parce que, hier, elle nous a claqué la proposition à 1501 euros pour tenter de damer le pion à sa collègue, qui de toute façon était 500 euros en dessous. Contrairement au Juste Prix, il faut avoir le prix le plus haut pour emporter l’enchère et non se rapprocher le plus possible de l’estimation de l’expert.

Vous vous imaginez bien que dans ces circonstances, je me suis remise en quête de l’objet idéal pour apparaître moi-aussi devant ma collection de Pop ! dans l’émission. (Oui, parce que les gens choisissent en général un fond qui les met en valeur.)

Ne me reste qu’à trouver l’objet parfait et à faire le deuil des câlinous de Caroline, qui ne vont pas avec la distanciation sociale imposée par les circonstances de toute façon…

Vis ma vie de confinée !

Je déplorais qu’il manque un couple de filles dans les duos confinés de Quotidien et je m’apprêtais à poster ma candidature, quand deux nanas visiblement du Sud-Ouest (Caramba, encore raté !) ont pris la place. Tant pis ! Je me contenterai de raconter ma vie de confinée ici.

Si je reprends mon Télé POC journée du tout début du confinement, qui a déjà un mois (!!!!), il ne reste quasi aucune émission du départ.

Tom Nook

Du coup, j’occupe mes journées en jouant énormément à Animal Crossing New Horizons. Je me souviens de ma déception, il y a grosso modo un an, quand Nintendo avait annoncé le report du jeu à mars 2020. Désormais comme Francis Cabrel, je pense que c’était écrit. Le jeu rend ce confinement tellement moins insupportable. J’ai même réalisé tous les plans d’Albin, le lapin sautillant. J’ai aussi attiré l’un de mes habitants favoris sur mon île (George), grâce à une carte Amiibo. Qui se félicite aujourd’hui d’avoir mené bien trop loin cette collection ? Un indice chez vous : Moi !

Je profite aussi du confinement pour rattraper un relatif retard en séries. J’ai enfin visionné en quasi intégralité Grégory sur Netflix et pleuré à chaudes larmes devant la scène de l’enterrement du petit garçon.
Si vous ne l’avez pas vu, je vous recommande ce documentaire. Je me rends compte en le visionnant à quel point le fait divers était présent en arrière-plan de mon enfance et de mon adolescence, sans que je m’y sois jamais vraiment intéressée. Sauf bien plus tard à l’âge adulte.

Je me suis également mise à The Boys sur Amazon, la version trash de l’univers Marvel. Les super-héros y sont dépeints comme des super-ordures managés par une société sans scrupule qui gère leur image. C’est violent, un peu hard, mais le propos est assez passionnant. J’ai hâte de voir où ça va me mener.

 

The Child

Je me suis évidemment abonnée jour 1 à Disney + et j’ai enfin vu les trois premiers épisodes de Mandalorian. Que dire ? C’est vraiment chouette de retrouver l’univers Star Wars dans une série. Je pense forcément à mon moi de 8/10/12/15 ans qui aurait tellement aimé ça. Mon moi de 42 ans kiffe aussi un max, je vous rassure.
Je n’aurai finalement qu’un regret : avoir su pour le Bébé Yoda et ne pas avoir bénéficié de l’effet de surprise qui a dû être absolument magique pour les vrais premiers téléspectateurs.
En super fan d’Arrested Development, je suis ravie de découvrir que Carl Weathers est vraiment un acteur !

Je poursuis aussi Community, une série sur laquelle je reviendrai un jour plus en détails. Mais quelle merveille de drôlerie ! Je retrouve ce que j’ai adoré dans Parks & Recreation ou Arrested Development, ce côté tout pour la blague qui fonctionne si bien. Pour les garçons sensibles et les filles hétéros, j’ai rarement vu une série qui mette autant ses héros plutôt canons et bien bâtis en slip gratuitement.

Le confinement destiné à se prolonger me donne désormais envie de me remettre à Lost (attendu sur Amazon prime apparemment), Buffy (déjà sur Amazon Prime) et Scrubs (nulle part et c’est dommage).

Et sinon, je regarde aussi la télé, mais j’en parlerai dans un autre post, histoire d’économiser mes cartouches.

Les personnages de série avec qui personne ne souhaiterait être confiné

Je ne sais pas s’il faut choisir le moins pire de la liste ou au contraire le plus terrible. A vous de voir !

Et comme d’habitude, je suis curieuse de connaître vos propositions.

Gibbs (NCIS)
Il n’est pas très drôle, ni très sympathique. Sa rigidité militaire n’est pas propice à de belles journées de détente.
Une qualité quand même ? En tant que militaire, il peut être utile en survie, quand vous aurez terminé vos 5 kg de pâtes.

Aaron Hotchner (Esprits criminels)
Il rit quand il se brûle et un dangereux serial killer veut sa peau. Je ne sais pas ce qu’il vous faut…
Une qualité quand même ? Il doit avoir de chouettes histoires à raconter pour se faire bien peur avant de dormir.

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Meredith Grey (Grey’s anatomy)
Elle est égoïste, sinistre et elle a au moins trois gosses (j’en étais restée à deux).
Une qualité quand même ? Toujours la même, elle est médecin, ce qui est cool pour les hypocondriaques (comme moi).

Angel (Buffy contre les vampires)
Il est déprimant ! Il porte le malheur du monde sur son visage. En plus, c’est un vampire, qui pourrait bien avoir un petit creux cloîtré avec vous.
Une qualité quand même ? Il pourrait nous apprendre plein de trucs sur Buffy et vu son âge avancé, il doit avoir une tonne d’anecdotes savoureuses à partager.

Sheldon Cooper (The Big Bang Theory)
Il n’a pas vraiment le sens de l’humour et sait tout sur tout. En plus, il est maniaque.
Une qualité quand même ? Pour ceux qui ont arrêté les sciences prématurément, c’est un puits de savoir, mais pas de pédagogie !

Janice (Friends)
En vrai, il y a pire, mais je me mets dans la peau de Chandler. J’imagine très bien l’épisode où Chandler et Monica doivent passer plusieurs semaines confinés et se retrouvent coincés avec Janice suite à un hasard scénaristique.
Une qualité quand même ? Je suis sûre qu’elle est très rigolote.

Jean-Pierre Stephens (Ma sorcière bien aimée)
Un type qui empêche sa femme de s’épanouir en tant que sorcière est forcément impossible à vivre. Il faudra lui faire à manger, s’occuper du ménage et lui amener son whisky à heure fixe.
Une qualité quand même ? Son épouse ?

Clowb

Le clown (American Horror Story saison 4)
Il est horriblement flippant et vaguement psychopathe.
Une qualité quand même ? Il n’a pas toujours été comme ça, la vie lui a joué de mauvais tours.

Le Docteur Cox (Scrubs)
J’ai hésité entre lui et Gregory House, mais ce sont quasiment les mêmes au final. Il est arrogant, agressif, un peu alcoolique… Dire que j’ai oublié JD dans la liste des personnages avec qui je voudrais me confiner.
Une qualité quand même ? C’est un gentil au fond (et il est médecin).

Pierce Hawthorne (Community)
Il est raciste, misogyne, homophobe, à moitié fou…. La coupe est pleine, je n’en jette plus.
Une qualité quand même ? Il est drôle; mais à petites doses, ce qui décidément ne s’accommode pas avec le confinement !

Robert Goren (New York : section criminelle)
Il est atrocement flippant. Il vous fera avouer vos pires secrets avec son regard inquisiteur.
Une qualité quand même ? Il est psychologue.

Tooms (X Files)
Il faut vraiment vous expliquer ?
Une qualité quand même ? Il est très souple. Ne me demandez pas à quoi ça peut servir pendant le confinement…

Tom Scavo (Desperate housewives)
Parce que je le déteste. C’est le pire personnage de séries de tous les temps avec Jean-Pierre. Il ne lui manque qu’une Endora pour lui pourrir la vie.
Une qualité quand même ? Lynette ?

Rachel Berry (Glee)
Elle est insupportable ! En plus, elle risque de vouloir revisiter tout le répertoire des comédies musicales de Broadway à la bouche.
Une qualité quand même ? Son côté juke-box humain.

Lydia Grant (Fame)Parce que vous êtes prévenus, chez elle, ça se paie en une seule monnaie, la sueur et qu’on a juste envie de glander devant la télé pendant le confinement.
Une qualité quand même ? Un peu d’exercice ne peut pas vraiment nuire pendant le confinement.

Alison Dubois (Medium)
Le confinement m’angoisse suffisamment pour ne pas en rajouter avec quelqu’un qui voit des gens qui sont morts et qui généralement ne vont pas bien.
Une qualité quand même ? Tous ces fantômes, ça fait de la compagnie.

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Rory Gilmore (Gilmore girls)
Une mademoiselle je-sais-tout égocentrique ! Je ne lui pardonnerai jamais d’avoir trahi sa mère.
Une qualité quand même ? Sa mère ?

Homer Simpson (Les Simpson) 
J’ai hésité avec le turbulent Bart. Mais un type qui picole toute la journée sur son canapé n’est pas une compagnie rêvée pour un confinement, si ?
Une qualité quand même ? C’est quand même sympa de picoler toute la journée sur le canapé .

Ted Mosby (How I met your mother)
Il est au panthéon de mes personnages de série honnis. Je ne veux pas connaître l’histoire de sa rencontre avec la mère de ses enfants, surtout si c’est pour apprendre qu’il s’est remis avec Robin à la fin ! Je ne suis pas intéressée par l’architecture non plus.
Une qualité quand même ? Aucune !

 

 

Sur la plage abandonnée… (Evadez-vous avec Animal Crossing)

Nous n’avons pas hésité longtemps avant de réaliser qu’aller se confiner à l’île de Ré ne serait pas l’idée du siècle. La suite des événements nous a un peu donné raison. Depuis, Nintendo m’a permis de m’évader autrement. Animal Crossing : New Horizons vient de sortir sur Switch. J’ai eu l’immense chance de le recevoir le jour de sa sortie.

Entre Animal Crossing et moi, c’est une très longue histoire sur laquelle je reviendrai peut-être en détails dans un autre billet. J’ai commencé sur Game Cube avec la première version du jeu (ok, les puristes, ce n’est pas réellement la première), poursuivi sur DS, puis sur 3DS avec la meilleure version à ce jour. La seule que j’ai zappée étrangement c’est la version Wii. La Wii n’a pas du tout été ma console.

J’en viens à l’essentiel : ma nouvelle vie, bien loin du confinement !

Tom Nook

Premier point utile, je vais spoiler le jeu. J’utilise ce terme à dessein car j’avais choisi de mon côté de ne rien lire et de ne rien regarder sur le jeu à venir. Je suis donc entièrement surprise par ce que je découvre sur mon île.

 

Vendredi dans la soirée, j’ai donc débarqué à Moulinsart. Le choix du nom de l’île m’a été soufflé par quelqu’un qui connaît ma passion pour Tintin.
J’ai été accueillie par cet escroc patenté de Tom Nook, Meli et Melo, et mes deux premiers habitants, pas mémorables, dont j’espère me débarrasser rapidement. J’ai découvert une île vraiment déserte, à peine colonisée par Tom et ses sbires, qui n’avaient pas pris la peine du tout de désherber. Après un pot de bienvenue au coin du feu, j’ai pris mes marques, aménagé a minima ma tente et attaqué l’exploration. J’ai désherbé aussi beaucoup…

Petit souci, île déserte oblige, aucun pont ne reliait les différentes rives du fleuve qui traverse Moulinsart. Il faudra que je le baptise à l’occasion. Mais Tom m’a vite révélé, qu’il allait falloir que j’apprenne à bricoler, telle un Freddy l’ingénieur pour agrémenter mon quotidien. Quelques branches d’arbre plus tard, j’avais déjà une canne à pêche et un filet. La pelle a un peu attendu et la perche pour traverser le cours d’eau aussi.

C’est assez étrange de prime à bord d’être limitée dans son exploration de l’île. Si j’ai pu découvrir une grande partie de son territoire grâce à ma perche, il me reste encore toute la partie en hauteur à découvrir. Lost m’a tellement marquée que je me demande si je ne vais pas y trouver un bunker, un ours blanc ou des Autres…

 

Trêves de plaisanterie, j’en viens aux points forts du jeu…

Sa beauté, la version Switch est absolument superbe. Les décors n’ont jamais été aussi beaux, les insectes et les poissons aussi détaillés. Les feuilles des arbres bougent… Vous ne regretterez pas votre première visite au musée !

L’aspect Do it Yourself que je craignais énormément s’avère vraiment amusant. On peut tout construire de sa pelle à sa future commode, en passant par de jolis matriochkas ou un pot de succulentes avec une boîte de conserve rouillée et des mauvaises herbes.

Le joueur qui a déjà pratiqué Animal Crossing retrouve les fondamentaux du jeu : la boutique de Nook, le musée de Thibou, la pêche, la cueillette… Le jeu n’est pas dépaysant, tout en étant véritablement surprenant avec ses nouvelles options. Comme ses prédécesseurs, il suit le rythme des saisons et les heures de la journée. Certains insectes pointent leur nez le soir, des poissons n’apparaîtront qu’à l’automne.

Le plaisir de la découverte, il ne faut pas être pressé dans Animal Crossing. Vous ne réunirez pas tous les poissons en une semaine. Votre île ne sera pas en plein ordre de fonctionnement avant plusieurs jours (semaines ?). Il faut l’accepter et se laisser surprendre. Le jeu n’est pas non plus directif. A vous de choisir vos priorités, votre façon d’aménager votre île, votre emploi du temps…

Le jeu fourmille déjà de nouveautés que j’adore : le principe de ce billet mystère vers une île déserte où l’on peut récupérer ressources et futurs habitants (je l’ai découvert aujourd’hui avec bonheur), les miles qui permettent d’acheter des objets inédits et les fameux billets d’avion, les missions qui vous permettent d’engranger ces précieux miles, les ressources (limitées) de l’île à collecter chaque jour… et je sais que j’ai encore beaucoup à découvrir.

C’est le seul défaut d’Animal Crossing. Après une heure de jeu, le premier jour, je me suis heurtée au limite du développement de Moulinsart. Mais c’est aussi tout le sel d’Animal Crossing. Rome ne s’est pas non plus fait en un jour…

 

Je recommande le jeu…
Aux personnes qui possèdent une Switch (on va dire que c’est la base).

Aux personnes qui hésitent à acheter une Switch (cette console ne vous apportera que du bonheur).

Aux personnes qui ne supportent pas de gratter la terre en temps ordinaire, qui ont pêché une fois une truite dans un élevage,  et qui ont une phobie de tout ce qui rampe (les personnes comme moi donc).

Aux personnes confinées qui ont grand besoin de se vider la tête et de promener sur une plage, même toute virtuelle.

Aux personnes capables de s’attacher à un petit animal virtuel (et croyez-moi, ça fait mal quand ils s’en vont vers d’autres horizons….)