10 films feel-good pour passer de bonnes fêtes

En cette fin d’année 2020, je ne fonde aucun espoir sur 2021. Je n’en attends rien et pourtant je risque d’être déçue, pour reprendre à mon compte la célèbre formule de Dewey. Par conséquent, j’ai décidé de terminer l’année avec des classements réconfortants.

2021, je suis prête !

Aujourd’hui j’ai choisi 10 films qui me mettent du baume au coeur pour terminer l’année en beauté ! Il y en aura pour tous les goûts (mais très peu de bo goût) !

10- SOS Fantômes
Le film culte de toute une génération… Bill Murray est parfait en scientifique désabusé. Je ne me lasse pas d’entendre le docteur Spengler demander à l’excentrique standardiste : « Gutenberg est mort, vous savez ? » Phrase que je reprends régulièrement à mon compte… Sigourney Weaver est diablement sexy en Zuul. Le monstre vert qui se collisionne avec Venkman est splendide !

9- Scream
Bon, on a connu plus réconfortant qu’une bande d’ados qui se fait allégrement massacrer. Mais le côté méta du film avec les acteurs des séries des années 90 au générique en plus me renvoie à une époque heureuse et légère. Mes années fac, sans Virginie Désarnauts malheureusement

8- Gremlins 2
J’avais adoré Gremlins mais Gremlins 2 est un film parfait pour en finir avec les années 80. Méta à souhait.. Les questionnements sur les règles à appliquer à Gizmo sont irrésistibles. Et oui, il est toujours un peu minuit quelque part dans le monde, alors on fait quoi ? J’aime le gremlin qui parle, le très douteux gremlin devenu femme… tout me plaît dans ce film de Noël (???).

7- Sexe Intentions
Et oui, je mets ce mauvais remake des Liaisons dangereuses dans les films réconfortants, car c’est une véritable madeleine pour moi. En plus, il y a Buffy qui roule un patin à Selma Blair dedans. La BO est formidable et c’est quand même très regardable au second degré.

6- Les Goonies
J’ai découvert sur le tard ce film d’aventures mettant en scène des gamins à la recherche d’un trésor. Je l’adore. Je pourrais le revoir à l’infini. La scène où Choco explique qu’il a fait semblant de vomir au cinéma et a rendu malade toute la salle me fait mourir de rire.

5- Moulin Rouge
Là aussi, l’histoire est un peu tragique, mais que j’aime ce film. Ca chante, ça danse… C’est d’un kitsch fabuleusement assumé. Les chansons sont supers. Je pourrai le revoir à l’infini avec le même enthousiasme. Je me le réserve en général pour les 31 décembre moroses. A noter que j’aime tous les films de Baz Luhrmann (y compris et même surtout Gatsby le magnifique). (Et puis Nicole Kidman n’a jamais été aussi belle.)

4- Lost in translation
Dans le top 10 de mes films favoris… une histoire presque confinée. Bill Murray est formidable, Scarlett Johansson est splendide. Et quelle BO ! La scène du karaoké me bouleverse. Je m’écouterais, j’arrêterais d’écrire et je le lancerais.

3- Mes meilleures amies
Je dois à ce film l’un de mes mémorables fou-rires au cinéma. Dans une salle particulièrement froide, nous étions écroulées de rire avec l’ex madame Poc. Je ne suis pas très pipi / caca, mais la scène où elles ont la diarrhée dans la boutique de mariage compte parmi celles qui me font le plus rire au monde.

La chanson du pénis est l’un des très grands moments du film !

2- Allumeuses
Un véritable chef d’oeuvre… D’abord parce qu’il réunit trois bombes atomiques : Cameron Diaz, la malheureusement trop rare Selma Blair et Christina Applegate. Ensuite parce que c’est un sommet de mauvais goût, mais surtout de drôlerie. Je rirai jusqu’à la fin de mes jours devant la scène où le motard pense que Cameron Diaz fait un c*ni à Christina Applegate dans la voiture. La scène d’essayage façon Pretty Woman est également géniale. Et ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Si vous n’avez jamais vu Allumeuses, foncez ! Ce film va changer votre vie. (C’est bien plus drôle que Mary à tout prix !)

1- Quatre mariages et un enterrement
Certainement le film que j’ai vu le plus grand nombre de fois dans ma vie. Ado, je ne savais pas qui je préférais de Hugh Grant (au sommet de son charme) ou d’Andie MacDowell (maintenant je sais). C’est drôle, c’est fin, c’est émouvant… Selon moi, la meilleure comédie romantique de tous les temps. Le film parfait en somme !

Mes 15 chansons Disney favorites

Noël approche, on a le moral dans les chaussettes, alors voici mes 15 chansons Disney préférées pour vous accompagner en emballant les cadeaux !

La numéro 1 risque de vous surprendre !

15- Pinocchio – When You Wish Upon a Star
Je déteste ce film et le mot est faible ! Mais cette chanson, c’est toute la magie Disney concentrée en quelques minutes.

14- La Reine des neiges – Libérée délivrée
Comment ai-je pu simplement penser à ne pas la faire figurer ? Je reste pourtant très peu fan du film (décidément).

13 – La Belle et la bête – Je ne savais pas
L’un de mes Disney (récents) préférés !

12- Mulan – Une fille à aimer
Une belle et tardive découverte.

11- Le Bossu de Notre Dame – Charivari
Je m’étais pris une telle claque visuellement que je l’ai vu deux fois en salle. Si, si…

10- Aladdin – Prince Ali
Encore un film que j’aime peu, mais je m’incline face à la qualité de la chanson !

9- La Belle et le clochard – La chansons des Siamois
Nous sommes dans le registre de la madeleine. C’est certainement l’un des premiers films que j’ai vus en salle avec Taram (que je reverrai un jour).

8- Les Aristochats – Des gammes et des arpèges
Certainement mon Disney favori avec les 101 dalmatiens (malheureusement dépourvu de toutes chansons) et un souvenir affreux du collège. J’ai eu un 4 en solfège sur cette chanson.

8′- Les 101 dalmatiens – Cruelle diablesse
J’ai écrit qu’il n’y avait pas de chanson dans les 101 dalmatiens, j’ai oublié cette improvisation de Roger au piano. Pourtant quand j’étais petite, j’avais la cassette audio du dessin animé (pas la VHS, non) et je l’écoutais en boucle.

7- La Petite Sirène – Kiss the girl
J’ai découvert récemment (pendant le confinement sur Disney +) La Petite Sirène et j’ai adoré ce film, injustement décrié. Il compte au moins deux chansons cultes, dont celle-ci.

6- La Belle et la bête – Gaston
La Belle est la bête est un excellent Disney, qui compte en plus l’une des meilleures BO. Ce n’est pas la dernière fois que le film apparaîtra dans ce classement. Accessoirement, j’ai commandé un chaton noir pour Noël que je veux appeler Gaston.

5- Mary Poppins – Chem Cheminée

4- Le Roi Lion – L’histoire de la vie
Et donc je vais faire mon coming-out, je n’aime pas du tout le Roi Lion, mais si cette chanson et ces images ne vous font pas frissonner, je ne peux rien pour vous. Vous avez perdu votre âme d’enfant…

3- La Belle et la bête – C’est la fête

2- La Petite Sirène – Les poissons
La chanson la moins vegan de la terre, qui est encore mieux en VO. Je peux la chanter pendant des heures. Je n’ai d’ailleurs plus le droit de consommer du poisson, du poisson à cause de ça.


1- Hercule – N’avoue jamais !
Très mauvais Disney, mais excellentissime chanson !

En bonus-track !
Ce n’est pas une chanson, mais ce sont mes personnages préférés !

Pas de blanc sur les pages roses

Je tiens à remercier Claire qui a noté en commentaire que dans un accès de démence liée à la canicule de la semaine écoulée, j’avais supprimé brutalement le rose de ces pages pour en venir à une apparence pleine de blanc et de sobriété, qui sied mieux à mon humeur du moment.
Alors pour paraphraser Winnie l’ourson, « merci de l’avoir remarqué » !

Le avant et vous êtes sur le après

Depuis l’arrêt de 5 hommes à la maison, je me console en regardant des choses très diverses et vraiment variées…

Des films de cinéma
Ces trois derniers jours, j’ai atteint l’un des objectifs que je m’étais fixé pour l’été : regarder quelques films de François Truffaut sur Netflix. J’ai enchaîné Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite.
Je ne suis pas cinéphile, je vais donc me contenter de dire que j’ai pris énormément de plaisir à les regarder pour des raisons qui m’appartiennent.

La première, c’est que j’adore découvrir la France des années 60. C’est le syndrome Maigret. Cette époque me fascine, je regarde les enseignes, les moyens de transport, les logements, la décoration, en partie les moeurs… C’est la France de mes parents et des mes grands-parents et elle m’intrigue.


La deuxième, je l’avoue, c’est que j’avais très envie de découvrir Dorothée actrice. Comme tous les enfants nés en 1977 ,et cinq à dix ans avant et après, j’aime Dorothée. C’est l’un des symboles de mon enfance heureuse. Je guette chacune de ses apparitions en plateau aujourd’hui et je regrette amèrement qu’elle n’ait jamais pu incarner L’Instit (je sais qu’elle avait été pressentie, j’ai même regardé la vidéo sur Youtube). J’ai été épatée par son jeu dans L’amour en fuite. Elle est formidable dans le rôle de Sabine, le nouvel amour d’Antoine Doinel.
J’ajoute que j’adore Marie-France Pisier, et pas uniquement pour son rôle dans Pourquoi pas moi, je me suis donc aussi régalée en la retrouvant dans le dernier film du cycle.

Il faut bien le reconnaître ces films sont assez épatants, souvent drôles, parfois émouvants… Il faut s’habituer à Antoine Doinel, mais on devient vite accro. Si j’osais, je dirais qu’il y a un petit côté série dans ses aventures et qu’on regrette qu’il n’y ait pas de suite.
L’avantage, c’est qu’ils sont sur Netflix et donc facilement accessibles à tous.

Du mystère
Je me suis aussi (re)mise à Fringe.
Après une longue hésitation, je voulais à la base me relancer dans Lost, j’ai finalement préféré Fringe. Pour une raison simple, je n’ai jamais vu la fin de la série. Elle m’a permis de découvrir l’une des immenses failles de Netflix à son démarrage, les séries ne sont pas éternellement diffusées sur la plateforme. J’avais donc été coupée dans mon élan en cours de saison 4 (alors 2 en fait…je suis allée bien moins loin que je pensais). J’ai failli acheter à plusieurs reprises l’intégrale en dvd sans jamais transformer l’essai.
Après mûre réflexion d’au moins deux minutes, j’ai décidé de reprendre à zéro la série et je ne regrette pas mon choix.
La première saison est vraiment excellente. Le personnage de l’héroïne est pour l’instant assez formidable. Forte, intelligente, drôle et charismatique, elle prend des décisions qui ont un sens. Au hasard, elle ne cache pas sa relation avec son ex collègue, elle partage les infos en sa possession… Je le souligne parce que souvent dans les séries, je ne comprends pas les choix des protagonistes. J’avais oublié à quel point sa relation avec Peter Bishop (Pacey de Dawson) était chouette. John Noble (Walter Bishop) est excellent en savant fou déphasé par un séjour prolongé en asile psychiatrique.
Les intrigues sont dans la veine de X Files : des crimes mystérieux commis par des humains aux étranges pouvoirs surnaturels. Mais la vérité ne viendra pas des étoiles, elle est ailleurs…

Je ne sais pas si j’irai au bout cette fois, car je ne suis pas sûre que la série tienne le rythme, une fois le mystère des phénomènes étranges qui frappent la terre éventé, mais je vais vraiment essayer.
Et du coup, je recommande Fringe sur Amazon Prime Vidéo.

De l’interactivité
J’ai également re-terminé, quoi pas tout à fait, Unbreakable Kimmy Schmidt en participant à l’épisode interactif.
J’ai beaucoup de tendresse pour cette série un peu inégale. Elle avait offert une happy-end méritée à Kimmy et j’appréhendais un peu ce nouvel épisode.

Pour mémoire, Kimmy est libérée dans le premier épisode de la série d’un bunker où un ignoble révérend la détenait en otage, depuis 15 ans, avec d’autres femmes, après lui avoir fait croire que l’apocalypse avait eu lieu. La naïve Kimmy débarque ensuite à New-York pour porter son regard décalé sur notre société toute viciée. En parallèle, elle continue son combat contre son kidnappeur, repris une nouvelle fois pour ce nouvel opus.

Cet épisode interactif est vraiment sympa et beaucoup plus abouti que Bandersnatch (celui de Black Mirror). On peut s’amuser à faire suivre le pire des chemins à Kimmy, simplement pour découvrir les conséquences atroces de nos choix et nous faire recadrer par des personnages de la série. J’ai aussi cru suivre la bonne piste et je me suis souvent trompée.
Globalement, c’est amusant à faire et la trame de l’épisode est vraiment bien.
Je voudrais le regarder à nouveau en essayant toutes les possibilités, mais ça risque d’être vraiment chronophage.

De la douceur pour se détendre
Pour me détendre le soir avant de dormir et me sortir de la tête que mon mal de gorge serait lié au covid et non au fait que les températures ont chuté de 20° en 24 heures, je me suis aussi remise à Nailed it, la meilleure émission de pâtisserie de la terre. La saison 4 est étonnamment drôle avec des pâtissiers de plus en plus calamiteux et le duo Nicole Byer / Jacques Torres mérite à lui-seul le visionnage. Le moment où l’animatrice est surprise de goûter un truc mangeable, voire bon, est assez irrésistible.
Je regrette vraiment que la version française ait été abandonnée. Artus avait su lui donner un ton et un humour bien particulier sans copier la version américaine.

Voilà qui a pas mal occupé ma semaine…. J’ai aussi regardé les rediffs de Doctor Who sur NRJ12 et écrasé une larme pour en moyenne un épisode sur deux. Décidément, j’aime vraiment Matt Smith dans le rôle.

Les dossiers de POC

Pendant les vacances de Noël, j’ai regardé un film vraiment de circonstance : Le prix du danger ! Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est un long-métrage dangereusement actuel. A l’époque, il évoquait les dérives de la télévision et devait sembler diablement pessimiste. Aujourd’hui, il me parle juste de demain et il fait bizarrement écho aux révélations récentes de certains anciens candidats de Secret Story.

prix

Pour ceux qui me connaissent, mon leitmotiv pour regarder n’importe quoi à la télévision, et spécialement la télé-réalité, a toujours été : ils savent ce qu’ils font et ils connaissent les règles. A l’exception des premiers Lofteurs et de ceux qui ont essuyé les plâtres dans de nouvelles émissions, je suis toujours partie de l’idée que les candidats savaient où ils mettaient les pieds.

C’est un peu ce que pense Gérard Lanvin, le héros du Prix du danger.
Le Prix du danger, c’est le nom de l’émission qui pulvérise les audiences dans un univers parallèle ou un futur proche.
Elle met en scène une impitoyable chasse à l’homme. Durant un prime de quatre heures, les téléspectateurs suivent la traque d’un candidat dans les rues de la capitale. Quatre chasseurs, des personnes lambdas animées d’un sérieux désir de tuer, sont à sa poursuite. A la clé, si le candidat survit, il peut empocher une énorme somme d’argent. C’est d’ailleurs ce qui motive les futurs victimes pour candidater. Dans cette époque très, très loin de la nôtre, le chômage est au sommet et l’argent se fait rare. Les candidats se bousculent donc pour participer à ce programme suicide en espérant survivre.
Sauf que les dés sont pipés dès le départ. Le candidat n’a aucune chance de s’en tirer. Les cyniques producteurs (Marie-France Pisier formidable et Bruno Crémer) s’en assurent. Gérard Lanvin l’apprend à ses dépens. Il va mourir, les téléspectateurs veulent du sang. C’est ainsi. La course à l’audimat l’impose. Il pense pouvoir saboter le programme de l’intérieur en agissant selon « ses » règles, mais il se trompe lourdement. Il est déjà trop tard.

Et quand la malheureuse victime court dans les rues de Paris avec les chasseurs à ses trousses, des gens lui disent d’ailleurs qu’il a bien voulu ce qui lui arrive…

 

Ce film m’a vraiment fait réfléchir, d’autant que sa fin est un modèle du genre. On s’attend naïvement à un happy-end, à la rédemption de la fabuleuse Marie-France Pisier, qui a créé le programme et qui semble avoir des remords. Mais au contraire, elle promet encore plus de violence et de sang pour les prochains numéros sous les hourras du public.

Les dés pipés, la production qui orchestre tout, les candidats victimes du système…
Ca résonne avec l’actualité du moment, non ?

Je vous recommande si vous avez l’occasion de visionner ce film.

Bon, je vous rassure. J’y pense et puis j’oublie. Je m’affale devant La villa des coeurs brisés, ma télé-réalité coup de coeur du moment, tout en sachant très bien que tout est surjoué, que les scènes de dialogue entre les protagonistes ont été calées par la production, comme les scènes d’hystérie des candidats… C’est un soap ! C’est un jeu !

Et je me pose surtout la vraie question : si demain une grande chaîne de la TNT proposait Le prix du danger, est-ce que je regarderais ? J’aimerais penser que non…

Pourquoi je n’ai pas aimé Wonder Woman (le film) ?

Pour mon grand retour sur ce blog, après deux mois d’absence totalement justifiable, j’ai décidé de frapper un grand coup en expliquant pourquoi j’ai détesté Wonder Woman (le film).

Comme j’ai vu le film neuf mois après tout le monde et plus d’une semaine après sa sortie en dvd, j’ai bien conscience de ne pas tomber dans une actualité brûlante avec ce sujet. M’enfin, mieux vaut tard que jamais.

Je me préparais à adorer Wonder Woman, parce que j’aime les films de super héros et que celui-là est l’un des rares à compter une femme comme héroïne. Le seul ? Chez Marvel, les femmes c’est Black Widow.

Ca partait plutôt bien avec cette histoire d’île des Amazones, cachée pour échapper au courroux d’Arès, qui a tué Zeus (le fourbe) et qui serait désireux de s’en prendre à cette communauté de charmantes guerrières, dont les relations ne sont pas bien claires.

Et puis patatras, un jour le monde réel s’invite dans ce petit paradis en la personne d’un valeureux espion qui tente d’échapper aux terribles allemands qui ont confectionné une arme redoutable. Diana, la fille d’Hippolyte, la chef de la tribu, sauve ce garçon et change son destin à jamais. Au passage, Robin Wright, qui avait certainement besoin de payer ses impôts, meurt.
Elle convainc les siennes que c’est Arès qui mène la danse sur le front et qu’elle est la seule à pouvoir régler le problème. Elle file donc à Londres dans un frêle esquif, qui s’avère être limite un hors-bord puisqu’il les mène en deux temps, trois mouvements, de la Grèce antique à Londres en 1918. Bon, là, les scénaristes ont bien senti qu’ils allaient nous perdre, du coup ils expliquent que la bateau a été remorqué. Sinon, ils auraient aussi pu voyager en carte. Mais ce n’est qu’un détail.

Je n’ai rien contre les scènes à Londres, qui sont les rares que je trouve intéressantes dans le film. Diana se rend compte qu’elle est passée d’une tribu de femmes à un monde de mâles arriérés, mais elle s’en tape, parce qu’elle est plus forte qu’eux. Le film s’enlise ensuite dans les tranchées. La traversée par Wonder Woman du front est pathétique et risible. Ensuite, ça va de mal en pis.
Le pauvre village libéré par la super héroïne qui panse ses blessures en dix minutes et rasé de la carte en trente secondes.
Arès, le dieu de la guerre, est un petit anglais moustachu.
Le problème de l’arme meurtrière est réglé en trois minutes par le sacrifice du soldat tête à claques.

Et voilà !

Le vrai problème de Wonder Woman c’est que le film manque diablement de second degré (ou alors il y en a trop). Il y a quelques tentatives au début quand Diana découvre le soldat nu, mais là c’est balourd. Ensuite, c’est un peu mieux à Londres. Une fois arrivée dans les tranchées, on ne rit plus du tout et c’est bien normal.
Pour donner un exemple précis, on comprend en gros que Diana et l’espion ont couché ensemble. Voilà qui devrait être un peu commenté à l’écran ! Elle avait expliqué plus tôt que les hommes ne servaient à rien dans le plaisir féminin. Du coup, ça appelle une réaction, un commentaire… Et bien non. De toute façon, comme le couple ne fonctionne pas du tout, autant ne rien en faire jusqu’au sacrifice final.

Les films Marvel sont loin d’être parfaits, mais au moins ils ne se prennent pas entièrement au sérieux.

L’idée de placer le film à la fin de la première guerre mondiale est chouette, mais le mélange de réalisme (grossier) et de super héros ne fonctionne pas du tout. Captain America (que je déteste par ailleurs) a le bon goût de ne pas combattre Hitler à l’écran, mais un méchant bizarre avec une tête rouge, ce qui allège le propos du film. Là Arès est censé être un vilain allemand, en fait c’est un méchant anglais, mais il est soit trop, soit pas assez, dans la réalité.
J’aurais préféré qu’Arès soit l’horrible chimiste défigurée, qui s’en sort finalement in extremis pour certainement préparer des vilainies dans le prochain épisode.

Et puis, je l’avoue, je n’accroche pas à Gal Gadot, qui est superbe, certes, mais que je trouve pas en phase avec son rôle.

Je sauve quand même un truc : la musique, enfin le thème de Wonder Woman !

Je sens bien que j’aborde un sujet sensible, mais ce n’est que mon point de vue.