Dix points pour dire tout le mal que je pense de la saison 4 de Dix pour cent

C’est peut-être un détail pour vous, et pour 99,9% des lecteurs de ce blog, mais vendredi les candidats de l’émission de NT1 (TFX, ça va….) ont trouvé les 10 couples parfaits in extremis. Je dois être la seule personne au monde à m’être demandé si, sur un malentendu, ils n’avaient pas opté pour les bonnes combinaisons dès la 1ere cérémonie ( 2e ou le 3e). Et si finalement, ces matchs parfaits existent vraiment.
De toute façon, je regarde aussi l’émission pour voir Elsa Fayer, qui mériterait tellement plus de présence à l’écran que le Loto et deux télé-réalités par an sur TFX !

Mais tel n’est pas le sujet du jour ! Jeudi, j’ai eu un énorme coup de barre et je me suis dit, quitte à avoir la flemme, autant terminer Dix pour cent. Heureusement que j’ai vraiment profité d’un moment très creux de mon existence pour ça.

Le dernier épisode ne m’a absolument pas réconciliée avec la série.

1- Mais pourquoi est-elle aussi méchante ?
Elise Formain a donc coulé ASK en deux temps, trois mouvements. L’agence n’allait déjà pas très, très bien depuis le départ de Mathias, mais un simple enregistrement a suffi à provoquer une hémorragie de talents assez notable pour que la boîte coule. J’y reviendrai largement. En revanche, on ignore tout des motivations de cette personne. Il aurait peut-être fallu contextualiser cette haine avec un flashback, même comique. Parce que là, une vengeance de cette ampleur a dû être causée par une humiliation de taille. On lui a refusé d’intégrer ASK ? Et surtout, pourquoi en veut-elle autant à Andréa ? Ben on ne saura jamais. A moins que la série ait un préquel…

Tu es vraiment un ancien si tu te souviens de cette pub et si tu as bu de l’Orangina rouge !

2- Pourquoi fallait-il tuer Jean Gabin ?
C’est la seule chose qui m’a arraché des larmes dans cet épisode : la mort de Jean Gabin ? Pourquoi avoir tué le chien d’Arlette, c’est un grand mystère pour moi ? Enfin si j’ai une petite idée et elle n’est pas très glorieuse. Si Jean Gabin a été tué pour amener le gag avec Jean Réno, c’est vraiment moche.

3- Pourquoi cette faillite d’ASK en deux temps, trois mouvements ?
A l’image, on passe donc d’un moment où ils sont suffisamment chez ASK pour créer une illusion de fourmilière en activité, puis le lendemain hop la boîte a coulé, on va fermer, il n’y a plus personne. On liquide ASK sans se soucier de toutes les petites mains qui vont se retrouver au chômage et même des talents plus mineurs qui ne vont plus avoir d’agent. Chez ASK, on se bat, jusqu’à un certain point. On vous rassure, Camille va les récupérer grâce à l’agence qu’elle va créer avec son père.

4- Pourquoi Hicham prend-il ça aussi bien ?
On passe d’un moment où Hicham explique qu’en gros il n’a plus de liquidités parce qu’il a racheté les parts de Mathias, à celui où il décide d’arrêter les frais. Le mec est zen et boit le champagne avec ces gens qui lui ont coûté une fortune, le sourire à la bouche. Alors, j’y ai vraiment réfléchi. Mettons qu’il soit un investisseur ultra fortuné, qui a des quantités de billes ailleurs, et qu’il relativise, mais à ce point…

5- Pourquoi Gabriel s’en sort-il aussi bien ?
Tout le monde perd son job, mais Gabriel, le mec le plus inutile d’ASK qui a grandement contribué dans la saison 3 à sa fragilité économique, retrouve un job en or dans une super agence d’artistes, parce que… Ben, pourquoi au fait ? On en revient à Elise, dont on ne saisit toujours pas les motivations.
Couler ASK pour récupérer Gabriel, sacré plan de buse !

6- Pourquoi Andréa s’en sort-elle aussi mal ?
A la fin de la saison 2, Andréa aurait dû devenir agent aux Etats-Unis. Au lieu de ça, elle est tombée enceinte et ensuite tout est allé de Charybde en Scylla pour l’héroïne de la série. Elle adorait le cinéma, bossait comme une dingue par passion pure, passait ses nuits à lire des scénarios et à la fin de la saison 4, son plan de carrière est de rencontrer sa fille et de reconquérir Colette (COLETTTE !!!!!!). Encore une série qui n’aime pas ses personnages et ne les comprend pas. Je ne tiens pas compte de la mise en abyme finale que je trouve juste simplette.

7- Pourquoi la série se termine-t-elle aussi mal ?
On a bien compris l’idée : il fallait en terminer avec ASK. Détruire l’agence pour ne pas se donner la possibilité de faire une suite. J’aurais trouvé mille fois plus intelligent que l’agence s’en sorte et continue son activité, quitte à être rachetée et à mettre dehors son équipe, sauf quelques traîtres.
Au final Dix pour cent est juste la chronique d’une entreprise qui fait faillite. Dans la saison 1, son créateur meurt bêtement la fragilisant, un contrôle fiscal n’arrange rien ; dans la 2, un investisseur rentre dans la société pour la reconsolider ; dans la 3, un associé majeur se barre ; dans la 4, elle coule. Tous les liens créés entre les agents et leurs talents n’auront servi à rien. Tout ce qu’on a vu était vain.

8- Pourquoi Colette ?
Il me manquait un point, je l’avoue, mais la question se pose !

9- Pourquoi la série a la carte ?
C’est un grand mystère pour moi. Tout le monde a encensé ce final bancal, souvent ennuyeux et globalement bien moins drôle que les saisons précédentes. La série a perdu progressivement son charme en se refusant, je me répète, à égratigner les artistes.
Et ce plantage m’en rappelle un autre. Fais pas ci, fais pas ça était une excellente série méconnue, mal programmée en fin d’après-midi, le samedi. Et puis, la série a été propulsée en prime, ce qui a scellé son déclin progressif pour très mal se terminer. Comme Dix pour cent, elle a perdu sa showrunneuse en cours de route, ce qui n’a pas été sans conséquence.

10- Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?
J’ai compris !
Depuis le départ Colette et Elise, couple diabolique, fomentaient un plan pour se venger d’Andréa, qui les a humiliées toutes les deux quand elle était une véritable tombeuse. Elles se sont adjoint les services d’Hicham, dont le rôle a dépassé leurs espérances, puisqu’il a mis Andréa enceinte. Il ne leur restait ensuite qu’à saper progressivement la confiance en elle de leur victime pour arriver à leurs fins en utilisant le servile Gabriel et le diabolique Matthias. Je crois que c’est la meilleure explication à cette fin et à l’ensemble de la série. Inutile de me remercier !

95%

Il me reste un épisode à regarder pour conclure Dix pour cent. Comme prévu, la série qui devait s’arrêter aura bien une suite et j’ai bien du mal à m’en réjouir. Je me suis ennuyée ferme devant les trois derniers épisodes. Quand je me mets frénétiquement à jouer à Candy Crush devant une série, c’est rarement bon signe. Désolée !

J’ai réfléchi à ce qui me posait problème. J’ajoute que j’avais certainement trop d’attentes pour cette saison finale.

1- Le format
C’est long une heure. Vraiment…

2- Le rythme
C’est vraiment long une heure quand on s’ennuie. Je suis désolée, ok c’est bien filmé, ok c’est bien joué, ok c’est rigolo, mais c’est rigolo par moment et le reste du temps, ben, moi, je m’ennuie. Pourtant j’aime les séries bavardes, mais là j’ai l’impression de revivre mes moments d’égarement estivaux devant Maigret.

3- Les personnages
Camille m’ennuie presque autant que son père, Mathias. Je ne crois pas en sa rédemption. J’ai envie de le gifler dans les trois-quarts de ses apparitions et je pense que cette promo que les acteurs ont fait visiblement de mauvaise grâce a contribué à mes le rendre antipathiques. Je regarde certainement trop France 2, mais je les ai vu partout se faire encenser.
Je ne parle même pas de Gabriel que je voudrais secouer. Je me contre-fiche de son triangle amoureux. Quant à Camille, on a renoncé à lui faire avoir une vie sentimentale depuis qu’elle a failli coucher avec son demi-frère. Du coup, elle est juste là pour être le pivot des intrigues des autres. D’ailleurs, elle ne rayonne pas de gaieté dans cette quatrième saison, la pauvre.
La série repose donc sur les épaules d’Andréa et du seul autre personnage véritablement intéressant de cette quatrième saison, Elise, la vilaine agente pas du tout lesbienne (mal visé, Poc). C’est le seul protagoniste que je trouve un peu intéressant, avec la bien trop rare Arlette.

4- Les stars
Ca valait vraiment le coup de faire apparaître Mimie Mathy, Muriel Robin (en misandre….sans déconner), Nathalie Baye et surtout, surtout Rayane Bensetti (la caution populaire, jeune et branchée, j’imagine) pour dire que quand même les stars se bousculent dans la série (y compris les jeunes du coup). En dehors de ça, j’ai trouvé les célébrités qui ont eu le droit à « leur » épisode parfaitement soporifique, comme le reste. L’épisode avec Sigourney Weaver est sans doute (je n’ai pas encore vu l’ultime) le meilleur des cinq. Mais bon, ça reste fade et surtout jamais irrévérencieux. Je sauve la scène où Camille et Andréa évoque leur fausse liaison avec Bernard Verley. Tous les épisodes auraient dû être à ce niveau. J’attendais tellement mieux de celui avec Sandrine Kiberlain, que je trouve drôle moi dans les quelques minutes de son stand-up. Il aurait fallu assumer qu’elle soit vraiment nulle.
Globalement, la série se fait plaisir en accueillant les plus grands et puis quoi ? Rien, je m’ennuie. (On va le savoir.)

5- Les intrigues
Pareil, rien de fou… L’agence va mal, l’agence va mieux et l’agence va couler. Le moment où la méchante agente enregistre Andréa est d’une rare subtilité. Vous avez compris au troisième plan sur son téléphone qui enregistre la conversation, qu’elle enregistre la conversation. Parce que moi, oui ! Colette s’est barrée, laissant Andréa livrée à son bébé et elle s’en tire plutôt bien. Je m’attendais à ce que sa fille se retrouve à l’assistance publique après son abandon à la crèche.
J’ai déjà parlé de la rédemption de Mathias, qui me laisse aussi froide que son histoire avec Noémie, qui frise souvent l’hystérie (désolée). Quant à Sofia, elle prend la grosse tête et puis redescend, ouf ! Je ne parle pas de Hervé, qui est la caution bons mots de l’ensemble et qui a une plutôt jolie intrigue avec sa nouvelle carrière d’acteur.

Bref, j’en arrive à la conclusion que la série a la carte, parce que cette saison 4 est vraiment loin d’être exceptionnelle et loin d’atteindre le niveau de la première. Le problème vient peut-être de moi. Mon revisionnage de Buffy m’a rendu allergique à tout ce qui est dénué de vampires et de rythme peut-être.

Replay

A force de ne pas écrire sur mon blog, je n’ai pas dit que j’avais adoré Vous avez un colis sur 6ter (numéro 22 sur votre télécommande) malgré la présence de Jean-Pascal, qui compte parmi les candidats de la star ac’ que j’aime le moins. Le concept est simplement génial : des gens déballent un colis et testent le produit qui se trouve dedans. Parfois, le bonheur c’est simple comme le passage du facteur. A titre indicatif, je suis d’ailleurs candidate pour la saison 2. Je suis maladroite et facilement enthousiaste. En plus, je représente au moins une minorité.

Je n’ai pas parlé non plus de l’Amour est dans le pré saison 13 ou très peu, alors que le début du bilan a été diffusé lundi dernier et qu’un agricultrice est déjà enceinte. De mon côté, je me demande depuis trois mois s’il est vraiment pertinent que je reprenne un chaton et l’incidence que ça pourrait avoir sur ma princesse-obèse. C’est le temps, rencontre comprise, qu’il fallu à cette personne pour décider de faire un enfant avec son prétendant qui passait pourtant son temps à parler de ses flatulences. Chapeau à la dame! J’essaierai d’en parler lundi quand tous les couples se seront confiés à Karine. Pour le moment, la moisson amoureuse me semble assez maigre.

Je n’ai pas (re)parlé de ma passion pour Affaire conclue. Je ne suis pas la seule apparemment à trouver que cette émission est géniale et que Sophie Davant est la meilleure animatrice du moment (et de loin). Son mélange ironie-empathie surclasse de loin l’émotion qui paraît souvent surjouée de Karine Le Marchand.

Janet

Je n’ai pas évoqué à nouveau ma passion pour les séries Netflix. J’ai adoré, le mot est faible, The Haunting of Hill House. Je pense que The Good Place est ce qui est arrivé de mieux dans ma vie de piètre sériphile depuis Master of none. Et là, je découvre avec plaisir Great News. Je peine, en revanche, devant Riverdale, parce que malgré tout, j’ai 41 ans et les ados de 25 ans torses nus ne me font pas frissonner, ce qui rassurera au moins une personne.

Dans le prochain post, je vais essayer de parler vraiment de quelque chose : la saison 3 de 10% !

 

Moins 10%

Je viens de me rappeler apparemment que j’avais un blog sur la télé, depuis treize ans, que je néglige depuis cinq ans.

Il faut dire que l’heure est grave : 10% m’a amèrement déçue.

Avant le démarrage de cette deuxième saison, je m’étais dit qu’il y aurait bien un connard pour venir dire qu’elle était moins bien que la première, par principe et par esprit de contradiction. Je ne m’attendais pas vraiment à être cette connasse.

Je ne partage pas du tout, mais alors pas du tout, le concert de louanges des critiques avertis sur cette deuxième saison. Je crois que ça s’appelle le phénomène Fais pas ci, fais pas ça. Il n’existe pas, je l’invente. En gros, quand une série française est bonne et fonctionne, il devient impossible de la dénigrer, même devant l’évidence de son déclin.

[ATTENTION, SI VOUS N’AVEZ PAS ENCORE REGARDE TOUS LES EPISODES DE LA SAISON 2, CE BILLET COMPTE DES SPOILERS]

 

Le premier épisode de la saison 2 ne m’avait pas renversée, loin de là. Le deuxième m’avait un peu calmée, plus drôle, plus enlevé, avec des dialogues qui font mouche. Mais, hier, 10% m’a perdu avec trois fois rien : Andréa Martel, la lesbienne la mieux des séries depuis Bette de The L Word, couche avec son patron et ex camarade du collège. Bon, je suis fermée sur le sujet et je sens bien que mon point de vue ne fera pas l’unanimité, mais pour moi, bêtement, une lesbienne, ça ne couche pas avec un mec. Du moins, les lesbiennes font bien ce qu’elles veulent dans la vraie vie, mais j’aimerais qu’elles évitent dans les séries, quand elles sont jolies, assumées et que leur présence à l’écran fait du bien à ma cause. J’ai mis assez longtemps pour faire comprendre à mes parents que non je ne reviendrai pas sur le droit chemin, je n’aime pas trop qu’une série vienne remettre en cause tous mes efforts. Je ne parle même pas des conséquences sur les gens un peu bas de plafond qui pensent que les filles qui aiment les filles sont en gros mal baisées.

Je ne suis pas demeurée, je comprends bien le propos défendu par les scénaristes. En couchant avec son envahissant patron, Andréa « Marteau » Martel entend reprendre le contrôle sur lui et le dominer.
Ca ne me plaît pas plus. Je trouve ça même carrément naze, si vous voulez le fond de ma pensée.

Je vous rassure, ce n’est pas le seul problème que m’ont posé les épisodes d’hier.

La première saison mettait en scène avec légèreté les aventures des guests. La deuxième les met au second plan certes, mais les utilise grossièrement. Virginie Efira et Ramzy remettent en cause l’équilibre économique de l’agence avec leur brouille. Julien Doré drague la copine de Gabriel, ce qui le rend bien malheureux. Isabelle Adjani est là pour faire plaisir aux créateurs de la série surtout et achève de couler Matthias.
Les stars ne sont plus la petite touche qui apporte un plus à la série, mais le gros moins qui la plombe.

Andréa 2

Bon heureusement, les acteurs restent formidables. Camille Cottin est à tomber. La déchéance de Matthias est touchante et la prestation de Noémie est renversante. Hervé est fabuleux.
Mais, je trouve que la mayonnaise ne prend pas entre leurs problématiques et la présence des stars.

Andréa

Les deux épisodes d’hier soir sonnaient le glas de la belle entente entre les agents d’ASK et j’avoue que je suis à deux doigts de me désintéresser totalement de leur avenir.