Elle panique

Aujourd’hui, je ne vais parler que de sujets clivants…

Elle panique…
Je le sens dans ma chair, M6 va bientôt me priver de 5 hommes à la maison et c’est vraiment dommage car cette émission est topissime.
Cette semaine, c’est Emilie qui reçoit 5 hommes chez des amis. Elle n’a pas dû prendre connaissance du concept.
J’avais aimé Jen(nifer) la semaine dernière, Emilie est encore plus super. Déjà, elle a charme fou, en plus d’être vraiment jolie. Et surtout, elle possède un sacré répondant. Il faut dire qu’elle me semble moins gâtée en prétendants que sa prédécesseuse (j’ai vérifié, le mot existe, mais déplaît à mon correcteur orthographique). Dès le deuxième jour, l’un d’eux a carrément choisi de se tirer. Les autres sont clairement là pour gagner. Il aurait fallu leur rappeler qu’ils ne participaient pas à Koh Lanta, mais à un programme de dating.
Hier, on a atteint les sommets du malaise télévisé avec les bonnes copines d’Emilie qui passent sur le gril les prétendants au restaurant. J’ai même craint que l’un d’eux fonde en larmes avant la fin du dîner. Pour ceux qui ont regardé la discutable émission sur les forces spéciales mardi sur M6, ils étaient dans le même état que les candidats face à leurs instructeurs après avoir été amenés cagoulés à l’écart du groupe. Oui, oui, des gens ont été enlevés et cagoulés, mardi soir sur M6. Un concept à approfondir pour L’amour est dans le pré.
M6, c’est l’été, vous n’avez rien de mieux en stock, laissez (« les moi, les beaux yeux de la mama ») moi 5 hommes à la maison ! S’il vous plaît…

Elle panique bis…
Dans mon histoire vidéoludique, essentiellement menée avec Nintendo, j’ai eu une immense frayeur, que dis-je, un vrai traumatisme. Je ne plaisante absolument pas. Dans le premier Pikmin, dans le troisième monde, j’ai failli crever d’un arrêt cardiaque quand Baba longues jambes s’est abattue sur mes petits pikmins.
Baba longues jambes est une araignée géante et je suis arachnophobe. Je traversais une arène ensablée en toute confiance quand le truc immonde est tombé du ciel. J’avais une télé 4/3 de 30 cm (à vue de nez) de diagonale et j’ai sursauté de plusieurs centimètres, je n’ose imaginer le résultat sur grand écran.
Pikmin est l’un de mes jeux préférés. J’ai terminé le premier sur Game Cube. Le principe : vous incarnez Olimar, un adorable petit bonhomme qui s’est écrasé sur une planète totalement inhospitalière. Il a un temps limité pour retrouver toutes les pièces de son vaisseau. S’il échoue avant la fin du chrono, il mourra. Pour l’aider, il peut compter sur d’adorables et impitoyables petites créatures, les pikmins, qui transportent les différents morceaux de sa fusée. En échange, on les protège la nuit des habitants de leur écosystème.
Le jeu est d’autant plus prenant que vous êtes de la taille d’une insecte sur une planète remplie de monstres IGNOBLES. Baba n’est que l’une des représentantes des HORREURS que vous allez croiser. Le Snabrek est par exemple une immonde créature à tête d’oiseau avec un corps de serpent qui surgit (on surgit beaucoup dans Pikmin) du sol quand personne ne s’y attend. Il y a toutes sortes de Bulbrobe (de gros scarabées voraces) aussi, plus ou moins affreux et difficiles à battre.
Pour reproduire vos mignons (enfin quand vous les verrez s’acharner sur une créature, vous réviserez ce jugement) pikmins vous devez ramener les cadavres à votre vaisseau. Que c’est chou…
La suite sur Game Cube était très bien aussi et se déroulait cette fois aussi bien sur la terre ferme qu’en sous-sol (beurk). Je n’ai jamais réussi à battre le monstre final, une araignée armée de différents lasers.
Le troisième épisode sur WiiU ne m’a guère convaincue. Trop compliqué. Et la version 3DS n’avait que peu d’intérêt.
Pourquoi j’en parle ? Parce que le troisième épisode va ressortir sur Switch. L’occasion de me remettre à cauchemarder dès le mois d’octobre.

Et puis elle s’énerve…
France Inter propose depuis quelques étés une émissions sur la culture populaire : Blockbuster. Je trouve l’idée louable, je suis plus réservée sur le traitement des sujets. Après avoir plus ou moins apprécié les émissions sur Tintin, Mylène Farmer ou Les chevaliers du Zodiaque (ahhhh la mention au fait que les filles pouvaient aussi apprécier le dessin animé parce que certains personnages étaient androgynes m’a tellement plu) – les sujets sont éclectiques – je me suis vraiment énervée sur celle consacrée à Animal Crossing.
Je sais d’expérience qu’il faut éviter de regarder / écouter un programme de vulgarisation sur un sujet qu’on apprécie. Ca n’a pas manqué, je me suis énervée toute seule contre l’émission. Je fais partie des gens qui s’engueulent avec leur télévision, donc je m’engueule aussi très bien avec la radio. J’ai beaucoup crié : « c’est pas vrai ». A 8 heures du matin, fenêtres ouvertes dans une résidence calme, riche idée.
Juste à titre informatif, même si ça ne choque que moi, on pouvait partager son île avant le denier opus. Dès la version Game Cube même… et le jeu de décoration s’appelle Happy Home Designer. Parfois, on peut aussi juste bosser son sujet.
Pour les gens qui aiment s’engueuler avec la radio, vous avez l’embarras du choix.

Mais telle Mylène, je vais bientôt m’en foutre, car dans moins de deux heures, j’espère avoir en main le Society avec le deuxième épisode sur Xavier Dupont de Ligonnès.

Oh la belle vie… (Mon dé/confinement avec AnimalCrossing New Horizons)

Pendant le confinement, j’ai pris l’étrange habitude de regarder tous les jours le 13 heures de Marie-Sophie Lacarrau et de son complice, Léopold Audebert (naturellement), qui répondait aux questions que je me posais sur le confinement, puis le déconfinement.

J’ai surtout passé une grande partie de mon temps à jouer à Animal Crossing New Horizons et maintenant que (tout) Le Monde en parle, au point que mon frère s’intéresse au sujet, je me suis dit que j’allais y revenir.

Je me pense atteinte du syndrome de l’insulaire (une revisite personnelle de celui de la cabane). Non, non, je ne veux pas retourner à une vie normale. Je veux continuer à côtoyer une dizaine de sympathique animaux sur une île semi désertique où ne pénètrent que ceux que j’ai choisis et ils sont peu nombreux.

Ainsi s’organisent mes journées…

Le matin…
Méli ou Mélo me téléphone quand je passe le seuil de ma maison pour m’indiquer ce que ma chasse aux insectes et ma pêche de la soirée m’ont rapporté et qui va désormais figurer sur mon compte épargne.
Je prends le courrier pour constater que j’ai reçu un cadeau de l’AJD (les joyeux décorateurs qui jaugent mon intérieur avec mon consentement) ou de ma maman du jeu.
Je décide ensuite de faire le tour du village pour saluer mes habitants qui baguenaudent et creuser le sol pour ramasser quelques fossiles. Si j’ai le temps, je vais voir chez les soeurs Doigts de fée si je vais changer de tenue. La plus baroque fait en général mon affaire.  Je vais également vérifier l’arrivage du jour chez Méli et Melo. Je n’oublie pas de faire un tour sur la plage pour trouver le plan qui s’est échoué dans une bouteille et vérifier si je l’ai déjà ou pas. S’il est vraiment intéressant et que j’ai les ressources, je me remets en chemin vers la maison pour le réaliser immédiatement.
Avec la sensation du devoir accompli, je fais une pause ou je relève plusieurs missions pour gagner quelques miles (les miles du jeu permettent de gagner des bonus : nouveaux objets, plans ambitieux ou billets d’avion vers les îles désertes pleines de ressources). Il peut s’agir de couper du bois, de cogner des cailloux. Je ramasse toujours les jolis papillons que je croise et à l’occasion je plante ma gaule dans l’eau.

Dans la journée, je refais un passage sur l’île pour saluer mes habitants, pêcher quelques poissons, relever quelques missions et si j’ai la fibre bâtisseuse aménager un peu l’île.

Le soir venu…
J’achète des tickets Miles Nook pour partir à la découverte d’une île inconnue où je vais pêcher longuement, mais surtout essayer d’attraper des scorpions. Il faudra que je prenne garde de ne pas me faire piquer sous peine de faire un malaise et de me retrouver inconsciente sur le ponton face à un dodo inquiet.

Pour le moment, j’ai préservé mon île d’un aménagement trop systématique. Mais j’ai bien compris en échangeant avec Marie qu’il allait falloir que je construise plus et que je mette des clôtures pour espérer décrocher les 5 étoiles tant attendues. Ma maison est, elle, au top de ses capacités et j’ai même terminé de rembourser cet escroc de Nook. Pour me soutirer de l’argent, il propose désormais des objets hors de prix dans la boutique de ses neveux.

Pour les personnes qui n’ont jamais joué à Animal Crossing ou même jamais approché une console, cette vie parallèle peut sembler étrange. Autant on imagine bien ce que Mario peut faire (quoique…) et qui se résume souvent à sauver la Princesse Peach, autant jouer à Animal Crossing peut sembler étrange et vain.

Il n’y a pas réellement d’objectifs dans Animal Crossing, sinon décorer sa maison à son goût, tenter de capturer tous les poissons et les insectes du jeu – chaque saison apporte son lot de nouvelles créatures -, participer à tous les événements organisés par les intervenants du jeu (idem à chaque saison, sa célébration), aménager son île, rendre service à ses habitants, spéculer sur les navets, enrichir un raton laveur particulièrement vorace, jardiner, désherber, faire des bonshommes de neige, construire des choses désormais, aider un pélican amnésique à retrouver son bateau, accueillir des campeurs, tenter de déjouer les pièges artistiques d’un renard faussaire…

Mais depuis le départ, ce jeu est étrangement addictif. Il fallait avoir la foi pour s’attacher à la version Game Cube, qui me semblerait étrangement sommaire aujourd’hui. Mais je me souviens encore de certains des habitants de mon premier village, qui s’appelait Amaméson (à ma maison). Le jeu est vraiment monté en puissance dans sa première version nomade, mais il a atteint des sommets avec New Leaf sur 3DS, qui a eu le droit à une mise à jour avec Amiibo vraiment géniale, il n’y a pas si longtemps que ça. Je me suis même transformée en décoratrice forcenée avec Happy Home Designer, que je recommande aux maniaques de la décoration qui viennent juste de découvrir le jeu avec la Switch. J’ai été particulièrement fière d’aménager une start-up pour un hamster geek. Chacun ses petites satisfactions…

Animal Crossing a encore franchi un cap avec New Horizons. Il faut bien le reconnaître…

J’aime construire des objets grâce aux plans que je trouve ou que les habitants me donnent, y compris des toilettes en or.
J’aime (modérément) transformer mon île et l’urbaniser (le moins possible). Je suis extrêmement fière de mon café année 50 que j’ai baptisé le Pink Flamingo, où je respecte scrupuleusement les distances de sécurité.
J’aime me relooker chaque jour ou presque grâce aux nombreuses tenues disponibles au magasin. J’ai opté capillairement parlant pour la coupe Sarah Paulson (version Cult) que je ne peux arborer que sur mon moi imaginaire.
J’aime pouvoir transformer doucement mon île en une Isle of dogs avec mon chouchou George, que j’adore habiller, et ma jolie Cookie.
J’aime ce musée absolument magnifique. Il n’a jamais été aussi beau.
J’aime que les fleurs n’aient jamais été aussi belles, les insectes et les poissons aussi bien dessinés.

Et oui, j’ai photographié l’écran avec mon téléphone en ne cadrant pas le flamant rose qui donne son nom au café…

A mon bonheur, il ne manque que le café de Robusto, la pêche aux coquillages en haute mer et peut-être, mais elle ne reviendra jamais, la loterie de Nook de la première édition du jeu.

Mais malgré tout, à la question, aimerais-tu vraiment vivre sur ton île imaginaire ? La réponse est malheureusement non, parce que le soir venu, les scorpions et les tarentules attaquent. Ca s’est joué à rien !

Sur la plage abandonnée… (Evadez-vous avec Animal Crossing)

Nous n’avons pas hésité longtemps avant de réaliser qu’aller se confiner à l’île de Ré ne serait pas l’idée du siècle. La suite des événements nous a un peu donné raison. Depuis, Nintendo m’a permis de m’évader autrement. Animal Crossing : New Horizons vient de sortir sur Switch. J’ai eu l’immense chance de le recevoir le jour de sa sortie.

Entre Animal Crossing et moi, c’est une très longue histoire sur laquelle je reviendrai peut-être en détails dans un autre billet. J’ai commencé sur Game Cube avec la première version du jeu (ok, les puristes, ce n’est pas réellement la première), poursuivi sur DS, puis sur 3DS avec la meilleure version à ce jour. La seule que j’ai zappée étrangement c’est la version Wii. La Wii n’a pas du tout été ma console.

J’en viens à l’essentiel : ma nouvelle vie, bien loin du confinement !

Tom Nook

Premier point utile, je vais spoiler le jeu. J’utilise ce terme à dessein car j’avais choisi de mon côté de ne rien lire et de ne rien regarder sur le jeu à venir. Je suis donc entièrement surprise par ce que je découvre sur mon île.

 

Vendredi dans la soirée, j’ai donc débarqué à Moulinsart. Le choix du nom de l’île m’a été soufflé par quelqu’un qui connaît ma passion pour Tintin.
J’ai été accueillie par cet escroc patenté de Tom Nook, Meli et Melo, et mes deux premiers habitants, pas mémorables, dont j’espère me débarrasser rapidement. J’ai découvert une île vraiment déserte, à peine colonisée par Tom et ses sbires, qui n’avaient pas pris la peine du tout de désherber. Après un pot de bienvenue au coin du feu, j’ai pris mes marques, aménagé a minima ma tente et attaqué l’exploration. J’ai désherbé aussi beaucoup…

Petit souci, île déserte oblige, aucun pont ne reliait les différentes rives du fleuve qui traverse Moulinsart. Il faudra que je le baptise à l’occasion. Mais Tom m’a vite révélé, qu’il allait falloir que j’apprenne à bricoler, telle un Freddy l’ingénieur pour agrémenter mon quotidien. Quelques branches d’arbre plus tard, j’avais déjà une canne à pêche et un filet. La pelle a un peu attendu et la perche pour traverser le cours d’eau aussi.

C’est assez étrange de prime à bord d’être limitée dans son exploration de l’île. Si j’ai pu découvrir une grande partie de son territoire grâce à ma perche, il me reste encore toute la partie en hauteur à découvrir. Lost m’a tellement marquée que je me demande si je ne vais pas y trouver un bunker, un ours blanc ou des Autres…

 

Trêves de plaisanterie, j’en viens aux points forts du jeu…

Sa beauté, la version Switch est absolument superbe. Les décors n’ont jamais été aussi beaux, les insectes et les poissons aussi détaillés. Les feuilles des arbres bougent… Vous ne regretterez pas votre première visite au musée !

L’aspect Do it Yourself que je craignais énormément s’avère vraiment amusant. On peut tout construire de sa pelle à sa future commode, en passant par de jolis matriochkas ou un pot de succulentes avec une boîte de conserve rouillée et des mauvaises herbes.

Le joueur qui a déjà pratiqué Animal Crossing retrouve les fondamentaux du jeu : la boutique de Nook, le musée de Thibou, la pêche, la cueillette… Le jeu n’est pas dépaysant, tout en étant véritablement surprenant avec ses nouvelles options. Comme ses prédécesseurs, il suit le rythme des saisons et les heures de la journée. Certains insectes pointent leur nez le soir, des poissons n’apparaîtront qu’à l’automne.

Le plaisir de la découverte, il ne faut pas être pressé dans Animal Crossing. Vous ne réunirez pas tous les poissons en une semaine. Votre île ne sera pas en plein ordre de fonctionnement avant plusieurs jours (semaines ?). Il faut l’accepter et se laisser surprendre. Le jeu n’est pas non plus directif. A vous de choisir vos priorités, votre façon d’aménager votre île, votre emploi du temps…

Le jeu fourmille déjà de nouveautés que j’adore : le principe de ce billet mystère vers une île déserte où l’on peut récupérer ressources et futurs habitants (je l’ai découvert aujourd’hui avec bonheur), les miles qui permettent d’acheter des objets inédits et les fameux billets d’avion, les missions qui vous permettent d’engranger ces précieux miles, les ressources (limitées) de l’île à collecter chaque jour… et je sais que j’ai encore beaucoup à découvrir.

C’est le seul défaut d’Animal Crossing. Après une heure de jeu, le premier jour, je me suis heurtée au limite du développement de Moulinsart. Mais c’est aussi tout le sel d’Animal Crossing. Rome ne s’est pas non plus fait en un jour…

 

Je recommande le jeu…
Aux personnes qui possèdent une Switch (on va dire que c’est la base).

Aux personnes qui hésitent à acheter une Switch (cette console ne vous apportera que du bonheur).

Aux personnes qui ne supportent pas de gratter la terre en temps ordinaire, qui ont pêché une fois une truite dans un élevage,  et qui ont une phobie de tout ce qui rampe (les personnes comme moi donc).

Aux personnes confinées qui ont grand besoin de se vider la tête et de promener sur une plage, même toute virtuelle.

Aux personnes capables de s’attacher à un petit animal virtuel (et croyez-moi, ça fait mal quand ils s’en vont vers d’autres horizons….)